1. Règles générales relatives aux hauteurs#
Modalité de calcul de la hauteur Sauf dispositions spécifiques précisées dans la zone concernée, les modalités de calcul de la hauteur sont définies ci-après. La hauteur maximale des constructions est mesurée :
- pour les constructions implantées à l’alignement, du point le plus bas de la limite d’emprise de fait de la voie existante confrontant les constructions OU pour les constructions implantées en retrait de l’alignement, du point le plus bas de toutes les façades établies par rapport au niveau du sol avant travaux ou excavé après travaux ;
- sur la plus haute façade, jusqu’à : o l’égout du toit le plus haut dans le cas d’une toiture à pente ; o au faitage dans le cas d’une toiture mono-pente ; o au point bas de l’acrotère lorsqu’il s’agit d’une toiture-terrasse ou sur la surface d'impact de l'eau en l'absence d'acrotère.
Règles dérogatoires : Ne sont pas pris en compte dans le calcul de la hauteur maximale :
- les ouvrages et éléments techniques tels que cheminées, locaux d’ascenseur, réservoirs, machineries, chaufferies, ouvrages abritant des escaliers débouchant en toiture et autres ouvrages nécessaires au fonctionnement des installations, gaines de ventilation, dispositifs nécessaires à l’utilisation des énergies renouvelables (panneaux solaires photovoltaïques ou thermiques, etc.) et autres superstructures dans la limite de 2,20 m de hauteur tout compris à l’exception des cheminées, 3,50 m pour les locaux d’ascenseur et 1,50 m pour les rampes d’accès P.M.R.. Ces dérogations s’appliquent également aux bâtiments existants qui dépassent la hauteur admise.
- les entrées de garage et leurs rampes d’accès, les sous-sols situés intégralement sous le niveau du sol avant travaux et leurs entrées,
- les murs de soutènement enterrés dans la continuité des façades. - les dispositifs d’isolation thermique par l’extérieur dans le cadre de la réhabilitation des bâtiments existants en dehors des zones
UA. - concernant les équipements publics : aux ouvrages, installations et équipements d'intérêt collectif et de services publics, y ceux liés aux réseaux de distribution d’énergie et de télécommunications. 23
2. Règles générales relatives aux implantations des constructions par rapport aux voies et emprises publiques#
Les articles "implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques" concernent les limites qui séparent un terrain d’une voie (publique ou privée ouverte à la circulation) ou d’une emprise publique. Lorsque le recul est matérialisé sur le document graphique par des polygones d’implantation, des emplacements réservés ou de recul minimal (marges de recul), les constructions doivent alors respecter ce recul. Dans les autres cas, elles doivent respecter les règles de recul, d’alignement ou d’implantation définies aux articles 3.3 de chaque zone.
Cependant, ces règles ne s’appliquent pas :
- aux bâtiments existants - dans le cadre de l’entretien, la transformation, le changement de destination, la réhabilitation et l’amélioration architecturale des bâtiments existants légalement autorisés ; - dans le cadre d’une surélévation (sans dépasser la hauteur maximale fixée) ou d’une extension dans la limite de 10 % de la surface de plancher existante du bâtiment concerné par les travaux projetés des bâtiments existants légalement autorisés dès lors que celles-ci s’effectuent en continuité d’une des façades existantes, dans le cas où l’implantation existante ne respecterait pas les règles du PLU en vigueur. Ainsi, l’extension ne pourra pas d’avantage réduire la distance par rapport aux voies et emprises publiques.
- à certaines annexes : - aux garages annexes ainsi que les ouvrages nécessaires à la construction de places de stationnement - situés sur des terrains dont la pente est supérieure ou égale à 30 % (la pente étant calculée en prenant le point le plus haut et le point le plus bas du terrain) hors voies à grande circulation.
- à certains éléments relatifs à l’aspect extérieur des constructions : - aux débords de toiture (dans la limite de 40 cm maximum) ; - aux dispositifs d’isolation thermique par l’extérieur hors zones UA ; - aux constructions légères adossées au bâtiment principal (rampe d'accès, escaliers, auvents, etc.) ;
- pour faciliter une meilleure intégration urbaine et paysagère - aux niveaux de sous-sols entièrement enterrés et à leurs voies d’accès ; - pour sauvegarder des éléments de paysage ou de patrimoine (bâti ou végétal) identifiés aux plans de zonage du PLU ; - dans le cas d’un bâtiment nouveau réalisé en continuité d’un bâtiment existant situé sur le fond voisin, y compris en cas d'implantation sur l'alignement même, sauf si cette implantation porte atteinte à la sécurité routière.
