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Edifiable

Zone AUTzone à urbaniser touristique

Un secteur à urbaniser pour le tourisme : 9 m de hauteur, 1 m des limites séparatives, implantation libre sur la voie.

  • Zone à urbaniser
Zone AUT, règle générale1 carreau = 1 m
VUE EN PLANvoieemprise librealignementlimite séparativeCOUPEvoie9 m

Les règles de la zone AUT

  • Usage

    Camping admis en dehors des terrains aménagés

    les constructions interdites

    Article AUT 1 « OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL INTERDITES ET AUTORISEES SOUS CONDITION »

  • Hauteur

    9 m

    à l'égout du toit ou à l'acrotère

    la hauteur à ne pas dépasser

    Article AUT 4 « HAUTEUR »

  • Emprise au sol

    Aucune limite fixée

    la surface au sol que l'on peut bâtir

    Article AUT 5 « EMPRISE AU SOL »

  • Recul sur la rue

    Implantation libre

    la distance à garder avec la rue

    Article AUT 3 « IMPLANTATION ET VOLUMETRIE »

  • Limites

    En limite séparative, ou en retrait

    la distance à garder avec les voisins

    Précisions du règlement

    Hors limite, le retrait est d'au moins 1 m.

    Article AUT 3 « IMPLANTATION ET VOLUMETRIE »

  • Stationnement

    Un arbre au moins pour 3 places

    aires de stationnement

    les places de voiture à prévoir

    Précisions du règlement

    La rubrique de la zone ne fixe que la plantation des aires de stationnement.

    Article AUT 8 « Les aires de stationnement doivent faire l’objet d’un traitement paysager de qualité et être plantées à raison d’un arbre au moins pour 3 places. »

  • Espaces verts

    Pieds des constructions végétalisés de préférence, sur 1 m de large au moins

    le terrain à laisser en pleine terre

    Article AUT 7 « TRAITEMENT ENVIRONNEMENTAL ET PAYSAGER DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS »

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Et quand le règlement ne dit rien ?

Une case vide ne veut pas dire « tout est permis », et ne veut pas dire non plus que la loi prend le relais. Cela veut dire que ce plan-là ne réglemente pas ce point. D'autres textes s'appliquent quand même, et il faut satisfaire tous ceux qui portent sur le même objet, donc en pratique le plus contraignant.

1. La loi ne vient pas combler le silence du plan

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, là où un plan local existe, l'article R.111-1 du code de l'urbanisme écarte les articles R.111-3, R.111-5 à R.111-19 et R.111-28 à R.111-30, c'est-à-dire ceux qui donneraient un chiffre :

  • R.111-16 le recul par rapport à la voie ;
  • R.111-17 3 mètres, ou la moitié du dénivelé, aux limites séparatives ;
  • R.111-18 le gabarit des constructions.

Si le plan ne fixe pas de hauteur, aucune règle nationale ne la fixe à sa place : le plan a choisi de ne pas réglementer ce point. Une commune sans plan local applique au contraire ces articles en entier, et sa page les cite.

2. Les règles nationales qui restent sont des motifs de refus

Les autres articles du règlement national continuent, eux, de s'appliquer. Ils ne donnent pas de valeur à respecter : ils permettent de refuser le permis, ou de l'assortir de prescriptions.

  • R.111-2 atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique ;
  • R.111-4 atteinte à un site ou à des vestiges archéologiques ;
  • R.111-26 non-respect des préoccupations d'environnement ;
  • R.111-27 atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages ;
  • R.111-25 des places de stationnement hors voie publique peuvent être imposées, en rapport avec le projet.

3. Le chapitre de la zone n'est pas tout le règlement

Un règlement s'ouvre le plus souvent sur des dispositions générales, valables dans toutes les zones. Quand le chapitre d'une zone écrit « non réglementé », il dit que ce chapitre n'ajoute rien ; une règle commune peut s'appliquer quand même. La disposition commune s'affiche alors, signalée comme telle.

