U ART.5-1 : GENERALITES
Les règles et les prescriptions du présent article ne sont pas suffisantes à elles seules pour permettre, par leur simple application, la production d’une architecture de qualité et parfaitement intégrée dans son environnement.
Les constructions nouvelles établissent une continuité évidente de perception et d’aménagement avec le bâti environnant, tant pour les visions proches que lointaines. Pour ce faire, elles doivent réintégrer, les grands principes de construction de la zone, à travers la volumétrie, le rythme des percements, les matériaux et le lien avec l’espace public et se composer dans un rapport étroit avec les constructions voisines. A l’inverse, le souci d’intégration des constructions et des extensions remplissant des critères de performance énergétique ou comportant des équipements de production d’énergie renouvelable peut conduire à proposer un vocabulaire architectural contemporain ne répondant pas aux obligations de volumétrie, de pente de toiture et d’aspect édictées ci-dessous. Dans ce cas, la bonne intégration du bâtiment au site et à l’environnement doit être rigoureusement justifiée. Par conséquent, en application du R111-27 du code de l’urbanisme, l’autorisation d’urbanisme pourra être refusée ou n’être accordée que sous réserve de prescriptions spéciales, si les constructions par leur implantation, leurs dimensions ou l’aspect extérieur, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites ou paysages naturels. Le pétitionnaire pourra utilement prendre conseil auprès du CAUE pour élaborer son projet de construction dans le respect des caractéristiques locales : implantation, insertion et architecture.
Chaque dossier d’autorisation d’urbanisme devra faire apparaître qu’une étude soignée du paysage et des construction environnantes a été conduite afin d’en respecter le caractère.
U ART.5-2 : DISPOSITIONS APPLICABLES EN ZONE UA : SECTEUR CENTRE HISTORIQUE – PLACE
VILLAGE ET CENTRE MEDIEVAL
Les caractères particuliers de l’architecture ancienne ne rentrant pas dans le cadre du règlement, ainsi que les éléments d’architecture formant décors ou éléments d’accompagnement sont à préserver : encadrement baie, chaînes d’angle, porches, « pounti », « androne » et passage sous voute, balcons et garde-corps en ferronnerie, porte d’entrée en bois ouvragé et entrée de grange ou de caves, génoises ou corniches… La préservation du caractère patrimonial du bâtiment doit guider l’ensemble du projet en lui donnant un aspect respectant son état d’origine : matériaux de la construction initiale, proportion des toitures, aspect des façades. Les principales caractéristiques de l’architecture traditionnelle sont rappelées en annexes par un extrait du fascicule « construire dans les vallées du Buëch, de la Durance, de la Chauranne et des Baronnies »CAUE05. L’inventaire du patrimoine, en cours sur la commune, permettra d’avoir une fiche descriptive de chaque bâtiment présentant une valeur patrimoniale afin d’aiguiller les pétitionnaires dans des projets de réhabilitation en respect du caractère d’origine du bâtiment et de ses évolutions dans le temps. Ces fiches seront consultables en mairie ainsi que directement sur le site : http://www.inventaire.culture.gouv.fr.
U art.5-2-2 : Toitures et couvertures Les constructions doivent avoir une toiture à au moins deux pans, dont la pente est comprise entre 35 et 45% et s’harmonisent avec les bâtiments mitoyens. Les toitures seront de formes simples donnant à la construction une allure massive. Les débords de toitures doivent être réalisés avec des génoises à simple ou plusieurs rangs. Les bois de charpente ne doivent pas être apparents sauf dans le cas des annexes non fermées. Les rives de toit sont interdites. Les constructions annexes et extensions dont la hauteur n’excède pas les 2,60 m à l’égout du toit et dont l’emprise au sol est inférieure à 20 m² ne sont pas soumises au respect de la pente minimale de toiture.