- concernant les équipements publics - aux ouvrages, installations et équipements d'intérêt collectif et de services publics, y compris liés aux réseaux de distribution d’énergie et de télécommunications ;
- pour les autres cas suivants : - aux structures et bâtiments temporaires et démontables ;
Ces implantations différentes sont autorisées à condition : - que la construction initiale soit reconnue conforme au niveau administratif (construction légalement autorisée) ; - que l'extension ou la construction nouvelle ne représente pas une gêne pour la sécurité publique ; - que l'extension ou la construction nouvelle assure une bonne intégration dans le paysage urbain.
Lorsqu’un emplacement réservé de voirie (à élargir ou à créer) est figuré aux documents graphiques, les conditions d’implantation mentionnées pour l’implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques des différentes zones s’appliquent par rapport à la limite d’emprise extérieure de cet emplacement réservé (déterminant la future limite entre la voie et le terrain).
3. Règles générales relatives aux implantations des constructions par rapport aux limites séparatives#
Les articles "implantation des constructions par rapport aux limites séparatives" concernent les limites latérales et de fond de parcelles qui séparent un terrain privé d’autres terrains privés. Lorsque le recul est matérialisé sur le document graphique par des polygones d’implantation, les constructions doivent alors respecter ce recul. Dans les autres cas, elles doivent respecter les règles de recul définies aux articles 3.4 de chaque zone.
Cependant, ces règles ne s’appliquent pas :
- aux bâtiments existants - dans le cadre de l’entretien, la transformation, le changement de destination, la réhabilitation et l’amélioration architecturale des bâtiments existants légalement autorisés ; - dans le cadre d’une surélévation (sans dépasser la hauteur maximale fixée) ou d’une extension dans la limite de 10 % de la surface de plancher existante du bâtiment concerné par les travaux projetés des bâtiments existants légalement autorisés dès lors que celles-ci s’effectuent en continuité d’une des façades existantes, dans le cas où l’implantation existante ne respecterait pas les règles du PLU en vigueur. Ainsi, l’extension ne pourra pas d’avantage réduire la distance par rapport aux voies et emprises publiques.
- à certaines annexes : - aux piscines et leurs plages et aux bassins lorsque le retrait imposé est supérieur à 3 m. Dans ce cas, le recul est réduit à 2 m par rapport à la limite séparative ; - les constructions annexes sont autorisées en limite de propriété. Elles ne devront pas dépasser une hauteur de 3 mètres à l’égout du toit et 3,50 mètres calculés au point le plus haut de la construction et leur longueur le long de la limite séparative ne devra pas dépasser 5 m ; - aux garages annexes ainsi que les ouvrages nécessaires à la construction de places de stationnement situés sur des terrains dont la pente est supérieure ou égale à 30 % (la pente étant calculée en prenant le point le plus haut et le point le plus bas du terrain) hors voies à grande circulation ; - aux clôtures et murs de soutènement ; - aux dispositifs nécessaires à l’utilisation des énergies renouvelables ;
- à certains éléments relatifs à l’aspect extérieur des constructions : - aux débords de toiture (dans la limite de 40 cm maximum) ; - aux dispositifs d’isolation thermique par l’extérieur ; - aux constructions légères adossées au bâtiment principal (rampe d'accès, escaliers, auvents, etc.) ; - aux saillies de la façade d’une largeur maximale de 0,80 m ainsi que les enseignes perpendiculaires, les marquises et les stores rétractables.
