Les occupations et utilisations du sol peuvent être refusées ou n'être accordées que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leurs dimensions, leur architecture ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature
UC à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
1/ Découpage du parcellaire
Dans le cadre du découpage parcellaire visant la création de lots à bâtir, un accès mutualisé est imposé pour l’ensemble des constructions créées en second rideau sur une même unité foncière, ainsi que pour les unités foncières différentes (tel que lors de la création de copropriétés).
Lorsque le terrain est desservi par deux voies ou plus, l’accès sur l’une de ces voies peut être interdit s’il présente une gêne ou un risque pour la circulation.
Lors de réunions ou de division de parcelles, le rythme parcellaire ancien devra être conservé en façade. Cela devra en particulier être le cas pour les devantures de commerce.
2/ Toiture • Pour les constructions nouvelles, en secteur UCb et UCv :
La toiture des constructions principales (hors annexes et extensions) doit comporter au moins 2 pans. Les toitures d’un seul pan et les toits terrasses seront autorisés sur les volumes secondaires et les annexes. Elles n’excéderont pas 30% de l’emprise au sol du bâtiment sans pouvoir excéder 50 m². Les couvertures seront réalisées en tuile canal ou romane de teinte rouge respectant le nuancier correspondant à chaque unité paysagère (cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-4 : Couleurs & Nuancier).
Pour les annexes, vérandas, pergolas, carports et auvents, la pente de toiture est libre, ainsi que les matériaux et couleurs.
Unité paysagère « Chaîne des Puys ». Pour les toitures à deux pans, les sens de faitages de chaque volume de la construction principale doivent être majoritairement parallèles.
Unité paysagère « Chaîne des Puys » et Riom, Volvic, Châtel-Guyon Une optimisation avec le site, ses qualités paysagères et sa pente, sera alors recherchée. Les pentes de toitures (hors annexes, vérandas, pergolas, carports et auvents) seront comprises entre 40% et 60%.
Unité paysagère « Plaine de Limagne & Val d’Allier » (Ennezat) et « Côteau & Faille de Limagne » (sauf Riom, Volvic, Châtel-Guyon) Les pentes de toitures (hors annexes, vérandas, pergolas, carports et auvents) seront comprises entre 30% et 50%.
- Pour les constructions nouvelles, en secteur UCg : Les pentes de toitures (hors annexes, vérandas, pergolas, carports et auvents) seront comprises entre 40% et 60%. Les toitures terrasses sont autorisées. Les toitures terrasse non accessibles de plus de 30 m² ne peuvent être autorisées qu’en cas de valorisation éco aménageable : toitures végétalisées, rétention d’eau pluviale ou valorisation énergétique.
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- Pour les extensions La pente de toitures doit s’intégrer dans la volumétrie de la construction existante. La couleur des toitures devra respecter le nuancier correspondant à chaque unité paysagère (cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-4 : Couleurs & Nuancier). Dans le cas où la couleur de construction principale est différente de celles autorisées, alors il est possible de l’appliquer sur les extensions afin de les intégrer dans leur environnement.
- Pour les annexes, vérandas, pergolas, carports et auvents La pente de toiture est libre, ainsi que les matériaux et couleurs.
- Pour les réfections de toiture Les travaux sur constructions existantes ne doivent pas porter atteinte à leur qualité architecturale d’origine. Lorsque des raisons techniques ou architecturales l’imposent, la réfection ou l’extension des toitures et couvertures d’un bâtiment existant pourra se faire à l’identique (ex : Mansard, …). Les pentes de toits doivent être maintenues à l’identique. La couleur des toitures devra respecter le nuancier correspondant à chaque unité paysagère (cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-4 : Couleurs & Nuancier). Dans le cas où la couleur de la toiture initiale est différente de celle autorisée, la couleur initiale peut être réemployée.
3/ Façade • Règles générales
Pour toutes les zones, se référer aux dispositions présentées dans les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP). En l’absence de précision dans l’OAP, se référer aux règles présentées cidessous.
