Intitulé du document : CARACTÉRISTIQUES URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGÈRE
Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Les ouvrages, installations ou locaux techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou concourant aux missions des services publics sont également concernés.
Précisons en outre que tout projet sera examiné en référence aux principes et recommandations de la Charte paysagère et architecturale du Cap Corse.
1.2.2.1. Généralités
1° Les nouvelles constructions, reconstructions comme les travaux réalisés sur l’existant doivent être réalisés de manière harmonieuse par rapport aux caractéristiques et à la composition architecturale du bâti pré-existant. Les éléments d’architecture devront suivre les caractères de simplicité et de pertinence des propositions par rapport au site, au caractère des lieux et en cohérence avec les références du voisinage en abords.
2° Les éléments d’imitation (pastiches) faisant référence à des écritures architecturales étrangères au territoire ou standards industriels sont à exclure des projets (parements en pierre, vraie ou fausse notamment). Il faut rechercher la sobriété et l’expression des matériaux traditionnels. Toujours faire préciser par les pétitionnaires les modes opératoires projetés (description des matériaux, textures, couleurs, assemblages), sur la base d’un état des lieux du ou des bâtiments existants, dans leur cadre paysager et/ou urbain faisant apparaître les états projetés.
Certaines recommandations et principes précisés ci-après ne traitent pas des cas particuliers que constituent les immeubles d’exception (maisons de notables et d’Américains dits «Palazzi», maisons fortes, tours génoises d’habitation...) situés au sein des groupes d’habitations. Pour les interventions (restauration, transformation ou extension) projetées sur ces immeubles, il est fortement recommandé d’avoir recours à un architecte et à des partenaires publics spécialisés. Par ailleurs, les constructions nouvelles inspirées des tours «génoises» sont interdites.
1.2.2.2. Volumétrie • Dans l’ensemble de la zone Ua :
1° Les constructions doivent présenter une simplicité de volume et de silhouette. 2° Les interventions sur les volumes existants sont strictement encadrées. Elles ne doivent pas compromettre la lisibilité des volumes et couvertures existants.
• En sous-secteur Ua1 : les demeures traditionnelles affichent couramment un rythme vertical et une faible profondeur. Il y a peu ou pas d’articulation et de composition sur chaque unité, qui demeure donc unique. Les volumes secondaires sont des extensions.
• En sous-secteur Ua2 : les demeures traditionnelles affichent couramment un rythme plutôt horizontal et une profondeur importante. Il y a peu ou pas d’articulation et de composition sur chaque unité, qui demeure donc unique. Les volumes secondaires sont des extensions.
3° La création nouvelle de vérandas est proscrite. (Cf: Section 1.4.Illustrations)
1.2.2.3. Toiture
1° La toiture d’une construction nouvelle doit présenter les caractéristiques suivantes :
• 2 pans. La configuration à 1 pan peut exceptionnellement être autorisée pour une extension ou un volume de taille modeste. Les formes de toitures à multiples décrochements sont proscrites.
• Les sens de faîtage donnent le sens général de disposition des volumes entre eux et dans le site. La ligne de faîtage devra suivre l’orientation de bâtiments en cas d’immeubles accolés ou alignés le long de la voirie. Pour des constructions plus excentrées elle devra être, si possible, parallèle aux courbes de niveaux prédominantes.
• Les débords sont modestes, nets et peu saillants. Ils répondent à une typologie de construction, de programme et d’architecture spécifique.
• Matériaux de couverture : sont imposées les couvertures en lauzes de schiste, locales de préférence, ou d’importation de qualité (épaisseur d’environ 2 cm) de couleurs similaires aux locales. La pose traditionnelle au mortier de chaux sur charpente bois sera privilégiée. En cas de construction nouvelle avec charpente en béton, la lauze sera posée en «décoration» (pose collée).
2° La toiture d’une construction existante : • Les toitures traditionnelles en lauzes de schiste doivent être conservées en cas de travaux (rénovation ou réfection totale).
