cf. pages 15 à 20 du règlement, chapitre 1 « Dispositions générales »
- Chapitre 6 - Dispositions applicables à la Zone N -
environnementale et paysagère
Méthode de calcul pour l’implantation par rapport aux voies, emprises publiques* et cours d’eau : Le recul de la construction* par rapport aux voies doit être calculé horizontalement depuis tout point de la construction* par rapport au point de l’alignement* des voies qui en est le plus rapproché. Le recul de la construction* par rapport aux emprises publiques* doit être calculé horizontalement depuis tout point de la construction* par rapport au point de la limite d’emprise publique* qui en est le plus rapproché. Le recul de la construction* par rapport aux cours d’eau doit être calculé horizontalement depuis tout point de la construction* par rapport au point de l’axe du cours d’eau qui en est le plus rapproché.
Méthode de calcul pour l’implantation par rapport aux limites séparatives* : Le recul de la construction* par rapport aux limites séparatives* doit être calculé horizontalement depuis tout point de la construction* par rapport au point de la limite séparative* qui en est le plus rapproché.
Méthode de calcul pour l’implantation par rapport aux autres constructions* sur une même propriété : Le recul de la construction* par rapport aux autres constructions* sur une même propriété doit être calculé horizontalement depuis tout point de la construction* par rapport au point de la construction* qui en est le plus rapproché.
Méthode de calcul pour la hauteur* : La hauteur* des constructions* doit être calculée verticalement du terrain naturel* avant travaux au point le plus haut de la construction*, sauf mention contraire. Ne sont pas prises en compte les parties de construction* énumérées ci-après : cheminées, ouvrages techniques et autres superstructures dépassant de la toiture : chaufferies, antennes, paratonnerres, garde-corps, capteurs solaires, etc. N-32 Cette section, hors stationnement, ne s’applique pas pour les constructions* et installations*
d’équipements d’intérêt collectif et de services publics.
- Chapitre 6 - Dispositions applicables à la Zone N -
Caractéristiques architecturales des façades et toitures des constructions
Des adaptations sont possibles en cas d’utilisation de matériaux renouvelables ou de matériaux ou procédés de construction permettant d’éviter l’émission de gaz à effet de serre, à l’installation de dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales ou la production d’énergie renouvelable correspondant aux besoins de la consommation domestiques des occupants de l’immeuble ou de la partie d’immeuble concernée. Les permis de construire ou d’aménager ou les décisions prises sur les déclarations préalables peuvent comporter des prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant.
N-59 Les constructions* et l’aménagement de leurs abords ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, au site et aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales.
N-60 Les constructions* doivent s’inspirer du guide « Paysage & architecture de l’Avallonnais » annexé au PLU.
N-61 Les antennes paraboliques doivent être implantées le plus discrètement possible, de préférence à l’arrière des bâtiments*.
N-62 Les antennes paraboliques doivent présenter un aspect de manière qu’elles s’intègrent au mieux au fonds sur lesquelles elles sont implantées.
N-63
Les dispositifs de génie climatique (pompe à chaleur, climatisation, ventilation, etc.) ne doivent pas être visibles du domaine public. S’ils ne peuvent être installés autrement, ils sont dissimulés par un dispositif d’occultation, d’aspect similaire aux éléments ponctuels composant la façade* (volets, menuiseries, etc.) ou doivent présenter un aspect similaire au fond sur lequel ils sont installés.
Concernant les constructions nécessaires à l’exploitation agricole ou forestière :
N-64 L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts est interdit.
N-65 Les enduits doivent présenter une finition lissée, brossée ou grattée.
N-66 Les façades* doivent être traitées avec un nombre limité de matériaux et de couleurs.
N-67 Les bardages doivent être installés verticalement.
N-68 Les bardages en bois doivent être, soit : - laissés au vieillissement naturel sans être vernis ; - peints.
