Eau potable
Toute construction ou installation nouvelle qui requiert une alimentation en eau, doit être desservie par une conduite de distribution d’eau potable, de caractéristiques satisfaisantes en quantité et en qualité, et raccordée au réseau collectif d’adduction d’eau.
Les extensions des constructions ou installations sont autorisées en l’absence du réseau public d’eau potable sous réserve d’une alimentation par puits ou par forages et de la bonne qualité de l’eau prélevée.
Assainissement des eaux usées
Toute construction ou installation nouvelle doit évacuer ses eaux usées par des canalisations souterraines raccordées obligatoirement au réseau collectif d’assainissement, s’il existe. En particulier, lorsqu’un réseau séparatif existe, les eaux usées ne doivent pas être rejetées dans le réseau d’eau pluviale. Ce raccordement au réseau doit respecter les prescriptions édictées par le règlement du service d’assainissement collectif.
Toutefois, en l’absence d’un tel réseau, un système d’assainissement individuel pourra être mis en place pour recevoir les effluents. Il devra être conforme aux prescriptions du schéma départemental et aux prescriptions du service public d’assainissement non collectif.
Eaux pluviales
L’aménageur ou le constructeur doit réaliser les aménagements permettant de limiter l’imperméabilisation des sols et d’assurer en quantité et en qualité la maîtrise de l’écoulement des eaux pluviales, conformémentà la réglementation en vigueur. Les eaux pluviales sont en règle générale et, dans la mesure du possible, conservées sur la parcelle. Pour les eaux pluviales de toiture et de ruissellement : le recueil, l’utilisation, l’infiltration lorsque cela est possible sur le terrain d’assiette du projet, à l’aide de dispositifs de stockage, de traitement et d’infiltration conformes à la législation en vigueur, doivent être la première solution recherchée. Les ouvrages mis en place pour réguler les eaux pluviales doivent limiter les débits de fuite à 3 litres par seconde et par hectare aménagé. Tout projet de construction et d’aménagement doit respecter les dispositions de la loi sur l’eau.
L’usage des eaux de pluie récupérées à l’aval des toitures est soumis à la réglementation en vigueur correspondant à l’arrêté du 21 août 2008, publié au JO n°0201 du 29 août 2008. En particulier :
▪ À l’extérieur des bâtiments, l’usage des eaux de pluie récupérées est autorisé sans restriction
particulière ;
▪ À l’intérieur des bâtiments, l’eau de pluie collectée à l’aval de toitures inaccessibles peut être
utilisée pour des usages domestiques compatibles. Dans ce cas, un réseau distinct du réseau public d’eau potable devra être réalisé.
Les usages professionnels et industriels de l’eau de pluie sont autorisés, à l’exception de ceux qui requièrent l’emploi d’eau destinée à la consommation humaine telle que définie à l’article R.1321-1 du Code de la santé publique, dans le respect des réglementations spécifiques en vigueur.
Réseaux divers (électricité, gaz, téléphone, télédistribution, éclairage public, fibre optique)
Sur le terrain d’assiette du projet, tous les câbles de distribution des réseaux doivent être enterrés.
En cas d’impossibilité technique, à l’exclusion des opérations d’ensemble pour lesquelles cette clause
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est impérative, ces dispositifs devront être intégrés et ne pas porter préjudice au paysage.
Toute construction nouvelle, à l’exception des constructions annexes, doit pouvoir être raccordée aux réseaux de câbles ou de fibre optique, lorsqu’ils existent. Dans tous les cas, l’installation doit être conçue de sorte à rendre possible le raccordement au moment de la réalisation des travaux. Les opérations d’aménagement doivent prévoir la réalisation de fourreaux en attente sous les voies.
Les coffrets de distribution et les transformateurs doivent être intégrés harmonieusement.
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ANNEXE PATRIMONIALE
ANNEXE I | PRESCRIPTIONS ARCHITECTURALES POUR LES BATIMENTS D’INTERET PATRIMONIAL REPERES
Composition des façades et volumétrie des bâtiments
Ces édifices seront intégralement maintenus ou restitués dans leurs dispositions architecturales d’origine. Les extensions pourront être autorisées si elles ne portent pas atteinte à la qualité architecturale de l'immeuble, ou à son environnement.