Les toitures à une pente, peuvent être autorisées : - Dans le cas d’une construction accolée au bâtiment principal si les exigences architecturales ou environnementales du projet le justifient. - Pour les annexes dont la hauteur n’excède pas les 2,60 m à l’égout du toit et dont l’emprise au sol est inférieure à 20 m²
La couverture des toitures sera en tuile canal de terre cuite en pose traditionnelle ou sur sous-toitures, la teinte doit être en harmonie avec les couvertures existantes, panachée, de type castel veille.
U art.5-2-3 : Façades Les constructions doivent présenter un aspect fini, y compris en mitoyenneté. Les parpaings ou briques non enduits sont interdits. Les couleurs vives ainsi que les teintes blanches ou blanc cassé sont proscrites, à l’exception des encadrement, génoises et autres décors. La coloration des façades doit tenir compte de son échelle, de ses modénatures, et de sa position dans le tissu urbain. La couleur de la façade est à choisir en fonction de la couleur des façades mitoyennes. Elle doit respecter les principes suivants :
- Conserver une harmonie dans des tons pierre, ocre et sable de pays plus ou moins soutenus (se conférer au nuancier joint en annexes au présent règlement),
- Créer une harmonie colorée sur la façade : Le choix des couleurs d’enduit de façade est à coordonner avec les couleurs des autres éléments notamment les encadrements, les modénatures si existantes, les volets, les portes, les ferronneries,
Le bardage bois est interdit. Cependant, le bois, le métal, les façades vitrées ou autres peuvent être entendus dans le cadre d’un parti architectural résolument contemporain, et dans ce cas le parti architectural devra faire apparaître qu’une étude soignée du paysage et de l’architecture des constructions environnantes a été conduite afin d’assurer l’intégration architecturale et le respect du caractère des lieux. Les façades et murs seront enduits, selon 3 types différents :
- Enduit teinté dans la masse, frottassé, taloché ou gratté fin, dans des tons naturels : gris/beige, argile… Dans ce cas, les jolies pierres de tailles peuvent rester apparentes (encadrements de portes et fenêtres, chaînes d’angle). Attention, il ne s’agit en aucun cas du crépi de type « lotissement jetté/gratté/grossier». Le simple jeté, la tyrolienne et enduits au rouleau sont interdits.
- Enduit lisse et coloré (badigeon de chaux) = présents sur les façades principales, avec encadrements de fenêtres, bandeau sous corniche voire chaînages peints. Dans ce cas, pas de pierres apparentes sauf les belles pierres de taille (encadrements de portes et fenêtres, chaînes d’angle).
Il est rappelé que les enduits et les peintures (badigeons) à base de chaux naturelle sont les plus compatibles et les plus adaptés aux maçonneries anciennes, qu’ils laissent respirer et préservent durablement.
U art.5-2-4 : Menuiserie et Volets Les menuiseries seront en bois, ou aspect bois.
A l’exception des vantaux de faible dimension, les menuiseries seront à plusieurs battants. Les volets et portes de garages doivent être en bois, à panneaux pleins, à lames ou à cadres, se rabattant en façade. Les persiennes et volets roulants sont interdits ainsi que les volets à barres et à écharpes.
Les teintes des menuiseries et volets d’un même bâtiment doivent être uniformes, d’aspect bois naturel ou de couleur mate, en harmonie avec les matériaux et les couleurs des façades. Au sein du périmètre centre historique – cité médiévale retranscrit à l’Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) et par un périmètre d’exclusion au titre de l’article L111-17 du code de l’urbanisme : Les menuiseries seront en bois. Les menuiseries à petits carreaux ou séparations, reprenant les codes de l’architecture médiéval du centre historique sont à privilégiées.
U art.5-2-5 : Ouvertures Le percement des ouvertures en façade comme en toiture doit privilégier :
- La symétrie, les alignements, notamment avec les ouvertures préexistantes en cas de nouveaux percements ;
- Les équilibres d’ensemble. Les ouvertures doivent être plus hautes que larges, sauf pour les portes de garages et les boutiques Les ouvertures en toiture sont admises dans la pente du toit et dans une taille maximale de 80/100 cm. Les toitures terrasses sont interdites, toutefois peuvent être admises les terrasses intégrées dans les toits à condition que leur surface n’excède pas 1/3 de la partie du toit dont elles font partie. Les gardes corps de ces terrasses seront en maçonnerie pleine ou en ferronnerie (simples barreaux verticaux entre 2 lisses hautes et basses).