N-69 Afin d'être en harmonie avec le bâti environnant, les teintes employées pour les enduits, les bardages, les menuiseries et les couvertures doivent respecter le nuancier annexé au présent règlement (cf. p.255).
N-70 L’aspect brillant est interdit.
- Chapitre 6 - Dispositions applicables à la Zone N -
Concernant les autres constructions :
Concernant les travaux sur les constructions existantes :
Les façades :
N-71 L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts est interdit.
N-72 Les enduits utilisés doivent être adaptés à la nature des maçonneries.
N-73 Les enduits doivent présenter une finition lissée, brossée ou grattée.
N-74 Afin d'être en harmonie avec le bâti environnant, les teintes des enduits doivent respecter le nuancier annexé au présent règlement (cf. p.255).
N-75
Selon la typologie de la construction*, les façades* en moellons de pierre doivent être, soit :
- enduites d’un enduit couvrant ; - rejointoyées, à joints beurrés.
N-76 Les baguettes d’angles sont interdites.
N-77 Les percements doivent être réfléchis en s’inspirant des proportions des percements du bâti d’origine.
N-78 La suppression ou la condamnation maçonnée d’un percement doit être cohérente avec les caractéristiques typologiques et la logique de composition de la construction* (exemple : rapport entre les vides et les pleins de la façade*).
N-79 La condamnation maçonnée d’un percement présentant un encadrement en pierre doit présenter un retrait d’un à deux centimètres par rapport au nu extérieur de la façade*.
N-80 Les encadrements doivent être traités de la même manière que les encadrements existants.
N-81 Les encadrements existants doivent être conservés, même en cas de suppression ou de condamnation maçonnée d’un percement.
Dans le sous-secteur Ns14v :
N-82 Les règles N-76 à N-80 ne s’appliquent pas à la modification des percements.
N-83 Les pavés de verre translucides ne doivent pas être visibles du domaine public.
N-84 Afin d'être en harmonie avec le bâti environnant, les teintes des menuiseries doivent respecter le nuancier annexé au présent règlement (cf. p.255).
N-85 Les coffres de volets roulants ne doivent pas être visibles du domaine public.
Les toitures :
N-86 Les toitures et couvertures doivent présenter un aspect, soit : - identique à celui des toitures et couvertures des bâtiments* avoisinants ; - en adéquation avec le type architectural caractérisant le bâtiment*.
N-87 Afin d'être en harmonie avec le bâti environnant, les teintes des couvertures recourant à des matériaux peints ou teintés dans la masse doivent respecter le nuancier annexé au présent règlement (cf. p.255).
- Chapitre 6 - Dispositions applicables à la Zone N -
Concernant les autres constructions : (suite) Concernant les travaux sur les constructions existantes : (suite) Les toitures : (suite) N-88 Les châssis d’éclairage en toiture doivent présenter une dimension maximale de 0,8 (L) x 1 mètre (H). N-89 La largeur cumulée des châssis d’éclairage en toiture ne doit pas excéder 20 % de la longueur totale de la toiture. N-90 Les châssis d’éclairage en toiture et les lucarnes doivent être, soit : - axés sur les percements de la façade* ; - axés sur les pleins de la façade* (trumeaux).
Schéma à caractère illustratif :
N-91 Les châssis d’éclairage en toiture doivent être encastrés sans saillie dans le plan de la couverture.
N-92 Les châssis d’éclairage en toiture doivent être placés dans le tiers inférieur du rampant.
N-93
Seules les lucarnes suivantes sont autorisées : - les lucarnes pendantes, dites meunières ou à foin ; - les lucarnes à croupe, dites capucine ; - les lucarnes à deux pans, dites jacobine ou à chevalet.
Schéma à caractère illustratif :
- Chapitre 6 - Dispositions applicables à la Zone N -
Concernant les autres constructions : (suite)
Concernant les travaux sur les constructions existantes : (suite) Les panneaux solaires :
N-94 Les panneaux solaires doivent être implantés de façon privilégiée, soit : - sur les annexes* ; - sur le sol, à condition de ne pas être visible du domaine public.