• Les toitures en tuiles devront être remplacées par des lauzes de schiste, plutôt de forte épaisseur. Il conviendra d’éviter à tout prix les imitations pastiches de toute nature (tuiles plates grises imitant la lauze notamment), souvent trop fines et semblables à des ardoises.
• Une étanchéité complémentaire pourra être établie si nécessaire.
(Cf: Section 1.4.Illustrations)
1.2.2.4. Façades 1° D’un point de vue général, il est impératif de respecter une sobriété et un ordonnancement des façades. Les règles de base sont :
• De rares et modestes volumes en débord ou en retrait.
• Des parties pleines qui prédominent sur les vides.
• Le rythme des ouvertures, des alternances pleins/vides, doit être régulier. Il est toutefois possible, si justifié, d’introduire quelques ruptures maîtrisées dans les alignements. Pour les constructions nouvelles, les façades doivent présenter une trame ordonnée suivant les axes vertical (alignement des baies) et horizontal (linteaux et appuis de fenêtres).
• Les ouvertures doivent être plus hautes que larges, de proportions rectangulaires verticales. Les linteaux des fenêtres cintrés (plein cintre ou arc surbaissé) sont proscrits. Seuls les portes ou portails d’entrées pourront être réalisés en plein cintre, comme il est traditionnel de constater dans les habitations anciennes.
• Les ouvertures en arcades et voûtées traditionnelles des bâtiments anciens (à l’instar des anciens Magazzini en sous-secteur Ua2) doivent être conservées.
• Pour les nouvelles constructions, la modénature et les encadrements de baies sont interdits. Un encadrement réalisé avec un enduit en relief discret peut toutefois être accordé autour de la porte d’entrée.
• Pour les constructions existantes anciennes, la réfection des façades devra respecter, quand ils existent, tous les éléments de nomenclature existants (éléments de décoration et d’ornement d’une façade extérieure (moulures, encadrements, linteaux...).
• Le garde corps des balcons situés aux étages supérieurs devra être métallique (fer forgé ou aluminium à privilégier) et composé de grilles à barreaux verticaux. Les barreaux horizontaux et le bois sont proscrits. Le garde corps pourra être plat ou à encorbellement.
2° Pierre, enduit et bardage :
• Les façades des constructions nouvelles (y compris dans le cas d’ossature bois) ou des constructions existantes (lors de travaux de restauration/ravalement) devront être totalement enduites ou totalement en pierres. Dans le cas de constructions existantes dont les murs sont en pierre, les enduits seront réalisés à la chaux (contenant au maximum 10 % de ciment prompt naturel) et le cas échéant, en cas de travaux de réfection, les enduit ciment seront déposés, car ils détériorent les murs.
• En cas de travaux (réfection ou rénovation), les enduits des façades des constructions nouvelles ainsi que ceux des constructions existantes devront impérativement présenter une finition lisse. Ce type d’enduit présente de multiples avantages (très protecteur, peu salissant et peu d’entretien). Les enduits grossiers (grattés, écrasés, projetés, sans finition...) sont quant à eux proscrits.
• Les murs en pierre ou en parement de pierre sont exécutés en pierres locales ou présentant des caractéristiques proches. Les placages ne sont pas autorisés et les parements de pierre doivent présenter une épaisseur minimale de 20 centimètres. Dans les deux cas, l’appareillage devra être réalisé conformément aux techniques de pose traditionnelles.
• Les placages de pierre, de bois, ou de tout autre matériau vendus dans le commerce (plaquettes de parement de pierre ou de bois) ne sont pas autorisés, y compris sur une partie de la façade.
(Cf: Section 1.4.Illustrations)
3° Teintes et polychromies :
• Toute construction (demeures d’exception, bâtiments de culte et autres), nouvelle ou existante, doit présenter des choix polychromiques judicieux. L’emploi de la couleur doit être traité en fonction des contextes rencontrés et en référence à la palette de couleurs définie par la Charte architecturale et paysagère du Cap Corse.
