Intitulé du document : UP 4 – Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Principes généraux
Le traitement des façades, des toitures et des clôtures devra prendre en compte les rythmes, les couleurs et les matériaux de l’environnement immédiat. Le ravalement des façades des constructions anciennes sera réalisé avec des matériaux compatibles avec les supports anciens. Les travaux de restauration, de réhabilitation et/ou d'entretien portant sur le bâti ancien doivent être exécutés suivant les techniques adaptées au traitement des édifices traditionnels et au savoir-faire de leur époque de création. En cas d'interventions sur le bâti ancien, les travaux devront tendre à une sauvegarde et mise en valeur des éléments d'intérêt architectural existants et à une recherche d'adéquation avec le type architectural caractérisant l'édifice.
L’usage exclusif et excessif du blanc et de couleurs vives et criardes est interdit ; ces couleurs doivent être appliquées avec mesure, pour mettre en valeur des éléments ponctuels de la structure ou du décor de la construction. Le choix des teintes devra être fait dans le respect de l’ambiance chromatique environnante.
Les nouveaux dispositifs d’économies d’énergie, de réduction d’émission de gaz à effet de serre et toutes les autres dispositions environnementales impliquées dans les constructions doivent être aussi intégrées que possible dans l’enveloppe des constructions en évitant de les installer comme de simples “ajouts” disgracieux.
Les ouvrages et éléments techniques (antennes, caissons de volets roulants, climatiseurs…), les câbles de toute nature (électricité, téléphone, télévision…) doivent être masqués. S’ils ne peuvent être dissimulés, ils doivent faire l’objet d’une intégration discrète et soignée.
Le permis de construire sera refusé pour des constructions ou installations ne présentant pas d’unité d’aspect ni de réel équilibre dans le jeu des volumes, l’emploi des matériaux, le rythme et les proportions des percements, la modénature et la coloration des parements de façades.
Dans un ensemble de constructions présentant une unité de volume, de matériaux, de couleur ou de style, le permis de construire sera refusé si les travaux projetés sont de nature à rompre l’harmonie de l’ensemble, principalement si la composition des façades ne tient pas compte des modules du bâti existant.
Les expressions architecturales contemporaines sont possibles et préférables à l’imitation de l’architecture identifiée comme patrimoine. Tout pastiche d’une architecture archaïque ou étrangère à la région est interdit.
Les accessoires techniques devront être intégrés dès la conception aux façades et à la couverture et être les plus discrets possible dans la perception générale.
Dans les secteurs UPp et UPp’, les constructions doivent être obligatoirement adaptées par leur type ou leur conception à la topographie du sol (et non le sol à la construction), aux caractéristiques boisées et paysagères importantes du site d’implantation et aux vues depuis les coteaux en vis-à-vis. Les effets de masse, de tertre ou de hautes parois artificielles sont interdits. Le maillage verdoyant et boisé des « tableaux » perçus depuis les coteaux en vis-à-vis ou depuis la ville ancienne sera préservé et mis en valeur.
A) Pour les nouvelles constructions
Couverture
La couverture sera d’aspect uniforme, de tonalité sombre, s’apparentant aux teintes des matériaux traditionnels. Les aspects tuiles (canal et/ou romane) ou brillant sont interdits ainsi que les matériaux précaires tels que le fibro-ciment, ou le bardeau bitumé et plastique. Les ouvertures de toits surdimensionnés par rapport à la composition de façade sont interdites.
Les toitures des constructions principales présenteront une pente comprise entre 30° et 60°. Le gabarit et les lignes de composition des couvertures des constructions anciennes proches (ex. toitures « à la Mansart ») pourront être repris.
Les toitures terrasses sont uniquement admises pour la mise en œuvre de toiture végétalisées.
Les toitures monopentes sont admises :
- dans le cadre d’un projet d’expression architecturale maîtrisée et contemporaine ;
- pour les annexes d’une emprise au sol inférieure à 40 m2 sous réserve de présenter une pente minimale de
10°.
Les dispositions de pente et d’aspect ci-dessus ne s’appliquent pas pour :
• • • •
60
Les vérandas ; Les abris de jardin d’une emprise au sol de moins de 20 m2 ; Les abris pour piscine et les carports ; Les pergolas ;
Façade
Les façades constituées de matériaux destinés à être peint, enduit ou recouvert, laissés nus, ne sont pas admises.
La façade visible depuis l’espace public devra respecter la composition des façades des constructions anciennes proches. L’aspect de la façade visible depuis l’espace public devra constituer un ensemble homogène, sans choc visuel avec les façades des constructions voisines.
Les surfaces brillantes ou réfléchissantes sont interdites. L’aspect des façades doit être mat. Le choix des couleurs en dehors des matériaux conservant leurs tons naturels (briques, pierres et bois) doit découler de l’architecture de la construction, dans le respect de l’ambiance chromatique environnante, tant construite que naturelle. Les enduits et peintures imitant des matériaux tels que faux pans ou bardages de bois, fausses briques, faux moellons et faux marbre sont interdits.
