Intitulé du document : 7.2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Dans les sous-secteurs Ns et Nlb :
- La surface des espaces libres de toute construction, desserte et aire stationnement ne peut être inférieure à 40% de la surface totale de la parcelle.
- Les aires de stationnement seront plantées à raison d’un arbre pour 4 places de stationnement.
Dans le sous-secteur Nla :
- La surface des espaces libres de toute construction, desserte et aire stationnement ne peut être inférieure à 50% de la surface totale de la parcelle.
. Les espaces libres
1.7.1. Espaces engazonnés#
Rôles du végétal :
- alléger le champ de vision, créer des ouvertures sur l’environnement paysager - assurer l’équilibre avec le bâti (plein et vides) - mise en scène du bâti… - favoriser la biodiversité - conforter le corridor biologique
Pour conserver des espaces visuellement ouverts, les surfaces ne faisant l’objet d’aucun aménagement spécifique seront ensemencées d’un semis de gazon (type E, voir point 2). Fauchés deux fois l’an, ces espaces s’inscrivent dans une démarche paysagère choisie c’est-à-dire une trame végétale la plus naturelle possible gérée de manière différenciée. La faible fréquence d’entretien a d’ailleurs l’avantage de limiter les coûts.
1.7.2. Espaces plantés#
Prairie à faucher
Rôles du végétal :
- assurer l’équilibre avec le bâti (plein et vides) et adoucir sa présence
- créer des vues, fenêtres, perspectives, jeu de plans (avant-plan, arrière-plan, plans intermédiaires etc) - agrémenter les espaces libres - ombrager le bâti en été (thermorégulation assurée par l’apport de fraîcheur en été grâce au feuillage ; ensoleillement préservé en hiver en l’absence de feuillage). Sur les espaces libres de la parcelle, soit autour des bâtiments, la plantation d’arbustes et de hautes tiges sur les parcelles est conseillée afin d’alléger les volumétries trop imposantes. Selon le type de construction, ces masses végétales peuvent établir un véritable dialogue avec le bâti. Superposés aux espaces engazonnés, ces implantations permettront non seulement d’agrémenter les bâtiments mais surtout de minimiser leur impact visuel et de dissimuler les zones inesthétiques. Implantés davantage à l’est, au sud ou à l’ouest, ces massifs pourront participer à l’ombrage des bâtiments (fraîcheur préservée en été grâce au feuillage ; ensoleillement préservé en hiver en l’absence de feuillage). Ces plantations se réaliseront de manière groupée pour constituer de véritables masses ; elles éviteront une implantation trop ponctuelle et isolée. La végétation sera de type B ‘Espaces libres’ (arbustive) et de type A ‘Espaces libres’ (arborescente) (voir point 2).
Masse bâtie sans végétalisation
Atténuation de la masse bâtie par la présence des masses végétales
Le long de la RD90 : Le long de la RD90 une strate arborescente vient agrémenter l’avant des parcelles. Ces plantations ont pour but de filtrer les vues, d’offrir des fenêtres visuelles tout en dissimulant ponctuellement le bâti. Un minimum de 4 arbres de haute tige par parcelle sera planté sur l’espace libre établi entre la RD90 et la façade bâtie. Ces plantations se réaliseront sous forme de bouquets arborescents. La végétation sera de type A ‘Limites RD90’ (voir point 2).
1.8. Compléments d’aménagements paysagers – Les plantes grimpantes#
Rôle du végétal :
- adoucir l’impact visuel des bâtiments - participer à la thermorégulation des bâtiments (fraîcheur préservée en été grâce au feuillage ;
ensoleillement préservé en hiver en l’absence de feuillage)
Outre la plantation d’arbres, de cépées et de massifs arbustifs sur la parcelle, l’intégration paysagère peut également être renforcée par une végétation verticale adossée aux façades (système de câblage le long des façades le long desquels courent des plantes grimpantes (Végétation de type D, Voir point 2).