4. Les servitudes s'ajoutent au plan, elles ne le remplacent pas

Plan de prévention des risques, abords d'un monument historique, protection d'un captage d'eau : ces servitudes d'utilité publique sont annexées au PLU et s'appliquent en plus de lui. Quand le plan autorise et que la servitude interdit, la servitude l'emporte. Un plan de prévention approuvé vaut servitude (L.562-4 du code de l'environnement) ; un plan seulement prescrit ne s'impose pas encore, sauf les dispositions que le préfet rend opposables par anticipation (L.562-2).

5. Sur le littoral et en montagne, la loi s'applique directement

Dans une commune littorale, l'urbanisation s'étend en continuité des agglomérations et villages existants (L.121-8), et rien ne se construit dans la bande des 100 mètres hors des espaces urbanisés (L.121-16). En zone de montagne, l'urbanisation se fait en continuité des bourgs, villages et hameaux (L.122-5). Ces règles s'imposent au permis quoi que le plan de zonage classe ; la page de la commune dit si elle est littorale ou classée en zone de montagne, d'après les listes nationales.

6. En zone protégée, le document du site règle le bâti

Dans un site patrimonial remarquable, le plan de sauvegarde et de mise en valeur ou le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine tient lieu de règlement sur son périmètre, et l'accord de l'architecte des Bâtiments de France est requis. La fiche de la parcelle signale la servitude quand elle la touche, mais ne lit pas ce document, qui est distinct du PLU. De même, un cœur de parc national, une réserve naturelle, un site classé ou un site Natura 2000 ajoutent leur autorisation ou leur évaluation au permis, et le plan d'exposition au bruit d'un aérodrome limite le logement neuf dans ses zones A, B et C : la fiche de la parcelle et la page de la voie les relèvent au point.

7. Le seul document qui engage la mairie

Le certificat d'urbanisme, délivré gratuitement par la mairie, dit ce qui s'applique à une parcelle précise. Les pages citent le règlement ; elles ne délivrent aucune autorisation et ne remplacent pas ce certificat.

Le texte du règlement de la zone AUT, 7 rubriques
Sommaire

Le règlement de la zone AUT, rubrique par rubrique

Le règlement entier, 118 rubriques

Rubrique AUT 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL INTERDITES ET AUTORISEES SOUS CONDITION

X : Occupations et utilisations du sol interdites

V*: Occupations et utilisations du sol autorisées sous conditions

La ou les condition(s) sont précisées pour chaque destination concernée par cette disposition.

Tout ce qui n’est pas interdit (X) ou autorisé sous condition(s) (V*) est autorisé (occupations et utilisations du sol marquées par le symbole V ou non).

Habitation

Logement X

Hébergement X

Commerce et activite de service

Artisanat et commerce de détail X

Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle X

Restauration V

Commerce de gros X

Hôtels V

Autres hébergements touristiques V

Cinéma X

Equipements d’interet collectif et services publics

Locaux et bureaux accueillant du public X des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés V

Etablissements d’enseignement, de santé et d’action sociale X

Salles d’art et de spectacles V

Equipements sportifs V

Lieux de culte X

Autres équipements recevant du public V

Autres activites des secteurs secondaire ou tertiaire

Industrie X

Entrepôts X

Bureau X

Centre de congrès et d’exposition X

Cuisine dédiée à la vente en ligne X

Exploitation agricole et forestiere

Exploitation agricole X

Exploitation forestière X

Autres occupations et utilisations du sol

La pratique du camping en dehors des terrains aménagés à cet effet V

Les résidences mobiles constituant l’habitat des gens du voyage X

Les affouillements et exhaussements de sol V*

  • Conditions :

Les affouillements et exhaussements du sol répondent à l’une des conditions suivantes :

  • Ils sont directement liés aux travaux de constructions et installations autorisées sur le terrain d’assiette du projet (ex : fondations, piscines…).
  • Ils consistent en des travaux d’aménagement paysager des espaces non construits accompagnant la construction.
  • Ils sont nécessaires au bon fonctionnement d’une activité autorisée sur le terrain d’assiette (raccordement d’une construction, réalisation d’un assainissement, etc.).
  • Ils sont nécessaires aux constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics (ex : lignes électriques).
  • Ils sont nécessaires à la recherche archéologique.