En cas de démolition d’un bâtiment en mitoyenneté, le projet de construction devra inclure obligatoirement le traitement des façades laissées découvertes des constructions voisines.
L’utilisation en façade du bois ou de tout autre matériau renouvelable permettant d’éviter des émissions de gaz à effet de serre est autorisée.
B) Modification ou extension d’une construction
Les modifications de l’aspect de la couverture doivent être cohérents avec :
- La typologie et l’époque de construction ;
- Les teintes des couvertures de l’époque ;
- L’aspect et les dispositions des ouvertures d’origine ou traditionnelle. Les nouveaux châssis de toit et leur dispositif d’occultation devront être à fleur du matériau de couverture (encastrés). Ils ne sont pas autorisés sur les brisis qui pourront seulement accueillir des lucarnes, en respectant l’aspect des lucarnes des bâtiments similaires ;
- L’aspect des souches de cheminées anciennes ;
- Les caractéristiques des éléments de décor de la couverture d’origine (clochetons, tourelles, faîtières, épis, girouettes, gouttières, …).
Les dispositions modernes de couverture doivent être traitées avec une qualité contemporaine assumée et maîtrisée et sont plutôt à réserver soit à des projets de sortie de péril du patrimoine bâti soit aux extensions des constructions dans le souci de marquer les époques des modifications.
La visibilité depuis l’espace public des accessoires techniques modernes (antennes, récupérateur d’eaux pluviales, appareil de climatisation, conduit d’extraction, capteurs solaires…) doit être limitée au maximum. L’impossibilité d’une implantation sur une façade non visible depuis l’espace public ou sur une annexe doit être motivée par le pétitionnaire.
Les modifications apportées à l’aspect de la façade doivent respecter :
- La volumétrie et la structure cohérentes du bâtiment et ses caractéristiques d’origine ;
- Les matériaux et les dispositifs d’appareillage d’origine des façades visibles depuis l’espace public ;
- L’alignement des percements et l’alternance des pleins et vides. Les compositions cohérentes existantes devront être conservées ; les compositions incohérentes pourront être rectifiées à l’occasion des travaux. Les modifications ou ajouts de percements ne doivent pas nuire à l’équilibre de la façade et doivent reprendre les proportions et la modénature de l’époque de construction, dans ses formes, ses matériaux et sa mise en œuvre ;
- L’aspect d’origine des menuiseries ; les caractéristiques et teintes des menuiseries seront homogènes sur une même façade ;
- Les caractéristiques des éléments d’accompagnement de la façade (perrons, balcons, escaliers extérieurs, auvents, marquises, …) et des éléments de décor de l’époque de construction (lambrequins, ferronnerie, gouttières, …) ;
La pose de glaces « miroir » ou « fumées » est interdite.
Les façades en briques ou en autres matériaux traditionnels de qualité, que ceux-ci soient utilisés comme parements ou réservés à certains éléments de façades (encadrement des baies, chaînages…) ne doivent pas être couvertes d’enduit ou de peinture. Cependant, si l’appareillage est très dégradé ou de très médiocre facture, le recours à un enduit compatible avec la brique ou le matériau employé pourra être admis.
Les dispositifs modernes de volets ou de portes de garages doivent être intégrés avec soin soit pour être rendus invisibles (par exemple un coffret de volet roulant masqué par un lambrequin) soit en étant traités avec une qualité contemporaine assumée.
Les teintes des façades et toitures des agrandissements et des annexes jointives doivent être obligatoirement en harmonie avec celles des façades et toitures de la construction principale.
Les teintes sombres sont imposées pour les portes de garage, en harmonie avec le traitement des façades des constructions environnantes.
Les vérandas ou jardin d’hiver nouveau doivent être réalisés en verre, avec des profilés fins, traités dans des teintes foncées, en respectant l’équilibre général de la façade et ses éléments de décor.
C) Façade commerciale#
Les façades commerciales seront réalisées en harmonie avec les façades et bâtiments voisins de la rue.
Les façades commerciales ne doivent pas modifier les proportions et les lignes de forces verticales des immeubles. Ainsi, les éléments verticaux porteurs de l’immeuble ne doivent pas être masqués par l’aménagement.
La vitrine et le décor commercial sont limités à la hauteur des appuis de baies du premier étage, y compris pour les commerces utilisant les surfaces du premier étage.
Les matériaux et couleurs utilisés pour la décoration des façades commerciales doivent être en harmonie avec le reste de l’immeuble. La multiplication des matériaux, les placages et les pastiches de matériaux, les matériaux réfléchissants sur de grandes surfaces, les caissons lumineux ou clignotants doivent être limités. Les caissons des rideaux métalliques, les coffrets et équipements techniques sont intégrés à la façade.
Les couleurs sobres et mates seront privilégiées. Des touches de couleurs propres à l’enseigne pourront être utilisées sur des surfaces limitées de la façade hors enseigne.
Dans le cas d’une devanture ancienne ouvragée, sa conservation et sa mise en valeur seront recherchées.
