Intitulé du document : Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère Articles R151-37 à R151-38 du Code de l’Urbanisme
Tout projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu’à la conservation des perspectives bâties et non bâties environnantes.
La disposition posée au paragraphe précédent s’applique même dans le cas de l’utilisation de matériaux renouvelables ou de matériaux ou procédés de construction permettant d’éviter l’émission de gaz à effet de serre, à l’installation de dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales ou la production d’énergie renouvelable correspondant aux besoins de la consommation domestique des occupants de l’immeuble ou de la partie d’immeuble concernés.
Aspect extérieur des constructions
Les constructions doivent s’intégrer à l’environnement et au paysage existant.
Les restaurations, agrandissements ou surélévations du bâti ancien d'intérêt patrimonial devront être compatibles avec le caractère architectural originel de la construction, notamment en ce qui concerne l’aspect des matériaux.
Les éléments de superstructures tels que matériaux de ventilation, de climatisation, etc. doivent être dissimulés ou intégrés de manière à réduire leur impact visuel dans l’environnement. Ils ne sont autorisés qu’à la condition de ne pas générer de nuisances olfactives, sonores, visuelles incompatibles avec la proximité immédiate d’habitations.
En lien avec : OAP Thématique Patrimoine
Les annexes et extensions à la construction principale doivent être conçues de sorte que leur disposition, leur volume et leur aspect soient en harmonie avec la construction principale. Cela inclut le choix des couleurs et des formes afin d’assurer une cohérence esthétique sur l’ensemble de la propriété.
Pour les ouvrages techniques liés à la sécurité, à un service public, à la gestion des eaux, à la protection phonique, à la distribution d’énergies tels que transformateur, abribus, local destiné au stockage des déchets, coffret, etc. ainsi que pour les équipements collectifs, les règles édictées peuvent ne pas être respectées, sous réserve de ne pas porter atteinte à la cohérence architecturale du bâti environnant, à la forme urbaine existante, à l’environnement et à la qualité du paysage.
Des règles plus précises s’appliquent suivant les prescriptions de l’Architecte des Bâtiments de France lorsque le projet est situé dans un périmètre délimité des abords ou dans les abords d’un monument historique ou d’un site inscrit.
Façades
Le traitement des façades doit concourir à la qualité et à l’animation des espaces publics. Elles doivent s’intégrer et contribuer à la qualité architecturale urbaine et paysagère du milieu environnant.
La tonalité des façades devra rester cohérente avec celles de l’ensemble du secteur concerné. De plus, les teintes des façades enduites devront correspondre aux teintes locales.
L’emploi à nu des matériaux destinés à être enduits est interdit. Les façades existantes ou nouvelles qui ne sont pas réalisées en matériaux destinés à rester apparents (cas des briques creuses, parpaings, etc.) doivent recevoir un enduit ou parement.
Dès lors, par leur aspect, les nouvelles constructions et les modifications de constructions existantes doivent être en harmonie avec les constructions voisines existantes. Les façades de teintes vives ou criardes ainsi que les gris (ciment à anthracite), le noir et le blanc pur sont interdites.
Les dimensions et l’emplacement des fenêtres et des ouvertures doivent respecter les proportions traditionnelles. Les fenêtres de toit sont autorisées sous réserve de leur intégration discrète et de respecter les règles de hauteurs applicables.
Les éléments décoratifs doivent être sobres et en accord avec le style architectural de chaque zone. De plus, les éléments de modénature qui caractérisent l’architecture locale seront préservés et mis en valeur. Pour le bâti ancien, les ravalements doivent être exécutés en respectant l’aspect des façades d’origine et en conservant les éléments architecturaux typiques.
Les techniques ou les formes architecturales innovantes découlant de la mise en œuvre d’une démarche de haute qualité environnementale clairement justifiée par le pétitionnaire ou de l’utilisation d’énergies renouvelables sont autorisés en façade, sous réserve que ces éléments s’intègrent harmonieusement dans leur environnement bâti. Leur implantation sur façade sera privilégiée du côté non-visible depuis la voie publique. Les couleurs choisies pour ces dispositifs devront s’intégrer à l’ensemble de la construction et des constructions avoisinantes.