Ce moyen peut adoucir l’impact visuel des bâtiments dans le paysage tout en ayant une emprise au sol très restreinte. Complémentaire, cette solution ne peut en aucun cas se substituer seule aux autres types d’aménagement paysager.
www.jakob.ch
Hôpital Huriez, Lille
Exemples d’aménagements paysagers verticaux réalisés avec des plantes grimpantes
1.9. Bassin d’infiltration et de tamponnement Rôles du végétal : - intégration paysagère de ces éléments d’abord techniques - recréer ou favoriser les écosystèmes (faune/flore)
Des bassins de stockage et d’infiltration des eaux pluviales équiperont les parcelles. Ceux-ci s’implanteront parmi les espaces verts et seront paysagers. De forme « naturelle », ils présenteront une pente de 3 pour 1 et leurs berges seront ensemencés d’une prairie de fauche ou prairie humide de type C (Voir point 2). Leur étanchéité sera assurée par la mise en place d’argile. Aucune bâche PVC ne pourra être mise en œuvre sur ce type d’ouvrage.
Coupe de principe
Forme « naturelle » des bassins (vue en plan)
2. Les types de vegetation#
Les types de végétation sont basés sur les référents locaux (typologies d’espaces verts) et les essences végétales proposées sont des essences régionales. Plusieurs avantages à ces choix :
- intégration paysagère - assurance d’une bonne adaptation au milieu - coût des entretiens limités grâce aux types d’aménagements prescrits (pas de tonte, très peu de taille, peu d’arrosage …). - la variété des essences préserve la biodiversité en place et favorise son développement
L’acquéreur sera tenu de se référer à cette palette de manière à obtenir des aménagements paysagers cohérents à l’échelle de la ZAC et de son environnement. Néanmoins, il sera possible de proposer d’autres essences si elles restent dans le registre des essences locales. Celles-ci favoriseront la biodiversité et s’adapteront facilement aux conditions locales. Outre leur intérêt esthétique, les vivaces et les plantes herbacées sont également conseillées en raison de leur bonne autonomie et donc de leur bonne inscription dans un mode de gestion différenciée.
2.1. Type A - Arborescente#
Acer pseudoplatanus ; Alnus glutinosa ; Fraxinus excelsior ; Acer campestre ; Castanea sativa ; Cornus mas ; Cornus sanguinea ; Corylus avellana ; Crataegus laevigata ; Crataegus monogyna ; Ruscus aculeatus ; Sorbus domestica ; Sorbus aria ; Sorbus aucuparia…
Sous forme de bouquets : Acer pseudoplatanus ; Alnus glutinosa ; Fraxinus excelsior ; Acer campestre ;
Castanea sativa ; Cornus mas ; Cornus sanguinea ; Corylus avellana ; Crataegus laevigata ; Crataegus monogyna ; Ruscus aculeatus ; Sorbus domestica ; Sorbus aria ; Sorbus aucuparia…
Remarque : Les plantations groupées par nombre impair sont préconisées.
- Les zones de stationnement (VL et PL)
Fraxinus Excelsior, Quercus palustris, Acer Campestre, Carpinus betulus, Prunus avium, Sorbus aucuparia, Malus, Populus tremula, Salix Alba…
- Les espaces libres : plantations groupées :
Acer pseudoplatanus ; Alnus glutinosa ; Fraxinus excelsior ; Acer campestre ; Castanea sativa ; Cornus mas ; Cornus sanguinea ; Corylus avellana ; Crataegus laevigata ; Crataegus monogyna ; Ruscus aculeatus ; Sorbus domestica ; Sorbus aria ; Sorbus aucuparia…
2.2. Type B - Arbustif#
- L’ensemble des limites parcellaires :
Amelanchier lamarckii ; Amelanchier Canadensis ; Abelia x Grandiflora ; Buddleia Davidii ‘White Profusion’ ; Cornus Mas ; Cornus Sanguinea ; Cotoneaster franchetii ; Eleagnus angustifolia ; Eleagnus x Ebbingei ; Frangula alnus ; Ilex Aquifolium ; Ligustrum Sinense ; Ligustrum Vulgare ; Ribes rubrum ; Ribes nigrum ; Rhamnus frangula ; Prunus Lusitanica ; Prunus spinosa ; Ribes Sanguineum ; Salix Cinerea ; Spiraea ssp ; Viburnum opulus…
Aces campestre ; Amelanchier lamarckii ; Amelanchier Canadensis ; Alnus glutinosa ; Carpinus betulus ; Corylus avellana, Crataegus monogyne ; Euonymus europaeus ; Rhamnus frangula ; Prunus avium ; Prunus spinosa ; Salix alba ; Viburnum opulus…
- Les espaces libres : plantations groupées :
Crataegus monogyna Alnus glutinosa ; Acer campestre ; Betula pendula ; Carpinus betulus ; Cornus mas ; Cornus sanguinea ; Corylus avellana ; Crataegus monogyna ; Cytisus scoparius ; Ilex aquifolium ; Ligustrum vulgare ; Malus sylvestris ; Prunus avium ; Pyrus pyraster ; Rhamnus cathartica ; Salix caprea ; Tilia cordata…
Remarque : Les plantations groupées par nombre impair sont préconisées.