• Le développement et la banalisation des références hors contextes ou de nature à porter atteinte au paysage bâti ainsi que l’utilisation de blanc, de rouge foncé et de teintes de trop forte intensité sont proscrits. En outre, il ne faut pas créer des contrastes marqués par l’usage de teintes trop claires se détachant sur des arrière-plans de valeur moyenne à sombre (paysage bâti ou paysage naturel).
(Cf: Section 1.4.Illustrations)
1.2.2.5. Menuiseries
1° Les menuiseries doivent être à l’échelle des volumes qui composent le projet. Une cohésion d’ensemble entre la dimension des volumes et la taille des ouvertures, est recherchée. Pour le bâti traditionnel, les fenêtres, volets et portes sont de proportions plus hautes que larges. L’absence de volets extérieurs est possible pour les cas particuliers de très petites ouvertures sous les débords de couverture en dernier niveau.
2° Les matériaux de menuiseries extérieures (persiennes, volets et portes) sont de préférence en bois (au besoin, le lamellé-collé est autorisé pour la pose de fenêtres en bois) et le métal (acier, aluminium...) est toléré. Le PVC est proscrit en périmètre protégé.
3° Les volets extérieurs doivent être persiennés ou à lames larges et horizontales. Les volets à barres et écharpes (en Z) ainsi que les volets roulants sont proscrits. En outre, il conviendra de privilégier les persiennes avec assemblage à claire-voie de lamelles inclinées (arrêtant les rayons directs du soleil tout en laissant l’air circuler).
4° Dans le bâti traditionnel ancien, les fenêtres présentent généralement 2, 3, 4 petits carreaux par vantail (1 à 3 petits bois). Si ce type de fenêtre est présent sur une construction existante, il doit être conservé en cas de travaux.
5° Les fenêtres, volets et portes doivent présenter des tons mats (nuances de vert, bleu, gris ou marron de préférence). Le blanc, les vernis brillants et le bois laissé apparent, même lasuré, sont proscrits.
(Cf: Section 1.4.Illustrations)
1.2.2.6. Dispositifs techniques et installations environnementales
Tous les dispositifs techniques et installations à caractère environnemental ou de développement durable sont autorisés à la condition d’une intégration architecturale et paysagère harmonieuse.
1° Les paraboles et antennes de réception ou d’émission sont interdites en façades donnant sur la rue. Leur positionnement doit être réalisé de manière à limiter leur perception depuis l’espace public. Elles devront présenter des teintes permettant d’améliorer leur insertion dans le paysage et de préférence identiques à celles des façades. En outre, leur nombre doit rester limité au maximum et un seul dispositif sera accordé par copropriété.
2° L’implantation des climatiseurs en façade doit présenter la meilleure intégration possible :
• Pour les constructions nouvelles, la règle est celle de l’installation sur une façade non visible depuis le domaine public. De plus, le camouflage doit se faire au moyen d’un dispositif à lame rase. En cas d’impossibilité technique, la meilleure solution d’intégration architecturale sera exigée pour une implantation en accroche sur la façade.
• Pour les constructions existantes, l’implantation sur une façade non visible depuis le domaine public est la règle par défaut. En cas d’impossibilité technique, la meilleure solution d’intégration architecturale sera exigée pour une implantation en façade donnant sur rue.
• La teinte des grilles et habillages doit s’accorder avec la teinte de la façade.
3° Les branchements et raccordements électriques ou de télécommunication (boîtiers et câbles) doivent être, sauf impossibilité technique justifiée, enfouis ou intégrés sous les corniches ou aux murs de façade et de clôture.
4° L’installation de matériel de production d’énergies renouvelables sur la toiture est proscrit (panneaux solaires ou panneaux photovoltaïques par exemple). Ils devront être intégrés dans la composition architecturale des bâtiments. Il en est de même pour les parements ou bardages extérieurs répondant à un besoin en isolation thermique ou acoustique.
