Les possibilités d’occupation du sol sont régies par les articles N 1 à N 13 du présent règlement.
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TITRE VI : DISPOSITIONS COMMUNES AUX ZONES UA – UD - AU – AUa – A et N du PLU
ARTICLE 11 - ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET AMENAGEMENT DE LEURS ABORDS – PRESCRIPTIONS DE NATURE A ASSURER LA PROTECTION DES ELEMENTS BATIS DE PAYSAGE LOCALISES AU TITRE DE L’ARTICLE L 123-1-7° DU CODE DE L’URBANISME ET DES BATIMENTS AGRICOLES IDENTIFIES AU TITRE DE L’ART L123-3-1 DU CODE DE L’URBANISME
I- Les dispositions de l’article R 111-21 du code de l’Urbanisme sont applicables.
« Le permis de construire pourra être refusé ou n’être accordé que sous réserve de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ».
II – Dispositions applicables aux nouvelles constructions
1- Préalable sur l’application des dispositions de l’article 11
Les règles et les prescriptions du présent article ne sont pas suffisantes à elles seules pour permettre, par leur simple application, la production d’une architecture de qualité, intégrée dans son environnement et susceptible de répondre aux problèmes de notre temps.
Pour toute demande de permis de construire, il est conseillé de rencontrer après contact avec la Commune et avant tout projet de construction, l’architecte conseil du CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement).
Les constructions nouvelles établiront une continuité de perception et d’aménagement avec le bâti environnant tant dans les visions proches que lointaines afin de renforcer le caractère des groupements bâtis. Elles devront respecter les dispositions énoncées ci-dessous et intégrer les grands principes des constructions de la zone (volumétrie, aspects et teintes des matériaux, traitement des abords, implantations, liens avec l’espace public…). Le pastiche d’une architecture archaïque ou étrangère à la région, est à proscrire.
Dispositions dérogatoires : A l’inverse, le souci d’intégration des constructions dans leur contexte, la prise en compte d’enjeux environnementaux, la mise au point de nouveaux procédés constructifs, peuvent conduire à proposer des réponses architecturales et constructives nouvelles, adaptées aux enjeux de notre temps et ne répondant pas aux obligations énoncées ci-dessous. Dans ce cas, les nouvelles constructions pourront faire l’objet d’adaptations et de dérogations aux dispositions ci-dessous ; la demande de permis de construire devra être complétée par un argumentaire rigoureux démontrant la relation harmonieuse de la construction à son environnement et la pertinence des réponses apportées aux enjeux d’environnement.
Les bâtiments publics et les équipements nécessaires aux services publics pourront également faire l’objet d’adaptations et de dérogations aux dispositions ci-dessous compte tenu des impératifs techniques ou fonctionnels spécifiques. Toutefois, l’article R 111-21 leur est applicable et leur insertion dans le paysage devra être particulièrement étudiée.
2- Terrassements - accès – implantation : chercher une relation harmonieuse avec l’environnement immédiat (terrain, accès, vues, orientation)
La construction devra s’adapter à la topographie du terrain naturel et non l’inverse.
Elle sera étudiée en fonction de la pente du terrain et du niveau de la voie de desserte.
Les travaux de terrassements susceptibles de dégrader le modelé naturel du site seront évités. Ils ne devront pas gêner la libre circulation des eaux. Un bâtiment terminé ne devra pas présenter de talus importants ni en déblais, ni en remblais, mais des talus qui soient les plus faibles et les plus longs possibles, retrouvant la pente du terrain naturel. Les buttes de terre rapportées sont exclues (pas d’effet taupinière). Tout projet qui n'aboutirait pas à une bonne intégration dans le terrain, pourra être refusé.
Tout élément prolongeant le bâtiment principal (ex : accès au garage, terrasses, murs de soutènement, escaliers…) doit être conçu comme un espace construit. Les enrochements et les talus décors préfabriqués seront évités.
Dans les terrains pentus, l’implantation des garages et des parkings doit être proche de l’accès à la parcelle.
Les vues et les meilleures expositions seront prises en compte.
L’accès depuis la voie publique : Le chemin d’accès à la construction sera le plus court et le moins large possible afin de réduire son impact dans le paysage et les contraintes qui lui sont liées : terrassements, entretien, déneigement, imperméabilisation du sol.
3- Volumétrie
La construction doit présenter une homogénéité de volume et rester sobre dans sa conception. Les complications de volumes seront évitées, ainsi que les décrochés inutiles.
