En-tête du document
Page 9/123
Communauté d’Agglomération Lisieux Normandie PLUI de LINTERCOM Lisieux Pays d’Auge
Règlement écrit
Modification Simplifiée n°10
MODIFICATION SIMPLIFIEE N°10 : Prescrite le 21.03.2025
Approuvée le 30.06.2026
LE PRESIDENT :
Page 10/123
SOMMAIRE DU RÈGLEMENT DU PLUI
PARTIE 1 : DISPOSITIONS GÉNÉRALES ................................................................................................................. 5 Chapitre 1 : Le champ d’application territorial du PLUi................................................................................................. 6 Chapitre 2 : La structure générale................................................................................................................................ 6 Chapitre 3 : Archéologie / Prévention des risques naturels et technologiques ............................................................. 7 Chapitre 4 : Préservation du patrimoine, des paysages et des continuités écologiques ............................................ 13 Chapitre 5 : Lexique................................................................................................................................................... 14 Chapitre 6 : Dispositions générales applicables à certains articles de chacune des zones ....................................... 17 Chapitre 7 : Liste des emplacements réservés .......................................................................................................... 25 Partie 2 : RÈGLEMENT DE CHAQUE ZONE ............................................................................................................ 27 Zone UA et secteur UAr : Centre-ville de Lisieux....................................................................................................... 28 Zones UB et UBh : Faubourgs Lexoviens .................................................................................................................. 35 Zone UC : Centre-ville du pôle lexovien, centres-bourgs des pôles relais, bourgs denses et extensions de Lisieux ................................................................................................................................................ 43 Zone UD : Centres-bourgs ruraux, extensions des pôles relais et du pôle lexovien................................................... 50 Zone UE : Pavillonnaire diffus.................................................................................................................................... 56 Zone UZOO : Parc Zoologique de Cerza................................................................................................................... 62 Zone UX : Tissu économique..................................................................................................................................... 67 Zone A : Espaces agricoles ....................................................................................................................................... 71 Zone N : Espaces naturels ........................................................................................................................................ 79 Zone 1AU : Zones à urbaniser................................................................................................................................... 87 Zone 1AUx : Tissu économique ................................................................................................................................. 92 Zone 2AU : Zones à urbaniser................................................................................................................................... 96
Page 11/123
NOUVELLE ARCHITECTURE DU REGLEMENT
14 ARTICLES POUR CHAQUE ZONE :
Section 1 : Usage des sols et destination des constructions (anciens articles 1 et 2)
1. Types d'occupation ou d'utilisation du sol, interdits 2. Types d'occupation ou d'utilisation du sol, soumis à des conditions particulières
Section 2 : Caractéristiques architecturales, urbaines et écologiques (anciens articles 6-7-8-9-10-11-13-15)
Caractéristiques architecturales des constructions
3. Aspect extérieur 4. Performances énergétiques et environnementales des constructions 5. Protection, mise en valeur et requalification du patrimoine culturel, historique et architectural
Caractéristiques urbaines
6. Implantation des constructions par rapport aux voies, emprises publiques et limites séparatives a. Par rapport aux voies et emprises publiques : b. Par rapport aux limites séparatives (deux catégories : les limites latérales et la limite de fond de parcelle) : c. Les unes par rapport aux autres
7. Emprise au sol 8. Hauteur des constructions 9. Protection, mise en valeur et requalification du patrimoine urbain
Caractéristiques écologiques
10. Préservation, maintien et remise en état des continuités écologiques 11. Espaces verts et plantations
Section 3 : Équipement de la zone (anciens articles 3-4-12)
12. Accès et voirie 13. Desserte par les réseaux (eau, assainissement, électricité, communications électroniques) 14. Stationnement
Page 12/123
Chaîne d'intégrité du document : 16 86 01 45 D8 A5 FC 7E 42 4D 27 B3 3B 05 6F A6
Publié le : 06/07/2026 Par : François AUBEY, Président Document certifié conforme à l'original http://publiact.fr/documentPublic/1095923
PARTIE 1 : DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Page 13/123
CHAPITRE 1 : LE CHAMP D’APPLICATION TERRITORIAL DU PLUI
LE RÈGLEMENT S’APPLIQUE À LA TOTALITÉ DU TERRITOIRE DE LINTERCOM LISIEUX PAYS D’AUGE NORMANDIE.
CHAPITRE 2 : LA STRUCTURE GÉNÉRALE
Division en zones du territoire, articulation des règles entre elles :
Le territoire couvert par le plan local d’urbanisme intercommunal est divisé en quatre catégories de zones : ◼ les zones urbaines (indicatif U) ; ◼ les zones à urbaniser (indicatif AU) ; ◼ les zones agricoles (indicatif A) ; ◼ les zones naturelles (indicatif N).
