Dispositions générales
- aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), - aux démolitions (article L. 421-3 du Code de l’Urbanisme).
Portee du reglement a l’egard d’autres legislations relatives a l’occupation du sol
Les règles de ce Plan Local d’Urbanisme se substituent à celle du POS.
Nonobstant les dispositions de ce Plan Local d’Urbanisme, demeurent applicables les articles du Code de l’Urbanisme ou les autres législations concernant notamment les articles « d’ordre public » des règles générales d’urbanisme issus du Code de l’Urbanisme permettant à l’autorité compétente d’émettre des prescriptions ou de refuser un projet : articles L111-1, L111-6 à 21 et L111-23 à 25 du code de l’Urbanisme.
Enfin, chacune des dispositions du présent règlement restent soumises à l’ensemble des législations et réglementations générales en vigueur, notamment en matière de droit des tiers, de construction, d’hygiène et de sécurité, de protection du patrimoine archéologique…
AUTRES LEGISLATIONS Indépendamment des règles du PLU qui s’appliquent aux autorisations du droit du sol, s’ajoutent des prescriptions prises au titre de législations et de règlementations spécifiques notamment en matière de :
- Code Civil ; - Code de l’Environnement ; - Code Forestier, - Code Général des Collectivités Territoriales ; - Installations Classées pour la Protection de l’Environnement ; - Normes de construction et d’habitation, notamment celles du code de la construction et de l’habitation ; - Hygiène et santé publique, notamment celle du code de la Santé Publique et du règlement sanitaire et départemental ; - Sécurité contre l’incendie ; - Protection de la réception radiotélévisée et des installations de télécommunications ; - Accessibilité des locaux vis-à-vis des personnes à mobilité réduite ; - Servitudes d’Utilité publique affectant l’occupation du sol.
Division du territoire en zones
Le territoire couvert par le Plan Local d‘Urbanisme est divisé en zones urbaines (U), à urbaniser (AU), agricoles (A), naturelles et forestières (N). La délimitation des zones est reportée sur le plan de zonage.
Principes generaux d’aspect exterieur des constructions et adaptations mineures
Les constructions ne doivent pas par leur situation, leur architecture, leurs dimensions et leurs aspects extérieurs porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, des paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation de perspectives monumentales. Tout projet de construction doit faire l'objet d'une composition architecturale qui prend en compte les caractéristiques du terrain d'implantation. L'organisation des éléments du programme, l'implantation et l'épannelage des volumes doivent correspondre à un parti d'aménagement, de modelage et d'utilisation des espaces extérieurs qui évite au maximum les terrassements importants.
Les dispositions relatives à l’aspect extérieur des constructions ne concernent pas les équipements et installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif, pour lesquels l’aspect architectural n’est pas réglementé.
Les dispositions (hormis celles du chapitre 1) du règlement de chaque zone ne peuvent faire l’objet que d’adaptations mineures justifiées par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes conformément à l’article L152-3 et L152-4 du Code de l'Urbanisme.
Seuls 3 cas de dérogations à la règle sont possibles : - pour la reconstruction de bâtiments détruits ou endommagés à la suite d’une catastrophe naturelle survenue depuis moins d’un an, lorsque les prescriptions imposées aux constructeurs en vue d’assurer la sécurité des biens et des personnes sont contraires aux règles du PLU (loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages, art. 51) ; - pour la restauration ou reconstruction d’immeubles protégés au titre de la législation sur les monuments historiques lorsque les contraintes architecturales propres à ces immeubles sont contraires aux règles du PLU (loi n° 2004-1343 du 9 décembre 2004 de simplification du droit, art. 9 III) ; - pour les travaux nécessaires à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite à un logement existant (loi n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion).
- Nuancier de couleur
Ce nuancier a été élaboré sur la base d’un travail d’observation sur place et sur photo, des bâtiments existants sur la commune. Une distinction a été faite par type d’architecture : traditionnelle avec murs en pierre et cayrou apparent (ou enduits partiellement) situées principalement dans le cœur villageois, et le bâti plus récent situé sur les secteurs hors centre ancien (type pavillonnaire). Bien que la différence la plus notoire réside dans la présence ou pas d’enduit sur les murs et l’existence ou pas d’éléments de modénature en pierre ou cayrou.