Les lignes horizontales seront dominantes dans la perception des volumes construits (éviter les effets de tours).
Les bâtiments annexes de l’habitation peuvent être dissociés du bâtiment principal et être organisés de manière à composer des espaces intérieurs (cours). Il seront traités en harmonie avec la construction principale.
4- Toitures – Couvertures – teintes et pente des toitures
Les toitures à deux ou quatre pans sont recommandées.
Les toitures à un seul pan sont autorisées dans le cas de constructions accolées ou en extension à un bâtiment existant ; dans ce cas, la pente de toit est identique à celle du bâtiment principal. Elles sont également autorisées pour des bâtiments isolés de faible superficie au sol (< à 20 m²). Les toitures terrasse sont autorisées si elles ne s’étendent pas à la totalité du bâtiment et sous réserve qu’elles participent ponctuellement à une composition architecturale d’ensemble (élément de liaison par exemple).
Les toitures auront une pente comprise entre 30 et 80 %, sauf pour les bâtiments d’exploitation agricole dont les pentes de toitures pourront être inférieures à celles indiquées ci-avant.
Le faîtage des nouvelles constructions doit être positionné dans le sens de la plus grande dimension du bâtiment.
Les ouvertures en toitures (jacobines, outeaux, chien assis…) sont autorisées dans la mesure où elles auront fait l'objet d'une étude particulière d'intégration. Elles doivent rester limitées en nombre et mesurées en volumétrie et rester en harmonie avec le toit.
Les fenêtres de toitures devront être affleurantes au plan du toit. Leurs dimensions seront proportionnées à la taille du toit et des autres ouvertures de la façade.
Les teintes des matériaux de couverture des toitures à pans, seront dans les tonalités de « la terre cuite vieillie » (voir ci-dessous).
5- Façades – boiseries - menuiseries – finitions Les couleurs des matériaux de construction devront être discrètes, ni trop claires, ni trop foncées, ni vives et choisies parmi les tonalités des matériaux locaux avec comme référence « les tons pierre, pisé ou sable » (voir ci-dessous). Pour les bâtiments agricoles, les matériaux utilisés devront présenter un aspect fini ; ce qui n’exclut pas l’utilisation de matériaux bruts sous réserve d’une mise en œuvre soignée. Ils pourront être constituées de plusieurs types de matériaux qui devront contribuer à la cohérence générale du bâtiment. Les teintes recommandées des façades des bâtiments seront à rechercher dans la palette des couleurs présentes sur le territoire.
Les menuiseries (portes, volets) devront avoir une teinte de finition en harmonie avec la teinte de la façade. Les menuiseries pourront être peintes : tons légers dans les gammes de gris bleu, gris vert gris ou tons éteints (voir ci-dessus).
Les balcons, gardes corps, marquises, auvents, seront d’aspect et de formes simples. Les gardes corps en béton moulé seront interdits.
6- Panneaux solaires - autres éléments techniques – citernes à gaz ou à mazout – emplacement à containers poubelles – postes électriques et de gaz – coffrets, compteurs et boîtes aux lettres
Les panneaux solaires en toiture seront affleurants au plan du toit et intégrés harmonieusement à la toiture et de même pente que cette dernière. Il est souhaitable que tout dispositif solaire soit soumis à l’avis de l’architecte conseil du CAUE.
Dissociés de la construction, ils pourront être situés à proximité à condition de ne pas être vus depuis la voie.
Les antennes paraboliques doivent être aussi peu visibles que possible depuis la voie publique.
Pour les opérations d’ensemble, il sera prévu un emplacement aménagé pour entreposer les poubelles, commun à l’opération et adapté à la collecte sélective.
Les citernes à gaz ou à mazout doivent être placées dans des lieux où elles ne seront pas visibles depuis les voies publiques.
Les postes électriques et de gaz doivent présenter une qualité architecturale qui permette une bonne intégration aux constructions environnantes. Les coffrets, compteurs, boîtes aux lettres et autres dispositifs liés à la desserte par les réseaux des constructions, doivent être dissimulés dans l’épaisseur ou la composition de la façade ou de la clôture. 7- Clôtures La clôture des terrains n'est pas obligatoire ; elle est même déconseillée au contact des espaces agricoles et en dehors du village. Elle sera d’aspect simple et sobre et d’une hauteur totale limitée à 1.50 m sur rue et 2.00 m sur limites séparatives. La clôture peut être implantée en retrait de la voie pour dégager un espace planté et fleuri contribuant à perpétuer les ambiances rurales de la campagne.