Les zones urbaines auxquelles s’appliquent les dispositions des différents chapitres sont repérées au plan par les indices suivants : UA, UAr, UB, UBh, UC, UD, UE, UZoo, UXc, UXi.
Les zones à urbaniser auxquelles s'appliquent les dispositions des différents chapitres sont repérées aux plans par les indices 1AU et 2AU. Des indices sont appliqués à certaines zones 1AU : elles sont nommées 1AUb, 1AUc, 1AUd, 1AUe. Cet indice fait référence au règlement de la zone U correspondante et doit permettre de prolonger les caractéristiques bâti des zones existantes.
La zone agricole à laquelle s'appliquent les dispositions du Titre IV, est repérée aux plans par les indices A, Aa, Ah, AL et ALl.
Les zones naturelles ou non équipées auxquelles s’appliquent les dispositions des différents chapitres sont repérées au plan par les indices suivants : N, Na, Nh, NL, Nm, Nr et Np.
Les neuf destinations présentées dans le document sont : l’habitation, la résidence hôtelière, le bureau, le commerce, l’artisanat, l’industrie, la fonction d’entrepôt, l’exploitation agricole ou forestière, les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.
Page 14/123
CHAPITRE 3 : ARCHÉOLOGIE / PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES
(Cf : L101-2 du Code de l’urbanisme)
Archéologie
Par son histoire, la ville de Lisieux ainsi que le territoire de Lintercom possèdent de nombreux sites connus ou non, intéressant l’archéologie. Toute découverte fortuite, mobilière ou immobilière, intéressant la préhistoire, l’histoire, l’art, l’archéologie et la numismatique doit être signalée au service régional d’Archéologie. Les vestiges découverts ne doivent, en aucun cas, être aliénés ou détruits avant examen par des spécialistes mandatés par le Conservateur régional (article R.111.4).
Les risques naturels, technologiques, miniers et les nuisances
Dans les espaces soumis aux risques, en application de l’article R.111-2 du Code de l’urbanisme, les demandes d’occupation et d’utilisation du sol peuvent être soumises à des prescriptions particulières visant à préserver les biens et les personnes contre les risques conformément aux dispositions en vigueur et à la connaissance de ce risque.
1. Le risque inondation
1.1. Le risque inondation par débordement de cours d’eau : communes couvertes par le Plan de Prévention des Risques Inondation de la Touques moyenne et de l’Orbiquet
Le Plan de Prévention des Risques Inondation de la Touques moyenne et de l’Orbiquet a été approuvé le 5 mars 2010 (arrêté préfectoral du 05 mars 2010).
Il s’étend sur 13 communes dans le département du Calvados dont 8 sont sur Lintercom : Beuvillers, Coquainvilliers, Glos, Lisieux, Le-Mesnil-Guillaume, Ouilly-le-Vicomte, Saint-Désir et Saint-Martin-de-la-Lieue.
Les dispositions du Plans de Prévention des Risques naturels prévisibles Inondation approuvé - qui constitue des servitudes d’utilité publique - s’imposent aux demandes d’urbanisme et d'autorisation d'occupation du sol. Les cartographies annexées au PLUi (pièces 7-7-1 à 7-7-6) contiennent un tramage spécifique indépendamment du zonage pour les secteurs où le PPRi s’applique.
1.2. Le risque inondation par débordements de cours d’eau : communes non couvertes par le Plan de Prévention des Risques Inondation de la Touques moyenne et de l’Orbiquet.
Pour aléa moyen à fort (hauteur de submersion supérieure à 1 mètre). Dans ces secteurs toute nouvelle construction, extension et exhaussement sont interdits.Pour aléa faible
(hauteur de submersion inférieure à 1 mètre).
Les constructions nouvelles, les extensions et les aménagements de constructions existantes devront respecter les prescriptions suivantes :
◼ une distance minimum de 10 mètres par rapport aux berges du cours d’eau ; ◼ un niveau du plancher bas situé :
• à 0,20 mètre au-dessus de la cote des plus hautes eaux connues (PHEC) ; • ou si cette cote est inconnue, à plus d’un mètre au-dessus du terrain naturel (TN) ; ◼ des clôtures ne faisant pas entrave aux écoulements ; ◼ l’interdiction des exhaussements qui ne seraient pas liés aux bâtiments autorisés ; ◼ Les sous-sols sont autorisés sous condition d’être adaptés à l’aléa et d’en apporter la justification.