- pour faciliter une meilleure intégration urbaine et paysagère - aux niveaux de sous-sols entièrement enterrés et à leurs voies d’accès ; - pour sauvegarder des éléments de paysage ou de patrimoine (bâti ou végétal) identifiés aux plans de zonage du PLU ; - dans le cas d’un bâtiment nouveau réalisé en continuité d’un bâtiment existant situé en limite séparative sur le fond voisin. En plus de la hauteur réglementée dans la zone, la hauteur de ce nouveau bâtiment ne devra pas dépasser celle du bâtiment auquel il est adossé. Cette disposition ne s’applique pas lorsque la continuité est autorisée dans la zone ;
- concernant les équipements publics - aux ouvrages, installations et équipements d'intérêt collectif et de services publics, y compris liés aux réseaux de distribution d’énergie et de télécommunications ;
- pour les autres cas suivants : - aux structures et bâtiments temporaires et démontables ; - aux parkings souterrains réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de secteurs de plan de masse.
Ces implantations différentes sont autorisées à condition : - que la construction initiale soit reconnue conforme au niveau administratif (construction légalement autorisée) ; - que l'extension ou la construction nouvelle ne représente pas une gêne pour la sécurité publique ; - que l'extension ou la construction nouvelle assure une bonne intégration dans le paysage urbain.
4. Règles générales relatives aux coefficients d’espaces libres et espaces verts de pleine terre#
Les espaces verts de pleine terre désignent les espaces faisant l’objet d’un traitement ou d’un aménagement à dominante végétale sous lesquels aucun sous-sol ni aucun aménagement ne sont réalisés, à l’exception des ouvrages participants à la bonne gestion des eaux pluviales. Les espaces libres correspondent aux surfaces hors espaces verts imposés et non pris en compte dans le calcul de l’emprise au sol (cf. lexique). Les espaces concernés par un emplacement réservé ne sont pas pris en compte dans le calcul des différents coefficients.
Exemple de modalités de calcul des espaces verts et des espaces verts de pleine terre : Sur un terrain de 500 m² :
- coefficient d’espace libre requis de 25 %
- 125 m² d’espaces libres - coefficient d’espace vert de pleine terre requis de 40 %
- 200 m² d’espaces verts)
5. Règles générales relatives aux normes de stationnement#
Dispositions générales#
Le nombre d'aires de stationnement exigé dépend de la destination des constructions. Ces règles sont définies pour chaque destination de construction. Les obligations en matière de réalisation d’aires de stationnement sont applicables à tout projet de construction. Le stationnement des véhicules correspondant aux normes imposées pour les constructions et installations doit être assuré en dehors des voies et des aires de retournement. Sauf indication contraire, les obligations en matière de réalisation d’aires de stationnement sont applicables :
- à tout projet de construction selon le ratio de chaque zone ; - à toute extension ou surélévation d’une construction existante, pour le surplus de stationnement requis selon le ratio de chaque zone ; - à tout changement de destination d’une construction existante selon le ratio de chaque zone.
Normes à respecter pour les véhicules 4 roues motorisées et plus
Destination Sous-destination
Exploitation Exploitation agricole agricole et forestière Exploitation forestière
Normes imposées Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des installations doit être assuré en dehors des voies ouvertes à la circulation publique et dans l’emprise des exploitations. 2 places par logement
Logement Habitation
Pour les constructions de logements locatifs financés avec un prêt aidé de l’État, les règles applicables sont celles des articles L151-34 et L15135 du Code de l’urbanisme.
Aucune place de stationnement n’est exigée dans le cadre d’opérations coordonnées touchant à l’ensemble d’une façade et contribuant à l’amélioration de son aspect.
Hébergement
1 place visiteur (facilement accessible depuis le domaine public)#
Aucune place n’est imposée dans la zone UA.
à partir et par tranche de 2 logements
dans le cas d’une opération
d’aménagement ou d’un lotissement
Artisanat et commerce
Aucune place de stationnement n’est
Commerces de détail et activité Restauration de services
Commerce de gros
1 place / 15 m² de SdP 1 place / 100 m² de SdP exigée dans le cadre d’opérations coordonnées touchant à l’ensemble d’une façade et contribuant à l’amélioration de son aspect.
Activités de services où s’effectue l’accueil 1 place / 40 m² de SdP d’une clientèle
Hôtel et autres hébergement touristiques
Cinéma
Pour les hôtels de capacité importante recevant des groupes, 1
1 place par chambre place de stationnement dévolue aux#
cars doit être prévue par tranche
entamée de 50 chambres.