U art.5-2-6 : Balcons : Les gardes corps sont en ferronnerie. Au sein du périmètre centre historique – cité médiévale retranscrit à l’Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) et par un périmètre d’exclusion au titre de l’article L111-17 du code de l’urbanisme : Les balcons doivent être incorporés aux façades sous forme de loggias avec garde-corps être en ferronnerie (de préférence à simples barreaux verticaux entre 2 lisses hautes et basses) ou en maçonnerie pleine.
U art.5-2-7 : Clôtures Les clôtures sont à éviter. Si elles doivent être, elles seront en pierres ou barreaudage en fer forgé et limitées à 1,20 de hauteur. Les ouvrages types murets et murs comportant un intérêt architectural sont à conserver et à restaurer.
U art.5-2-8 : Panneaux solaires et équipements d’énergie renouvelable Les panneaux solaires respecteront la pente des toitures, seront posés en façade ou installés au sol. Les structures de séparation devront être de la même couleur que les panneaux solaires afin d’éviter le carroyage. L’intégration des équipements d’énergies renouvelables privilégie :
- La symétrie, les alignements, notamment avec les ouvertures préexistantes ; - Le respect des équilibres d’ensemble ; - Le regroupement d’un seul tenant ; - Le choix du coloris mat. En vue d’une meilleure intégration du solaire dans la construction, le pétitionnaire pourra utilement se référer à l’Extrait du « Guide Solaire et Habitat, L’intégration des équipements dans les Hautes Alpes » joint en annexe du présent règlement ou téléchargeable dans sa version complète sur le site internet du CAUE 05. L’emploi de panneaux solaires est interdit au sein du périmètre centre historique – cité médiévale retranscrit à l’Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) et par un périmètre d’exclusion au titre de l’article L111-17 du code de l’urbanisme.
U art.5-2-9 : Equipements et superstructures Les câbles, coffrets, paraboles, ventilations, climatisation, conduits, boites aux lettres et autres, doivent être supprimés, ou encastrés et intégrés de façon esthétique.
U ART.5-3 : CARACTERES DOMINANTS DES CONSTRUCTIONS – ZONE UB, UC, UE
Rappel : ces prescriptions ne s’appliquent pas aux bâtiments et ouvrages publics d’infrastructures et de superstructures nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif. Les dispositions ci-après ne s’appliquent pas aux châssis (véranda…) et serres.
U art.5-3-1 : Orientations L’orientation des constructions devra être réfléchie dans un objectif de sobriété énergétique. Les constructions devront s’adapter à la pente naturelle des terrains et respecter une forme allongée dans le sens du faîtage de la toiture.
U art.5-3-2 : Toitures et couvertures Les constructions doivent avoir une toiture à au moins deux pans, dont la pente est comprise entre 35 et 45% et s’harmonisent avec les bâtiments mitoyens. Les toitures seront de formes simples donnant à la construction une allure massive. Les dépassées de toitures sont limitées à 50 cm. Les constructions annexes et extensions dont la hauteur n’excède pas les 2,60 m à l’égout du toit et dont l’emprise au sol est inférieure à 20 m² ne sont pas soumises au respect de la pente minimale de toiture. Les toitures à une pente, et toitures terrasses peuvent être autorisées :
- Dans le cas d’une construction accolée au bâtiment principal si les exigences architecturales ou environnementales du projet le justifient.
- Pour les annexes dont la hauteur n’excède pas les 2,60 m à l’égout du toit et dont l’emprise au sol est inférieure à 20 m²
- Lorsqu’elles participent ponctuellement en tant qu’élément d'accompagnement d’une toiture en pente à une composition architecturale d’ensemble (éléments de liaison, annexes ou extensions par exemple).
- Pour les édifices d’intérêt collectif et de service public. La couverture des toitures sera en « tuiles canal » ou « romane », ou tuiles de même teinte et de même aspect. Les tuiles faitières seront de même nature que les tuiles de couverture. Les couleurs vives sont interdites en toiture.