5° Les citernes à gaz liquéfié ou à mazout, les cuves de recueil d’eau pluviale, ainsi que les installations similaires doivent être implantées de telle manière qu’elles ne soient pas visibles (depuis la voie publique et les perspectives lointaines). Elles doivent, si possible, être enterrées ou habillées.
2.2.2.1. Généralités
1° Les nouvelles constructions, reconstructions comme les travaux réalisés sur l’existant doivent être réalisés de manière harmonieuse par rapport aux caractéristiques et à la composition architecturale du bâti pré-existant. Les éléments d’architecture devront suivre les caractères de simplicité et de pertinence des propositions par rapport au site, au caractère des lieux et en cohérence avec les références du voisinage en abords.
2° Les éléments d’imitation (pastiches) faisant référence à des écritures architecturales étrangères au territoire ou standards industriels sont à exclure des nouveaux projets de construction. Il faut plutôt rechercher la sobriété et l’expression des matériaux traditionnels. Toujours faire préciser par les pétitionnaires les modes opératoires projetés (description des matériaux, textures, couleurs, assemblages), sur la base d’un état des lieux du ou des bâtiments existants, dans leur cadre paysager et/ou urbain faisant apparaître les états projetés.
2.2.2.2. Volumétrie
1° Les constructions doivent présenter une simplicité de volume et de silhouette.
2° Les compositions contemporaines comportant de grandes horizontales avec l’intégration de piscines restent possible. Néanmoins, l’architecture doit s’adapter au site et non l’inverse.
2.2.2.3. Toiture
1° La toiture d’une construction nouvelle doit présenter 2 pans ou 4 pans. La configuration à 1 pan peut exceptionnellement être autorisée pour une extension ou un volume de taille modeste. Les formes de toitures à multiples décrochements sont proscrites.
2° Les sens de faîtage donnent le sens général de disposition des volumes entre eux et dans le site. La ligne de faîtage devra suivre l’orientation de bâtiments en cas d’immeubles accolés ou alignés le long de la voirie. Pour des constructions plus excentrées elle devra être, si possible, parallèle aux courbes de niveaux prédominantes.
3°Les couvertures en lauzes de schiste sont locales ou d’importation de qualité (épaisseur d’environ 2 cm et couleurs similaires aux locales). La pose traditionnelle au mortier de chaux sur charpente bois, sera privilégiée. En cas de rénovation ou de réfection totale de la toiture, les lauzes existantes devront être conservées. Les débords doivent toujours rester modestes, nets et peu saillants.
4°Les couvertures en tuiles de béton ou de terre cuite (canal de préférence) doivent présenter des teintes vieillies ou une couleur rouge nuancée, s’accordant avec la couleur des façades et ouvertures. Les teintes homogènes trop claires ou rouge vif sont à proscrire
5°La couverture des toitures (en cas de construction neuve ou de rénovation) devra se réaliser dans un temps acceptable (dans les deux ans maximum) afin de ne pas laisser la toiture toute découverte avec sa seule étanchéité.
2.2.2.4. Façades
1° D’un point de vue général, il est demandé de respecter une sobriété et un ordonnancement des façades avec entre autres de rares et modestes volumes en débord ou en retrait.
2° Les parties pleines doivent prédominer sur les vides. Le rythme des ouvertures, des alternances pleins/vides, sont réguliers. Il est possible, si justifié, d’introduire quelques ruptures maîtrisées dans les alignements. Pour les constructions nouvelles, les façades doivent présenter une trame ordonnée suivant les axes vertical (alignement des baies) et horizontal (linteaux et appuis de fenêtres).
3° Les ouvertures doivent être plus hautes que larges, de proportions rectangulaires verticales. Les grandes surfaces vitrées (baies) sont tolérées, mais peuvent être sources de reflet et doivent être placées en retrait des façades.
4° Pierre, enduit et bardage :
• Les façades des constructions devront être totalement enduites ou totalement en pierres.