Le nombre de places de stationnement à réaliser est déterminé en tenant compte de leur nature, du taux et du rythme de leur fréquentation, de leur situation géographique au regard des parkings publics existant à proximité et de leur regroupement et du taux de foisonnement envisageable
Le nombre de places de stationnement à réaliser est déterminé en tenant
Équipement d’intérêt collectif et compte de leur nature, du taux et du rythme de leur fréquentation, de leur services publics situation géographique au regard des parkings publics existant à proximité et de leur regroupement et du taux de foisonnement envisageable.
Industrie
Le nombre de places de stationnement à réaliser est déterminé pour assurer le stationnement :
- des véhicules de livraison et de service ; - des véhicules du personnel.
Autres activités des secteurs Entrepôt secondaire ou tertiaire
Bureau
Dans tous les cas, il doit être aménagé 1 place de stationnement pour 60m² de SdP au minimum. Le nombre de places de stationnement à réaliser est déterminé pour assurer le stationnement :
- des véhicules de livraison et de service ; - des véhicules du personnel.
Dans tous les cas, il doit être aménagé 1 place de stationnement pour 60m² de SdP au minimum.
1 place / 20 m² de SdP#
Le nombre de places de stationnement à réaliser est déterminé en tenant
Centre de congrès et compte de leur nature, du taux et du rythme de leur fréquentation, de leur d’exposition situation géographique au regard des parkings publics existant à proximité et de leur regroupement et du taux de foisonnement envisageable
Normes de stationnement pour les 2/3 roues motorisées
Destination des constructions
Habitation Commerces et activité de services
Équipement d’intérêt collectif et services publics
Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
Norme imposée pour les deux roues motorisées
1 place deux-roues par logement#
2 places deux-roues pour 100 m² de surface de plancher#
Le nombre de places à réaliser est déterminé en tenant compte de leur nature, du taux et du rythme de leur fréquentation, de leur situation géographique au regard des parkings publics existant à proximité et de leur regroupement et du taux de foisonnement envisageable. Pour les établissements d’enseignement et de formation, le nombre de place sera corrélé aux effectifs.
1 place deux-roues pour 100m² de surface de plancher#
Normes de stationnement pour vélo Les normes de stationnement vélo pour les constructions neuves doivent respecter les dispositions des articles R113-11 à R113-17 du Code de la Construction et de l’Habitation.
Modalités de mises en œuvre Conditions du calcul du nombre de places de stationnement Sauf application par tranche entamée spécifiquement précisée, il convient d’arrondir au nombre supérieur dès que la décimale est supérieure ou égale à 5 pour le calcul du nombre de places de stationnement réglementairement exigé.
Exemple : Réalisation d’un bâtiment pour lequel il est demandé 1 place de stationnement par 50 m² de surface de plancher : a) Création d’un bâtiment à usage d’habitation de 160 m² de surface de plancher : 160/50 = 3,2. Décimale inférieure à 0,5, il est exigé 3 places de stationnement. b) Création d’un bâtiment à usage d’habitation de 190 m² de surface de plancher : 190/50 = 3,8. Décimale supérieure à 0,5, il est exigé 4 places de stationnement.
Pour le calcul du nombre de places de stationnement règlementairement exigé, il convient d’arrondir au nombre supérieur dès que la décimale est supérieure ou égale à 5. Néanmoins, aucune place de stationnement ne sera exigée pour tout projet en deçà de la première tranche (exemple : moins de 50 m² de surface de plancher pour les bureaux). Dans les parcs de stationnement couverts des immeubles collectifs d’habitation, le stationnement en enfilade par emplacement est limité à 2 aires. Dans les parcs de stationnement des immeubles collectifs d’habitation, les aires de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite ne peuvent être changées d’affectation.
Calcul du stationnement pour les commerces et les réserves : le calcul de la surface de plancher déterminant le nombre de places de stationnement exigé est réalisé en opérant la déduction, s’il y a lieu, des surfaces affectées aux réserves. Toutefois, un commerce est réglementé par la catégorie « entrepôts » lorsque la surface de ses réserves est supérieure ou égale à 50% de la surface de plancher totale. Dans tous les cas, le stationnement dévolu aux livraisons et au personnel doit être assuré.