- Les zones de stationnement :
- Plantes couvre-sol au pied des arbres de H.T. : Symphoricarpos albus ; Lonicera nitida ‘Maigrün’
- Haies arbustives libres : Cornus ; Euonymus europaeus ; Lonicera ; Rosa canina ; Rubus idaeus ; Ribes nigrum ; Ribes rubrum ; Symphoricarpus ; Spiraea ; Viburnum
- Haies mono spécifiques taillées : Acer campestre ; Carpinus betulus ; Crataegus monogyna ; Cornus mas ; Cornus sanguinea ; Corylus avellana ; Crataegus laevigata ; Fagus sylvatica ; Ligustrum vulgare ; Rhamnus cathartica
- Les zones de stockage :
Corylus avellana ; Amelanchier ovalis ; Cornus sanguinea ; Crataegus monogyna ou oxyacantha; Prunus spinosa ; Ribes rubrum ; Ribes nigrum ; Rhamnus frangula ; Viburnum opulus…
- Les zones d’accueil et d’entrée de bâtiments :
- Arbustes : Amelanchier Canadensis ; Abelia x Grandiflora ; Cornus Mas ; Cornus Sanguinea; Eleagnus angustifolia ; Eleagnus x Ebbingei ; Ilex Aquifolium ;Ligustrum Vulgare ; Prunus lusitanica ; Ribes sanguineum ; Salix Cinerea ; Spiraea ssp
- Graminées : Miscanthus, Molinia, Calamagrostis, Pennisetum, Stipa….
2.3. Type C – Bassins paysagers#
Les bassins de tamponnement seront ensemencés du mélange suivant, avec au moins 30% de graminées :
Agrostis tenuis ; Festuca rubra ; Poa pratensis ; Lotus corniculatus ; Achillea millefolium ; Centaurea thuilleri ; Hypericum perforatum ; Knautia arvensis ; Ranunculus acris ; Leucanthemum vulgare ; Malva moschata ; Origanum vulgare ; Daucus carota ; Prunella vulgaris ; Silene latifolia alba ; Geranuim pyreneicum ; Centaurea cyanus ; Chrysanthemum segetum ; Papaver rhoeas
2.4. Type D – Plantes grimpantes#
Clématites ; Hedera Helix (persistant) ; Hydrangea Petiolaris (ombre) ; Jasminum Officinale Affine ; Lonicera Japonica ‘Halliana’ ; Parthenocissus Tricuspidata ; Polygonum Baldschuanicum
Les mélanges devront comporter au moins une espèce persistante (Hedera Helix) plantée à 50%.
2.5. Type E – Espaces engazonnés/Prairie de fauche Semis de gazon.
2.6. Conseils et Remarques générales#
- Préparation des plantations et entretien
- La terre végétale Il est conseillé de conserver les 30 premiers centimètres de terre lors du déblaiement des surfaces à bâtir. Ceux-ci seront utiles pour constituer la couche de base des diverses zones de plantations. Une couche de 20cm sera nécessaire pour les surfaces de semis ; une couche de 50 cm servira aux surfaces plantées d’arbustes.
- Le paillage Un paillage biodégradable (biomulch) d’une épaisseur de 10 cm assurera la propreté des massifs durant les 3 premières années. Il permettra de limiter les entretiens trop réguliers comme le désherbage ou l’arrosage.
- L’entretien L’acquéreur s’engagera à entretenir régulièrement les espaces verts présents sur sa parcelle. Les entrées, les zones de stationnement, les façades vitrines seront entretenues régulièrement afin de conserver un aspect de propreté. Les espaces moins visibles, type zones engazonnées en fond de parcelle, ne peuvent faire l’objet que d’un entretien limité c’est-à-dire une fauche deux fois l’an. Ce type d’entretien limitera nécessairement les coûts. Il s’inscrit également dans l’esprit de la démarche paysagère choisie, c’est-à-dire une trame végétale la plus naturelle possible.