Les carrières X

Les déchets de toute nature, le stockage de ferrailles X et matériaux de démolition ou de récupération

Rubrique AUT 3Implantation des constructions

Intitulé du document : IMPLANTATION ET VOLUMETRIE

Les objectifs poursuivis a travers la regle

Les règles liées à l’implantation et la volumétrie des installations et constructions liées aux activités touristiques, recherchent avant tout une certaine souplesse. Pour autant, les projets liés aux loisirs conservent les mêmes objectifs d’exigences d’intégration urbaine, paysagères et environnementales.

Par rapport aux voies et emprises publiques

RÈGLE GÉNÉRALE Dans l’ensemble de tous les sous-secteurs de la zone AUt :

L’implantation des constructions et installations par rapport aux voies et emprises publiques est libre.

Par rapport aux limites separatives

RÈGLE GÉNÉRALE Dans l’ensemble de tous les sous-secteurs de la zone AUt :

Les constructions sont édifiées sur une des limites séparatives ou en respectant un retrait par rapport à ces limites de 1 mètre minimum.

Regles alternatives

Des implantations alternatives autres que celles prévues aux règles générales sont autorisées :

  • lorsque la géométrie de la parcelle le nécessite (géométrie de la parcelle particulière ne permettant pas une implantation sur au moins une des limites séparatives…) ;
  • pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.

Les constructions les unes par rapport aux autres sur une meme propriete

Non réglementé.

Rubrique AUT 4Hauteur et volumétrie des constructions

Intitulé du document : HAUTEUR

GÉNÉRALE Dans l’ensemble du secteur AUt :

RÈGLE La hauteur des constructions ne doit pas excéder 9m à l’égout du toit ou à l’acrotère.

Regles alternatives

Des hauteurs alternatives peuvent être autorisées :

  • une hauteur supérieure à celles fixées aux paragraphes précédents peut être admise ou imposée pour les travaux portant sur les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif ;
  • en cas de forte déclivité (pente égale ou supérieure à 10%), la hauteur peut être mesurée par rapport à la médiane de l’emprise de la construction ;
  • les ouvrages techniques ne sont pas pris en compte dans le calcul de la hauteur maximale autorisée, tant qu’ils restent masqués par le volume de la construction.

Les clôtures en redan sont admises en cas de pente,

En cas de pente, la hauteur est considérée au point le plus haut du terrain.

Dans les périmètres protégés : périmètres de protection des monuments historiques, sites patrimoniaux remarquables et sites classés, l’avis de l’architecte des bâtiments de France est requis et conforme (avis simple dans les périmètres de 500 m) et indépendant du règlement du

PLUi-H. L’avis simple ne concerne que les cas de non co-visibilité dans les périmètres de 500

m.

En cas de présence de murets traditionnels repérés au plan, ces derniers seront conservés, restaurés ou restitués à l’identique.

La hauteur

Sur rue, la hauteur maximale des clôtures est de 1.60m maximum pour les clôtures constituées d’un seul matériau. Cette hauteur peut être portée à 1,80 m si la clôture est composée de 2 matériaux, la partie basse ne pouvant pas dépasser la moitié de la hauteur totale.

En limite séparative, la hauteur maximale des clôtures est de 2 m maximum.

La composition de la cloture

Sont uniquement autorisés :

  • Murs pleins enduits de même teinte que la construction,
  • Murs de pierres,
  • Murets surmontés de grille ou grillage de couleur neutre,
  • Grillage de couleur neutre doublé ou non d’une haie vive d’essences locales variées,
  • Haie vive d’essences locales variées,
  • Clôture bois,
  • Les lisses, lames et barreaux de type ferronneries ou bois, ajourées et non occultantes.