Les couleurs des façades sont celles qui priment dans le paysage. Elles devront respecter le nuancier correspondant à chaque unité paysagère (cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-4 : Couleurs & Nuancier). Elles doivent se fondre dans les teintes préexistantes de l’environnement et du bâti local. Il est envisageable d’utiliser des teintes colorées, sous réserves que ces teintes ne soient pas saturées et vives. L’emploi à nu des éléments destinés à être enduits est interdit. L’implantation d’équipements techniques (appareils de climatisation, compresseur, boitier électrique, etc.) doit s’effectuer sur les façades non visibles depuis l’espace public. En cas d’impossibilité technique, l’installation devra être dissimulée dans la façade.
- Pour les réhabilitations : Les travaux sur constructions existantes ne doivent pas porter atteinte à leur qualité architecturale d’origine. Ils devront respecter le nuancier correspondant à chaque unité paysagère (cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-4 : Couleurs & Nuancier). Le traitement des murs sera apprécié en fonction de la composition et du matériau de la façade, selon qu’il soit destiné à rester apparent ou à être enduit :
- Les façades destinées à être enduites seront recouvertes d’un enduit identique à celle des enduits locaux anciens dont la teinte se rapprochera de celle d’origine, choisie dans le nuancier correspond à chaque unité paysagère (cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-4 : Couleurs & Nuancier). Les enduits ne devront laisser apparentes que les pierres destinées à l’être (chaînages d’angles, encadrements de baies, corniches…).
- Les façades des constructions en pierres apparentes, pourront être rejointoyées à joints largement beurrés (excepté en secteur UCg), à fleur de pierre.
Les finitions en relief sont interdites sauf pour les façades réalisées en grain d’orge.
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L’isolation par l’extérieur est interdite sur le bâti traditionnel, entre autres pour ceux dont la façade est en pierre apparente.
- Pour les constructions nouvelles : A l’exception des vérandas, les façades seront :
- Soit enduites. Les enduits de maçonnerie seront de finition identique à celle des enduits locaux anciens. Les finitions écrasées et en relief sont interdites.
- Soit recouvertes d’un bardage d’aspect mat. L’utilisation de ces deux procédés sera autorisée sur une même façade à condition de trouver une harmonie sur l’ensemble de la construction. Elles devront respecter la composition et les formes des constructions traditionnelles et environnantes (hors extensions et annexes). En zone UCg, l’emploi de matériaux biosourcés et de zinc sont autorisés pour recouvrir la façade des constructions.
4/ Menuiseries et Ouvertures • Règles générales
La couleur des menuiseries devra respecter le nuancier correspondant à chaque unité paysagère (cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-4 : Couleurs & Nuancier). Dans le cas d’un changement partiel ou l’ajout d’une menuiserie, la couleur d’origine pourra être maintenue.
- Pour les constructions nouvelles Les coffres de volets roulants seront encastrés dans la maçonnerie et ne devront pas être en saillie. En UCv et UCb, les ouvertures devront être plus hautes que larges, exception autorisée dans le cas d’une nécessité technique (porte de garage).
- Pour les extensions : Les nouvelles ouvertures pourront être réalisées sous réserve du respect de la composition des façades existantes et de la forme des ordonnancements des ouvertures existantes. Les coffres de volets roulants sont autorisés sous réserve d'être encastrés dans la maçonnerie et ne doivent pas être en saillie. Les extensions pourront déroger à la règle si une recherche architecturale contemporaine est justifiée.
- Pour les réhabilitations, rénovations et requalification de l’existant Les menuiseries devront s’adapter à la forme des ouvertures existantes. Dans le cas d’ouverture existantes sans encadrements en pierre, la condamnation de l’ouverture est possible uniquement si elle ne porte pas préjudice à la composition et à l’équilibre de la façade. Dans le cas d’ouvertures existantes avec encadrements traditionnels en pierre, ceux-ci seront conservés et restaurés avec les matériaux de forme et de proportions identiques. De nouveaux percements, agrandissements, réductions et suppressions de percements pourront être réalisés sous réserve du respect de la composition de la façade, forme et ordonnancement des ouvertures existantes. En UCv et UCb, les ouvertures devront être plus hautes que larges, exception autorisée dans le cas d’une nécessité technique (porte de garage).