Page 15/123
Chaîne d'intégrité du document : 16 86 01 45 D8 A5 FC 7E 42 4D 27 B3 3B 05 6F A6 Publié le : 06/07/2026 Par : François AUBEY, Président Document certifié conforme à l'original http://publiact.fr/documentPublic/1095923
Les zones d’aléa et les hauteurs d’eau sus-mentionnées figurent en annexe du PLUi sur la cartographie 7-7-7.
1.3. Le risque inondation par remontée de nappe
La cartographie annexée au PLUi (pièce 7-7-7) contient des tramages spécifiques indépendamment du zonage pour les secteurs où la profondeur de la nappe en situation de très hautes eaux :
◼ déborde ; ◼ est comprise entre 0 et 1 mètre ; ◼ est comprise entre 1 et 2,5 mètres ; ◼ est comprise entre 2,5 et 5 mètres.
Pour les zones situées dans les secteurs de débordement de nappe, toute nouvelle construction est interdite.
Pour les zones situées dans les secteurs où la profondeur de la nappe, en situation de très hautes eaux, est comprise entre 0 et 1 mètre :
◼ Les sous-sols sont autorisés sous condition d’être adaptés à l’aléa et d’en apporter la justification
◼ Des installations pour stocker et, en tant que de besoins, traiter les eaux pluviales et de ruissellement avant leur infiltration dans le sol sous réserve de justificatifs, afin que leur apport n’engendre pas de pollution de la nappe, sont prévues.
Pour les zones situées dans les secteurs où la profondeur de la nappe, en situation de hautes eaux, est comprise entre 1 et 2,5 mètres :
◼ Les sous-sols sont autorisés sous condition d’être adaptés à l’aléa et d’en apporter la justification.
Pour les zones situées dans les secteurs où la profondeur de la nappe, en situation de très hautes eaux, est comprise entre 2,5 mètres et 5 mètres :
◼ Pas de prescription.
1.4. Le risque inondation par submersion marine : Le territoire n’est pas concerné par ce risque.
2. Le risque mouvement de terrain
2.1. Le risque mouvement de terrain par glissement de terrain
La cartographie annexée au PLUi (pièce 7-7-8) contient un tramage spécifique indépendamment du zonage pour les secteurs où le risque de glissement de terrain est prédisposé.
Dans les zones de prédisposition de pente très forte, les nouvelles constructions sont interdites. Sont par ailleurs seuls autorisés sous réserve de ne pas augmenter les capacités d’accueil et d’hébergement et sous réserve de justificatifs :
◼ Les travaux (sans augmentation de la surface de plancher) de restructuration, d’entretien, de réfection ;
◼ Les clôture permettant le libre écoulement des eaux ◼ La reconstruction après sinistre non lié à un mouvement de terrain par glissement de terrain ◼ Les extensions de moins de 10 m² d’emprise au sol à la date d’approbation du PLUI (total
cumulé des extensions)
Page 16/123
Chaîne d'intégrité du document : 16 86 01 45 D8 A5 FC 7E 42 4D 27 B3 3B 05 6F A6 Publié le : 06/07/2026 Par : François AUBEY, Président Document certifié conforme à l'original http://publiact.fr/documentPublic/1095923
◼ Les annexes de moins de 10m² d’emprise au sol à la date d’approbation du PLUI (total cumulé des annexes)
Dans les zones de prédisposition de pente forte : ◼ Dans les zones urbanisées, à urbaniser et les STECAL constructibles sont seuls autorisés : • Les aménagements et les nouvelles constructions qui prennent en compte l’existence du risque ◼ Dans les zones naturelles et agricoles, les nouvelles constructions sont interdites. Sont seuls autorisés sous réserve que la prise en compte du risque soit bien intégré : • les bâtiments agricoles; • les extensions de moins de 20m² d’emprise au sol à la date d’approbation du PLUI • (total cumulé des extensions) ; • les annexes de moins de 20m² d’emprise au sol, à la date d’approbation du PLUI (total cumulé des annexes); • les clôtures permettant le libre écoulement des eaux ; • la reconstruction après sinistre non lié à un mouvement de terrain par glissement de terrain ; • les aménagements extérieurs, les exhaussements et affouillements liés aux constructions autorisés ou existants.
Dans les zones de prédisposition de pente modérée, les projets devront prendre en compte l’existence du risque.
Dans les zones de prédisposition de pente forte et modérée, le pétitionnaire peut lever la présence du risque localisé en apportant des justificatifs démontrant l’absence de risque ou l’adaptation du projet au risque.
Selon la nature du risque, l’assainissement des eaux pluviales devra être réalisé en prenant en compte ce risque.
