Intitulé du document : - Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions
II.3.a – Espaces libres et plantations
Les surfaces libres de toute construction, les dépôts et les aires de stationnement doivent être entretenus et plantés.
La plantation de feuillus de haute tige bien adaptés à l’écologie et au paysage du site (platanes, marronniers, tilleuls, micocouliers, …), sur les espaces non bâtis, ainsi que de plantes grimpantes à feuillage caduque (glycine, vigne, …), sur tonnelle ou en façade, est vivement conseillée, afin de contribuer au confort climatique (ombrage estival et ensoleillement hivernal).
Les plantations à réaliser doivent être de faible entretient et consommation d’eau.
La plantation de résineux (à l’exception du pin d’Alep) ou d’essences étrangères à la région (cyprès bleus, sapins, pins maritimes, …) n’est pas conseillée.
Il convient de privilégier les essences non allergisantes pour les plantations. A ce titre, les espèces telles que le cyprès, le bouleau, le chêne, l’aulne et le frêne ne sont pas conseillées.
Les surfaces minérales imperméabilisées (terrasses revêtues en dur, enrobés, béton, …) devront être limitées, afin d’éviter le ruissellement excessif des eaux pluviales. Les revêtements de sol drainant (clapicette, gravier, …) seront choisis de préférence afin de faciliter l’infiltration des eaux pluviales sur place.
En zone UB, le Coefficient de Surface de Pleine Terre (CSPT) doit être supérieur à 0,15.
En zone UC, le Coefficient de Surface de Pleine Terre (CSPT) ne doit pas être inferieur a 0,3. Les espaces de pleine terre devront comporter au moins un arbre de haute tige pour 50 m2 de surface.
En zone UD, le Coefficient de Surface de Pleine Terre (CSPT) ne doit pas être inferieur a 0,4. Les espaces de pleine terre devront comporter au moins un arbre de haute tige pour 50 m2 de surface.
En outre, en zones UC et UD : Les opérations d’aménagement d’ensemble doivent comporter des espaces verts communs dont le Coefficient de Surface de Pleine Terre (CSPT) ne doit pas être inférieur à 0,10. Les espaces communs de pleine terre devront comporter au moins un arbre de haute tige pour 200 m2 de surface.
En zones UB, UC, UD et 1AU : Dans la mesure du possible, les linéaires boisés, constitués d’essence locales doivent être préservé le long des voies de circulation. Lorsque leur destruction est nécessaire pour des raisons de sécurité ou de gestion de la voie, il est préconisé de replanter ces linéaires avec des essences arborescentes locales.
En zones UC et UD : Les parkings doivent être plantés à raison de 1 arbre pour 4 emplacements. Leur revêtement de sol et les ouvrages de rétention des eaux pluviales doivent être intégrés à l’aménagement paysager et urbain.
En zones UC et UD, en limite de terrains cultivés classés en zone A et lorsque qu’un bâtiment n’est pas implanté sur la limite séparative, un écran de verdure devra être planté afin d’assurer une barrière physique entre ces constructions et les espaces cultivés. Cet écran de verdure devra présenter les caractéristiques suivantes : - sa hauteur devra être supérieure à celle de la culture en place ;
- la végétation devra être homogène (hauteur, largeur, densité de feuillage) et présenter une absence de trous.
II.3.b Gestion des eaux pluviales
Sauf impossibilité démontrée, les eaux pluviales doivent être infiltrées sur le terrain. Aucun rejet sur le domaine public ou dans les réseaux collecteurs d’eaux usées n’est autorisé. Pour les eaux pluviales ne pouvant être infiltrées, les aménagements réalisés sur le terrain doivent permettre leur stockage sur le terrain, leur éventuelle réutilisation (arrosage, sanitaires...dans le respect de la réglementation en vigueur) et, à défaut, un rejet dans les réseaux collecteurs avec un débit calibré. Conformément à la doctrine de la mission inter-service (MISE) de Vaucluse, en l’absence de réseau de collecte des eaux pluviales ou si celui-ci est insuffisant, suivant les caractéristiques du terrain ou de l’environnement, les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux pluviales, et éventuellement ceux visant à la limitation des débits évacués de la propriété, sont à la charge exclusive du propriétaire, qui doit réaliser les dispositifs adaptés à l’opération et au terrain. La mise en oeuvre de la rétention préalable est calculée sur la base de 60 l/m² imperméabilisés. Sont prises en compte toutes les surfaces imperméabilisées (créées ou existantes) dès lors que le projet est supérieur à 40 m² d'emprise au sol nouvellement créés. En dessous de ce seuil d'emprise au sol, aucune rétention n'est prescrite. Néanmoins, l’infiltration ne doit pas être envisagée en cas d’activités polluantes (zones d’activité, parking, poids-lourds, …), ni lorsqu’il y a une sensibilité particulière de la nappe souterraine (captage EAP, par exemple). En cas de rejet, le débit issu de cette rétention sera calibré sur la base de 13 l/s/ha aménagé. Sont prises en compte pour les hectares aménagés, la surface de l'assiette foncière de l'opération. Compte tenu de contraintes techniques (diamètre du tuyau d'évacuation des eaux pluviales), pour des opérations de superficie réduite (inférieur à 1500 m²), le débit minimum est fixé à 5l/s. Les dispositifs de récupérations des eaux pluviales devront être enterrés (cuves, etc.) ou de type bassin de rétention/noue paysagère, et pleinement intégrés au projet.
En zone UC : Au sein des périmètres de protection rapprochés des captages d’eau potable, l’infiltration des eaux pluviales par puits d’infiltration est interdite.