Toute construction doit s’intégrer dans l’espace qui l’environne, donc respecter la trame parcellaire (dessin, limites…) et la volumétrie des constructions voisines.
Le plan et l’implantation de la construction devront être en accord avec la topographie originelle du terrain, de façon à limiter au strict nécessaire les terrassements extérieurs.
Les constructions, installations et ouvrages relatifs aux locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés, lorsqu’ils sont autorisés, doivent être mis en œuvre sous réserve :
- de ne pas porter atteinte à l’urbanisation et au caractère des lieux (alignement, recul…) ;
- de ne pas porter atteinte à la fonctionnalité des milieux naturels et pastoraux ;
- de ne pas porter atteinte à la salubrité publique et à la sécurité publique ;
- de présenter une bonne intégration dans le site et son environnement, par leurs matériaux, volumes, couleurs...
Façades
Toute utilisation ou emploi à nu de matériaux susceptibles de donner un aspect provisoire et non achevé à la construction est interdit. Ainsi, les matériaux destinés à être recouverts d’un parement ou d’un enduit, ne peuvent pas être laissés apparents : parpaings, briques creuses, carreaux de plâtre, agglomérés de ciment...
Les extensions et annexes, de conception traditionnelle ou contemporaine, visible ou non depuis l’espace public, doivent présenter un aspect en harmonie avec les constructions existantes, en termes de volumes, couleurs, etc. L’harmonie ne signifie pas l’uniformité, l’objectif étant la meilleure intégration possible dans l’environnement proche et lointain.
L’ensemble de la construction, y compris les ouvertures, ouvrages techniques (gaine de ventilation, souche de cheminée, etc.), ainsi que les façades latérales et arrières, qu’elles soient mitoyennes ou non, doivent être traités avec la même attention que la façade principale et en harmonie avec elle (matériaux, couleurs, nature du parement, etc.).
Néanmoins des volumes distincts pourront être traités différemment dès lors que le parti architectural est justifié et l’assemblage des volumes harmonieux. Des volumes secondaires avec acrotère ou traités en alcôve pourront recevoir des enduits de teinte plus soutenue mais non criarde : gris, ocre, brun, etc.
Quels que soient les matériaux utilisés, les teintes « blanc pur » et « noir » sont interdites.
Les bardages doivent être de teinte neutre. Les teintes criardes sont interdites. Le bardage en bois pourra conserver sa teinte naturelle.
Les ajouts et autres artifices peints, enduits ou bardés ne sont pas admis (bandeaux de couleur différentes, etc). La sobriété des teintes est la règle, mais les modénatures travaillées en relief sont admises dès lors qu’elles utilisent les matériaux de la construction et qu’elles soulignent un encadrement d’ouverture ou une limite de façade (soubassement, angle, égout de toit, corniche, génoise, ...) ou qu’elles affichent un décor sculpté sur bois, pierre ou métal. Les décors peints sont autorisés lorsqu’ils visent à une meilleure intégration de la construction dans son environnement ou à sa mise en valeur.
Restauration et réhabilitation de bâtiments anciens construits avant 1946
Les bâtiments anciens faisant l’objet d’une restauration ou d’une réhabilitation devront respecter leurs spécificités architecturales d’origine. Leur restauration devra favoriser l’utilisation et la mise en œuvre des matériaux d’origine. Les travaux à effectuer sur ces constructions ne doivent pas porter atteinte à l’homogénéité de la composition urbaine ni aux caractéristiques historiques de la construction.
Cette disposition ne s'oppose pas au choix de matériaux contemporains si la qualité du projet et les références architecturales permettent de conserver la lecture des usages liés à l’origine de la construction ainsi qu’une bonne intégration de la construction dans son environnement.
Les jambages, linteaux, allèges et chaînages en pierres de taille ou en brique doivent être conservés apparents, sans être enduits, ni peints, ni sablés à sec afin de conserver leur aspect de surface.
Les enduits sur murs en moellons seront d’une couleur de ton pierre de pays (identique aux dispositions d’origine, sinon de teinte beige à grège), affleurants et sans surépaisseur.
Les génoises et autres modénatures existantes (corniches, soubassements, décors sculptés, etc) seront conservées en l’état ou reprises et restaurées si nécessaire.