Le territoire de Montauriol a été urbanisé en conservant au maximum la présence de la nature. Dans ce sens les couleurs utilisées dans les bâtiments renforcent leur intégration paysagère. L’utilisation des matériaux naturels trouvés sur place (pierre, terre, etc.) vont dans ce sens.
Le nuancier établi n’est pas exhaustif mais il permet d’orienter le choix de couleurs le plus approprié en fonction du type d’architecture et de la localisation des bâtiments (centre ancien ou pas). Il a été défini à partir du nuancier RAL Classique, qui est la norme la plus répandue de nos jours. Ce référentiel permet de se procurer la couleur équivalente chez tous les fabricants de peinture.
« Les couleurs sont des auxiliaires précieux, elles peuvent modifier la perception d’une façade ou d’un bâtiment et avoir un impact positif ou négatif sur le paysage. La relation des couleurs entre elles joue un grand rôle. L’harmonie et la cohérence visuelle sur un même plan et entre les différentes façades d’un bâtiment sont recherchées. […] C’est l’ensemble qui est à prendre en compte ».1
La couleur varie selon le support de base : rugueux ou lisse. La lumière va influencer son apparence : brillante ou mate. La couleur s’estompe avec l’éloignement. La présentation de couleurs sur maquette ou sur échantillon doit tenir compte de ce phénomène. La saturation de la couleur est plus affirmée sur l’échantillon qu’à grande échelle.
Certaines couleurs dégagent de la fraîcheur, d’autres de la chaleur. Les couleurs chaudes : ocre jaune, ocre rouge, rouille… paraissent plus proches qu’elles ne le sont en réalité. Tandis que les couleurs froides : vert, bleu, violet… suggèrent l’éloignement.
Le blanc met en valeur les autres couleurs grâce à son caractère neutre et son pouvoir de réflexion. Mais il faut l’utiliser avec prudence, en fonction du contexte il peut paraître « agressif », en fonction de l’ambiance environnante (notamment en milieu rural). Le gris est neutre. Il sert de contrepoint aux couleurs vives. C’est une excellente couleur de base et de liaison.
1 CAUE66
ARCHITECTURE TRADITIONNELLE dans le cœur villageois ou en milieu rural
Habitat simple, bourgeois, mas isolé ou équipements au style architectural traditionnel catalan avec mur en cayrou apparent ou enduit.
Réhabilitation de la Mairie : bâtiment traditionnel en cayrou apparent et extensions aux murs enduits et peints
Bâtiment traditionnel en cayrou et pierres Extension, mur enduit et peint, mur en pierres apparentes
Veïnat d’Amont : Constructions en pierre et cayrou aux murs Local technique dans l’espace public, murs enduits et peints enduits à la chaux et au ciment
Les couleurs du nuancier pour ce type d’architecture ont été choisies en fonction de celles présentes dans la composition du mur en « cayrou » apparent (composé par des galets de rivière, briques en terre cuite et pierre de schiste agglomérés avec du mortier à la chaux), et inspirées des matières naturelles existantes sur le territoire (terre rouge). On y retrouve des nuances chaudes : brun, beige, rouge… Mais aussi neutres : gris (pierre). Ces murs présentent souvent des chaînes d’angle (en pierre ou cayrou), des corniches et encadrements des baies en brique de terre cuite. Parfois le socle ou l’encadrement des baies est enduit à la chaux et peint. Les couleurs présentées ci-dessous permettent de définir les nuances des encadrements des baies, soubassements, menuiseries et ferronneries ; et éventuellement des façades quand l’enduit (à la chaud) est nécessaire (protection du mur et des joints contre les intempéries).
FACADES Les façades en cayrou des constructions traditionnelles, peuvent rester apparentes ou être enduites (partiel ou complètement) si nécessaire à la chaux. Il en est de même pour les encadrements de baies et soubassements (quand ils existent). Les teintes chaudes ont un impact visuel convivial et expansif ; elles sont particulièrement adaptées aux façades exposées au nord ou bénéficiant de peu d’éclairement afin de rendre la façade plus lumineuse, et aux bâtiments traditionnels présents dans le cœur villageois ou isolé en milieu rural. Le blanc pur est interdit. ENCADREMENTS DE BAIES En cayrou, pierre ou bien enduits dans la nuance des murs, en plus clair.
Teintes chaudes pour façades et encadrements de baies : blanc crème, ivoire, beige (RAL cité pour exemple).