Sont exclus :

  • les films opacifiants,
  • le barbelé,
  • les matériaux précaires ou de récupération (tôle, palette…).

Des dispositions différentes sont admises ou imposées :

  • Pour des motifs de sécurité des usagers des voies (proximité de carrefours par exemple),
  • Dans le cadre d’obligations découlant de dispositions réglementaires particulières à certaines activités (chiens dangereux classés par exemple),
  • Pour des raisons de sécurité (risque inondation par exemple),
  • Pour assurer la continuité avec la clôture « voisine » sur les parcelles limitrophes.

Rubrique AUT 5Emprise au sol et pleine terre

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL

Non réglementé.

Rubrique AUT 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : QUALITE ARCHITECTURALE ET PAYSAGERE

Les règles de cet article ne s’appliquent pas aux constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif (sauf mention contraire).

GENERALITES :

Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. Article R111-27 du code de l’urbanisme

C’est la construction et extensions qui s’adapteront au relief du terrain, et non l’inverse.

L’aspect des extensions doit être justifié en vue d’une cohérence de l’aspect général de la construction ainsi que de la perception de l’espace public aux abords de bâtiments d’intérêt patrimonial.

Les petits locaux techniques, containers à déchets, citernes de récupération des eaux pluviales et autres ouvrages techniques doivent être pensés dès la conception du projet et ne doivent pas être visibles depuis le domaine public.

Constructions existantes et neuves

FAÇADES :

L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings…) ainsi que l’emploi en façade de matériaux hétéroclites ou disparates et tous matériaux de récupération non prévus à cet usage sont interdits.

Clotures regles generales

La composition des clôtures doit présenter une simplicité d’aspect respectant l’environnement architectural et paysager.

Les aménagements de clôtures seront en harmonie (teinte, hauteur, grille, portail…) avec les clôtures environnantes et devront participer à la conception architecturale d’ensemble des lieux avoisinants. Ils seront par ailleurs en cohérence avec le cadre bâti dans lequel ils s’inscrivent.

Les clôtures constituées de matériaux fabriqués en vue d’être recouverts (parpaings, briques...), devront recevoir un enduit en harmonie avec celui de la construction principale ou un parement pierre.

L’emploi de tout matériaux hétéroclites ou disparates et de tous matériaux de récupération non prévus à cet effet est interdit.

Une palette de couleur sera annexée au règlement du PLUi-H.

La clôture doit préserver les fossés et ne pas entraver le libre écoulement des eaux.

Rubrique AUT 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : TRAITEMENT ENVIRONNEMENTAL ET PAYSAGER DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Les espaces libres

Les pieds des constructions sont préférentiellement végétalisés sur une bande de largeur de 1m minimum.

Lors de toute nouvelle construction, le projet devra préserver les éléments et espaces végétaux les plus remarquables et les plus perceptibles depuis l’espace public proche ou les remplacer par des essences équivalentes. La conservation de certains éléments, notamment les haies bordant la parcelle et les arbres les plus importants, pourra être imposée si ces éléments sont structurants pour le cadre bâti et paysager dans lequel s’inscrit la construction, ou si ces éléments concourent à la qualité écologique d’un espace structurant pour la trame verte et bleue ou pour le cadre de vie (régulation des îlots de chaleur par exemple).

Rubrique AUT 8Stationnement

Intitulé du document : Les aires de stationnement doivent faire l’objet d’un traitement paysager de qualité et être plantées à raison d’un arbre au moins pour 3 places.

Les nouvelles plantations seront choisies préférentiellement parmi la liste d’essences locales à l’Annexe 2 du présent règlement. L’introduction des essences listées à l’Annexe 3 est interdite.

Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones

Les 16 autres zones de Melleran

Fichiers à télécharger et sources

PLUi de Melleran, approuvé le 05/03/2026, 7 rubriques pour la zone AUT.

Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles.