Intitulé du document : Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère - sauf dans la zone Up (patrimoniale)
Qualité urbaine, architecturale et paysagère
Les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. On recherchera de préférence des volumes simples soigneusement implantés selon les spécificités climatiques du site, la topographie des terrains, les caractéristiques du bâti existant alentour, et réalisés avec des matériaux s’intégrant harmonieusement dans l’environnement naturel ou urbain. Les autorisations d’occupation du sol seront refusées si les constructions font trop fortement référence à des architectures typiques d’autres régions ou constituent des pastiches d’architecture.
Toitures
Les toitures à un pan et ne s’harmonisant pas avec les toitures environnantes sont interdites (sauf celles adossées à une construction existante et les annexes). Les toits terrasses sont interdits s’ils ne sont pas accessibles depuis une pièce de vie et inclus dans le corps général d’un bâtiment et ils ne doivent pas dépasser 35 % de la totalité de l’emprise au sol de la construction. Cette disposition ne s’applique pas aux annexes. Les pentes de toiture qui ne sont pas végétalisées inférieures à 50 % sont interdites (sauf pour les annexes et les bâtiments d’exploitation en zone agricole). Les dépassées de toiture inférieures à 0,60 m sont interdites (sauf pour les annexes et sur les limites séparatives où elles sont interdites). Elles pourront être ramenées à 0,20 m minimum si la surface de la construction ne dépasse pas 40 m² de surface de plancher. La couverture sera réalisée en matériaux de type tuiles ou d’ardoises, de teinte homogène et non brillantes (d’autres matériaux peuvent être autorisés quand ils correspondent à une expression architecturale contemporaine ou locale). Pour les extensions et les annexes accolées, la couverture sera de teinte similaire à celle de la construction principale existante.
Façades
Pour les enduits extérieurs, seules les couleurs rompues, rabattues ou dégradées, respectant la tonalité générale du site environnant sont autorisées. Les annexes doivent être traitées en harmonie avec l’ensemble de l’opération.
Menuiseries et fermetures
Pour les menuiseries et fermetures, seules les couleurs rompues, rabattues ou dégradées, respectant la tonalité générale du site environnant sont autorisées. Un seul style de menuiserie sera adopté par façade. La couleur des menuiseries sera en harmonie avec les teintes de la façade. Les annexes doivent être traitées en harmonie avec l’ensemble de l’opération.
Pour les éléments de patrimoine bâti identifiés sur le règlement graphique par un symbole, l’aspect et la volumétrie des bâtiments seront préservés : dimensions et organisation /ordonnancement des ouvertures qui rythment la façade, forme des toitures, débords de toiture, charpente apparente, fenêtres de toit… Les détails architecturaux caractéristiques et témoignant de l’histoire des édifices seront préservés.
Pour les éléments paysagers identifiés à préserver (espaces de jardin en zone urbaine à préserver.) seuls sont autorisés les abris de jardin dans la limite de 15 m² d’emprise au sol.
Pour les changements de destinations autorisés (constructions identifiées sur le règlement graphique) Les constructions, par leur architecture ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages.
Pour les annexes : elles doivent être traitées de façon homogène avec la construction principale ou l’ensemble de l’opération.
Qualité environnementale Dispositions relatives aux éléments translucides et les capteurs solaires Les éléments translucides et les capteurs solaires ne sont pas réglementés.
Dispositions relatives aux secteurs concernés par le bruit des infrastructures Les secteurs concernés par le bruit des infrastructures, définis par arrêté préfectoral, sont identifiés par un tramage spécifique. Dans ces zones de bruit, l’isolement acoustique minimum contre les bruits extérieurs est déterminé par les articles 5 à 9 de l’arrêté du 30 mai 1996 modifié par l’arrêté du 23 juillet 2013 pour les bâtiments d’habitation, et par les articles 5 à 8 de l’arrêté du 9 janvier 1995 pour les bâtiments d’enseignement.
2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions - sauf dans la zone Up (patrimoniale) Le permis de construire ou l’autorisation de lotir peut être subordonné au maintien ou à la création d’espaces verts correspondant à l’importance des constructions projetées. Les boisements ou arbres existants seront respectés sauf en cas d’impératifs techniques. Plantations Toute plantation (haies de clôtures, arbres de hautes tiges, arbres d’ornements…) sera réalisée avec des essences locales variées. Les haies monospécifiques sont interdites.
Espèces végétales invasives Les apports de terre végétale doivent être réduits au minimum : on favorisera la réutilisation des matériaux en place pour refaire les talus et les surfaces d’engazonnement.
Arbres abattus Ils seront remplacés par des essences locales ou des arbres fruitiers.
Aires de stationnement Pour l’aménagement des espaces de stationnement groupés non couverts (à partir de 4 places) et dans des conditions techniques possibles (réseaux), ils devront être plantés à raison d’au moins 1 arbre pour 4 emplacements, les arbres devront bénéficier d’un minimum de 2 m² au sol en pleine terre et être protégés contre les chocs des véhicules.
Aires de jeux et de loisirs En cas de construction de logements à usage d’habitation, l’autorité qui délivre le permis de construire ou l’autorisation de lotir peut exiger la réalisation par le constructeur, au profit notamment des enfants et des adolescents, d’une aire de jeux et de loisirs située à proximité de ces logements et correspondant à leur importance.
Chemins piétons Ils seront traités avec un revêtement perméable.
Remblais et déblais Les rehaussements et les remblais de terrains ne devront pas excéder 1,50 m. Les terrasses créées pourront être soutenues par des talus végétalisés ou des murs en pierre ou réalisés dans le même matériau que la construction. Pour la réalisation des murs de soutènement les enrochements sont interdits.
Ruisseaux, fossés Les ruisseaux, fossés de drainage et autres écoulements de surface existants ne seront pas couverts, sauf impératifs techniques.
Sources, puits, captages privés et eaux souterraines Les sources, puits et captages privés existants doivent être signalés lorsqu’ils ne l’ont pas encore été. Toutes les mesures devront être prises pour éviter de modifier le régime hydraulique des sources, puits, captages et eaux souterraines se trouvant sur les terrains faisant l’objet de la demande d’autorisation ou pouvant être concernés en aval ou en amont par ce régime hydraulique.
Citernes de stockage Elles doivent être enterrées ou dissimulées.
Clôtures en zone urbaine et à urbaniser Les clôtures sur les espaces publics ou sur l’alignement des voies doivent être traitées de manière soignée et en harmonie avec le bâti et les murs de clôture existants. La hauteur maximum des clôtures mise en place sur la limite d’emprise publique ou à la marge de recul indiquée sur le plan, ne doit pas dépasser 1,80 sauf dans le cadre de la prolongation d’un mur existant d’une hauteur supérieure. Les matériaux de type film, toile ou canisses sont interdits. Les haies de clôture sur les espaces publics ou sur l’alignement des voies seront constituées par des essences régionales et variées. Des clôtures différentes peuvent être autorisées lorsqu’elles répondent à des nécessités de sécurité particulière.