Conditions d'accès de toutes les aires de stationnement, y compris les aires pour 2 roues Les aires de stationnement et de manœuvre sont réalisées en dehors des voies ouvertes à la circulation publique et doivent avoir un cheminement aisément accessible depuis les emprises publiques et les voies. Le stationnement automobile dit "commandé" (places de stationnement alignées en enfilade les unes derrière les autres obligeant la présence simultanée des propriétaires) est autorisé à condition d’être commun à un même logement.
Impossibilité de réaliser des aires de stationnement Conformément à l’article L151-33, lorsque le bénéficiaire du permis ou de la décision de non-opposition à une déclaration préalable ne peut pas satisfaire aux obligations résultant du premier alinéa du présent article pour des raisons techniques, il peut être tenu quitte de ces obligations en justifiant, pour les places qu'il ne peut réaliser lui-même, soit de l'obtention d'une concession à long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation et situé à proximité de l'opération (distance maximum de 300 mètres à pied), soit de l'acquisition ou de la concession de places dans un parc privé de stationnement répondant aux mêmes conditions. Lorsqu'une aire de stationnement a été prise en compte dans le cadre d'une concession à long terme ou d'un parc privé de stationnement, au titre des obligations prévues aux articles L. 151-30 et L. 151-32, elle ne peut plus être prise en compte à l'occasion d'une nouvelle autorisation.
Stationnements 2 roues L’espace destiné aux 2 roues devra être aisément accessible depuis les emprises publiques et les voies. Il est recommandé que chaque espace destiné aux 2 roues puisse disposer d’un système de sécurité permettant d’attacher les 2 roues. Une place 2 roues est équivalente à 2 m² au minimum (1m x 2m).
Normes de stationnement Les normes des places de parking sont soumises au respect des normes suivantes :
- La norme NF P91-100 pour les parkings accessibles au public - La norme NF P91-120 pour les parcs de stationnements privés
Charge de véhicules électriques Les constructions doivent respecter les dispositions édictées au titre des articles L113-11 et suivantes et R113-6 et suivants du Code de la construction et de l’Habitat concernant les points de recharge pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables.
6. Règles générales relatives à la desserte et aux accès#
Caractéristiques communes Les caractéristiques géométriques et mécaniques des accès et voiries doivent être conformes aux législations, réglementations et prescriptions en vigueur notamment afin de faciliter la circulation et l’approche des personnes à mobilité réduite, des moyens d’urgence et de secours et des véhicules d’intervention des services collectifs (sécurité, ordures ménagères, nettoyage…). Elles doivent également permettre d’assurer la desserte du terrain d’assiette du projet par les réseaux nécessaires à l’opération. Une autorisation d’urbanisme (déclaration préalable, permis de construire ou d’aménager) peut être refusée sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l’importance ou à la destination des aménagements ou constructions envisagés. Un refus peut également être opposé si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l’intensité du trafic...
Conditions de desserte Les unités foncières doivent être desservies par des voies publiques ou privées, répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiées :
- Voies existantes : les terrains doivent être desservis par des voies dont les caractéristiques techniques sont suffisantes au regard de l’importance et de la nature du projet.
- Voies en impasse existantes : les voies en impasse existantes doivent pouvoir être aménagées afin de permettre aux véhicules d’opérer aisément un demi-tour.
- Voies nouvelles crées à l’occasion de la réalisation d’un projet : ces voies doivent être dimensionnées et recevoir un traitement en fonction de l’importance et de la destination des constructions qu’elles desservent sans pouvoir être inférieures à 4 mètres de large. La sécurité des piétons et l’accessibilité des personnes à mobilité réduite doivent être assurées par des aménagements adéquats. Il convient d’éviter les impasses. Le cas échéant, les voies en impasse doivent comporter à leur extrémité un système permettant les manœuvres et retournement notamment des véhicules et engins de lutte contre l’incendie. Lorsque l'impasse est située en limite séparative, il doit être réservé la possibilité de prolonger ultérieurement la voie sans occasionner de destruction.
Le débouché d’une voie doit être conçu et localisé de façon à assurer la sécurité des usagers, notamment lorsqu’il se situe à moins de 25 m d’un carrefour. Aux intersections, les aménagements de voie doivent assurer les conditions de sécurité et visibilité par la réalisation de pans coupés ayant une longueur minimum de 5 mètres et de clôtures à claire-voie.