Blanc crème-RAL 9001 Blanc perlé-RAL 1013 Ivoire claire-RAL 1015 Ivoire–RAL 1014 Beige–RAL 1001
SOUBASSEMENT Si les encadrements des baies sont enduits, le soubassement doit être traité dans le même ton que ceux-ci. Dans le cas où les encadrements sont traités en cayrou ou pierres apparentes, le soubassement peut être traité sous des tons plus foncés.
Teintes chaudes et neutres plus soutenues pour soubassements : jaune, beige, gris (RAL cité pour exemple).
Beige–RAL 1001 Rouge beige–RAL 3012 Gris beige–RAL 1009 Gris-RAL 7046
MENUISERIES : portes, fenêtres et volets ou contrevents Toutes les menuiseries d’une même façade doivent avoir la même teinte. Outres les teintes utilisées en façade (ci-dessus), des tons plus soutenus peuvent être utilisés pour les volets ou portes, mais ils doivent conserver une harmonie avec l’ensemble de la façade. Le blanc est autorisé, priorisant les nuances de « blanc cassé ». Le noir et les tons foncés se rapprochant du noir sont interdits.
Teintes chaudes et neutres pour menuiseries : gris, rouille, vert, bleu (RAL cité pour exemple).
Rouge-RAL 3009 Brun argile-RAL 8003 Brun acajou-RAL 8016 Vert nacré-RAL 6035 Bleu – RAL 5017
Bleu capri-RAS 5019
Gris-RAL 7046
Blanc-RAL 9010
FERRONNERIE et garde-corps La ferronnerie doit mettre en valeur l’architecture et lui donner de l’élégance. Des teintes sombres proches du noir sont conseillées. Teintes chaudes et neutres pour ferronneries : gris, bleu foncé, rouille (RAL cité pour exemple).
Vert noir-RAL 6012 Gris anthracite-RAL 7016 Bleu océan-RAL 5020 Brun rouge-RAL 8012
Architecture contemporaine
Habitat simple au style architectural type pavillonnaire ou contemporain.
Outre les couleurs proposées pour le cœur villageois, d’autres nuances ont été ajoutées en fonction de celles présentes dans les bâtiments existants dans d’autres quartiers de la commune (en dehors des veïnats, du cœur villageois et du hameau des Hostalets). On y retrouve la présence des couleurs neutres, tel que gris. L’utilisation du gris donne un raffinement supplémentaire à l’architecture contemporaine. Le blanc pur est interdit. Sur ces bâtiments on observe en général, une absence d’éléments de modénature, tel que les encadrements de baies, bien qu’ils ne soient pas interdit. Certains bâtiments intègrent des soubassements en pierre apparente ou enduits. FACADES Les façades sont induites à la chaux ou ciment (en fonction du type de construction). Les soubassements quant à eux peuvent être en pierre apparente ou bien enduits. Les teintes chaudes ont un impact visuel convivial et facilite l’intégration paysagère, tandis que les couleurs neutres donnent un raffinement contemporain aux façades. Teintes chaudes et neutres pour façades : blanc, jaune, orangé, gris (RAL cité pour exemple).
Blanc papyrus-RAS 9018 Gris agate-RAL 7038
Concernant les encadrements de baies, les soubassements, les menuiseries et la ferronnerie, se référer au point précédent « architecture traditionnelle » (mêmes nuances que pour le centre ancien).
Protection du patrimoine et du paysage au titre des articles L151-19 du code de l’urbanisme
Eléments bâtis protégés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme, pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural.
L’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme permet au règlement du PLU, « d’identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation ». À ce titre, et au-delà des dispositions applicables à la (aux) zone(s) concernée(s), les secteurs ou éléments identifiés et localisés, sont soumis à des mesures de protection et de mise en valeur spécifiques, traduites sous forme de prescriptions particulières définies et listées ci-après.
Des observations in-situ et des échanges avec la Mairie, les habitants et le service UDAP2 de la DRAC, ont permis de renforcer le travail d’identification et localisation du patrimoine déjà mis en lumière par le « Diagnostic paysager et du patrimoine bâti identitaire ». Ces éléments bâtis (constructions isolées ou périmètres d’ensemble) peuvent être localisés tant à proximité du village ou bien isolés dans le territoire communal. Leur valeur est jugée soit par leur singularité architecturale représentant une certaine époque, soit par leur charge historique ou apport culturel.
