Les occupations et utilisations du sol ne figurant pas à l’article 2 ci-après sont interdites.
En particulier, dans le site de l’ancienne décharge du Chatelard, toutes les occupations et utilisations du sol ne figurant pas à l’article 2.N ci-dessous sont interdites.
Dans les SECTEURS D'INTERET PAYSAGER, SECTEURS D'INTERET ECOLOGIQUE et les CORRIDORS ECOLOGIQUES :
- toutes les occupations et utilisations du sol, à l'exception de celles répondant aux conditions définies
à l'article 2 ci-après.
Dans les secteurs à RISQUES NATURELS FORTS :
- toutes occupations et utilisations du sol interdites par le règlement des zones rouges et bleu dur du
PPR, auquel on se reportera (pièce n°4-2).
Article.2.N
OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL ADMISES SOUMISES A CONDITIONS PARTICULIERES
Dans la zone N, les secteurs Na, Nls, Ntc, les STECAL N°3, N°4, N°5, N°6, n°7 et N°8, N°9, N°10 et pour les CONSTRUCTIONS D'INTERET PATRIMONIAL OU ARCHITECTURAL :
- les travaux, constructions et installations divers à conditions :
• qu’ils soient nécessaires à la prévention contre les risques naturels et/ou au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif, ainsi que les infrastructures routières d’intérêt public,
• et à condition de prendre toutes les dispositions pour limiter au strict minimum la gêne qui pourrait en découler au regard de l’activité agricole et pastorale et pour assurer une bonne intégration dans le site (ex : les installations d’intérêt collectif : réseaux, station de transformation électrique, station de pompage, réservoir d’eau…, dont l’implantation dans la zone se justifie par des critères techniques),
- les exhaussements et les affouillements de sol dont l’importance nécessite une autorisation (plus de
100 m² ou plus de 2 m de hauteur), sont autorisés à condition :
• qu’ils soient nécessaires à des constructions ou à des aménagements compatibles avec la vocation de la zone,
• qu'ils fassent l'objet d'un aménagement permettant une réutilisation des terrains concernés conforme à la vocation dominante de la zone,
• et à l’exception de ceux susceptibles de modifier de manière significative l'état ou l'aspect des lieux, et/ou porter atteinte aux fonctionnalités écologiques.
- l’aménagement d’aires naturelles publiques de stationnement, liés à la fréquentation des sites et des
espaces naturels, à condition d’être réalisés en matériaux perméables, de prendre toutes les dispositions pour limiter au strict minimum la gêne qui pourrait en découler au regard de l’activité agricole, pastorale et forestière et d’assurer une bonne intégration dans le site,
- l'adaptation et la réfection des constructions existantes,
- l'extension limitée des constructions à usage d’habitation existantes, dans la limite de 30 % de la SDP
de la construction existante, sans que cette extension n’excède 50 m2 de SDP (et/ou d’emprise au sol), et sous réserves :
• qu’elle ne compromet pas l’activité agricole, pastorale et forestière ou la qualité paysagère du site,
• que le tènement foncier bénéficie d'une desserte suffisante par les réseaux et la voirie,
- une annexe non accolée et non habitable (hors piscine mais y compris celle existante) par construction
principale à usage d’habitation, dans la limite de 25 m2 d’emprise au sol et à conditions :
▪ qu’elle soit implantée à moins de 10 m de la construction principale,
▪ de ne pas compromette pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site.
- l'extension de la ou des annexes non accolées et non habitables existantes, dans la limite de 25 m2
d’emprise au sol totale pour l’ensemble des annexes et à condition de ne pas compromettre l’activité agricole ou la qualité paysagère du site.
- les coupes, abattages d’arbres et défrichements à condition qu’ils ne soient pas situés dans les
ESPACES BOISES CLASSES et dans le respect des orientations de l'OAP patrimoniale (pièce n°52),
- les clôtures, sous réserve des dispositions des articles 11.N et 13.N, - dans le site de l’ancienne décharge du Chatelard : les occupations et utilisations du sol à condition
qu’elles soient directement liées au réaménagement du site, à son entretien et sa surveillance, ainsi que, sous réserve qu’elles correspondent aux destinations autorisées dans la zone ou le secteur correspondants, les constructions légères ne demandant pas de fondations profondes, les réaménagements de surfaces (parking enrobé ou non, revégétalisations etc..) et voiries.