U art.5-3-3 : Façades Les constructions doivent présenter un aspect fini, y compris en mitoyenneté. Les parpaings ou briques non enduits sont interdits. Les différents murs des bâtiments, clôtures et annexes des habitations (garage, atelier, …), les murs séparatifs et les murs aveugles apparentés d’un bâtiment ou les clôtures maçonnées doivent avoir un aspect similaire aux façades, ou s’harmoniser avec elles. Les couleurs vives ainsi que les teintes blanches ou blanc cassé sont proscrites, à l’exception des encadrement, génoises et autres décors. La coloration des façades doit tenir compte de son échelle, de ses modénatures, et de sa position dans le tissu urbain. La couleur de la façade est à choisir en fonction de la couleur des façades mitoyennes. Elle doit respecter les principes suivants :
- Conserver une harmonie dans des tons pierre, ocre et sable de pays plus ou moins soutenus (se conférer au nuancier joint en annexes au présent règlement),
- Créer une harmonie colorée sur la façade : Le choix des couleurs d’enduit de façade est à coordonner avec les couleurs des autres éléments notamment les modénatures si existantes, les volets, les portes, les ferronneries,
Le bois, le métal, les façades vitrées ou autres peuvent être entendus dans le cadre d’un parti architectural résolument contemporain, et dans ce cas le parti architectural devra faire apparaître qu’une étude soignée du paysage et de l’architecture des constructions environnantes a été conduite afin d’assurer l’intégration architecturale et le respect du caractère des lieux.
Les enduits doivent être grattés à la truelle, talochés ou frottassés. Le simple jeté, la tyrolienne et enduits au rouleau sont interdits.
U art.5-3-4 : Volets Les volets bois à panneaux pleins, se rabattant en façade sont à privilégier. En cas de recours à des volets roulants, l’installation de ces derniers en saillie est interdite Les teintes seront en harmonie avec les matériaux et couleurs des façades, la couleur blanche est interdite y compris pour les volets roulants.
U art.5-3-5 : Ouvertures Le percement des ouvertures en façade comme en toiture doit privilégier :
- La symétrie, les alignements, notamment avec les ouvertures préexistantes en cas de nouveaux percements ;
- Les équilibres d’ensemble.
U art.5-3-6 : Balcons : Les garde-corps doivent être en bois ou en métal et composés de barreaux verticaux avec lisse haute et basse. Le barreaudage doit être de forme simple.
U art.5-3-7 : Clôtures
Les clôtures sont facultatives, si elles doivent être, elles devront rester perméables à la vue ainsi qu’à la circulation de la petite faune et à l’écoulement des eaux de ruissellement naturel. La hauteur des clôtures se mesure par rapport au terrain naturel, et ne dépassera pas 1,20 m sauf impossibilité technique ou nécessité par la sécurité des bâtiments publics ou d’intérêt collectif. En raison des problématiques de déneigement, le long des voies publiques ouvertes à la circulation, les clôtures :
- Si elles sont implantées à l’alignement elles seront maçonnées, en bois ou en grillage sur murs bahuts ≤ 0,40 m.
- Si elles sont implantées en recul minimum d’1m, elles peuvent être constituées de simples grillages. Les haies vives et clôtures végétalisées sont à privilégier, dans le respect des reculs imposés aux plantations en application du code civil (rappel art 6).
Les murs bahut seront enduits ou en pierres et devront prévoir des évacuations afin de permettre le maintien des écoulements naturels.
Les clôtures part-vues métalliques ou en plastiques, sont interdites.
Les ouvrages en pierres types murets et murs comportant un intérêt architectural sont à conserver et à restaurer.
U art.5-3-8 : Panneaux solaires et équipements d’énergie renouvelable Les panneaux solaires respecteront la pente des toitures, seront posés en façade ou installés au sol. Les structures de séparation devront être de la même couleur que les panneaux solaires afin d’éviter le carroyage.