Condition d’accès Pour être constructible, une unité foncière doit avoir accès à une voie publique ou privée, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisins éventuellement obtenu en application de l'article 682 du Code Civil, dont les caractéristiques correspondent à leur destination, notamment quand elles entraînent des manœuvres de véhicules lourds et encombrants. Tout accès doit permettre d’assurer la sécurité de ses utilisateurs ainsi que celle des usagers des voies. Cette sécurité est appréciée compte tenu, notamment, de la position de l’accès (qui devra privilégier des pans coupés et un retrait), de sa configuration ainsi que de la nature et de l’intensité du trafic. En l’absence de ces dispositions, les projets peuvent être refusés ou n'être acceptés que sous réserve de prescriptions spéciales. L’accès doit être aménagé de telle sorte que les véhicules ne stationnent pas sur la voie publique ou les voies privées ouvertes à la circulation publique. Les caractéristiques d ’ u n accès carrossable doivent permettre de satisfaire aux règles de desserte concernant :
- la défense contre l’incendie et la protection civile ; - la collecte des ordures ménagères.
Le long des chemins départementaux, les accès carrossables directs sont limités à un seul par opération, ils sont interdits lorsque le terrain est desservi par une autre voie.
Pour les constructions / opérations neuves, le portail d’accès à l’opération sera implanté en retrait d’au moins 3 mètres par rapport au domaine public, et se prolongera par 2 pans coupés à 45°.
Si le retrait n’est pas possible techniquement : un portail coulissant de 5 mètres de large minimum pour l’habitat individuel ou de 6 mètres pour l’habitat collectif sera installé. Toujours pour les constructions / opérations neuves, à l’intérieur de la parcelle, une double voie ou un sas de croisement doit être prévu afin de permettre le croisement des véhicules. Les entrées et sorties des véhicules sur la parcelle doivent se faire en marche avant. Les manœuvres sur le domaine public pour les entrées – sorties des véhicules sont interdites, sauf impossibilité technique majeure. Le nombre des accès sur les voies publiques peut être limité dans l'intérêt de la sécurité. En particulier, lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, le projet peut n'être autorisé que sous réserve que l'accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre. Deux accès pourront être autorisés sur la même voie à condition qu’il s’agisse d’une entrée et d’une sortie, ou qu’un accès existant soit condamné. Sur les terrains en pente, les voies d’accès devront tenir compte des courbes de niveau et ne devront pas entraîner de mouvement de sol important. Si pour des raisons techniques et foncières, l’accès privatif ne peut s’établir parallèlement aux courbes de niveau, le tracé sera réduit au minimum, ce qui nécessitera l’implantation de la construction au plus près de la voie d’accès.
7. Règles générales relatives aux réseaux#
Les raccordements aux réseaux d’eau, d’eaux usées, d’eaux pluviales et d’électricité doivent être réalisés en souterrain. Sont interdits tous travaux de branchement à un réseau, non destinés à desservir une occupation ou utilisation du sol existante ou autorisée dans la zone. L’ensemble des dessertes par les réseaux doit être conforme aux législations, réglementations et prescriptions en vigueur et doit être adapté à la nature et à l’importance de toute occupation et utilisation du sol.
Dispositions relatives à l’adduction d’eau potable#
Toute construction susceptible de requérir une alimentation en eau potable doit être desservie par un réseau public respectant la réglementation en vigueur relative notamment à la pression et à la qualité. Sont dispensés d’une alimentation en eau potable certains locaux annexes, tels que garages, abris de jardin, bâtiment exclusif de stockage, ainsi que les bâtiments techniques et serres agricoles. De plus, ces dispositions ne s’appliquent pas aux extensions et travaux réalisés sur des constructions existantes, dès lors que ces dernières sont conformes à ces dispositions et à la condition que les extensions et travaux projetés ne génèrent pas de besoin supplémentaire par rapport à l’usage initial.