Les ouvertures créés ou modifiées dans une maçonnerie ancienne recevront un encadrement en pierre de taille ou en parement à l’identique de l’existant. Si la façade comporte une composition (ordonnancement des ouvertures et organisation des reliefs divers), celle-ci doit être respectée ; les menuiseries reprendront le rythme et les dimensions des ouvertures existantes. Elles devront conserver les proportions des menuiseries existantes (dominante verticale ou horizontale, etc.).
Il sera recherché une harmonie dans la couleur et l’aspect des menuiseries sur le même édifice. Un camaïeu pourra être mis en œuvre pour permettre une porte d’entrée et une porte de garage plus sombres et des fenêtres plus claires que les volets, dans une teinte proche. Les couleurs des menuiseries sont principalement le gris, le blanc cassé, le rouge, le vert ou le bleu, tant que ces couleurs ne sont pas vives ou criardes (couleurs interdites) ; les teintes blanches et noires sont interdites.
Sur les façades sur rue et leurs façades latérales, les volets roulants avec caisson extérieur et sans lambrequin pour les masquer sont interdits, mais les volets roulants avec caissons intérieurs ou masqués par des lambrequins extérieurs sont autorisés, à la condition qu’ils ne s’avancent pas au-devant du nu de la façade. Si les volets battants existent, ils doivent être conservés dans leurs dispositions d’origine (dessin, couleur, pentures, crémone, butée, arrêt…).
Les portes anciennes, présentant un dessin et une facture de qualité ou une cohérence avec le style architectural de l'immeuble et de sa clôture, doivent être conservées et restaurées. Si elles sont remplacées, elles présenteront un aspect similaire à l'existant dans le dessin traditionnel ordonnancé (rythme ou symétrie, ferronnerie…).
Les portes de garages basculantes sur les voies ou les dépendances du domaine public sont interdites.
S’il existe un conduit de fumée depuis une cheminée ou un poêle vers l’extérieur, il devra être restauré, sauf impossibilité technique (après débistrage). A l’inverse, tout conduit extérieur ajouté en façade et devenu obsolète devra être supprimé et tout nouveau conduit devra être mis en œuvre à l’intérieur de la construction pour sortir en toiture.
Rénovation thermique de bâtiments (de toutes époques)
Le recours à des matériaux et/ou des mises en œuvre innovantes en matière d'aspect et de techniques de constructions liées à une démarche relevant de l’amélioration de la performance énergétique et/ou thermique des constructions est admis, sous réserve de l'intégration paysagère de la construction et de sa cohérence architecturale.
Lors de la réhabilitation d’un bâtiment existant, le choix d’une isolation par l’extérieur, évitant les ponts thermiques, peut être envisagé de manière à ce qu’elle ne dénature pas le bâtiment concerné. Ainsi, il convient :
- de favoriser les finitions en enduit, homogènes sur toutes les façades et de teinte ton pierre locale (beige à grège) ; de reproduire les modénatures de façade ou en créer ; à défaut, de favoriser un parement extérieur en matériau naturel et durable (bois,...) qui doit être en cohérence avec l’architecture originelle (teinte neutre et non brillante…).
- d’implanter les bardages de manière verticale ou horizontale.
L’isolation par l’extérieur est toutefois interdite dans le cas où elle déborde sur le domaine public sans obtention préalable d’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public ou d’un permis de stationnement à titre précaire et révocable, rompt un alignement de façade, ou sur un bâtiment en moellons ou en pierres de taille. Des solutions d’isolation thermique par l’intérieur devront ici être recherchées.
Extension de bâtiments
Les extensions et les constructions annexes devront être traitées avec le même soin que la construction principale dont elles dépendent afin d’assurer une cohérence à l’échelle de la composition d’ensemble.
Les extensions de bâtiments devront présenter une volumétrie simple qui s’intègrera harmonieusement à la construction existante. La hauteur et le dessin de la toiture existante (nombre de pans, ligne de faîtage, etc) seront des références à ne pas dépasser et à imiter (toiture à 2 pans par exemple…).