Cas des clôtures implantées à proximité des carrefours des voies publiques ouvertes à la circulation automobile : elles devront être établies de telle sorte qu'elles ne créent pas une gêne ou un danger pour la circulation publique, notamment en diminuant la visibilité. Clôtures dans les secteurs affectés par des risques d’inondation en pied de versant, de crues torrentielles, de crues rapides des rivières, de ruissellement sur versant : Les clôtures minérales autorisées ci-dessus pourront être interdites dans ces secteurs, afin de permettre la libre circulation des eaux de débordement ou de ruissellement. Elles seront réalisées sans remblaiement. On préférera alors un simple grillage doublé ou non d’une haie vive, un dispositif
à claire-voie de conception simple. Dans le passage naturel des eaux, toute clôture y compris les haies végétales, empêchant la libre circulation des eaux, sera interdite.
III- Dispositions applicables, aux bâtiments agricoles d’intérêt architectural et patrimonial et à leurs abords, identifiés en zone A du P.L.U au titre de l’article L 123-3-1 du code de l’urbanisme, et aux constructions identifiées comme des éléments de paysages à protéger au titre de l’article L 123-1-7° du Code de l’Urbanisme
1- Dispositions générales préalables :
Le présent règlement s'applique aux bâtiments ou ensembles de bâtiments et à leurs abords immédiats, localisés au PLU (cf. plan de localisation) en raison de leur intérêt architectural ou patrimonial 1 .
Le présent règlement vise à assurer la préservation des principales caractéristiques de ces bâtiments (volumétries sobres, massives, fonctionnelles ; une architecture de matériaux issus du sol et du sous sol, une grande diversité de réponses liées à l’utilisation de ces matériaux), un traitement rustique des abords immédiats des constructions.
D’une manière générale en cas de transformation motivée par un changement de destination des édifices désignés ci-dessus, les adaptations seront strictement limitées aux nécessités fonctionnelles de la nouvelle affectation. On privilégiera des interventions contemporaines, sobres et respectueuses des principales caractéristiques du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée, en excluant tout pastiche.
Les adaptations doivent :
• respecter le caractère originel de chaque bâtiment ou partie de bâtiment (architecture et destination d’origine) : pour ce qui concerne les anciennes dépendances, la mémoire de leur destination d’origine devra demeurer clairement intelligible après transformation.
• être sobres ; ce qui exclut toute adjonction de détails se référant à des architectures montagnardes, urbaines, nobles ou bourgeoises anachroniques.
Implantation, volumétrie, éléments constitutifs
Le changement de destination n’étant autorisé que pour permettre d’assurer la préservation des principales caractéristiques de ces bâtiments, l’ensemble des nouvelles fonctions (y compris garage des véhicules, ateliers, buanderie, etc.) sont à localiser dans les bâtiments existants, à l’exclusion de toute construction nouvelle, sauf cas particulier dûment motivé par une analyse typologique et architecturale approfondie.
• Si le volume doit être divisé en plusieurs logements, privilégier le partage vertical de façon à avoir les pièces de vie qui demandent un éclairage plus important et direct au rez de chaussée (elles donneront sur le jardin) et les chambres à l’étage ou sous toiture.
• On évitera ainsi d’avoir à faire de grandes ouvertures en partie haute des bâtiments (types lucarnes, outeau et grands percements) qui dénatureraient le toit.
Toiture-couverture
Les éventuelles adaptations de toiture, les cotes d’égout et les pentes doivent être limitées et s’accorder avec l'architecture de chaque édifice ou partie d'édifice, par référence à sa destination d'origine. A ce titre, les toitures terrasses sont interdites et les accidents de toitures (excroissances, lucarnes, châssis, décaissements) sont à limiter en nombre comme en dimension. Dans toute la mesure du possible, le matériau de couverture des édifices sera à conserver ou à restituer, dans le
1 en application des articles L 123-3-1 du code de l’urbanisme (loi n° 2003-590 « Urbanisme et habitat » du 2 juillet 2003) et L 123-1-7° du Code de l’Urbanisme
respect des sujétions constructives correspondantes (égouts, rives, faîtage, solins, souches de cheminée).