Dispositions relatives aux autres réseaux#
Tout terrain sur lequel une occupation ou une utilisation du sol est susceptible de requérir une alimentation en électricité doit être desservi par un réseau de capacité suffisante. Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d’énergie ainsi qu’aux câbles téléphoniques doivent être réalisés en souterrain. En cas d’impossibilité technique, les installations doivent être réalisées de manière à permettre la meilleure dissimulation possible du réseau de câbles. Tous travaux de branchement à un réseau d'électricité basse-tension, non destinés à desservir une installation existante ou autorisée, sont interdits. Par ailleurs, au titre de l’article R111-13 du Code de l’Urbanisme, le projet pourra être refusé si, par sa situation ou son importance, il impose, soit la réalisation par la commune d’équipements publics nouveaux hors de proportion avec ses ressources actuelles, soit un surcroît important des dépenses de fonctionnement de la commune. Les nouvelles constructions devront être facilement raccordables à une desserte Très Haut Débit (pose de fourreaux vides, adaptation des constructions à l'accueil du raccordement par la fibre).
Dispositions relatives aux déchets#
Un espace destiné au stockage et au tri des déchets en attente de collecte doit être aménagé sur l’unité foncière. Pour les immeubles collectifs, il est obligatoire de prévoir un local poubelle dont la surface sera déterminée en tenant compte :
− de l’encombrement de l’ensemble des bacs roulants pour les déchets ménagers non recyclables ; − de l’encombrement de l’ensemble des bacs roulants pour la collecte sélective ; − d’une surface de confort permettant la manœuvre des conteneurs par les agents d’entretien ainsi que le passage des utilisateurs. Ce local doit être clos y compris en toiture et ventilé et doit par ailleurs : − être doté de portes permettant une fermeture hermétique ; − être doté de parois (murs et sol) imperméables et imputrescibles (ou au moins revêtues de matériaux de ce type) ;
− empêcher l'intrusion des insectes et rongeurs ; − être doté d'un poste de lavage et d'un système d'évacuation des eaux ; − ne pas communiquer directement avec les locaux affectés à l'habitation, au travail, au remisage de biens des occupants (vélos, poussettes, etc.), à la restauration, ou à la vente de produits alimentaires ; − être facile d’accès, en particulier pour les personnes à mobilité réduite, sur le parcours le plus fréquenté par les usagers, de préférence au RDC ; − avoir un dimensionnement adapté pour une manipulation aisée des bacs roulants, porte d’accès si possible donnant sur l’extérieur pour des raisons d’hygiène, d’une largeur de passage supérieure à 1m. Pour les restaurants, il est obligatoire de prévoir un local poubelle réfrigérée dont la surface sera déterminée en tenant compte :
− de l’encombrement de l’ensemble des bacs roulants pour les déchets ménagers non recyclables ; − de l’encombrement de l’ensemble des bacs roulants pour la collecte sélective des emballages ; − de l’encombrement de l’ensemble des bacs roulants pour la collecte sélective du verre ; − de l’encombrement du système de réduction des déchets fermentescibles ; − d’une surface de confort permettant la manœuvre des conteneurs par les agents d’entretien. Ce local doit être clos et ventilé et doit par ailleurs : − Être doté de portes permettant une fermeture hermétique ; − Être doté de parois (murs et sol) imperméables et imputrescibles (ou au moins revêtues de matériaux de ce type) ; − Empêcher l'intrusion des insectes et rongeurs ; − Être doté d'un poste de lavage et d'un système d'évacuation des eaux. Pour les bureaux et commerces, il est nécessaire de prévoir un local poubelle dont la surface sera déterminée en tenant compte : − de l’encombrement de l’ensemble des bacs roulants pour les déchets ménagers non recyclables ; − de l’encombrement de l’ensemble des bacs roulants pour la collecte sélective des emballages ; − d’une surface de confort permettant la manœuvre des conteneurs par les agents d’entretien. Ce local doit être clos y compris en toiture et ventilé et doit par ailleurs : − Être doté de portes permettant une fermeture hermétique ; − Être doté de parois (murs et sol) imperméables et imputrescibles (ou au moins revêtues de matériaux de ce type) ; − Empêcher l'intrusion des insectes et rongeurs ; − Être doté d'un poste de lavage et d'un système d'évacuation des eaux. Les bacs roulants devront être facilement accessibles pour le service de collecte en bordure de voie publique.