D’autres règles sont définies au regard des caractéristiques propres à chaque zone. Il faut donc se référer aux dispositions générales et aux dispositions applicables à la zone concernée pour déterminer les éléments à respecter.
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En lien avec : OAP Thématique Patrimoine
Toitures
Les techniques ou les formes architecturales innovantes découlant de la mise en œuvre d’une démarche de haute qualité environnementale clairement justifiée par le pétitionnaire ou de l’utilisation d’énergies renouvelables sont autorisés en toiture, sous réserve que ces éléments s’intègrent harmonieusement dans leur environnement bâti.
Les garde-corps font l’objet d’une mise en œuvre qualitative et sont intégrés dès la conception du projet, de façon à éviter une dénaturation de la construction.
Panneaux photovoltaïques
L’installation de panneaux photovoltaïques doit suivre l’inclinaison de la toiture et ne pas dépasser le faîtage ou les débords de toit. Elle doit s’insérer ou se faire au plus près de la toiture.
Une implantation discrète devra être recherchée. Leur mise en œuvre devra s’effectuer avec une intégration au plus près de l’aspect du matériau de couverture de la toiture.
L’implantation devra se faire en respectant la composition de la façade et la géométrie des versants de toit.
L’installation de panneaux photovoltaïques ne devra pas créer de réflexions gênantes pour le voisinage ou la voirie.
Des règles plus précises peuvent s’appliquer selon les prescriptions de l’ABF lorsque le projet est situé dans le périmètre délimité des abords ou dans les abords d’un monument historique ou d’un site inscrit.
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En lien avec : OAP Thématique Patrimoine
Clôtures Par leur aspect, leurs proportions, et le choix de leur traitement, les clôtures doivent s’harmoniser avec la construction principale, le traitement des espaces libres et les caractéristiques dominantes du site de la construction.
La hauteur maximale des clôtures sur l’ensemble du territoire est fixée par principe à 2 mètres. Les règlements propres à chaque zone prévoient pour certains des hauteurs inférieures qu’il convient de respecter. Par ailleurs, une hauteur supérieure peut être autorisée pour tout projet qui le justifierait par un besoin spécifique de sécurité ou d’application des normes et règlements en vigueur.
Elles doivent également respecter la qualité d’ensemble de la zone, donnée par les matériaux, percements, rapports entre les pleins et vides, ainsi que par la prise en compte des clôtures et constructions avoisinantes.
Le traitement végétal des clôtures doit être privilégié, surtout dans les zones en entrées de bourg ou au sein des zones constituant des espaces de transitions. Ces clôtures végétales peuvent être doublées de clôtures matérielles sous réserve qu’elles ne portent pas atteinte à la continuité écologique des trames vertes et bleues. Elles seront composées d’essences locales, variées, non invasives et adaptées au changement climatique. Tout traitement non végétal doit être dument justifié.
Ces clôtures végétales permettent de créer des corridors écologiques permettant le passage de la faune.
- Autres documents disponibles :
En lien avec : OAP Thématique Continuités écologiques
Pour en savoir plus : 200072718_3.3.2_Liste_essences
Pour en savoir plus : 200072718_3.3.3_Recommandation_plantation_haie_PNR
Quand la création de clôture végétale n’est pas possible, la création d’une clôture qui permet le passage de la faune sera privilégiée.
Les clôtures non végétales doivent être qualitatives. Pour les murs ou murets de pierre, préexistants dans la zone, ils devront, dans la mesure du possible être remis en état ou conservés. Leur éventuelle démolition sera strictement limitée au besoin de la construction.
Les clôtures qui ne sont pas réalisées en matériaux destinés à rester apparents doivent recevoir un parement ou un enduit rappelant la teinte et l’aspect des enduits traditionnels.
En bordure de voies publiques ou en angle, les clôtures ne doivent pas créer de visibilités gênantes, notamment pour des raisons de sécurité routière.
Afin de ne pas dégrader les conditions de visibilité en bordure de route départementale, toute réalisation de clôture ou de haie pourra être limitée en hauteur selon le contexte de chaque construction.