• Les enduits des façades devront présenter impérativement une finition lisse. Ce type d’enduit présente l’avantage d’être très protecteur, peu salissant et faible en entretien. Les enduits grossiers (grattés, écrasés, projetés, sans finition...) quant à eux, sont à proscrire.
• Les murs en pierre ou en parement de pierre sont exécutés en pierres locales ou présentant des caractéristiques proches. Les placages ne sont pas autorisés et les parements de pierre doivent présenter une épaisseur minimale de 20 centimètres. Dans les deux cas, l’appareillage devra être réalisé conformément aux murs de pierre traditionnels.
5° Teintes et polychromies :
• Toute construction (demeures d’exception, bâtiments de culte et autres), nouvelle ou existante, doit présenter des choix polychromiques judicieux. L’emploi de la couleur doit être traité en fonction des contextes rencontrés et en référence à la palette de couleurs définie par la Charte architecturale et paysagère du Cap Corse.
• Le développement et la banalisation des références hors contextes ou de nature à porter atteinte au paysage bâti ainsi que l’utilisation de blanc, de rouge foncé et de teintes de trop forte intensité sont proscrits. En outre, il ne faut pas créer des contrastes marqués par l’usage de teintes trop claires se détachant sur des arrière-plans de valeur moyenne à sombre (paysage bâti ou paysage naturel).
2.2.2.5. Menuiseries
1° Les menuiseries doivent être à l’échelle des volumes qui composent le projet. Une cohésion d’ensemble entre la dimension des volumes et la taille des ouvertures,est recherchée. Préférentiellement et traditionnellement, les fenêtres, volets et portes sont de proportions plus hautes que larges.
2° Les matériaux de menuiseries extérieures (persiennes, volets et portes) sont de préférence en bois ou métal (acier, aluminium...).
3° Les volets extérieurs doivent être persiennés ou à lames larges. Les volets à barres et écharpes (en Z) sont proscrits. En outre, il conviendra de privilégier les persiennes avec assemblage à claire-voie de lamelles inclinées (arrêtant les rayons directs du soleil tout en laissant l’air circuler).
2.2.2.6. Dispositifs techniques et installations environnementales
Tous les dispositifs techniques et installations à caractère environnemental ou de développement durable sont autorisés à la condition d’une intégration architecturale et paysagère harmonieuse.
1° Le garde corps des balcons aux étages supérieurs devra être uniquement métallique, composé de grilles en fer, en fer forgé, ou aluminium, à barreaux verticaux. Les barreaux horizontaux et le bois sont proscrits. Le garde corps pourra être plat ou a encorbellement. (Cf : cahier de prescriptions architecturales de la commune d’Ersa)
2° Les paraboles et antennes de réception ou d’émission sont interdites en façades donnant sur la rue. Leur positionnement doit être réalisé de manière à limiter leur perception depuis l’espace public. Elles devront présenter des teintes permettant d’améliorer leur insertion dans le paysage et de préférence identiques à celles des façades. En outre, leur nombre doit rester limité au maximum et un seul dispositif sera accordé par copropriété.
3° L’implantation des climatiseurs en façade doit s’effectuer dans l’objectif de la meilleure intégration possible :
• Pour les constructions neuves, la règle est celle de l’installation non visible à partir du domaine public. Dans le cas d’une impossibilité technique, la meilleure intégration architecturale sera exigée pour une implantation en accroche sur la façade.
• Pour les constructions anciennes, l’implantation sur les façades non visibles est la règle par défaut. Dans le cas d’une impossibilité technique, la meilleure intégration architecturale sera exigée pour une implantation en façade sur rue.
4° Les branchements et raccordements électriques ou de télécommunication (boîtiers et câbles) doivent être, sauf impossibilité technique justifiée, enfouis ou intégrés sous les corniches ou aux murs de façade et de clôture.
5° L’installation de matériel de production d’énergies renouvelables sur la toiture est autorisée (panneaux solaires ou panneaux photovoltaïques, par exemple). Toutefois, ils devront être intégrés dans la composition architecturale des bâtiments. Il en est de même pour les parements ou bardages extérieurs répondant à un besoin en isolation thermique ou acoustique.