Lorsqu’une extension présente une continuité architecturale avec le bâtiment ancien construit avant 1946, elle devra respecter les règles énoncées au paragraphe « Restauration et réhabilitation de bâtiments anciens construits avant 1946 » ci-dessus. Si elle est autorisée, une extension d’architecture contemporaine devra veiller à ne pas dénaturer le bâtiment auquel elle se rattache (matériaux, proportions, couleurs…).
Constructions nouvelles
Pour les constructions de moins de 150 m² de surface de plancher, les linteaux des ouvertures d’un même niveau et d’un même volume seront alignés, y compris les fenêtres, portes et portes de garage. Exception sera faite pour les portes de garage dont le linteau doit être plus haut afin de permettre le stationnement de véhicules et accessoires particulièrement volumineux (camping-car, caravane, véhicule utilitaire, remorque à bâteau, etc).
Les constructions de plain-pied de moins de 150 m² de surface de plancher ne présenteront pas plus de trois hauteurs d’allège différentes sur une même façade, les hauteurs de seuil devant elles être adaptées au niveau du sol intérieur ou des aménagements extérieurs.
Architecture « contemporaine » et bioclimatique
La réalisation de constructions d’expression architecturale contemporaine est possible, en particulier par l’usage de matériaux de qualité et par le dessin de formes nouvelles avec un souci de cohérence et d’intégration par rapport aux constructions et sites environnants.
Tout projet d’expression contemporaine ou d’architecture bioclimatique doit participer au paysage dans lequel il s’insère et prendre en compte les caractéristiques morphologiques du contexte dans lequel il s’intègre, tant par les matériaux utilisés que par la conception des volumes, saillies, percements et soubassement.
L’inscription du projet dans une démarche contemporaine permettra aussi de mieux intégrer la spécificité de l’architecture bioclimatique en accompagnement d’une meilleure prise en compte du développement durable, notamment par la protection des rayonnements solaires et des intempéries et la captation de l’énergie solaire thermique ou photovoltaïque.
Une attention particulière sera apportée à la qualité des matériaux, à leur pérennité, à leur coloration et à leur capacité d’intégration à l’environnement dans une perception rapprochée ou lointaine.
Toitures
Les toitures doivent assurer le bon couronnement de la construction et présenter une simplicité de volume et une unité d’aspect (forme, couleur et matériau). Un soin particulier doit être apporté à leur volumétrie afin qu’elle s’harmonise avec les caractéristiques urbaines et architecturales des constructions avoisinantes ou celles caractéristiques de la Gâtine Poitevine.
Sont exigés des pentes de toiture ainsi que des matériaux employés qui devront s’harmoniser avec le bâti existant à proximité, principalement des matériaux d’aspect analogue et de tenue similaire à la tuile de terre cuite traditionnelle dite « canale » (ou tuile dite « romane ») ou à l’ardoise, sauf pour les vérandas, pergolas et autres abris légers de moins de 20 m². La tuile de terre cuite losangée est autorisée en rénovation de bâtiments adaptés à sa pose (pente de toit plus forte que pour une couverture en tuile dite « canale »).
Les toitures en tuiles seront de couleur à dominante rouge et orange ; les couleurs claires (beige…) ou foncées (noir, brun…) sont interdites.
Les toitures en ardoises pourront être rénovées par des ardoises naturelles ou des tuiles de terre cuite plates de teinte noire et laissant apparaître un pureau d’un format de 32 cm de large par 22 cm de haut maximum.
Les chiens assis et autres lucarnes sont autorisés en toiture dès lors qu’ils complètent des éléments existants et/ou qu’ils s’intègrent dans la composition de la façade (alignement sur les ouvertures des étages inférieurs, etc).
Les fenêtres de toit sont admises. Elles doivent être de dimensions identiques sur l’ensemble de la couverture d’un bâtiment. Sur les bâtiments anciens construits avant 1946, la pose de volet roulant extérieur n’est pas admise, les stores à l’intérieur de la pièce étant possibles. Leur positionnement sera dans l’axe des ouvertures en façade et sur un même niveau horizontal si plusieurs châssis sont présents sur un même pan de toiture.