2.2. Le risque mouvement de terrain lié aux chutes de pierres et de blocs
La cartographie annexée au PLUi (pièce 7-7-8) contient un tramage spécifique indépendamment du zonage afin de localiser les zones prédisposées avec une bande de 100 mètres de protection autour du risque.
Dans les zones de prédisposition pente extrême, toutes constructions sont interdites. En l’état actuel des connaissances du risque, le territoire du PLUI n’est pas concerné par cette prédisposition.
Dans les zones de prédisposition pente très forte, sont seuls autorisés : ◼ Les travaux (sans augmentation de la surface de plancher) de restructuration, d’entretien, de réfection ; ◼ Les clôtures ; ◼ La reconstruction après sinistre non lié à un mouvement de terrain par chute de pierres et blocs ; ◼ Les extensions de moins de 10m² d’emprise au sol à la date d’approbation du PLUI (total cumulé des extensions) ; ◼ Les annexes de moins de 10m² d’emprise au sol à la date d’approbation du PLUI (total cumulédes annexes).
Dans les zones de prédisposition pente forte, sont seuls autorisés : ◼ Les travaux (sans augmentation de la surface de plancher) de restructuration, d’entretien, de réfection ; ◼ Les clôtures ;
Page 17/123
◼ La reconstruction après sinistre non lié à un mouvement de terrain par chute de pierres et blocs ; ◼ Les extensions de moins de 20m² d’emprise au sol à la date d’approbation du PLUI (total cumulé
des extensions) ; ◼ Les annexes de moins de 20m² d’emprise au sol à la date d’approbation du PLUI (total cumulé
des annexes).
Les prédispositions les plus restrictives seront appliquées en cas de cumul de risques.
De façon générale (sauf en secteur de prédisposition pente extrême), le pétitionnaire peut lever la présence du risque localisé en apportant des justificatifs démontrant l’absence de risque ou l’adaptation du projet au risque. Ces justificatifs seront appréciés selon la nature des projets.
2.3. Le risque mouvement de terrain lié au retrait-gonflement des sols argileux : La cartographie annexée au PLUi (pièce 7-7-9) contient un tramage spécifique indépendamment du zonage afin de localiser les zones prédisposées au risque. Compte tenu des formations géologiques présentes, le territoire peut être soumis à des phénomènes de retrait gonflement des sols argileux. Cette connaissance ne conduit pas à devoir interdire ou à limiter les nouveaux projets. Toutefois, les constructeurs sont incités à se reporter aux recommandations nationales du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).
2.4. Le risque mouvement de terrain lié à la sismicité : Le décret n°2010-1255 du 22 octobre 2010 classe le territoire en zone de sismicité très faible (niveau 1).
Dans les zones de sismicité très faible, les nouvelles constructions, les extensions ou les aménagements de constructions existantes ne sont pas soumis aux règles de construction parasismique.
2.5. Les autres risques naturels : Le territoire n’est pas concerné par les risques suivants :
◼ Risque tempête ◼ Risque incendie d’espaces naturels
3. Les risques industriels et miniers 3.1. Le risque lié à la présence de cavités souterraines
La cartographie annexée au PLUi (pièce 7-7-8) contient un tramage spécifique indépendamment du zonage afin de localiser les cavités avérées.
Dans les secteurs concernés par le périmètre de sécurité de ce risque, sont seuls autorisés : ◼ Les travaux (sans augmentation de la surface de plancher) de restructuration, d’entretien, de réfection ; ◼ Les clôtures ◼ La reconstruction après sinistre non lié à un mouvement de terrain par chute de pierres et blocs ◼ Les extensions de moins de 10 m² d’emprise au sol des constructions existantes à la date d’approbation du PLUI (total cumulé des extensions)
Page 18/123
Chaîne d'intégrité du document : 16 86 01 45 D8 A5 FC 7E 42 4D 27 B3 3B 05 6F A6 Publié le : 06/07/2026 Par : François AUBEY, Président Document certifié conforme à l'original http://publiact.fr/documentPublic/1095923
◼ Les annexes de moins de 10m² d’emprise au sol à la date d’approbation du PLUI (total cumulé des annexes)
Le pétitionnaire peut lever la présence du risque localisé en apportant des justificatifs démontrant l’absence de risque ou l’adaptation du projet au risque.
3.2. Le risque lié à la présence d’une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE)
La cartographie annexée au PLUi (pièce 7-7-10) contient un tramage spécifique indépendamment du zonage afin de localiser les installations classées pour la protection de l’environnement – hors bâtiments d’élevage connues et leurs périmètres de protection.