L’intégration des équipements d’énergies renouvelables privilégie : - La symétrie, les alignements, notamment avec les ouvertures préexistantes ;
- Le respect des équilibres d’ensemble ; - Le regroupement d’un seul tenant ; - Le choix du coloris mat.
En vue d’une meilleure intégration du solaire dans la construction, le pétitionnaire pourra utilement se référer à l’Extrait du « Guide Solaire et Habitat, L’intégration des équipements dans les Hautes Alpes » joint en annexe du présent règlement ou téléchargeable dans sa version complète sur le site internet du CAUE 05.
U ARTICLE 6 : QUALITE ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
U ART.6-1 : PRISE EN COMPTE D’UN COEFFICIENT DE BIOTOPE PAR SURFACE
Un coefficient de biotope par surface (CBS) est appliqué en zone Ub, Ue et Uep mais pas en zone Ua (centre historique). Le coefficient de biotope par surface (CBS) sera au minimum
- de 0,3 pour les constructions à destination d’habitation et d’hébergements touristiques et hôteliers - de 0,1 pour les autres destinations autorisées sur la zone Le CBS sera estimé conformément à la fiche de calcul du CBS décrite aux dispositions générales du règlement et illustrée par des exemples en annexe. Les travaux de réhabilitation et les changements de destination des constructions déjà existantes ne sont pas soumis à l’application du CBS imposé.
U ART.6-2 : QUALITE ENVIRONNEMENTALE ET ENERGETIQUE DES PROJETS
Pour toute construction neuve, une conception bioclimatique devra être recherchée afin de favoriser la sobriété énergétique : compacité du bâti, orientation permettant de capter les apports solaires, protection contre les vents, prise en compte des masques …
La recherche en matière d’énergie renouvelable et de sobriété énergétique est encouragée et sera réfléchie au regard de trois caractéristiques :
- Une performance énergétique ; - Un impact environnemental positif ; - Une pérennité de la solution retenue.
L’installation de tout dispositif lié aux énergies renouvelables doit faire l’objet d’une insertion paysagère et architecturale en harmonie avec les caractéristiques du bâti ancien conformément aux dispositions du présent règlement.
En cas de travaux d’isolation sur une construction existante, le choix des matériaux doit se faire en privilégiant leur adaptation au système de construction d’origine du bâtiment et à son esthétique.
La récupération–stockage des eaux de toitures est à privilégier et pourra être utilement réutilisée pour l’arrosage des espaces verts et potagers.
AU ART.5-1 : GENERALITES
Les règles et les prescriptions du présent article ne sont pas suffisantes à elles seules pour permettre, par leur simple application, la production d’une architecture de qualité et parfaitement intégrée dans son environnement. Les constructions nouvelles établissent une continuité évidente de perception et d’aménagement avec le bâti environnant, tant pour les visions proches que lointaines. Pour ce faire, elles doivent réintégrer, les grands principes de construction de la zone, à travers la volumétrie, le rythme des percements, les matériaux et le lien avec l’espace public et se composer dans un rapport étroit avec les constructions voisines. A l’inverse, le souci d’intégration des constructions et des extensions remplissant des critères de performance énergétique ou comportant des équipements de production d’énergie renouvelable peut conduire à proposer un vocabulaire architectural contemporain ne répondant pas aux obligations de volumétrie, de pente de toiture et d’aspect édictées ci-dessous. Dans ce cas, la bonne intégration du bâtiment au site et à l’environnement doit être rigoureusement justifiée. Par conséquent, en application du R111-27 du code de l’urbanisme, l’autorisation d’urbanisme pourra être refusée ou n’être accordée que sous réserve de prescriptions spéciales, si les constructions par leur implantation, leurs dimensions ou l’aspect extérieur, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites ou paysages naturels. Le pétitionnaire pourra utilement prendre conseil auprès du CAUE pour élaborer son projet de construction dans le respect des caractéristiques locales : implantation, insertion et architecture. Chaque dossier d’autorisation d’urbanisme devra faire apparaître qu’une étude soignée du paysage et des construction environnantes a été conduite afin d’en respecter le caractère.