Les toitures monopentes sont proscrites si la distance mesurée horizontalement entre la ligne de faîtage et la ligne de l’égout du toit est supérieure à 6 m (ou 4 m dans le cas d’une construction principale ou annexe à destination d’habitation) ; elles sont également interdites en extension d’un bâtiment recouvert d’une toiture à 2 pans de toit ou plus, sauf à ce que le faîtage de l’extension se situe en dessous des égouts de toit de la construction agrandie ou que le projet se situe dans la continuité du pan de toit qu’il prolonge. La règle sera identique dans le cas d’un nouveau bâtiment adossé à un bâtiment existant.
Tous les pans de toitures d’un même volume d’une construction présenteront des pentes de même pourcentage.
Sur le bâti existant construit avant 1946, en cas de rénovation, devra être respecté l’aspect du matériau d’origine (tuiles canal, ardoises…), les pentes existantes (nombre de pans et pourcentage) ainsi que les mises en œuvre (cheminées, égouts, rives...).
Les toitures terrasses accessibles ou non, ainsi que leurs acrotères, doivent être travaillés avec les mêmes soins que les toitures à pans. Une attention particulière devra être portée à l’insertion des gaines techniques et à la dissimulation des gardes-corps, « lignes de vie » et toutes installations techniques (PAC, groupe extérieur de climatisation, conduit extérieur de fumée, etc.) installées au-dessus de la couverture, afin qu’ils soient masqués par l’acrotère.
La végétalisation de ces toitures est encouragée.
Pourront être implantés sur la toiture des panneaux photovoltaïques, à condition :
- D’être regroupés sur le même pan de toiture et de présenter une forme rectangulaire.
- De ne pas comporter de cadre ou de structure claire ou brillante.
- D’être installés en partie basse de la toiture.
- De ne laisser apparaître aucun câble ou chemin de câble à l’extérieur du bâtiment.
Les constructions annexes de moins de 20 m² ou de moins de 3,50 mètres de hauteur, et situés à plus de 20 mètres des voies et emprises publiques, pourront être recouvertes d’un autre matériau que la tuile à condition :
- qu’il soit durable et uniforme,
- qu’il ne soit pas brillant,
- que sa teinte permette sa bonne intégration dans l’environnement ; les couleurs blanche, noire ou criarde sont interdites.
Les toitures des constructions annexes pourront être à une seule pente, sous réserve que la largeur mesurée perpendiculairement au faîtage et horizontalement n’excède pas 4 mètres.
Clôtures
L’édification des clôtures est soumise à déclaration préalable dans les conditions fixées à l'article R.421-12 du Code de l’urbanisme. A l’intérieur des zones naturelles et forestières (N et ses sous-secteurs), les clôtures devront également se conformer aux dispositions de l’article L.372-1 du Code de l’environnement. Les règles suivantes ne s’appliquent pas aux clôtures agricoles.
Est exigée l’intégration des coffrets techniques dans le mur de clôture, fermés par un volet peint ou laqué.
Aucun élément ne doit être en saillie sur le domaine public (cela vaut notamment pour les boîtes à lettres, interphones, videophones, digicodes, sonnettes et tout système d’éclairage, …). Ils seront dissimulés au maximum et n’occulteront pas les éléments et détails architecturaux visibles sur les poteaux, chainages, couvertines et autres modénatures.
Les portails coulissants auront un couronnement droit et parallèle à leur rail ou coulisse guidant leur mouvement. Les portails pivotants pourront adopter des formes plus libres (en chapeau de gendarme, papillon, etc).
Restauration et travaux sur clôtures existantes
Les travaux de restauration des clôtures existantes devront s’opérer dans le respect des spécificités architecturales d’origine et favoriser l’usage et la mise en œuvre des matériaux traditionnels en maçonnerie et en menuiserie. Par ailleurs, la hauteur des clôtures après travaux ne pourra pas être supérieure à la hauteur maximum avant travaux (pour les clôtures existantes de plus de 1,20 m de hauteur).
Les murs anciens en pierres ne peuvent être surélevés que par des éléments qualitatifs : moellons de pierre, tuiles de terre cuite rouge-orange, ferronnerie, ou claires-voies métalliques ou en bois.