Des dispositions particulières pourront être prises dans les différents périmètres visés : ◼ dans les zones de dangers très graves (effets létaux significatifs), toute construction et installation est interdite sauf les constructions en lien avec l’exploitation de l’ouvrage ; ◼ dans les zones de dangers graves (premiers effets létaux), toute construction et installation est interdite sauf : • celles en lien avec l’ouvrage à l’origine des risques et son exploitation ; • l’aménagement ou l’extension d’installations existantes (au cas par cas) ; • la réalisation d’une nouvelle installation classée ou d’un nouvel ouvrage de transportsous réserve de sa compatibilité avec cet environnement et la prise en compte des potentiels effets cumulés ; ◼ dans les zones d’effets significatifs (zone d’effets irréversibles), seuls sont autorisés : • les constructions et installations en lien avec l’ouvrage à l’origine des risques et son exploitation ; • l’aménagement ou l’extension d’installations ou de constructions existantes (au cas par cas) ; • la réalisation d’une nouvelle installation classée ou d’un nouvel ouvrage de transport sous réserve de sa compatibilité avec cet environnement et la prise en compte des potentiels effets cumulés ; • les changements de destination et les nouvelles constructions à usage d’entrepôt (au cas par cas) ; ◼ dans les zones d’effets faibles (zones d’effets indirects), seules sont autorisées les nouvelles constructions, y compris les extensions, résistantes aux effets potentiellement générés par l’ICPE en cas d’accident (protection des personnes).
3.3. Les autres risques industriels et miniers Le territoire n’est pas concerné par les risques suivants :
◼ Risque nucléaire ◼ Risque rupture de barrage et de digue
4. Les nuisances
4.1. Le bruit lié à la présence d’infrastructure La cartographie visée dans le rapport de présentation (p. 296 du Rapport de Présentation) contient un tramage spécifique indépendamment du zonage représentant le périmètre affecté par le bruit (classement sonore de la RD 406, RD 579 et RD 613 et de la voie ferrée).
Dans les secteurs situés au voisinage des infrastructures de transports terrestres et affectés par le bruit, tels que repérés aux documents graphiques, les constructions à usage d’habitation doivent respecter des normes d’isolement acoustique et les annexes devront préciser les prescriptions d’isolement acoustique en application de l’article L.571-10 du Code de l’environnement.
Page 19/123
Chaîne d'intégrité du document : 16 86 01 45 D8 A5 FC 7E 42 4D 27 B3 3B 05 6F A6
Publié le : 06/07/2026 Par : François AUBEY, Président Document certifié conforme à l'original http://publiact.fr/documentPublic/1095923
Page 20/123
CHAPITRE 4 : PRÉSERVATION DU PATRIMOINE, DES PAYSAGES ET DES CONTINUITÉS ÉCOLOGIQUES
Tout travaux ayant pour effet de détruire un élément du patrimoine (Article L151-19 du Code de l'urbanisme) identifié par le plan local d’urbanisme et figurant comme tels aux documents graphiques est interdit s’ils ne fait pas l’objet d’une déclaration préalable ou d’une autorisation (permis de construire ou de démolir).
◼ Bâtiments, ou secteur de bâti cohérent. La démolition des éléments bâtis protégés au titre de l'article L15119 est autorisée exceptionnellement lorsque leur état de vétusté ou des impératifs de sécurité le justifient ou lorsqu’elle est justifiée par le projet NPNRU d’Hauteville. Le projet de remplacement éventuel doit s'intégrer dans le paysage urbain. Les secteurs de bâti cohérent font l’objet de préconisations développées dans le règlement (voir zone où sont implantées les constructions).
◼ Les arbres et alignements d’arbres seront maintenus au titre de l’article L.151-19 et L.151-23 du Code de l’urbanisme.
◼ La suppression des haies, arbres et boisements identifiés au titre de l’article L.151-19 et L.151-23 du Code de l’urbanisme est conditionnée à la seule réalisation d’accès à une parcelle et soumise à déclaration préalable. Il sera demandé au pétitionnaire de replanter, avec des essences locales, un linéaire de haies équivalent à celui supprimé.
◼ Les mares identifiées au plan de zonage comme éléments du paysage au titre de l'article L.151-23 du Code de l'urbanisme, toute modification des lieux (comblement, drainage ) est interdite, ainsi que toute
plantation d'espèces invasives ou non locales.
◼ Dans les périmètres de zones humides identifiées aux plans :
En zones agricoles et naturelle : sont interdites les constructions ou installations de quelque nature qu’elles soient, sauf : si de nouveaux éléments portés à la connaissance de l’intercommunalité postérieurement à l’approbation du PLUi établissent l’absence de zone humide sur le périmètre d’implantation du projet. Ces dispositions ne font pas obstacle :
o à la reconstruction à l’identique d’un bâtiment sans changement de destination ; o à l’extension des constructions existantes dès lors que les solutions alternatives ont été
écartées.