Tous les travaux entrepris sur une construction, un ensemble de constructions ou encore un espace public faisant l'objet d'une protection au titre de l’article L.151-19, identifiés au sein du document graphique, doivent être réfléchis de façon à préserver ou mettre en valeur les composantes de leur intérêt historique, culturel ou architectural. Ainsi les projets situés à proximité immédiate de bâtiments, îlots ou espaces publics protégés doivent être élaborés dans la perspective d'une mise en valeur de ce patrimoine. Les travaux réalisés sur ces éléments, non soumis à un permis de construire sont précédés d'une déclaration préalable et dont la démolition est subordonnée à la délivrance d'un permis de démolir3.
Par ailleurs, sur l’ensemble de la commune s’appliquent les dispositions législatives et règlementaires du Code du patrimoine4 et l’article R-111-4 du Code de l’urbanisme5.
2 Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (UDAP) 3 Référence articles R-151-41 alinéa 3 du Code de l’Urbanisme. 4 Source : www.legifrance.gouv.fr 5 Art. R-11-4 du CU : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d'un site ou de vestiges archéologiques. » (www.legifrance.gouv.fr)
Catégorie
N° Elément
Prescriptions spécifiques de préservation
1 Eglise Saint Saturnin Edifice majeur préroman à protéger. L’église est classée
(XIe siècle, classée Monument Historique et intègre la liste des éléments
MH) archéologiques de la commune. L'avis de l'Architecte des
Bâtiments de France sera requis pour toute demande d'autorisation de travaux à l'intérieur d'un périmètre de protection de 500 mètres de rayon autour de l’église (cf. loi
Patrimoine religieux et 2 défensif
Chapelle Saint-Amanç de la Ribera (XIIe siècle) du 25 février 1943*). Edifices et vestiges d’intérêt historique, architectural et culturel à protéger et conserver. Intégrés dans la liste des éléments archéologiques de la commune. Pour tous travaux
3 Chapelle del Mas d’en de requalification/ valorisation dans un périmètre de 100 m
Costa de rayon autour du bâtiment, il faut demander l’avis de 4 Vestiges du château l’UDAP.
fort de Can Manent,
tour quadrangulaire et
chapelle
5 Hameau Els Hostalets Les caractéristiques architecturales de ces mas agricoles ou
Patrimoine
6a Mas Vallpuig
rural, agricole 6b Mas Llinas
ou industrie
7a Veïnat Mauran
Ensemble bâti 7b Veïnat d’en Bolo ou élément 7c Veïnat d’Avall
isolé
7d Veïnat d’Amont ensembles bâtis, doivent être maintenues notamment pour ce qui est de la forme et des matériaux. Le hameau Els Hostalets est inscrit dans la liste des éléments archéologiques de la commune. A ce titre, pour tous travaux de requalification/ valorisation dans un périmètre de 100 m de rayon autour du bâtiment, il faut demander l’avis de l’UDAP.
8 Puits à glace
Elément d’intérêt historique et culturel à protéger et conserver. Il est inscrit dans la liste d’éléments archéologiques de la commune. A ce titre, pour tous travaux de requalification/ valorisation dans un périmètre de 100 m de rayon autour du bâtiment, il faut demander
Petit
l’avis de l’UDAP.
patrimoine
9 Route du Fer
Elément historique à préserver et mettre en valeur. Tous
Eléments travaux sur le chemin ou à proximité ne doit pas mettre en d’intérêt péril ses traces et doivent au contraire permettre sa mise historique,
en valeur.
culturel ou 10 Ruines d’un cortal Elément d’intérêt culturel à requalifier pour accueillir la identitaire
(bergerie) même fonction. Tous travaux de requalification doivent être entrepris dans le respect de la forme et des matériaux originels de cet élément.
11 Puits d’eau
Elément d’intérêt culturel à protéger.
Patrimoine naturel d’intérêt paysager
12 Pont en pierres
Elément d’intérêt architectural et paysager à protéger.
13 Fontaine
Elément d’intérêt culturel à protéger.
14 Arbre emblématique L’identification de ces éléments au titre de l’article L.151-19
15 Alignement platanes de vise à affirmer leur présence et à les protéger. Ces arbres ne peuvent pas être abattus sauf en cas de maladie et de danger de sécurité des personnes ou de risque de chute sur d’autres arbres d’intérêt patrimonial.