En cas de changement de destination d’un rez-de-chaussée commercial, la préservation d’éléments anciens dans l’aspect de la façade commerciale (ouverture en arcs, devantures anciennes en bois, enseigne en ferronnerie, …) pourra être demandée si elle participe à l’unité commerciale ou au caractère pittoresque des voies et places publiques.
D) Clôtures
Les clôtures constituées de matériaux destinés à être peints, enduits ou recouverts, laissés nus, sont interdites.
Tous les éléments constitutifs des clôtures grillagées (structure porteuse, potelets, etc.) seront de couleur sombre et homogène (vert, gris, noir…). Les portails et portillons blancs sont interdits.
La nature, la hauteur et l’aspect des clôtures sur rue doivent s’harmoniser avec les lieux avoisinants.
Les clôtures nouvelles doivent présenter une simplicité de forme et de matériaux. La reprise d’un modèle de clos traditionnels est possible.
Les clôtures maçonnées traditionnelles de briques et de silex et les piles de portails seront conservés et restaurés. Elles pourront être étendues en reprenant les matériaux et l’appareillage d’origine. Toute surélévation doit être réalisée en harmonie avec l’existant ; les dispositifs à claires-voies et les grilles sont acceptés.
Lorsque que les constructions ne sont pas implantées à l’alignement, la limite de l’emprise publique en dehors des accès est marquée par un mur de clôture. Les murs de clôtures à l’alignement de l’emprise publique sont réalisés en harmonie avec la construction principale, les clôtures voisines de qualité et le caractère du quartier. Les portails et portillons doivent respecter le gabarit du mur de clôture.
Dans tous les secteurs, la hauteur des clôtures implantées en limite séparative est limitée à 2 mètres.
Pour des raisons de sécurité des sites des équipements publics et d’intérêt général, une clôture d’une hauteur supérieure à 2 mètres pourra être autorisée.
La restauration, la reconstruction, l’aménagement et l’extension des murs de clôture anciens d’une plus grande hauteur que celles indiquées ci-dessus sont admis, à condition de ne pas être surélevées.
Dans la zone UP sur la commune de Valmont, sur la limite de l’emprise publique :
- La hauteur maximum des clôtures est limitée à 1,80 mètre.
- Les clôtures pleines sont autorisées jusqu’à 0,30 mètre à condition qu’il ne soit pas fait obstacle au ruissellement ; au-delà de 0,30 mètre, un dispositif à claire-voie est imposé, doublé ou non d’une haie constituée d’essences locales.
- Les revêtements opaques apposés sur les dispositifs à claire-voie (lamelles PVC, bâche, canisse, brandes…) sont interdits.
Dans la zone UP sur la commune d’Yport : sur la limite de l’emprise publique :
- La hauteur maximum des clôtures est limitée à 1,80 mètres.
- Les murs de clôtures ne pourront dépasser une hauteur d’1,20 mètre ; au-delà de 1,20 mètre, le mur pourra être surmonté d’un dispositif à claire-voie ou d’une haie constituée d’essences locales, doublée ou non d’un grillage.
- Les revêtements opaques apposées sur les dispositifs à claire-voie (lamelles PVC, bâche, canisse, brandes…) sont interdits.
Dans le secteur UPa : sur la limite de l’emprise publique :
- La hauteur maximum des clôtures est limitée à 1,50 mètre.
- Le soubassement en matériaux opaques n’excédera pas 0,50 mètre.
- Le mur pourra être surmonté d’un dispositif à claire-voie ou d’une haie constituée d’essences locales, doublée ou non d’un grillage
- Les revêtements opaques apposées sur les dispositifs à claire-voie (lamelles PVC, bâche, canisse, brandes…)
sont interdits.
Dans le secteur UPb : sur la limite de l’emprise publique :
- La hauteur maximum des clôtures est limitée à 1,80 mètre.
- Le soubassement en matériaux opaques n’excédera pas 0,50 mètres.
- Le mur pourra être surmonté d’un dispositif à claire-voie ou d’une haie constituée d’essences locales, doublée ou non d’un grillage
- Les revêtements opaques apposées sur les dispositifs à claire-voie (lamelles PVC, bâche, canisse, brandes…)
sont interdits. Dans les secteurs UPp et UPp’ :
- La nature, la hauteur et l’aspect des clôtures, sur la limite de l’emprise publique ou en limites séparatives, doivent : o Participer au caractère verdoyant des lieux o Ne pas occulter la majeure partie des vues et perspectives sur la ville ancienne et sur la mer depuis les rues et passages piétons.
- Sur la limite de l’emprise publique : o La hauteur des dispositifs artificiels est limitée à 1,50 mètre. o Le soubassement en matériaux opaques n’excédera pas 0,50 mètre. o Le mur pourra être surmonté d’un dispositif à claire-voie ou d’une haie constituée d’essences locales, doublée ou non d’un grillage o Les revêtements opaques apposées sur les dispositifs à claire-voie (lamelles PVC, bâche, canisse, brandes…) sont interdits.