- Remarques générales
- Sont proscrites les espèces suivantes : Peupliers d’Italie et les conifères de type Thuya, Chamaecyparis, Cupressocyparis.
- Les plantations arbustives au feuillage persistant représenteront au moins 30% des plantations arbustives.
- A l’exception des haies des aires stationnement, aucune haie taillée et/ou constituée d’une seule espèce végétale ne pourra s’implanter sur l’ensemble des limites parcellaires.
- Aucune clôture maçonnée ne sera possible sur l’ensemble des limites parcellaires. - Les massifs devront avoir une forme compacte, dynamique (alignements, lignes fortes, rythmes,
…) et sobre (trois coloris de floraison et de feuillage maximum à prévoir). Le nombre d’espèces sera limité de manière à renforcer les lignes de force et de mise en scène. - Les aires de stationnements, de stockage et les cheminements piétons voire automobiles préfèreront un revêtement perméable (dalles gazons, stabilisé, enrobé poreux) afin de limiter le ruissellement des eaux.
B. Prescriptions architecturales principe general#
Pour tout type d’activités (industrielle ou artisanale), le projet architectural devra assurer simplicité, sobriété, unité et qualité :
- de volumétrie générale - de dessin des façades - de matériaux - d’insertion paysagère.
L’expression architecturale contemporaine est ici préconisée. En aucun cas, les constructions et installations à édifier ne doivent par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leurs aspects extérieurs, porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages naturels ou urbains. Il est important que le choix de chaque élément architectural se fasse de manière judicieuse pour chacun des bâtiments tout en gardant à l’esprit que celui-ci fait partie d’un tout.
Remarque : les différents schémas présents dans ce chapitre illustrent le cahier à titre de principes d’aménagement.
1. Architecture des constructions#
Les bâtiments adopteront une architecture linéaire, horizontale. Celle-ci se traduira dans les volumes, les ouvertures, le positionnement de celles-ci, les matériaux de couverture….
1.1. Gabarit#
Le gabarit des bâtiments sera de forme parallélépipédique de base rectangulaire, plutôt long que haut, soit plus horizontal que vertical. La hauteur maximale (= acrotère compris) est fixée à 9m pour les bâtiments d’activités artisanales PME/PMI et à 12,50m pour les bâtiments d’activités industrielles.
De manière générale, il s’agira de compacter le bâtiment afin de limiter l’emprise du bâti dans les vues paysagères. Pour les bâtiments de grande ampleur, on veillera toutefois à recouper les volumétries trop imposantes :
- en découpant le bâtiment en plusieurs petites entités de tailles différentes pour atténuer l’effet massif ;
- en implantant des masses végétales (type A ou B, Voir cahier recommandations paysagères) aux abords du bâtiments en fonction des vues sensibles ;
- en jouant sur les ruptures telles que changement de matériau, failles, châssis vitrés etc… dans le sens de la longueur ; soubassements, bandeaux… dans le sens de la hauteur
- Si l’acquéreur désirait toutefois construire un bâtiment de forme différente, un examen spécifique de son insertion paysagère devra être réalisé avant toute validation d’implantation. Le principe d’horizontalité restant valable dans ce cas.
1.2. Façades et Ouvertures De manière générale, toutes les façades devront être traitées avec soin sans que l’on puisse sentir une façade délaissée. Situés dans le champ sensible de visibilité, les bâtiments implantés le long de la RD90 devront faire l’objet d’une attention particulière. La recherche architecturale est donc nécessaire afin de constituer des façades « urbaines » qualitatives et harmonieuses. Remarque : « Recherche architecturale » ne veut pas nécessairement dire richesse architecturale, architecture complexe ou chargée mais bien plus adéquation et intégration à l’environnement. Les « façades à rue » se doteront d’une architecture plus riche c’est-à-dire plus travaillée (dans le dessin ou la variété des matériaux) afin de signaler et de valoriser l’entrée du bâtiment. Les ouvertures de l’ensemble des façades seront alignées horizontalement et verticalement. Leur dessin architectural sera sobre et simple. Généreuses ou nombreuses sur les « façades à rue » soit le long de la RD90 et voies de desserte internes au site, elles pourront être présentes en nombre bien plus restreint sur les façades secondaires.