Dans tous les cas, les éléments d’encadrement des baies, celles des chaînages, des corniches, souches de cheminées et des soubassements éventuels sont conservés et remises en place. Les éléments remarquables, éventuellement découverts lors de travaux, doivent être conservés.
Quand les ouvertures seront visibles des voies, elles seront rectangulaires et verticales. Seules les petites ouvertures pourront se rapprocher de la forme carrée. Les ouvertures de grandes dimensions pour des accès de véhicules devront être obligatoirement de proportions verticales et être axées sur les ouvertures des étages lorsqu’elles existent. Toutefois, des ouvertures de proportions différentes pourront être autorisées selon la composition architecturale de l’édifice existant.
Des démolitions totales ou ponctuelles pourront être autorisées si le projet de démolition permet la création d’une composition urbaine cohérente et de qualité, sous réserve d’une bonne intégration dans son environnement bâti et paysager.
Traitement des façades en pierre et ravalement par enduit des bâtiments
Les façades, corniches, chaînes d'angle ou les encadrements en brique, en pierre de taille de tuffeau ou de granit seront nettoyées ou ravalées suivant les techniques traditionnelles au chemin de fer, à la brosse, au jet sous pression ou encore par micro-gommage. Les ragréages par des mortiers d'imitation ne seront pas autorisés. Les pierres trop altérées ou éclatées seront remplacées par des pierres identiques. Les éclats de pierre d'une dimension inférieure à 5 cm de côté pourront être réparés à l'aide de mortier de ragréage. Au-delà, c'est la pierre qui devra être changée dans ses dimensions d'origine.
Toutes les moulurations seront conservées selon leur profil d'origine ou restituées si elles ont disparu. Leurs reliefs et leurs profils originaux : moulurations, bossages, etc. seront conservés et ne devront pas être enduits.
Les briques seront laissées apparentes, elles ne seront pas peintes. Les jointoiements seront réalisés avec soin, au mortier de chaux naturelle et sable. Les plaquettes sont interdites, sauf de façon exceptionnelle pour des reprises ponctuelles, lors de la restauration de façades (encadrements de baies, chainage...).
Pour les maçonneries de moellons apparents, les moellonages existants seront conservés, les petites pierres de calages entre moellons ne doivent pas être supprimées. En cas de remplacement ponctuel, les pierres seront de même origine et auront les mêmes caractéristiques (dimensions, forme, teinte, etc.) que celles des maçonneries maintenues. Sur les immeubles en pierre de moellons il sera appliqué un enduit pierres vues avec un mélange chantier composé d’un mortier de chaux blanche naturelle et de sable de rivière de granulométrie grossière (0/8). L’enduit pierre vue sera réalisé en finition lavée brossée. Un esprit de sel sera appliqué en finition pour nettoyer la façade et faire ressortir la teinte des pierres. La teinte de l’enduit se rapprochera de celle des enduits anciens réalisés à Montaigu.
Les enduits seront réalisés avec un mélange chantier composé d’un mortier de chaux blanche naturelle et de sable de rivière. La teinte de l’enduit se rapprochera de celle des enduits anciens. L’enduit sera réalisé en finition brossée, talochée ou lavée. Les enduits industriels monocouches et les enduits
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organiques (exemples : revêtement plastifiés) sont interdits.
Les enduits en surépaisseur par rapport aux pierres ou briques d’encadrements sont proscrits. L’enduit sera affleurant.
Les enduits pourront être utilisés en surépaisseur (1 à 1.5 cm maxi) pour les encadrements de baie et les bandeaux lorsque la pierre n’a pas été employée pour cela.
La pose d’un bardage, de quelque nature que ce soit, est proscrite sur toutes les façades visibles depuis l’espace public dans le secteur et faubourgs historiques.
Les maçonneries de parpaings ou de briques ne devront pas rester apparentes.
L’utilisation d’enduits industriels est autorisée sur les maçonneries autres qu’en pierre ou en briques pleines (murs en parpaings, en béton ...). Leur aspect devra s’apparenter le plus possible aux enduits traditionnels (teinte, finition).
L’isolation par l’extérieur n’est pas autorisée.