Dans les zones urbaines et à urbaniser :
o les affouillements et exhaussements de sols, ainsi que les drainages sont interdits,
o pour toutes constructions autorisées dans la zone, si la zone humide identifiée par le recensement DREAL est avérée, la doctrine « éviter, réduire, compenser » devra être appliquée et les compensations devront être conformes aux dispositions du SDAGE. La collectivité territoriale à l’initiative du document d’urbanisme a engagé une réflexion sur le foncier disponible pour mettre en œuvre des mesures compensatoires. Des secteurs potentiels de compensations sont identifiés dans le Rapport de Présentation (Evaluation Environnementale). Ils constituent un inventaire indicatif non exhaustif.
Sur l’ensemble du territoire, les exhaussements et affouillements peuvent être autorisés à condition qu’ils soient liés :
o à la sécurité des biens et des personnes (sécurité incendie) ;
o aux actions de réhabilitation, de restauration ou d’entretien de la zone humide ;
o à l’aménagement ou aux constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, à condition que le maitre d’ouvrage adopte la démarche éviter, réduire et dans la mesure du possible compenser pour limiter l’impact des travaux.
◼ Espaces boisés classés soumis aux dispositions des articles L113-1 à L113-7 et R113-1 à R113-14 du Code de l’urbanisme : Les espaces boisés classés sont des éléments irremplaçables du paysage. Les espaces inscrits aux documents graphiques comme étant des espaces boisés classés sont régis par les dispositions de l’article L 113-1 du code de l’urbanisme, précisant notamment que le classement interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création de boisements.
Page 21/123
CHAPITRE 5 : LEXIQUE
Alignement : L’alignement, au sens du présent règlement, désigne :
◼ la limite entre le domaine public et le domaine privé ; ◼ la limite d’emprise d’une voie privée desservant plusieurs constructions. L’alignement ne doit pas être confondu avec « l’alignement de fait » qui correspond à la ligne des façades dessinée par les constructions le long d’une voie.
Aggravation de la non-conformité : construction qui entraîne un non-respect encore plus important de la règle, comme surélever un bâtiment dépassant la hauteur fixée, rapprocher d'une limite un bâtiment déjà implanté trop près, etc.
Annexes : sont considérées comme annexes, les constructions dissociées de la construction principale constituant des dépendances, implantées sur la même unité foncière que la construction principale, telles que réserves, celliers, remises, abris de jardin, garages, abris à vélo, ateliers non professionnels, piscines… et ne visant pas de création de logements supplémentaires. Les annexes apportent un complément aux fonctionnalités de la construction principale.
Baies : sont considérées comme baies les ouvertures qui comme les fenêtres permettent le passage de la lumière (porte-fenêtre, lucarne, fenêtre de toits…).
Bâtiment : construction couverte et close.
Changement de destination : il y a changement de destination si un local ou une construction passe de l’une à l’autre des destinations autorisées dans la zone concernée. Est aussi considéré comme changement de destination, la transformation d’une annexe à l’habitation en logement.
Construction : ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non de fonctionnalités et générant un espace utilisable par l’Homme en sous-sol et en surface.
Construction existante : une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l’ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.
Densité : rapport entre la surface de plancher de l’ensemble des constructions et la surface de l’unité foncière.
Eléments techniques : sont considérés comme éléments techniques et autorisés à dépasser les hauteurs prescrites dans le présent règlement : les éléments et locaux techniques liés à la production d'énergie renouvelable, dispositifs de sécurité, panneaux solaires, pylônes, antennes, supports de lignes électriques et d'antennes ainsi que, dans le cas des toitures terrasses, les garde-corps, édicules d'accès, cheminées, locaux chaufferie, locaux techniques des ascenseurs et dispositifs d'aération et de climatisation.
Emprise au sol : projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus,ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux oudes encorbellements.
Page 22/123
Emprise publique : l’emprise publique correspond aux espaces extérieurs ouverts au public qui ne répondent pas à la notion de voie ni d’équipement public.
Equipement public : construction assurant un service d’intérêt collectif.
Equipements collectifs » / « équipements d’intérêt collectif » / « équipements de services publics» : cela comprend notamment, et identiquement à ce que prévoit l’article 4 de l’arrêté du 10 novembre 2016 définissant les destinations et sous-destinations de constructions pouvant être réglementées par le règlement national d'urbanisme et les règlements des plans locaux d'urbanisme ou les documents en tenant lieu, les équipements recevant du public tels que l’ensemble des aires d’accueil de gens du voyage qu’elles soient permanentes ou de grand passage.