- Fiches par élément et par catégorie
Fiche 1 - Eglise Saint-Saturnin et son parvis / Valeur historique, architecturale et culturelle
Descriptif : L’église paroissiale Saint-Saturnin de facture préromane date du Xe siècle et a été remaniée à l’époque romane durant le XIIe siècle. L’église est classée Monument Historique ainsi que le retable, vantaux et peintures (ces dernières classées au titre d’objet). Une servitude monument historique est donc inscrite (AC1-rayon 500 m). Bâtiment à nef unique, dont l’abside semi-circulaire est postérieure à la première construction. Le fronton est surmonté d’un clocher-mur décalé vers la droite. Les ferrures de la porte sont parmi les plus anciennes du Roussillon (XIIe siècle). Son style architectural est intact, néanmoins des travaux de réhabilitation doivent être entrepris afin notamment d’assainir et consolider les murs. La couverture de la toiture est aussi à refaire. L’intérieur sera réhabilité dans un second temps. Localisation : Excentrée par rapport au village, séparés par le ravin de Montauriol. L’église est érigée sur un promontoire, entourée du cimetière et du parvis. Parcellaire : 370, 579 et 370.
Matériaux : Construction maçonnée en pierre et schiste. Le mur en pierres du fronton et la tour avec clocher ont été laissés apparents, le reste du bâtiment a été recouvert d’un enduit ciment par l’extérieur. Porte et fenêtre sont surmontées d’un linteau en arc de plein centre en pierres de taille. Les toits sont recouverts de tuiles canal rouges.
Prescriptions : Il est interdit de détruire ou endommager le bâtiment. Aucune extension, surélévation n’est autorisée.
L'avis de l'Architecte des Bâtiments de France sera requis pour toute demande d'autorisation de travaux à l'intérieur d'un périmètre de protection de 500 mètres de rayon autour de l’église (monument historique), (cf. loi du 25 février 1943*).
Tous travaux doivent être réalisés dans le respect de la forme originelle, du style architectural, et utilisant des matériaux et des techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine.
Aucun élément ne doit obstruer la perception de l’église et l’aménagement de l’espace public environnant doit permettre sa mise en valeur, notamment le parvis (parcelle N° 370).
- La loi du 25 février 1943 instaure l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France sur toute demande d'autorisation de travaux à l'intérieur d'un périmètre de protection de 500 mètres de rayon autour des monuments historiques, qu'ils soient classés ou inscrits.
Source : AURCA, cadastre.fr, géoportail.gouv.fr
Eglise vue depuis cimetière
Façade principale
Images : AURCA
Fiche 2 – Chapelle Saint-Amanç de la Ribéra / Valeur historique, architecturale et culturelle
Descriptif et historique : Edifice du XIIe siècle. La première mention du site date de 1140, un document cite le nom de "Sant Amans", mais il ne fait pas mention d'une chapelle. Celle-ci n'apparaît qu'en 1380 sous le nom de "Sant Amantis de Ripparia". Des fragments d’amphores ont été retrouvés sur place, témoin de son époque.
Il s'agit d'un petit édifice composé d'une nef unique surmontée d'une voûte en plein cintre. Son abside est semi-circulaire, il est par ailleurs doté d'une excroissance rectangulaire, basse, qui est une minuscule sacristie. Un four situé sur la façade nord est accolé à la sacristie. A l’intérieur un l'arc triomphal sépare la nef du chœur. La façade est surmontée d'un clocheton à arc unique, de réalisation tardive. Le bâtiment est éclairé par une fenêtre unique à double abrasement, côté Sud.
Matériaux : L’édifice est appareillé en galets de rivière alignés horizontalement, granit et briques rouges liés au mortier. Le toit à deux pentes est couvert de tuiles canal rouges. Le sous bassement du clocher a été réalisé en pierres et le reste en briques maçonnées horizontalement. Le clocheton comporte une cloche.
Lieu de rassemblements festifs, le four est utilisé pour réaliser les « petits pains de Montauriol », tradition qui se perpétue de nos jours, et qui véhicule le lien social et permet de recueillir des fonds pour l’entretien du bâtiment patrimonial.