Agencement des ouvertures
1.3. Toitures Les toitures seront plates ou à double pente. Dans ce dernier cas, les bâtiments de grande ampleur (voués généralement aux activités de type industriel ; longueur de bâti plus importante que celle d’un bâti d’activité artisanale) devront dissimuler cette double pente derrière un acrotère horizontal. De manière générale, les toitures limiteront au maximum le nombre des édicules ; elles intégreront et ordonnanceront les désenfumages, extinctions, climatiseurs, panneaux photovoltaïques etc…dans l’architecture d’ensemble.
BATI de grande dimension (type industriel) Toiture à double pente dissimulée derrière un acrotère
BATI de petite taille (type artisanal) Toiture à double pente visible
Principe d’aménagement des toitures en fonction du gabarit de construction (et donc du type d’activités)
1.4. Annexes Les annexes en saillie sur les bâtiments principaux pourront avoir une architecture plus libre à condition qu’elles participent au parti architectural d’ensemble.
Exemple d’annexes dont l’architecture est similaire à celle du bâtiment principal
2. Materiaux et couleurs#
Démarche environnementale Les matériaux mis en œuvre dans l’aménagement des espaces extérieurs (revêtements de sol, mobilier) privilégieront une provenance locale :
- parce qu’ils sont le reflet de l’identité locale (meilleure inscription environnementale en termes de nature et de couleur).
- pour limiter les déplacements lointains (pollution et coût) Sont préconisés :
- l’emploi de produits certifiés NF-environnement ou d’autres labels intégrants les risques sur la santé et l’environnement lors de leur fabrication ;
- l’emploi de produits dont le site de production fait l’objet d’une certification en termes de management environnemental ;
- les modes de construction en technique sèche ou technique démontable. 2.1. Façades Pour garantir la mise en place d’une architecture de qualité, l’ensemble des façades du bâtiment utilisera des matériaux (types et couleurs) similaires afin de garantir une homogénéité et une harmonie de l’enveloppe globale du bâtiment. L’attention portée au choix des matériaux est le gage d’une inscription paysagère réussie.
Sont prescrits : - l’emploi de matériaux auto lavables, n’accrochant pas la poussière ou garantissant une bonne tenue dans le temps. - l’emploi de matériaux assurant une bonne intégration paysagère : bois, verre, métal, panneaux de type Eternit ou Trespa, béton architectonique, béton brut ou peint en façade (au minimum de 2 matériaux différents). - l’utilisation des couleurs foncées (noirs, gris foncés, bruns…) ou issues de la palette locale des couleurs ou naturelles du bois, du verre… - De manière générale, l’emploi d’une unique teinte par volume est privilégiée ; l’alternance des couleurs sur un même bâtiment est à éviter. Néanmoins pour être facilement repérables ou valoriser un dessin architectural, les entrées de bâtiments, les bureaux, orientés à l’intérieur de la zone, pourront être habillés de couleurs différentes mais en petite proportion (couleurs choisies dans le dégradé de la couleur dominante ou n’altérant pas l’harmonie des façades). Des matériaux plus qualitatifs pourront aussi identifier ces entités. - le couvert végétal des façades (Voir Cahier des prescriptions paysagères) pour intégrer davantage le bâti dans son environnement et apporter un certain confort thermique.
Sont proscrits : - l’emploi à nu des matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings, béton cellulaire), les matériaux à base de béton cellulaire peint - l’emploi de couleurs claires et vives (pas de blanc, crème, jaune, rouge etc) dans de grandes proportions (pas plus de 10%) - les enseignes de couleurs vives, fluorescentes ou réfléchissantes - le surlignage des acrotères, des angles, des châssis, etc…par une teinte vive en contraste avec la teinte générale du bâtiment
Matériaux de référence : brique ; bois ; enduit
Palette chromatique de référence
Références : Teinte foncée ou naturelle des façades - Sobriété des architectures et de la palette chromatique – Elément « repère » de la façade souligné par une couleur différente, en faible proportion et dans les vues internes
2.2. Toitures Afin de s’intégrer au mieux dans les paysages, la teinte des matériaux de couverture et d’étanchéité sera neutre. En effet, les toitures peuvent : - être couvertes d’un revêtement d’étanchéité, de bacs aciers etc de couleur foncée (gamme des gris) limitant la réflexion lumineuse (respect de la faune), - ou être végétalisées (intérêts : intégration visuelle ; tamponnement des eaux pluviales ; isolation acoustique et thermique). Les toitures peuvent être équipées de panneaux photovoltaïques à intégrer dans l’acrotère (cf point 1. Architecture des constructions, 1.3. Toitures) Les couvertures apparentes en tôle ondulé ou papier goudronné sont interdites.