Espaces libres : superficie du terrain non occupée par l’emprise au sol des constructions telle qu’elle est définie dans le présent chapitre.
Essentage : correspond à la couverture de parois verticales par des éléments généralement plus utilisés pour des toitures comme les ardoises ou de petites planchettes de bois.
Evergreen : surfaces perméables ou pouvant stocker de l’eau, à distinguer des espaces verts de pleine terre. Elles sont comptées à concurrence de 50 % des espaces verts de pleine terre (exemple 1m² d’evergreen compte pour 0,5 m² d’espaces verts à réaliser dans le cadre de l’application de l’article 13).
Extension : L’extension d’une construction est l’agrandissement d’une seule et même enveloppe bâti. Elle peut s’effectuer horizontalement et/ou verticalement (surélévation) et est contigüe au bâtiment existant.
Façade : les façades d’un bâtiment ou d’une construction correspondent à l’ensemble de ses parois extérieures hors toiture. Elles intègrent tous les éléments structurels, tels que les baies, les bardages, les ouvertures, l’isolation extérieure et les éléments de modénature.
Gabarit : désigne l’ensemble des plans verticaux, horizontaux ou obliques constituant la forme extérieure de la construction. Il résulte de la combinaison des règles de hauteur, de prospects et d’emprise au sol.
Habitations légères de loisirs : constructions définies à l'article R111-37 et suivants du Code de l'urbanisme "constructions à usage non professionnel démontables ou transportables et constitutives de logements destinés à l'occupation temporaire ou saisonnière".
Hauteur maximale : la hauteur est la différence d'altitude admise entre le point haut de la construction et la voie qui dessert son terrain d’assiette. Le point haut est référencé soit à l’égout soit en « hauteur hors tout », ce qui est caractérisé par le faîtage ou l’acrotère mais ne prend pas en compte les ouvrages techniques indispensables, cheminées et autres superstructures, lorsque leurs caractéristiques l'imposent. La hauteur des constructions est comptée à partir du niveau de la voie au droit du milieu de la façade de la construction. Toutefois, dans l’hypothèse où le terrain d’assiette de la construction n’est pas au même niveau que la voie qui le dessert, la hauteur des constructions est comptée au niveau du point médian de la construction projetée, déterminé longitudinalement par rapport à la voie d’accès, et comptée à partir du sol naturel avant travaux.
Installations classées : installations qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité ou la salubrité publique, soit pour l'agriculture. Elles sont réglementées par la loi du 19 juillet 1976 et les textes pris pour son application
Page 23/123
Limite de la voie : ◼ En présence d'un plan d'alignement approuvé : limite d'emprise de la rue ou de la limite définie par le plan d'alignement. ◼ En l'absence de plan d'alignement : limite de l'emprise de la rue ou du chemin existant, séparation entre domaine public et privé ou entre deux domaines privés différents, ou de leur limite fixée par un emplacement réservé.
Limite séparative : lignes communes du terrain d’assiette du projet avec un autre terrain ne constituant pas une emprise publique ou une voie. La limite séparative latérale est constituée par le segment de droite de séparation de terrains dont l’une des extrémités est située sur la limite d’emprise publique ou de voie. La limite séparative arrière ou de fond de terrain n'aboutit en ligne droite à aucune limite d’emprise publique ou de voie.
Opération d'aménagement : (lotissement - groupe d'habitations AFU - ZAC.) Opération qui, au travers d'un permis de construire groupé, d'un lotissement, ou d'une quelconque autre procédure, vise à l'aménagement d'un terrain et qui comporte plusieurs constructions devant être édifiées selon un schéma d'ensemble.
Parcelle « drapeau » : la parcelle « en drapeau » dispose d’un accès sur rue (emprise publique) mais sa largueur sur rue n’est pas suffisante pour y implanter une construction. Sont notamment concernées toutes les parcelles permettant d’établir un 2e front bâti. Les conditions d’implantation des constructions sont différentes pour ces parcelles. Est considérée comme parcelle « en drapeau » toute parcelle ayant un unique accès sur rue inférieur ou égale à 5 m.
Profil : s’inscrire dans le profil d’une construction existante demande à ce que la nouvelle construction s’établisse dans le prolongement de la façade sur rue de la construction, ou respecte une marge de recul équivalente par rapport aux voies et emprises publiques.
Réhabilitation : travaux visant à remettre en état ou aux normes un bâtiment sans changement de destination.
Surface plancher : la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculées à partir du nu intérieur des murs, sans prendre en compte l’épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres dont on déduit les vides et trémies correspondant au passage de l’ascenseur et de l’escalier ainsi que les surfaces de plancher sous une hauteur de plafond inférieure ou égale à 1 m 80.