Localisation : La chapelle romane Saint Amanç de la Ribéra, se trouve isolée à proximité des Hostalets et aux abords de la rivière (qu’indique son nom). Elle est entourée d’un écran végétal. Bâtie à cheval sur les parcelles 354 et 356. La chapelle et sa parcelle d’assiette ont été achetées par la commune.
Prescriptions : Édifice majeur à protéger et conserver. Il est interdit de détruire ou endommager le bâtiment. Bien que ce bâtiment ne soit pas inscrit ni classé Monument Historique, il fait partie de la liste des éléments archéologiques de la commune. A ce titre l’avis du service UDAP est conseillé pour toute demande de travaux à l’intérieur d’un périmètre de 100 m de rayon autour du bâtiment.
Aucune extension, surélévation n’est autorisée. Tous travaux de valorisation-requalification doivent être réalisés dans le respect de la forme originelle, du style architectural, en utilisant des matériaux et des techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine.
Aucun élément ne doit obstruer la perception de la chapelle et l’aménagement de l’espace public environnant doit permettre sa mise en valeur. Les parcelles d’assiette, n° 354 et 356, doivent rester libres de toute construction.
- Unité Départementale de l’Architecture et du
Patrimoine (UDAP 66)
Source : AURCA, cadastre.gouv.fr
Vue principale de la chapelle, façade ouest Source images : AURCA
Vue de la sacristie et du four à pain, façade nord-ouest
Fiche 3 – Chapelle du Mas d’en Costa ou Vallpuig / Valeur culturelle
Descriptif et historique : La date de construction de cet édifice n’est pas connue. Son style semble s’apparenter au style roman. Néanmoins il paraît difficile qu’il s’agisse de l’église Sainte-Marie de Vallpuig consacrée en 1011. Il est possible que la chapelle ait servie de caveau à la famille Vallpuig. Il s'agit d'un petit édifice composé d'une nef unique surmontée d'une voûte en plein cintre. Son abside est semi-circulaire. La façade est surmontée d'un arc unique mais sans cloche. Le bâtiment est éclairé par une fenêtre unique de forme circulaire centrée sur l’axe de la façade principale. La chapelle a été acquise par la commune.
Matériaux : L’édifice est appareillé en galets de rivière alignés horizontalement, granit et briques rouges liés au mortier. Le toit à deux pentes est couvert de tuiles canal rouges. Le clocher est réalisé en pierres, de la même manière que le reste de l’édifice, en forme d’arc centré.
Localisation : Située à proximité du Mas Vallpuig, sur la parcelle n° 403.
Prescriptions : Édifice à protéger et conserver. Il est interdit de détruire ou endommager le bâtiment. Bien que ce bâtiment ne soit pas inscrit ni classé Monument Historique, il fait partie de la liste des éléments archéologiques de la commune. A ce titre l’avis du service UDAP est conseillé pour toute demande de travaux à l’intérieur d’un périmètre de 100 m de rayon autour du bâtiment.
Aucune extension, surélévation n’est autorisée. Tous travaux de valorisation-requalification doivent être réalisés dans le respect de la forme originelle, du style architectural, en utilisant des matériaux et des techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine.
Aucun élément ne doit obstruer la perception de la chapelle et l’aménagement de l’espace public environnant doit permettre sa mise en valeur. La parcelle d’assiette, n° 403, doive rester libre de toute construction pouvant obstruer ou compromettre sa perception visuelle.
- Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (UDAP 66)
Source : AURCA, cadastre.gouv.fr
Vue principale de la chapelle Source image : Jean Pierre Carette
Fiche 4 – Vestiges du château fort de Can Manent, de sa tour quadrangulaire et de la chapelle/ Valeur historique et archéologique
Descriptif et historique : A l’époque médiévale on pouvait distinguer deux hameaux (lieux de pouvoir) à Montauriol : Montauriol d’Avall et d’Amont, ce dernier proche du château de Can Manent. Probablement le hameau des Hostalets existait déjà et dépendait de Montauriol d’Amont.
En 1010 Montauriol d’Amont est cité sous le nom de Montis Aurioli. Ce dernier possédait une église ainsi qu’un château, dont il reste des vestiges. Sa tour quadrangulaire, bien que très endommagée, est clairement visible. Appelé au moyen-age Castell de Montoriol d’Amunt et aussi Salvanera (la forêt noire ?), il est mentionné dès 1101. La date de construction du mas et ses dépendances est estimé vers le XVIIe siècle.