Toitures des bâtiments
a) Les couvertures en tuiles
La tuile canal est le matériau dominant et traditionnel. En secteur historique, les toitures devront être réalisées en tuiles canal de terre cuite dite tige de botte qui sont composées de deux tuiles séparées, l’une est appelée tuile courante et l’autre tuile couvrante. Les faitages doivent être réalisés avec la même tuile canal posée à bain de mortier de chaux. Les tuiles d’égout seront bloquées par ajout d’un rang de tuiles posées à bains de mortier de chaux ainsi que les arêtiers. Les ergots ne devront pas être visibles sur les extrémités de la toiture (faîtage, rives, etc.). La couleur des tuiles sera de teinte nuancée brun rouge. La couleur unie n’est pas autorisée.
Les tuiles mécaniques formées d’une ondulation de courant et de couvrant sur un seul moule ne sont pas autorisées sur les édifices remarquables et intéressants mais peuvent l’être sur des constructions récentes ou d’intérêt patrimonial moindre à condition que le galbe du dessous respecte la forme des tuiles courantes traditionnelles et que leur couleur soit de ton brun rouge.
L’usage de plaques de fibrociment est proscrit, y compris en cas de recouvrement par des tuiles canal (« tige de botte »).
b) Les couvertures en ardoises
Pour les ardoises : seules les ardoises naturelles seront employées. Ces ardoises doivent être posées au crochet inox teinté noir (ou au clou, en particulier pour les édifices remarquables et les toitures les plus anciennes). Les faîtages devront être réalisés avec des tuiles faîtières scellées au mortier de chaux sans emboitement ou en zinc sur les édifices construits à partir de 1900. Les ouvrages décoratifs tels que les épis, faîtages à festons de zinc ou de terre cuite devront être conservés ou restitués lorsqu’ils ont existé.
Les jonctions de toiture (noues, renvers, …) doivent être réalisées sous la forme arrondie, par taille de l’ardoise sur les édifices remarquables ou à angle vif, par un système de zinguerie dissimulé sous la couverture (noquets) sur les constructions de moindre d’intérêt. Les faitages devront être en zinc naturel ou en tuile. Les toitures se terminent par une dalle type dalle nantaise ou en chéneau de zinc naturel.
Les solins seront réalisés avec mortier de chaux blanche naturelle et sable, sans aucune trace de zingueries apparentes.
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Les sorties de ventilation en relief sont prohibées. Les ventilations se feront par pose de chatières intégrées dans le plan de toiture, sans saillie ni relief. En cas de nécessité technique, la dissimulation par un chapeau de petite taille en terre cuite de zinc ou encore en cuivre.
c) Les ouvertures en toiture
Les fenêtres de toits sont interdites sur les bâtiments remarquables. Les châssis de type « tabatière » traditionnel sont autorisées. Ils seront alors de formats verticaux, encastrés (placés dans le plan de la toiture), axés sur les baies des façades. Les volets roulants extérieurs sur ces châssis de toiture sont interdits.
d) Les zinqueries
Pour les toitures en ardoises, les gouttières seront de type « nantaises ».
Pour les couvertures en tuile canal, les gouttières pendantes sont autorisées. Pour les toitures sur corniche en pierre de taille, sur corniche en brique, ou sur génoise, éléments qui doivent rester visibles depuis l’espace public, les gouttières type « nantaises » seront autorisées. Sur les bâtiments remarquables, il sera utilisé des gouttières cachées dans le plan de la toiture.
Les gouttières ne pourront en aucun cas être passantes devant les lucarnes situées en aplomb de façade.
Les descentes d’eaux pluviales doivent être en zinc ou en cuivre. Elles seront disposées en limite de propriété et seront accompagnées d’un dauphin fonte en pied.
Les descentes d’eaux pluviales en zinc seront de couleur naturelle ou peintes couleur de l’enduit du mur. Les gouttières et descentes d’eaux pluviales en PVC et en aluminium sont interdites dans tout le périmètre ses secteurs historiques.
e) Les souches de cheminées
Les souches de cheminées doivent être conservées et entretenues. Les nouvelles souches de cheminée doivent être réalisées avec des matériaux d’origine : briques de 3 cm ou de 5 cm d’épaisseur, pierre de taille moulurée, joints à la chaux, et avec leurs dispositions d’origine : couronnement, mitrons, etc.