La règlementation ne s’applique pas aux clôtures liées à la sécurité des voies ferroviaires.
D’autres règles sont définies au regard des caractéristiques propres à chaque zone, notamment en termes de hauteur. Il faut donc se référer aux dispositions générales et aux dispositions applicables à la zone concernée.
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En lien avec : OAP Thématique Continuités écologiques
En lien avec : OAP Thématique Patrimoine
Aspect extérieur des constructions
Les projets doivent, le cas échéant, respecter les principes définis dans l’orientation d’aménagement et de programmation thématique « Patrimoine ».
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En lien avec : OAP Thématique Patrimoine
Façades • Dispositions générales
Les travaux portant sur des édifices anciens qui représentent l'architecture traditionnelle locale, telle que définie dans l’OAP Patrimoine doivent se faire dans le respect de leur intégrité, notamment de l'ordonnancement et du rythme des façades, des proportions des ouvertures et des spécificités des toitures.
En outre, les soubassements, les encadrements d’ouvertures, les chaînages, les appuis de fenêtre, les corniches ainsi que les autres éléments de modénature doivent être préservés et mis en valeur.
PARTIE 2 : DISPOSITIONS APPLICABLES AU SECTEUR Ua#
Le rythme et les proportions des ouvertures du bâti traditionnel seront respectés. Ainsi, exception faite des fenêtres, les ouvertures visibles depuis l’espace public seront en proportion environ une fois et demie plus haute que large, à deux ventaux ou en vitre pleine. Cette disposition ne s’applique pas non plus aux vitrines commerciales, aux équipements publics ou aux portes de garage.
Dans le cas de réhabilitations, les ouvertures du rez-de-chaussée et des étages seront alignées pour respecter les travées et les linteaux seront horizontaux et alignés entre eux. Afin de respecter le caractère patrimonial de la zone, la réalisation d’un bandeau d’encadrement des ouvertures est obligatoire. Par sa conception, il devra s’intégrer harmonieusement à la façade du bâti et aux constructions avoisinantes.
Les teintes des menuiseries et portes seront choisies en référence à la période et à la typologie du bâti, afin de respecter la logique constructive et l’harmonie architecturale du quartier. Le gris anthracite, le noir ainsi que le blanc pur (à l’exclusion des volets roulants non visible depuis l’espace public) sont interdits.
Les volets roulants avec coffre visible depuis le domaine public sont interdits.
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Toitures Pour toutes les constructions autorisées au sein de la zone Ua, les toitures doivent s’intégrer harmonieusement dans le tissu urbain existant et respecter le cadre architectural dans lequel elles s’intègrent.
Afin de respecter les époques de construction dans le cas de réhabilitations, les matériaux utilisés doivent permettre de maintenir à l’identique l’aspect de la toiture d’origine. Les couleurs type ardoise ou terre cuite sont à privilégier.
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Clôtures
Le long des voies publiques ou privées, qu’elles soient existantes ou projetées, les clôtures doivent respecter une hauteur maximale totale de 1,80 mètres.
La hauteur maximale d’une clôture pleine est limitée à 0,80 mètre. Cette clôture peut être surmontée d’une clôture ajourée ou doublée d’une haie dans la limite de hauteur de 1,80 mètres.
Des dispositions particulières peuvent néanmoins s’appliquer :
- Il est autorisé la construction d’un mur d’une hauteur supérieure à celle exprimée précédemment à condition d’être de même hauteur et de s’inscrire dans la continuité immédiate d’un mur existant ;
- Il est autorisé la reconstruction ou la réfection d’un mur ancien sur une hauteur inférieure ou égale à la hauteur initiale ;
- Une hauteur supérieure pourra être autorisée pour toute construction d’équipement public, justifiée par des besoins de sécurité ou d’application des normes et règlements en vigueur.
Le long des autres emprises publiques et des limites séparatives, les clôtures respecteront une hauteur maximale de 2 mètres. Une hauteur supérieure pourra être autorisée pour toute construction d’équipement public, justifiée par des besoins de sécurité ou d’application des normes et règlements en vigueur.
PARTIE 2 : DISPOSITIONS APPLICABLES AU SECTEUR Ua#
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