Matériaux : Constructions en pierres liées au mortier de chaux. Sur certains murs on peut observer des restes de mortier en enduit.
On observe aussi une partie d’une ancienne voûte en pierres à l’intérieur de la tour du château, ainsi qu’un four sur un des murs extérieurs. La tour du château est le seul élément que présent des chaînes d’angle en pierre taillée.
Deux autres constructions attenantes sont plus récentes, elles auraient pu servir de grange ou bergerie. Elles présentent murs en pierres et linteaux en bois pour les ouvertures.
Témoin d’un temps passé, ce patrimoine défensif permet de pérenniser la connaissance des origines de Montauriol. Localisation : Situé dans un environnement naturel et agricole, sur les hauteurs dominant l’ensemble villageois de Montauriol d’Avall. Parcelles n° 36, 37, 492, 493, 494, 496, 550, 551 et 798.
Prescriptions : Les vestiges du château fort de Can Manent sont à protéger et mettre en valeur. Ils font partie de la liste des éléments archéologiques de la commune. A ce titre pour tous travaux de valorisation-requalification, réalisés dans un rayon de 100 m (cf. schéma cicontre) il est recommandé de demander une autorisation de travaux aux services de la DRAC (ABF, MH, Archéologie).
Il est recommandé de réaliser une analyse détaillée de l’ensemble bâti avec pièces graphiques et techniques par un architecte du patrimoine, permettant de connaître les caractéristiques exactes des constructions et leur état.
Des travaux de stabilisation de la structure (murs porteurs, linteaux, découpages de lierres) doivent être réalisés afin d’assurer la bonne tenue de ce patrimoine bâti dans le temps et pour des raisons de sécurité des personnes (visiteurs, randonneurs…). Un nettoyage du terrain pour d’assise permettrait de dégager la vue sur ce patrimoine (mur d’enceinte ou basse d’assise, tour, bergeries…).
Les éventuels travaux de valorisation pourront porter notamment sur un travail d’aménagement sommaire de l’espace public (garde-corps, bancs…) dans le périmètre de la parcelle ou dans celui de protection de 100 m (indiqué sur schémas ci-contre), ainsi qu’en amont sur les chemins d’accès (signalétique). Les matériaux utilisés doivent permettre la bonne intégration paysagère, ainsi que la bonne tenue dans le temps et permettre une utilisation par tous (normes d’accessibilité pour les Personnes à Mobilité Réduite -PMR).
Source : AURCA, cadastre.gouv.fr
Vue de la tour du château et de la voûte Source images : AURCA
Vestiges du four sur un mur de la tour du château
Fiche 5 – Hameau Els Hostalets / Valeur historique, architecturale et culturelle
Descriptif et historique : Hameau ancestral, avec une structure urbaine ramassée. Il semble avoir été habité dans l’antiquité. Les maisons serrées longent un ancien chemin de fer.
Architecture traditionnelle en pierres et cayrou. Habitations groupées type « veïnats », de deux ou trois niveaux.
La présence de la végétation aux pieds des constructions, sur les façades ––et sur l’espace public caractérisent l’ambiance urbaine et paysagère de ce hameau.
Matériaux : Les édifices sont appareillés en galets de rivière alignés horizontalement, granit et briques rouges (cayrou) liés au mortier. Les murs sont laissés apparents, pour la plupart. Le toit des bâtiments est généralement construit à deux pentes et couvert de tuiles canal rouges. On retrouve la présence de « tortugadas » et chéneaux pluviaux en terre cuite vernissée de couleur vert, jaune, bleu… Les encadrements des fenêtres et portes sont réalisés en pierre ou briques.
Localisation : Situé à proximité du Mas Vallpuig, sur la parcelle n° 403.
Prescriptions : L’ensemble est à conserver et valoriser. Il est interdit de détruire la forme urbaine et les bâtiments constituant le hameau.
Le hameau Els Hostalets fait partie de la liste des éléments archéologiques de la commune. A ce titre pour tous travaux de valorisation-requalification, réalisés dans un rayon de 100 m (cf. schéma cicontre) il est recommandé de demander une autorisation de travaux aux services de la DRAC (ABF, MH, Archéologie).
Ces travaux doivent être réalisés dans le respect de la forme originelle, du style architectural, et utilisant des matériaux identiques et des techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine. Ce principe s’applique aussi aux extensions et annexes.