A défaut, le matériau de couverture de substitution présentera la même texture et la même teinte que le ou les matériaux dominants, dans le respect du bâtiment ou de la partie de bâtiment et du voisinage, et on veillera à restituer ou à reconstituer les sujétions constructives correspondantes.
Outre la description de la toiture et de la couverture, le dossier de demande de permis devra comporter l’indication, la nature, la forme et le traitement de tous les ouvrages ou accessoires de toiture (égouts, rives, faîtage, solins, souches de cheminée, cheminées de ventilation, etc.).
Façades et ouvertures
L'esprit général des façades et l’ordonnance des ouvertures est à conserver, à restituer ou à reconstituer. Leurs composantes essentielles (portes de grange et d’écurie, ouvertures anciennes, dépassées de toiture, etc.) doivent être conservées ou le cas échéant restituées.
Dans le cas où les nécessités fonctionnelles de la nouvelle affectation imposent des créations d'ouvertures nouvelles, elles devront être conçues en accord avec l'architecture de chaque partie de l’édifice, dans le respect de sa destination d’origine. On privilégiera des interventions contemporaines sobres, sous réserve qu’elles respectent l’esprit du bâtiment ou du corps de bâtiment concerné et que sa destination d’origine demeure intelligible.
Menuiseries, occultations, protections anti-effraction
Dans la mesure du possible, les menuiseries existantes sont à conserver, à restituer ou à reconstituer. Dans le cas où le changement de destination imposerait des modifications d’ouvertures existantes (réduction de portes de grange, d’écurie, transformation en panneau vitré pour de l’habitat ou une fonction tertiaire, murage, etc.), la transformation doit respecter la dimension initiale et maintenir la mémoire de la fonction d’origine. En aucun cas, le recours à des produits ou à des formats standardisés ne peut être invoqué pour justifier la modification d’une ouverture (dimension, linteau, jambage ou appui).
Ravalements
Le parement ou le décor de chaque partie de bâtiment est à conserver et/ou à traiter dans le respect de ses matériaux et de sa cohérence d’origine, et sans faire disparaître la mémoire de sa destination initiale. En particulier, pour ce qui concerne les revêtements de façades, on adoptera des solutions simples et couvrantes, en excluant tout « faux rustique ». La réfection des parements nécessitera l’emploi de matériaux compatibles avec leur support (mortier, enduit, chaux, peinture).
Enseignes
Dans le cas où la nouvelle destination impose la mise en place d’une enseigne, cette dernière devra faire l'objet d'une demande particulière, être sobre et de dimension limitée et respecter l'architecture, la composition du bâtiment ou de la partie de bâtiment. Elle ne peut être remplacée qu’après l’obtention d’une nouvelle autorisation, sur la base d’un nouveau dossier.
ANNEXE N° 1 DU REGLEMENT
LISTE DES BATIMENTS AGRICOLES AUTORISES A CHANGER DE DESTINATION DANS LA ZONE AGRICOLE
(art L123-3-1 / R 123-7 et R123-12 du Code de l’Urbanisme)
N° 1 Combe Cartié
Lieu dit
2 Galine et Grand Champ 3 Galine et Grand Champ 4 La Perrière
5 Barral
6 La Perrière
7 La Garenne
8 Les Bruyères
Parcelles concernées AB n° 28 AE n° 69 AE n° 82 E n° 184 E n° 336 E n° 189 E 311 E n° 414
ANNEXE N° 2 DU REGLEMENT
LISTE DES ELEMENTS BATIS DE PAYSAGES A PROTEGER AU TITRE DE L’ARTICLE L 123-1 (7°) DU CODE DE L’URBANISME
N°
Lieu dit
1 Le Village (l’ancienne école et son mur en galets roulés)
2 Eglise (l’ancienne cure)
3
Nicolière (la dernière maison en pisé construite sur la commune)
4 La Grande Charrière (une ancienne dépendance de ferme)
5 Aux Prairies (un ancien moulin)
6 Barral (une ancienne ferme habitée)
7
Le Louvier (le château et les bâtiments de fermes attenant au château)
Parcelles concernées AI n° 27
AI n° 60 AI n° 83 AD n° 128 E n° 461 E n° 351 E n° 264
ANNEXE N° 3 DU REGLEMENT
ARRETE N° 2000-7415 - LES COUPES DISPENSEES D’AUTORISATION DANS LES ESPACES BOISES CLASSES AU TITRE DE L’ARTICLE L130-1 DU CODE DE L’URBANISME