Les travaux d’agrandissement ou de création d’ouvertures dans les clôtures existantes devront s’opérer dans le respect des spécificités architecturales d’origine et favoriser l’usage et la mise en œuvre des matériaux traditionnels en maçonnerie et en menuiserie. Dans ce cas, les piliers et les menuiseries devront afficher une homogénéité avec ceux des ouvertures maintenues ou agrandies et des piliers conservés.
Les travaux de prolongement des clôtures existantes devront s’opérer dans le respect des spécificités architecturales d’origine et favoriser l’usage et la mise en œuvre des matériaux traditionnels en maçonnerie et en menuiserie. Dans ce cas, la hauteur des clôtures après travaux pourra être équivalente à la hauteur maximum avant travaux ou respecter le même rythme dans le cas d’une clôture à redans.
Dans le cas d’anciennes clôtures réalisées en matériaux de constructions destinés à être recouverts (parpaings, agglomérés de ciment, briques creuses, plaques de béton brut…) sans l’avoir été, ils devront recevoir une peinture, un parement (habillage en pierre...), un enduit de teinte identique à celle de la construction principale ou en harmonie avec celle des clôtures alentours. Les matériaux précaires ou de récupération sont interdits (tôles ondulées ou non, palettes, gazon synthétique, canisses...).
Clôtures nouvelles
Les clôtures ainsi que l’ensemble des éléments entrant dans leur composition (mur, portillon, portail, grilles, etc.) doivent être conçus avec simplicité et présenter une cohérence d’aspect avec la construction principale et le contexte urbain ou rural dans lequel ils s’inscrivent.
Les clôtures réalisées en matériaux de constructions destinés à être recouverts (parpaings, agglomérés de ciment, briques creuses, plaques de béton brut…) doivent recevoir une peinture, un parement (habillage en pierre...), un enduit de teinte identique à celle de la construction principale ou en harmonie avec celle des clôtures alentours. Ces matériaux ne peuvent pas être laissés apparents. Les matériaux précaires ou de récupération sont interdits (tôles ondulées ou non, palettes, gazon synthétique, canisses...).
Les clôtures devront, dans leur partie inférieure, être perméables et conçues de manière à permettre le libre écoulement des eaux de ruissellement et le passage de la petite faune sur au moins 5 % de leur longueur, par section de 10 mètres, et sur une largeur et une hauteur de 15 cm minimum par passage.
En bordure de voie ou emprise publique, et dans leur prolongement en limites séparatives sur une longueur de 5 à 10 mètres, elles seront édifiées de manière à s’harmoniser avec celles environnantes, et seront ainsi constituées, en cohérence avec cet environnement et principalement avec les murs et clôtures identifiés comme mur ou muret au titre de l’article L.151-19 du CU situés dans la même rue ou dans le même ilot, soit :
- D’un mur plein, en moellons de pierre locale, présentant une cohérence d’aspect avec ceux présents à proximité. Leur édification avec des matériaux et teintes traditionnelles sera recherchée. En cas de mur plein, ils ne devront pas excéder la hauteur des murs alentours de facture identique et dans la limite de 1,60 mètres de hauteur (hauteur mesurée depuis la rue et à partir du niveau du terrain naturel avant travaux).
- D’un mur bahut, présentant une cohérence de hauteur avec ceux présents à proximité, d’une hauteur de 1,20 m maximum pouvant être surmonté d’un dispositif à claire voie d’une opacité mesurée pouvant être texturée ou laissant des interstices d’au moins 5 cm verticalement ou la moitié de la largeur de la lame posée horizontalement, et n’excédant pas 1,60 mètres de hauteur totale (hauteur mesurée depuis la rue et au niveau du terrain naturel avant travaux). Cette clôture pourra être doublée ou non d’une haie vive constituée d’essences locales ;
- D’un grillage, doublé ou non de haies vives d’essences locales, n’excédant pas 1,60 mètres de hauteur (hauteur mesurée depuis la rue ou au niveau du terrain naturel avant travaux).