Panneaux photovoltaïques & Toitures végétales
2.3. Principes généraux - le choix des matériaux dominants et leurs dégradés de couleur se limiteront à quelques types pour garantir l’homogénéité de la construction, l’harmonie de la zone d’activités et de leur inscription paysagère. Un minimum de 2 matériaux sera toutefois requis pour chacune des constructions. - une attention sera également donnée à l’harmonie des couleurs entre façades et couvertures - les façades pourront être appuyées par un soubassement minéral (béton poli, béton granulaire de teinte foncée).
3. Enseignes#
Les enseignes s’inscriront dans la palette des couleurs de la façade c’est-à-dire des couleurs foncées et sobres ; se positionneront dans le haut de la façade et respecteront le gabarit du bâtiment (voir schémas ci-dessous). Sont interdits :
- les totems en enseigne sur mât - les enseignes drapeau sauf les enseignes saillantes du volume bâti à condition que les 2/3 de leur hauteur au moins soient comprises dans l’emprise de la façade. - les caissons lumineux (à l’exception des logos) Les enseignes sont interdites dans la marge de recul entre les constructions et les emprises publiques.
Interdit
Couleur
Pose
Gabarit
Enseignes : Principe de couleur, de pose, de gabarit
4. Eclairage des parties privatives#
Présent uniquement de manière à pouvoir éclairer les aires de manœuvres, les entrées de bâtiments et les voies principales de circulation, l’éclairage sera le plus discret possible pour respecter le milieu rural dans lequel la zone d’activités s’implante.
L’éclairage sera de préférence intégré aux bâtiments.
Les aires de manœuvre ou de service seront éclairées au moyen de projecteurs en applique sur les bâtiments complétés éventuellement de mâts.
Les zones de stationnement et les cheminements piétons pourront être éclairés par borne de 1,20m de hauteur en projecteur encastré au sol. Ces bornes seront limitées au strict minimum car ces zones seront équipées de système de bandes réfléchissantes ou catadioptres suffisant pour se repérer.
Quelques principes généraux :
- Le choix des sources lumineuses Adopter des matériels sans pollution lumineuse, indiqués comme tels dans les catalogues : ampoule sous capot abat-jour, pas de verre protecteur, ou sinon, verres plats et transparents (disponibles pour la plupart des modèles). Proscrire les lanternes à verre bombé et les boules. Plus généralement, s’assurer que le diagramme photométrique ne montre aucune émission au dessus d’un cône de 70°.
- L’orientation des sources lumineuses : vers le sol ; Adopter une potence qui maintienne le lampadaire à l’horizontale. Choisir des optiques asymétriques qui permettent d’orienter le flux.
- La densité des sources lumineuses Leur nombre doit être adapté aux besoins. Extrêmement dommageables pour l’environnement, les critères d’uniformité d’éclairement actuellement pratiqués en urbanisme doivent être bannis.
- Le spectre d’émission Choisir des lampes émettant en dehors des ondes lumineuses courtes (de l’ultraviolet au bleu vert) et les plus longues (de l’orange au rouge). Préférer, donc, le centre du spectre, c’est-à-dire dans le jaune.
- La puissance lumineuse Réduire la puissance globale et nominale des lampes utilisées.
- Régler les plages horaires de fonctionnement Les plages horaires de fonctionnement doivent être réglées en fonction des saisons et du rythme nuit/jour. Une extinction totale des sources lumineuses est préconisée durant la nuit.
5. Autres dispositions#
Les postes électriques privés seront intégrés au bâtiment principal. Les citernes à eau, à gaz ou à mazout ainsi que les installations similaires doivent impérativement être enterrées ou dissimulées par des écrans végétaux ou des claustras recouverts de plantes grimpantes (voir Recommandations paysagères).
www.eternit.fr
Cahier des prescriptions architecturales & paysagères – Zac du Val de Noye
Photos de référence : Prescriptions d’aménagement générales :
Zac du Haut Val de Nièvre, Flixecourt (80)
Zone d’activités en Belgique
Zac du Haut Val de Nièvre, Flixecourt (80) www.eternit.fr
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Zac de la Verte Rue Bailleul (59)
Photo de Jean Cazes EPURE
Zac Jules Verne, Amiens (80)