Les volets roulants visibles depuis l’espace public sont interdits. Sur les autres façades, dans le cas où les coffres de volets roulants ne peuvent être encastrés dans la maçonnerie, ils devront être dissimulés avec un lambrequin composé de matériaux et des couleurs identiques à la construction principale ou avec un habillage de qualité qui ne dénotera pas avec la construction.
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Les travaux sur bâtiments existants ne doivent pas porter atteinte à leur qualité architecturale d’origine.
A privilégier
A éviter
Source : Charte Architecturale et Paysagère du Pays de Riom
5/ Ouvrages techniques et topographie
- Energies renouvelables Sauf en zone UCg, les infrastructures visant à produire de l’énergie renouvelables sont autorisées sous réserve de ne pas interférer avec les perspectives paysagères et d’être implantés de façon à être les moins perceptibles possibles depuis les espaces et voies publiques. Les matériaux ne devront pas être brillants ou réfléchissants.
- Ouvrages techniques Les systèmes de refroidissement, rejets des bouches de chaudière, chauffe-eaux solaires, paraboles, pompes à chaleur, etc… ne doivent pas être visibles depuis l’espace public. En cas d’impossibilité technique dûment justifiée, ils doivent être dissimulés avec des matériaux et des couleurs identiques à la construction principale ou avec un habillage de qualité qui ne dénotera pas avec la construction. Les matériaux ne devront pas être brillants ou réfléchissants.
- Déblai / remblai L’adaptation à la topographie du terrain et aux courbes de niveaux : Les constructions devront être adaptées à la topographie du terrain initial. Les modifications de la topographie du terrain seront limitées autant que possible et les mouvements de terres susceptibles de porter atteinte au caractère d’un site bâti ou naturel seront interdits. Les terrassements ne seront admis que lorsque le projet de construction est correctement adapté au terrain. Les remblais ne pourront dépasser une hauteur supérieure à 1 mètre et devront être limités à la stricte nécessité de l’aménagement.
L’adaptation aux courbes de niveaux : Pour les terrains présentant une pente supérieure à 10 % (pente calculée sur l’emprise au sol de la construction) : le sens du faîtage des bâtiments devra être parallèle ou perpendiculaire aux courbes de niveaux afin d’obtenir une implantation cohérente. A éviter :
UC · La maison sur talus · La maison sur un rapporté est en décaissement du terrain équilibre instable. trop important oblige à · Pour éviter le tenir le talus arrière par glissement du un mur de soutènement bâtiment un ancrage lourd et coûteux. au sol important est · Ce type d’implantation nécessaire et onéreux. réduit considérablement l’apport de lumière naturelle dans les pièces d’habitation. · A suivre : · Le terrassement est · La maison épouse la équilibré. On rapporte forme du terrain. Cette en talus ce qui est implantation apporte des enlevé en solutions innovantes décaissement. dans l’organisation de la · Cette solution permet maison (création de de reconstituer des demi-niveaux, stabilité petites murettes de de l’ensemble, économie soutènement à de projet). moindre frais.
L’utilisation de blocs rocheux de diamètre supérieur à 2 mètres est interdite. Dans les secteurs de pente, les murets de pierres traditionnels doivent être préservés et/ou reconstitués.
6/ Clôtures • Règles générales
Les clôtures doivent recevoir un traitement de finition en accord avec le traitement de la construction principale et conforme au nuancier correspondant à chaque unité paysagère (cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-4 : Couleurs & Nuancier). Les murs de clôtures d’aspect traditionnels, y compris leurs éléments de détail (piles, grilles et portails), seront préservés et restaurés avec les techniques et matériaux d’origine. L’emploi à nu des éléments destinés à être enduits est interdit. Dans le cas de la mise en place d’un portail, la hauteur de celui-ci ne pourra excéder la hauteur des clôtures autorisées.
Les haies monospécifiques sont interdites et devront être composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale). L’utilisation de feuillus sera privilégiée.
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En limite de terres naturelles, agricoles ou d’espaces verts (type parcs ou jardins publics), doivent être préservées les haies indigènes poussant spontanément sur le site. La clôture doit être végétalisée, et peut être doublé d’un grillage. Aucun autre dispositif ou mur ne sera autorisé en limite de zone A, N ou d’espaces verts publics.