En limites séparatives, les clôtures seront édifiées de manière à s’harmoniser avec celles environnantes et seront ainsi constituées, en cohérence avec cet environnement et impérativement celles identifiées comme mur ou muret au titre de l’article L.151-19 du CU situées à proximité, soit :
- D’un mur plein, en moellons de pierre locale ou présentant une cohérence d’aspect avec ceux présents à proximité. Leur édification avec des matériaux et teintes traditionnelles sera recherchée. En cas de mur plein, ils ne devront pas excéder la hauteur des murs alentours de facture identique et dans la limite de 1,6 mètres de hauteur (hauteur mesurée à partir du niveau du terrain naturel avant travaux).
- D’un grillage souple doublé ou non de haies vives d’essences locales, n’excédant pas 1,80 mètres de hauteur (hauteur mesurée depuis le niveau du terrain naturel avant travaux).
Les poteaux, chainages et jambages de clôture pourront accessoirement être plus hauts que le reste de la clôture, dans la limite de 15 cm.
Les haies composées de moins de 4 essences locales sont interdites.
Lorsque les clôtures s’appuient sur un mur de soutènement de plus de 0,50 mètre de haut, elles ne peuvent pas mesurer plus de 1,20 mètre de haut. Le soubassement sera de teinte plus sombre que la clôture.
B. Locaux techniques et industriels d’interet general#
Implantation des locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés :
L’implantation par rapport aux voies et emprises publiques et privées n’est pas réglementée. Néanmoins il ne pourra pas être porter atteinte à un élément de patrimoine ou de paysage identifié au titre des articles L.15119 et L.151-23 du code de l’urbanisme. L’implantation par rapport aux limites séparatives (latérales ou de fond de parcelle) n’est pas davantage réglementée.
C. Dispositifs techniques et d’energie renouvelables#
Sauf impossibilité technique ou réglementaire, les coffrets, compteurs, boîtes aux lettres, interphones et autres dispositifs techniques (systèmes d’aération, etc…) doivent être intégrés dans la construction ou dans la clôture. Dans tous les cas, leur implantation doit être effectuée dans une logique de dissimulation qui prend en compte les modénatures et les matériaux constitutifs de l’existant.
Les locaux et installations techniques doivent être implantés de façon à réduire leur impact visuel et à garantir leur insertion paysagère.
Sur les façades sur rue et leurs façades latérales, est exigée l’intégration des coffrets techniques dans le mur de façade ou de clôture, fermés par un volet peint ou laqué. Aucun élément ne doit être en saillie sur le domaine public (cela vaut notamment pour les boîtes à lettres, interphones, videophones, digicodes, sonnettes et tout système d’éclairage, caisson de climatisation, pompe à chaleur, antenne relais, coffret électrique, parabole, dispositifs liés aux énergies renouvelable, alarme, caméra de surveillance, …), à l’exception des marquises, balcons, oriels, rampe ou emmarchement autorisés. Les éléments techniques seront dissimulés au maximum et n’occulteront pas les éléments et détails architecturaux visibles sur les poteaux, chainages, couvertines et autres modénatures.
Les ouvrages et édicules techniques accessoires à la construction (caisson de climatisation, pompe à chaleur, coffret technique (énergie…), antenne, parabole, dispositifs liés aux énergies renouvelable, ventouses, grilles d’aération, alarme, caméra de surveillance, videophones, interphones, digicodes, sonnettes, tout système d’éclairage, boîte aux lettres, etc.) doivent être dissimulés ou être pensés de telle manière à constituer un élément de la composition architecturale afin de limiter leur impact visuel. Les gaines extérieures de teinte brillante (en inox par exemple) sont interdites.
Sur les façades sur rue, la pose d’installations techniques de climatisation ou de pompe à chaleur (groupe extérieur) est interdite. Les installations sur ou au-dessus du domaine public ne sont pas admises.
Installations de production d’énergie renouvelable
Les dispositifs techniques, commerciaux ou de production d’énergie renouvelable (photovoltaïque, thermique…) intégrés à la construction doivent faire l’objet d’une insertion soignée au niveau de la façade ou de la toiture, tout comme les ombrières de parking.
Les cadres et installations brillantes (ossature galvanisée à nu…) sont interdites.
Il est impératif de créer des occultations végétales ou ouvragés pour dissimuler les installations afin de mieux les intégrer dans le paysage : écrans végétaux, plantation de haies et/ou d’arbres, claustras...