Il conviendrait d’enfuir les réseaux électriques aériens afin de dégager la vue sur l’ensemble bâti ainsi que le grand paysage qui l’entoure (travail déjà prévu par la commune).
La présence du végétal sur l’espace public doit être maintenue et est encouragé.
Source : AURCA, cadastre.gouv.fr
Eléments architecturaux
Vue de la rue principale du hameau, ambiance architecturale et paysagère du hameau Source images : AURCA
Fiche 6a – Mas Vallpuig / Valeur culturelle
Descriptif et historique : Mas isolé en milieu naturel, composé par plusieurs volumes adossés entre-eux de manière ramassée. Il participe à l’ensemble architectural avec la chapelle construite à proximité (cf. fiche 4).
La forme urbaine de cette composition urbaine s’adapte au terrain et coexiste harmonieusement avec le paysage naturel qui l’entoure.
Son aspect extérieur se trouve partiellement dégradé et/ou a subi des modifications peu satisfaisantes.
Matériaux : Les édifices sont appareillés en galets de rivière alignés horizontalement, granit et briques rouges (cayrou) liés au mortier. Les murs sont laissés apparents en partie. Le toit des bâtiments est généralement construit à deux pentes et couvert de tuiles canal rouges. On retrouve la présence de « tortugadas » et chéneaux pluviaux en terre cuite vernissée de couleur vert, jaune, bleu… Les encadrements des fenêtres et portes sont réalisés en pierre ou briques.
Localisation : Situation isolée dans une zone naturelle, parcelles n° 401 et 404, à proximité de la chapelle portant son nom (parcelle N° 403).
Prescriptions : L’ensemble de bâtiments constituant le mas Vallpuig est à conserver. Il est interdit de détruire ou dénaturer la forme urbaine constituée par ces bâtiments, ainsi que les bâtiments proprement dit.
Le Mas Vallpuig est intégré dans le périmètre de protection de 100 m autour de la chapelle (élément archéologique). A ce titre, pour tous travaux de valorisation-requalification, il est recommandé de demander une autorisation de travaux aux services de la DRAC (ABF, MH, Archéologie). Ces travaux doivent être réalisés dans le respect de la forme originelle, du style architectural, en utilisant des matériaux et des techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine. Ce principe s’applique aussi aux extensions et annexes.
Tous travaux réalisés sur les terrains d’assiette du mas ne doivent pas porter atteinte au caractère architectural de l’ensemble bâti et doivent s’intégrer harmonieusement au paysage.
Source : AURCA, cadastre.gouv.fr
Source images : AURCA
Fiche 6b – Mas Llinas / Valeur architecturale et culturelle
Descriptif et historique : Mas isolé en milieu naturel, composé par un volume bâti dans un style architectural simple et avec des matériaux naturels. Adapté à la pente et utilisant des matériaux naturels, Il s’intègre parfaitement au paysage dans lequel il s’inscrit.
En tant que bâtiment agricole et de style traditionnel, il renferme une valeur culturelle et architecturale, participant à pérenniser l’identité de la commune.
Matériaux : L’édifice est appareillé en pierres (schiste) liées au mortier. Les murs sont laissés apparents. Le toit est construit à deux pentes et couvert de tuiles canal rouges (couleur uni). On note l’absence de chéneaux pour l’évacuation des eaux pluviales. Les encadrements des fenêtres et portes sont réalisés en cayrou (brique en terre cuite). Menuiseries en bois et peintes de couleur bleu-vert.
Localisation : Situation isolée dans une zone agricole à protéger, sur la parcelle n° 178. Un périmètre de protection et d’un rayon de 100m autour du bâtiment a été tracé afin de conserver au maximum le cadre naturel auquel le mas s’implante.
Prescriptions : Le mas Llinas est à conserver en l’état d’origine. Tous travaux de valorisation-requalification doivent être réalisés dans le respect de la forme originelle, du style architectural, en utilisant des matériaux identiques et des techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine. Ce principe s’applique aussi aux extensions et annexes. La couleur bleu-vert des menuiseries est à conserver.
Tous travaux réalisés sur les terrains d’assiette du mas (parcelles n° 178) et à l’intérieur du périmètre de protection de 100 m, doivent participer à sa mise en valeur et son intégration paysagère, et ne doivent pas porter atteinte à son cara