Pour favoriser le développement de la petite faune, il est recommandé de prévoir des ouvertures au niveau du sol de 10 à 20 cm² au moins tous les 15 mètres, notamment en limite séparative. Opter pour la plus grande ouverture possible pour permettre à des animaux de plus grande taille de bénéficier également de ce passage. Si la longueur totale de la clôture est inférieure à 15 mètres, prévoir au moins 1 passage.
- Clôtures sur rue L’exception aux règles édictées ci-dessous pourra être admise dans le cas du prolongement d’un mur voisin ayant d’autres caractéristiques et si la clôture s’intègre qualitativement dans le paysage urbain.
Unité paysagère « Chaîne des Puys » La hauteur des clôtures sur rue n’excédera pas 1,5 mètre. Ces clôtures seront constituées :
- Soit d’un mur d’une hauteur de 80 cm maximum, surmonté d’un dispositif en transparence visuelle ;
- Soit d’un dispositif en transparence visuelle éventuellement doublé d’une haie végétale composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale) ;
Unité paysagère « Côteau & Faille de Limagne » La hauteur des clôtures sur rue n’excédera pas 1,5 mètre. Ces clôtures seront constituées :
- Soit d’un mur plein de 1,5 mètre maximum ; - Soit d’un mur bahut de 80 cm maximum surmonté d’un dispositif plein ou à claire-voie ; - Soit d’un dispositif en transparence visuelle doublé d’une haie végétale composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale) ; - Soit d'une haie végétale composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE
COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale). En zone UCv et UCb, sont également autorisées les clôtures composées d’un grillage sans dispositif intégré (lamelles) ou apposé afin de conserver une transparence visuelle de 1,5 mètre maximum. Celui-ci sera doublé d’une haie composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale).
Unité paysagère « Plaine de Limagne & Val d’Allier » La hauteur des clôtures sur rue n’excédera pas 1,8 mètre. Ces clôtures seront constituées :
- Soit d'un mur plein de 1,8 mètre maximum ; - Soit d'un mur d'une hauteur de 80 cm maximum, éventuellement surmonté d'un dispositif en transparence visuelle ;
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- Soit d’un dispositif en transparence visuelle éventuellement doublé d'une haie végétale composée d'au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale) ;
- Soit d'une haie végétale composée d'au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale).
- Clôtures en limite séparative Unité paysagère « Chaîne des Puys » La hauteur des clôtures en limite séparative n’excédera pas 1,5 mètre. Ces clôtures seront constituées :
- Soit d’un mur d’une hauteur de 80 cm maximum, surmonté d’un dispositif en transparence visuelle doublé d’une haie végétale composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale) ;
- Soit d’un dispositif en transparence visuelle, éventuellement doublé d’une haie végétale composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale) ;
- Soit d'une haie végétale composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale).
Unité paysagère « Côteau & Faille de Limagne » et « Plaine de Limagne & Val d’Allier » La hauteur des clôtures en limite séparative n’excédera pas 1,8 mètre. Ces clôtures seront constituées :
- Soit d’un mur plein de 1,8 mètre maximum ; - Soit d’un mur de 80 cm maximum surmonté d’un dispositif plein ou à claire-voie ; - Soit d’un dispositif en transparence visuelle, éventuellement doublé d’une haie végétale composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale) ; - Soit d'une haie végétale composée d’au minimum trois essences végétales (Cf. PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-5 Palette végétale) ;
L’exception à cette règle pourra être admise dans le cas du prolongement d’un mur voisin ayant d’autres caractéristiques et si la clôture s’intègre qualitativement dans le paysage urbain.
7/ Patrimoine bâti
Tous les travaux effectués sur des éléments de patrimoine bâti repérés devront respecter les prescriptions imposées à la PIÈCE COMPLÉMENTAIRE 4-3 : Présentation des prescriptions réglementaires et fiches patrimoniales. Dans le cas de dégradations déjà réalisées antérieurement sur le bâtiment, celles-ci doivent être supprimées afin de retrouver les caractéristiques architecturales d’origine.