Les panneaux photovoltaïques installés en façade seront inscrits sur le même plan, sauf à tenir le rôle de marquise ou d’auvent.
Les panneaux photovoltaïques installés directement sur le sol ne pourront pas avoir une hauteur supérieure à 1,80 m (hauteur mesurée à partir du niveau du terrain naturel avant travaux).
Regles d’implantations par rapport aux voies et emprises publiques ou privees#
1) Dispositions générales en zone AU et ses secteurs :
De manière générale, l’implantation proposée par le porteur de projet devra contribuer à :
- La mise en valeur du site et de ses caractéristiques urbaines et à urbaniser par une localisation adaptée des constructions sur le terrain privilégiant un alignement constant ou à l’inverse un recul homogène ou cohérent vis-à-vis des constructions voisines ;
- La définition d’une composition d’ensemble cohérente en recherchant le regroupement des bâtiments et en s’appuyant sur la pente naturelle du terrain ;
- La satisfaction des enjeux de sécurité (accès, défense incendie…) et de maîtrise voire de réduction des nuisances.
Libellé de Distance minimale d’implantation par rapport aux voies et emprises publiques ou voies la zone privées (au nu de la façade ou des liaisons au sol, hors simples débords de toit)
1AUh
- 5 mètres des routes nationales et départementales en agglomération
- En limite ou avec un recul minimum de 4 mètres des autres voies et emprises
- En limite ou avec un recul minimum de 2 mètres pour les annexes de moins de 20 m² d’emprise au sol
1AUx 2AU
- 10 mètres des voies classées à grande circulation en agglomération - En limite ou avec un recul minimum de 5 mètres des autres voies et emprises - En limite ou avec un recul minimum de 3 mètres pour les annexes de moins de 20 m² d’emprise au sol
- pas de règle pour les constructions d’intérêt général
2) Dispositions particulières en zone AU et ses secteurs :
Cas particuliers des constructions à édifier à proximité des voies de chemin de fer :
De part et d’autre des voies de chemin de fer et de leurs emprises, le nu des façades des constructions doit être édifié en respectant un recul minimum de 4 mètres.
Cas particuliers des constructions existantes non conformes aux dispositions du présent article :
Pour les constructions existantes, non implantées conformément aux dispositions du présent article, les travaux d’extension autorisés peuvent être implantés dans le prolongement exact ou en recul des façades existantes à condition qu’ils n’amplifient pas le non-respect des règles.
Regles d’implantations par rapport aux limites separatives#
1) Dispositions générales en zone AU et ses secteurs : L’implantation proposée par le porteur de projet devra contribuer à :
- La mise en valeur du site et de son environnement urbain et à urbaniser en limitant les vis-à-vis par une localisation adaptée des constructions sur le terrain ;
- La définition d’une composition d’ensemble cohérente en recherchant l’implantation des volumes en cohérence avec les bâtiments existants et en s’appuyant sur la pente naturelle du terrain ;
- La satisfaction des enjeux de sécurité (défense incendie, …) et de maîtrise voire de réduction des nuisances ;
- Ne pas modifier le niveau du terrain naturel sur les limites séparatives.
Libellé de la zone Distance minimale d’implantation par rapport aux limites séparatives
1AUh
- En limite ou avec un recul minimum de 3 mètres pour les constructions
- Avec un recul minimum de 3 mètres s’il s’agit également d’une limite avec une zone agricole (A) ou naturelle (N), à l’exception des secteurs Nj et NL
- En limite ou avec un recul de 1 mètre minimum pour les annexes de moins de 20 m² d’emprise au sol
- 1,5 fois la hauteur du mât avec une distance minimum de 20 mètres pour les éoliennes domestiques
1AUx
- En limite ou avec un recul minimum de 5 mètres pour les constructions
- Avec un recul minimum de 5 mètres s’il s’agit également d’une limite avec une zone agricole (A), naturelle (N), urbaine (U) à l’exception des secteurs UX, et à urbaniser (AU) à l’exception des secteurs AUx
- En limite ou avec un recul minimum de 1 mètre pour les annexes de moins de 20 m² d’emprise au sol
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