Dans la zone N et le secteur Na :
- les constructions, installations et dépendances techniques liées à l'activité agricole, pastorale ou
forestière, à condition que leur implantation dans la zone soit reconnue nécessaire à ladite activité, justifiée par l’importance de l’exploitation et ses impératifs de fonctionnement et sous réserve d’une localisation adaptée au site,
- les installations et travaux divers à condition qu'ils soient nécessaires à des aménagements légers à
usage récréatif, sous réserve qu’ils s'intègrent dans le paysage et la topographie du lieu, et qu'il y ait préservation du caractère naturel de la zone ou du secteur considéré,
- les abris à chevaux, à condition qu'ils soient liés à une activité agricole professionnelle ou
d'enseignement public.
Dans le secteur Nls :
- les travaux, aménagements et installations légères liés aux équipements de loisirs et sportifs,
Dans le secteur Ntc :
- la gestion et le réaménagement des terrains de camping et de caravanage existants. - les aménagements légers à usage récréatif et de plein air, à condition qu'ils soient liés au
fonctionnement des activités existantes autorisées dans le secteur, sous réserve qu'ils s'intègrent dans le paysage et la topographie du lieu, et qu'il y ait préservation du caractère naturel de la zone.
Dans le STECAL N°3 :
- dans la limite de 300 m2 de SDP, y compris la SDP préexistante, et sous réserves que les dispositions
soient prises pour assurer une bonne intégration dans le site, et d’être nécessaires au fonctionnement de l’activité existante : • l’adaptation, la réfection, ainsi que l’extension limitée des constructions et installations existantes,
sous réserve que cette extension soit limitée à 30 % de la SDP des constructions et installations existantes, et dans la limite d'une seule extension à l’échéance du PLU, • les habitations légères de loisir.
Dans les STECAL N°4 et N°6 :
- l’adaptation, la réfection, ainsi que l’extension limitée des constructions et installations existantes,
sous réserve que cette extension soit nécessaire à leur fonctionnement, soit limitée à 30 % de la SDP des constructions et installations existantes, et dans la limite d'une seule extension à l’échéance du PLU. Dans tous les cas, les dispositions doivent être prises pour assurer une bonne intégration dans le site.
Dans le STECAL N°5 :
- l’adaptation, la réfection, ainsi que l’extension limitée des constructions et installations existantes,
sous réserve que cette extension soit nécessaire à leur fonctionnement, soit limitée à 25% de l’emprise au sol des constructions et installations existantes, et dans la limite d'une seule extension à l’échéance du PLU. Dans tous les cas, les dispositions doivent être prises pour assurer une bonne intégration dans le site.
Dans le STECAL N°7 :
- dans la limite de 500 m2 de SDP, y compris la SDP préexistante, et sous réserves que les dispositions
soient prises pour assurer une bonne intégration dans le site, et d’être nécessaires au fonctionnement de l’activité existante, y compris un logement de fonction, à condition qu’il n’excède pas 70 m2 de SDP : • l’adaptation, la réfection, ainsi que l’extension limitée des constructions et installations existantes,
sous réserve que cette extension soit limitée à 30 % de l’emprise au sol des constructions et installations existantes, et dans la limite d'une seule extension à l’échéance du PLU. Dans le secteur N-oap9 :
- à conditions d’être nécessaires au fonctionnement de l’activité existante et que les dispositions soient
prises pour assurer bonne intégration dans le site, dans le cadre d’une approche architecturale et paysagère d’ensemble qualitative au regard des perspectives paysagères proches et lointaines : • les travaux, aménagements et installations, notamment les aires de stationnement, les circuits
d’évolution des karts, les installations de sécurité…, à l’exclusion de toute imperméabilisation des sols supplémentaire, Dans le STECAL N°8 : - une construction nouvelle, dans la limite de 700 m2 de SDP à échéance du PLU, y compris un logement de gardiennage à condition qu’il n’excède pas 80 m2 de SDP, - l'adaptation et la réfection dans le volume existant de la construction existante située au Sud-Est du site, à vocation de local de stockage. Dans le STECAL N°9 :
- les constructions à destination d’équipement public ou d’intérêt collectif, à conditions :
• d’être liés à la pratique du sport (vestiaire / club-house), • de ne pas excéder 1000 m² d’emprise au sol à échéance du PLU, • de prendre les dispositions pour assurer une bonne intégration dans le site.
- les aires de jeux et de sports sous réserve de ne pas compromettre la qualité paysagère du site.
Dans le STECAL N°10 :
- l’extension de la construction existante à destination d’équipement public ou d’intérêt collectif, à
conditions : • d’être liées à la pratique des loisirs (pêche), • de ne pas excéder 220 m² d’emprise au sol à échéance du PLU, • de prendre les dispositions pour assurer une bonne intégration dans le site.