AU ART.5-2 : CARACTERES DOMINANTS DES CONSTRUCTIONS
Rappel : ces prescriptions ne s’appliquent pas aux bâtiments et ouvrages publics d’infrastructures et de superstructures nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif. Les dispositions ci-après ne s’appliquent pas aux châssis (véranda…) et serres.
AU art.5-2-1 : Orientations L’orientation des constructions devra être réfléchie dans un objectif de sobriété énergétique. Les constructions devront s’adapter à la pente naturelle des terrains et respecter une forme allongée dans le sens du faîtage de la toiture.
AU art.5-2-2 : Toitures et couvertures Les constructions doivent avoir une toiture à au moins deux pans, dont la pente est comprise entre 35 et 45% et s’harmonisent avec les bâtiments mitoyens. Les toitures seront de formes simples donnant à la construction une allure massive. Les dépassées de toitures sont limitées à 50 cm. Les constructions annexes et extensions dont la hauteur n’excède pas les 2,60 m à l’égout du toit et dont l’emprise au sol est inférieure à 20 m² ne sont pas soumises au respect de la pente minimale de toiture. Les toitures à une pente, et toitures terrasses peuvent être autorisées :
- Dans le cas d’une construction accolée au bâtiment principal si les exigences architecturales ou environnementales du projet le justifient.
- Pour les annexes dont la hauteur n’excède pas les 2,60 m à l’égout du toit et dont l’emprise au sol est inférieure à 20 m²
- Lorsqu’elles participent ponctuellement en tant qu’élément d'accompagnement d’une toiture en pente à une composition architecturale d’ensemble (éléments de liaison, annexes ou extensions par exemple).
- Pour les édifices d’intérêt collectif et de service public. La couverture des toitures sera en « tuiles canal » ou « romane », ou tuiles de même teinte et de même aspect. Les tuiles faitières seront de même nature que les tuiles de couverture. Les couleurs vives sont interdites en toiture.
AU art.5-2-3 : Façades Les constructions doivent présenter un aspect fini, y compris en mitoyenneté. Les parpaings ou briques non enduits sont interdits.
Les différents murs des bâtiments, clôtures et annexes des habitations (garage, atelier, …), les murs séparatifs et les murs aveugles apparentés d’un bâtiment ou les clôtures maçonnées doivent avoir un aspect similaire aux façades, ou s’harmoniser avec elles. Les couleurs vives ainsi que les teintes blanches ou blanc cassé sont proscrites, à l’exception des encadrement, génoises et autres décors. La coloration des façades doit tenir compte de son échelle, de ses modénatures, et de sa position dans le tissu urbain. La couleur de la façade est à choisir en fonction de la couleur des façades mitoyennes. Elle doit respecter les principes suivants :
- Conserver une harmonie dans des tons pierre, ocre et sable de pays plus ou moins soutenus (se conférer au nuancier joint en annexes au présent règlement),
- Créer une harmonie colorée sur la façade : Le choix des couleurs d’enduit de façade est à coordonner avec les couleurs des autres éléments notamment les modénatures si existantes, les volets, les portes, les ferronneries,
Le bois, le métal, les façades vitrées ou autres peuvent être entendus dans le cadre d’un parti architectural résolument contemporain, et dans ce cas le parti architectural devra faire apparaître qu’une étude soignée du paysage et de l’architecture des constructions environnantes a été conduite afin d’assurer l’intégration architecturale et le respect du caractère des lieux. Les enduits doivent être grattés à la truelle, talochés ou frottassés. Le simple jeté, la tyrolienne et enduits au rouleau sont interdits.
AU art.5-2-4 : Volets Les volets bois à panneaux pleins, se rabattant en façade sont à privilégier.
En cas de recours à des volets roulants, l’installation de ces derniers en saillie est interdite Les teintes seront en harmonie avec les matériaux et couleurs des façades, la couleur blanche est interdite y compris pour les volets roulants.