Le ciment est proscrit, que ce soit en enduit de souche ou en rejointoiement.
L’ajout de nouvelles souches de cheminées se fera dans l’esprit des souches existantes : elles seront placées au plus près du faîtage et couronnées de briques. Les extractions de ventilations et de fumées doivent être intégrées dans les souches existantes, dans de fausses souches de cheminées ou être non visibles depuis l’espace public.
Menuiseries et ferronneries des bâtiments
a) Portes et fenêtres
Les menuiseries extérieures devront toujours être conçues aux dimensions des ouvertures existantes. En conséquence, la partie visible du dormant (le cochonnet) ne devra pas être supérieure de 2 cm. Le double-vitrage et le verre feuilleté sont autorisés sous-réserve d’adaptation des profils traditionnels et d’utilisation de petits bois mortaises ou collés. Dans ce dernier cas, des intercalaires noirs seront placés entre les petits bois dans l’épaisseur du double vitrage. Les petits bois collés ou intégrés à l’intérieur du double vitrage ne sont pas autorisés. Les fenêtres auront un découpage de carreaux plus haut que
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large. Les petits bois devront être saillants.
Les jets d’eau et appuis seront arrondis.
Les portes extérieures seront réalisées si elles sont vitrées avec un soubassement en panneaux à platebande où saillants et avec une partie haute vitrée avec meneau central et petits bois saillants. Si elles sont pleines, elles peuvent être composées de plusieurs panneaux soit saillants, soit à plate-bande. S’il y a nécessité de mettre une imposte vitrée, le cadre de celle-ci devra toujours correspondre au cadre du dessin de la porte et la traverse devra être moulurée. Les traverses hautes des portes et impostes seront parallèles au linteau.
L’utilisation de menuiseries rapportées sur les dormants existants (type « rénovation ») est interdite. Les fenêtres et portes fenêtres en aluminium ou en PVC sont interdites sur les bâtiments remarquables et intéressants. Sur les autres constructions, ces matériaux sont autorisés à condition que leurs profils et moulures soient identiques aux caractéristiques des menuiseries traditionnelles citées ci-dessus (petits boisà l’extérieur du vitrage, jet d’eau et appuis arrondis…).
b) Les volets
Les volets roulants avec coffres extérieurs ne sont pas autorisés.
Les volets devront être réalisés à battants en bois peint de couleur respectant le nuancier de la commune de Montaigu. Ils seront composés de lames verticales assemblées avec des barres aux arêtes arrondies sans écharpes ou à clefs. Les pentures seront de la même couleur que les volets.
c) Les garde-corps
La restauration ou la reconstitution d’éléments de ferronnerie ou de serrurerie devra être faite suivant le modèle d’une construction de même type et de même époque, en utilisant les matériaux d’origine. Les garde-corps en barres d’aluminium, ou en PVC sont interdits. Les barreaudages seront fins (pas supérieur à 2 cm de diamètre). Les garde-corps en verre feuilleté sont autorisés.
d) Les portails de garage
Les portails de garage intégrés à l’habitation seront réalisés avec des lames verticales ou à rainures verticales ou encore à panneaux saillants plus hauts que larges. Les portails de style à caissons ou à cassettesne sont pas autorisés. Les portails en PVC ne sont pas autorisés. Ils devront être de couleur s’harmonisant avec le reste de la façade. La couleur blanche ou en bois apparent ne sont pas autorisés.
Les portails peuvent être basculants et automatises mais devront conserver l’aspect des modèles traditionnels.
e) Les portails d’entrée de propriété
Les portails d’entrée de propriété seront en métal avec soubassement en tôle et en partie hautes des éléments de ferronnerie verticaux ou avec volutes. Ils pourront être en bois massif et seront composés de lames verticales ajourées ou non.
Les portails en aluminium ou en en PVC sont interdits.
La couleur des portails sera de teinte foncée. La couleur blanche ou en bois apparent ne sont pas autorisés.
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Exception
L’ensemble des règles de l’annexe patrimoniale ne s’appliquent pas :
▪ Aux commerces et activités de services accueillant de la clientèle.
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