6° Les citernes à gaz liquéfié ou à mazout, les cuves de recueil d’eau pluviale, ainsi que les installations similaires doivent être implantées de telle manière qu’elles ne soient pas visibles de la voie publique et des perspectives lointaines, et enterrées ou habillées.
3.2.2.1. Généralités
1° Les nouvelles constructions, reconstructions comme les travaux réalisés sur l’existant doivent être réalisés de manière harmonieuse par rapport aux caractéristiques et à la composition architecturale du bâti pré-existant de la zone Ua2 et doivent être en liant avec l’activité portuaire. 2° Les éléments d’imitation (pastiches) faisant référence à des écritures architecturales étrangères au territoire ou standards industriels sont exclus des projets (parements en pierre, vraie ou fausse notamment). Il faut rechercher la sobriété et l’expression des matériaux traditionnels. 3° Par ailleurs, la construction nouvelle d’une tourelle au niveau de la capitainerie est autorisée.
3.2.2.2. Volumétrie
Les constructions nouvelles doivent présenter une simplicité de volume et de silhouette.
3.2.2.3. Dispositifs techniques et installations environnementales 1° Tous les dispositifs techniques et installations à caractère environnemental ou de développement durable sont autorisés à la condition d’une bonne intégration dans le site. 2° L’installation nouvelle de matériel de production d’énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques et solaires par exemple) est interdit.
Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Les ouvrages, installations ou locaux techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou concourant aux missions des services publics sont également concernés.
Précisons en outre que tout projet sera examiné en référence aux principes et recommandations de la Charte paysagère et architecturale du Cap Corse.
Cet article ne s’applique pas aux ouvrages, installations ou locaux techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou concourant aux missions des services publics ainsi qu’aux édifices monumentaux, caveaux, tombes et autres monuments funéraires.
4.2.2.1. Généralités
1° Les nouvelles constructions, reconstructions comme les travaux réalisés sur l’existant doivent être réalisés de manière harmonieuse par rapport aux caractéristiques et à la composition architecturale du bâti pré-existant. Les éléments d’architecture devront suivre les caractères de simplicité et de pertinence des propositions par rapport au site, au caractère des lieux et en cohérence avec les références du voisinage en abords.
2° Les éléments d’imitation (pastiches) faisant référence à des écritures architecturales étrangères au territoire ou standards industriels sont à exclure des projets (parements en pierre, vraie ou fausse notamment). Il faut rechercher la sobriété et l’expression des matériaux traditionnels. Toujours faire préciser par les pétitionnaires les modes opératoires projetés (description des matériaux, textures, couleurs, assemblages), sur la base d’un état des lieux du ou des bâtiments existants, dans leur cadre paysager et/ou urbain faisant apparaître les états projetés.
4.2.2.2. Volumétrie
Les constructions doivent présenter une simplicité de volume et de silhouette.
4.2.2.3. Toiture
1° La toiture d’une construction nouvelle doit présenter les caractéristiques suivantes :
• 2 pans. La configuration à 1 pan peut exceptionnellement être autorisée pour une extension ou un volume de taille modeste. Les formes de toitures à multiples décrochements sont proscrites.
• Les sens de faîtage donnent le sens général de disposition des volumes entre eux et dans le site. La ligne de faîtage devra suivre l’orientation de bâtiments en cas d’immeubles accolés ou alignés le long de la voirie. Pour des constructions plus excentrées elle devra être, si possible, parallèle aux courbes de niveaux prédominantes.
• Les débords sont modestes, nets et peu saillants. Ils répondent à une typologie de construction, de programme et d’architecture spécifique.
• Matériaux de couverture : sont imposées les couvertures en lauzes de schiste, locales de préférence, ou d’importation de qualité (épaisseur d’environ 2 cm) de couleurs similaires aux locales. La pose traditionnelle au mortier de chaux sur charpente bois sera privilégiée. En cas de construction nouvelle avec charpente en béton, la lauze sera posée en «décoration» (pose collée).