Unité foncière : se caractérise comme un ilot de propriété (ensemble constitué d’une ou plusieurs parcelles cadastrales) d’un seul tenant, contigu ou contenant la parcelle qui supporte la maison d’habitation, l’ensemble appartenant à un même propriétaire.
Véranda : les vérandas sont considérées comme des extensions aux constructions existantes.
Voie publique : espace ouvert à la circulation publique, qui comprend la partie de la chaussée ouverte à la circulation des véhicules motorisés, les itinéraires cyclables, l’emprise réservée au passage des piétons, et les fossés et talus bordant.
Voies : il s’agit des voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique (donc y compris les voies des lotissements privés ainsi que les chemins ruraux). S’il est prévu un emplacement réservé pour élargissement d’une voie, il convient d’en tenir compte pour les implantations de bâtiments.
Page 24/123
Chaîne d'intégrité du document : 16 86 01 45 D8 A5 FC 7E 42 4D 27 B3 3B 05 6F A6 Publié le : 06/07/2026 Par : François AUBEY, Président Document certifié conforme à l'original http://publiact.fr/documentPublic/1095923
CHAPITRE 6 : DISPOSITIONS GÉNÉRALES APPLICABLES À CERTAINS ARTICLES DE CHACUNE DES ZONES
ARTICLES 1 ET 2 - OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL INTERDITES OU AUTORISÉES SOUS CONDITION
Les règles du plan local d’urbanisme se substituent à celles des articles L111-6 à L111-10 et R111-1 à R11130 du Code de l’urbanisme, à l’exception des articles R.111-2, R.111-4, R.111-21, R111-26 et R111-27 qui demeurent applicables. Les dispositions suivantes sont applicables dans les espaces soumis à des risques de nuisances qui créent des contraintes sur l’occupation et l’utilisation du sol et peuvent engendrer une inconstructibilité. Selon leur nature, elles s’appliquent en substitution et/ou en complément des dispositions fixées aux articles 1 et 2 du règlement des zones considérées.
Reconstruction à l’identique La reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de dix ans est autorisée à condition qu’il n’y ait pas augmentation de l’emprise initiale et des volumes y compris si ceux-ci dérogent aux règles édictées dans le présent règlement. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux sinistres liés à des risques identifiés et pour lesquels des dispositions règlementaires existent.
Secteurs de mixité sociale ( article L151 - 15 du Code de l’urbanisme) Secteurs identifiés dans le document graphique du règlement de PLU comme « secteur de mixité sociale »
où, en cas de réalisation d'un programme de logements, un pourcentage de ce programme est affecté à des
catégories de logements définit dans le respect des objectifs de mixité sociale : logements financés par des prêts aidés de l’État (ci-après : PLAI, PLUS, PLS, PLI, PSLA, PTZ ou dispositifs équivalents à intervenir) ou conventionnés sociaux.
Présentation des secteurs faisant l’objet d’une servitude de mixité sociale
Sites prioritaires pour la reconstitution de l’offre (NPNRU) et la construction de logements à vocation sociale (le nom des
sites renvoie aux OAP)
Objectifs*
Estimation du nombre de logements sur 10 ans
Ilot dit « Régina » (rues de Verdun – Père Zacharie- de la Gare – Place de la Gare
50 %
60
Secteur « Route d’Orbec »
25 %
15
cœur du pôle lexovien à Lisieux
Création d’ une offre complémentaire
Zones AU (rue Guillonneau à Lisieux)
Zone AU (prolongement Clos des Bosquets à Lisieux)
Zone AU (de la Ferronnière à Moyaux)
Zone AU (secteur de l’ancienne Fromagerie à Saint-Désir et/ou zone AU Route de Caen) Zones UAr, UA et UB (dans le cœur du pôle lexovien à Lisieux) et zones UC ou 1AU des communes du pôle lexovien Estimation totale provisoire de construction et de reconstitution de l’offre de logements aidés
25 %
50
25 %
50
20 %
13
20 %
8
À définir selon l’opération
196 logements minimum
Secteur de développement et de préservation de la diversité commerciale (article L151- 16 du Code de l’urbanisme)
Dans ces secteurs identifiés au plan, le changement de destination est commandé par une règle qui détermine les possibilités d’évolution du bâti en place.
Page 25/123
Chaîne d'intégrité du document : 16 86 01 45 D8 A5 FC 7E 42 4D 27 B3 3B 05 6F A6 Publié le : 06/07/2026 Par : François AUBEY, Président Document certifié conforme à l'original http://publiact.fr/documentPublic/1095923