AU art.5-2-5 : Ouvertures Le percement des ouvertures en façade comme en toiture doit privilégier :
- La symétrie, les alignements, notamment avec les ouvertures préexistantes en cas de nouveaux percements ;
- Les équilibres d’ensemble.
AU art.5-2-6 : Balcons : Les garde-corps doivent être en bois ou en métal et composés de barreaux verticaux avec lisse haute et basse. Le barreaudage doit être de forme simple.
AU art.5-2-7 : Clôtures Les clôtures sont facultatives, si elles doivent être, elles devront rester perméables à la vue ainsi qu’à la circulation de la petite faune et à l’écoulement des eaux de ruissellement naturel. La hauteur des clôtures se mesure par rapport au terrain naturel, et ne dépassera pas 1,20 m sauf impossibilité technique ou nécessité par la sécurité des bâtiments publics ou d’intérêt collectif. En raison des problématiques de déneigement, le long des voies publiques ouvertes à la circulation, les clôtures :
- Si elles sont implantées à l’alignement elles seront maçonnées, en bois ou en grillage sur murs bahuts ≤ 0,40 m.
- Si elles sont implantées en recul minimum d’1m, elles peuvent être constituées de simples grillages. Les haies vives et clôtures végétalisées sont à privilégier, dans le respect des reculs imposés aux plantations en application du code civil (rappel art 6). Les murs bahut seront enduits ou en pierres et devront prévoir des évacuations afin de permettre le maintien des écoulements naturels. Les clôtures part-vues métalliques ou en plastiques, sont interdites. Les ouvrages en pierres types murets et murs comportant un intérêt architectural sont à conserver et à restaurer.
AU art.5-2-8 : Panneaux solaires et équipements d’énergie renouvelable Les panneaux solaires respecteront la pente des toitures, seront posés en façade ou installés au sol. Les structures de séparation devront être de la même couleur que les panneaux solaires afin d’éviter le carroyage. L’intégration des équipements d’énergies renouvelables privilégie :
- La symétrie, les alignements, notamment avec les ouvertures préexistantes ; - Le respect des équilibres d’ensemble ; - Le regroupement d’un seul tenant ; - Le choix du coloris mat. En vue d’une meilleure intégration du solaire dans la construction, le pétitionnaire pourra utilement se référer à l’Extrait du « Guide Solaire et Habitat, L’intégration des équipements dans les Hautes Alpes » joint en annexe du présent règlement ou téléchargeable dans sa version complète sur le site internet du CAUE 05.
AU ARTICLE 6 : QUALITE ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
AU ART.6-1 : PRISE EN COMPTE D’UN COEFFICIENT DE BIOTOPE PAR SURFACE
Le coefficient de biotope par surface (CBS) sera au minimum de 0,3 pour l’opération d’aménagement dans son ensemble
Le CBS sera estimé conformément à la fiche de calcul du CBS décrite aux dispositions générales du règlement et illustrée par des exemples en annexe.
Les travaux de réhabilitation et les changements de destination des constructions déjà existantes ne sont pas soumis à l’application du CBS imposé.
AU ART.6-2 : QUALITE ENVIRONNEMENTALE ET ENERGETIQUE DES PROJETS
Pour toute construction, une conception bioclimatique devra être recherchée afin de favoriser la sobriété énergétique : compacité du bâti, orientation permettant de capter les apports solaires, protection contre les vents, prise en compte des masques …
La recherche en matière d’énergie renouvelable et de sobriété énergétique est encouragée et sera réfléchie au regard de trois caractéristiques :
- Une performance énergétique ; - Un impact environnemental positif ; - Une pérennité de la solution retenue.
L’installation de tout dispositif lié aux énergies renouvelables doit faire l’objet d’une insertion paysagère et architecturale en harmonie avec les caractéristiques du bâti ancien conformément aux dispositions du présent règlement.
En cas de travaux d’isolation sur une construction existante, le choix des matériaux doit se faire en privilégiant leur adaptation au système de construction d’origine du bâtiment et à son esthétique.
La récupération–stockage des eaux de toitures est à privilégier et pourra être utilement réutilisée pour l’arrosage des espaces verts et potagers.