2° La toiture d’une construction existante : • Les toitures traditionnelles en lauzes de schiste doivent être conservées en cas de travaux (rénovation ou réfection totale).
• Les toitures en tuiles devront être remplacées par des lauzes de schiste, plutôt de forte épaisseur. Il conviendra d’éviter à tout prix les imitations pastiches de toute nature (tuiles plates grises imitant la lauze notamment), souvent trop fines et semblables à des ardoises.
• Une étanchéité complémentaire pourra être établie si nécessaire.
4.2.2.4. Façades 1° D’un point de vue général, il est impératif de respecter une sobriété et un ordonnancement des façades. Les règles de base sont :
• De rares et modestes volumes en débord ou en retrait.
• Des parties pleines qui prédominent sur les vides.
• Le rythme des ouvertures, des alternances pleins/vides, doit être régulier. Il est toutefois possible, si justifié, d’introduire quelques ruptures maîtrisées dans les alignements. Pour les constructions nouvelles, les façades doivent présenter une trame ordonnée suivant les axes vertical (alignement des baies) et horizontal (linteaux et appuis de fenêtres).
• Les ouvertures doivent être plus hautes que larges, de proportions rectangulaires verticales.
• Pour les nouvelles constructions, la modénature et les encadrements de baies sont interdits. Un encadrement réalisé avec un enduit en relief discret peut toutefois être accordé autour de la porte d’entrée.
• Pour les constructions existantes anciennes, la réfection des façades devra respecter, quand ils existent, tous les éléments de nomenclature existants (éléments de décoration et d’ornement d’une façade extérieure (moulures, encadrements, linteaux...).
2° Pierre, enduit et bardage :
• Les façades des constructions nouvelles (y compris dans le cas d’ossature bois) ou des constructions existantes (lors de travaux de restauration/ravalement) devront être totalement enduites ou totalement en pierres. Dans le cas de constructions existantes dont les murs sont en pierre, les enduits seront réalisés à la chaux (contenant au maximum 10 % de ciment prompt naturel) et le cas échéant, en cas de travaux de réfection, les enduit ciment seront déposés, car ils détériorent les murs.
• En cas de travaux (réfection ou rénovation), les enduits des façades des constructions nouvelles ainsi que ceux des constructions existantes devront impérativement présenter une finition lisse. Ce type d’enduit présente de multiples avantages (très protecteur, peu salissant et peu d’entretien). Les enduits grossiers (grattés, écrasés, projetés, sans finition...) sont quant à eux proscrits.
• Les murs en pierre ou en parement de pierre sont exécutés en pierres locales ou présentant des caractéristiques proches. Les placages ne sont pas autorisés et les parements de pierre doivent présenter une épaisseur minimale de 20 centimètres. Dans les deux cas, l’appareillage devra être réalisé conformément aux techniques de pose traditionnelles.
• Les placages de pierre, de bois, ou de tout autre matériau vendus dans le commerce (plaquettes de parement de pierre ou de bois) ne sont pas autorisés, y compris sur une partie de la façade.
3° Teintes et polychromies :
• Toute construction, nouvelle ou existante, doit présenter des choix polychromiques judicieux. L’emploi de la couleur doit être traité en fonction des contextes rencontrés et en référence à la palette de couleurs définie par la Charte architecturale et paysagère du Cap Corse.
• Le développement et la banalisation des références hors contextes ou de nature à porter atteinte au paysage bâti ainsi que l’utilisation de blanc, de rouge foncé et de teintes de trop forte intensité sont proscrits. En outre, il ne faut pas créer des contrastes marqués par l’usage de teintes trop claires se détachant sur des arrière-plans de valeur moyenne à sombre (paysage bâti ou paysage naturel).
4.2.2.5. Menuiseries
1° Les menuiseries doivent être à l’échelle des volumes qui composent le projet. Une cohésion d’ensemble