Pour les CONSTRUCTIONS D'INTERET PATRIMONIAL OU ARCHITECTURAL :
- tous travaux ayant pour effet de détruire un élément de paysage doit faire l’objet d’une déclaration
préalable au titre des articles R.421-17 et R.421-23.h,
- une construction annexe à proximité immédiate de la construction existante à conditions que :
• elle soit issue du démontage et remontage d’un "mazot" traditionnel des Aravis, • son emprise n’excède pas 25 m2 et sa hauteur 4m.
Pour les CHALETS D'ALPAGES ET BATIMENTS D’ESTIVE : - la restauration, la reconstruction, ainsi que l’extension limitée des constructions existantes, lorsque
leur destination est liée à une activité professionnelle saisonnière, à conditions : ▪ que ladite extension n’excède pas 15% de la SDP existante avec une surface maximum de 30m²,
et dans la limite d'une seule extension à l’échéance du PLU, ▪ que les travaux poursuivent un objectif de protection et de mise en valeur du patrimoine
montagnard, ▪ que leur alimentation en eau potable soit possible par le réseau public ou par une source répondant
aux normes de salubrité publique.
La restauration, la reconstruction, ainsi que l’extension limitée sont soumis à autorisation par arrêté préfectoral, après avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels,
agricoles et forestiers et de la commission départementale compétente en matière de nature, de paysages et de sites. Dans les SECTEURS D'INTERET ECOLOGIQUE et les CORRIDORS ECOLOGIQUES : - les travaux, constructions et installations à conditions : • qu’ils soient nécessaires à la prévention contre les risques naturels et au fonctionnement des
services publics ou d'intérêt collectif, ainsi que les infrastructures routières d’intérêt public, • et à condition de prendre toutes les dispositions pour limiter au strict minimum la gêne qui pourrait
en découler au regard de l’activité agricole et pastorale et pour assurer une bonne intégration dans le site (ex : les installations d’intérêt collectif : réseaux, station de transformation électrique, station de pompage, réservoir d’eau…, dont l’implantation dans la zone se justifie par des critères techniques), - les travaux et installations légères nécessaires à l'activité agricole pastorale ou forestière, à condition que leur impact dans le paysage soit limité ou temporaire, et qu'ils ne perturbent pas, ni n’entravent la circulation de la faune, - les coupes, abattages d’arbres et défrichements à condition qu’ils ne soient pas situés dans les ESPACES BOISES CLASSES sous réserve qu’ils soient nécessaires au maintien de l’ouverture des paysages agricoles, et qu’ils ne portent pas atteinte au milieu naturel et aux fonctionnalités écologiques, et dans le respect des orientations de l'OAP patrimoniale (pièce n°5-2), - les clôtures, sous réserve des dispositions des articles 11.N et 13.N, - tous travaux ayant pour effet de détruire un élément patrimonial ou paysager doit faire l’objet d’une déclaration préalable au titre des articles R.421-17 et R.421-23.h. - en outre, pour les CHALETS D'ALPAGES ET BATIMENTS D’ESTIVE : leur restauration ou leur reconstruction, dans les conditions définies ci-avant et sous réserve qu’elles ne portent atteinte au milieu naturel et aux fonctionnalités écologiques. Dans les ZONES HUMIDES, conformément au SDAGE, les occupations et utilisations du sol ci-après sont autorisées, à condition qu’elles aient vocation à préserver ou restaurer le caractère de zone humide et le cas échéant les espèces protégées qui s’y développent : - les travaux d’entretien ou d’exploitation de la couverture végétale (coupes et exportation, broyage insitu), - les travaux de création de zone humide dans le cadre de mesures compensatoires, - les clôtures de type agricole, - les travaux d'entretien des voies, chemins, fossés et réseaux divers existants (aérien et souterrain), dans le respect de leurs caractéristiques actuelles, - les travaux d’entretien des équipements existants, - la réalisation d’équipements légers, sans soubassement, à vocation pédagogique et/ou de conservation des habitats naturels et des espèces sauvages. Dans les périmètres DE DOMAINE SKIABLE : - les travaux, constructions, installations et les clôtures, sous réserve qu’ils permettent l’entretien et la fonctionnalité du domaine skiable et qu’ils ne portent pas atteinte aux milieux naturels. Dans les SECTEURS DE RISQUE NATUREL FORT :
- les occupations et utilisations du sol devront respecter les conditions particulières prescrites par le
règlement des zones rouges et bleu dur du PPR, auquel on se reportera (pièce n°4-2 du PLU).
Mise en compatibilité n°1 du PLU de la commune de THONES - Règlement écrit - 104
Article.3.N