N-95 Les panneaux solaires doivent : - présenter un cadre de la même teinte que le panneau ; - et suivre l’inclinaison du plan de la couverture.
N-96 Dans le cas où des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques sont utilisés conjointement, ils doivent être disposés de manière à former un ensemble respectant l’ensemble des règles ci-après.
Panneaux solaires thermiques
N-97 Les panneaux solaires thermiques doivent être placés de manière à être groupés et dans un coin du pan de toiture.
N-98 Si de nouveaux modules viennent à être installés, ils doivent être implantés de manière à présenter un bandeau longeant l’un des côtés de la toiture.
Schéma à caractère illustratif :
LISTE DES ESPÈCES VÉGÉTALES PRÉCONISÉES
Espèces végétales compatibles avec les sols calcaires (pH > 7)
Nom commun
Nom latin
Type Humidité de basse
de sol
sol
taillée
Haie buiss. basse
Arbres
Alisier torminal
Sorbus torminalis
NC
Aulne glutineux
Alnus glutinosa
ANC
H
Charme commun
Carpinus betulus
ANC
✔
Chêne pédonculé
Quercus robur
ANC
✔
Chêne sessile/rouvre Quercus petraea
ANC
✔
Cormier
Sorbus domestica
ANC
Érable champêtre
Acer campestre
NC
✔
Frêne commun
Fraxinus excelsior
NC
Hêtre
Fagus sylvatica
ANC
✔
Houx
Ilex aquifolium
ANC
✔
Merisier
Prunus avium
ANC
Noyer
Juglans regia
NC
Poirier sauvage
Pyrus piraster
ANC
Pommier sauvage
Malus sylvestris
ANC
Saule blanc
Salix alba
NC
H
Saule marsault
Salix caprea
ANC
Osier blanc
Salix viminalis
ANC
H
Tilleul à grandes feuilles Tilia platyphyllos
C
Arbustes
Alisier blanc
Sorbus aria
NC
S
Camerisier à balais
Lonicera xylosteum
NC
✔
Cerisier de Sainte Lucie Prunus mahaleb
C
S
Cornouiller mâle
Cornus mas
NC
S
Cornouiller sanguin
Cornus sanguinea
NC
✔
Eglantier
Rosa canina
NC
Epine-vinette
Berberis vulgaris
C
S
✔
Erable champêtre
Acer campestre
NC
Fusain d'Europe
Euonymus europaeus
NC
Groseillier rouge
Ribes rubrum
ANC
H
If commun / à baies
Taxus baccata
ANC
✔
Nerprun purgatif
Rhamnus catharica
NC
S
Noisetier
Corylus avellana
ANC
Prunellier
Prunus spinosa
ANC
Sureau noir
Sambucus nigra
NC
H
Troène commun
Ligustrum vulgare
NC
✔
✔
Viorne lantane
Viburnum lantana
C
✔
Viorne obier
Viburnum opulus
NC
brise-vent
✔ ✔
✔ ✔ ✔ ✔ ✔
Espèces végétales compatibles avec les sols acides à neutres (pH < 7)
Nom commun
Nom latin
Type Humidité de basse
de sol
sol
taillée
Haie buiss. basse
Arbres
Aulne glutineux
Alnus glutinosa
ANC
H
Charme commun
Carpinus betulus
ANC
✔
Châtaignier
Castanea sativa
A
Chêne pédonculé
Quercus robur
ANC
✔
Chêne sessile/rouvre Quercus petraea
ANC
✔
Cormier
Sorbus domestica
ANC
Érable plane
Acer platanoides
N
Hêtre
Fagus sylvatica
ANC
✔
Houx
Ilex aquifolium
ANC
✔
Merisier
Prunus avium
ANC
Néflier
Mespilus germanica
A
Poirier sauvage
Pyrus piraster
ANC
Pommier sauvage
Malus sylvestris
ANC
Sorbier des oiseleurs Sorbus aucuparia
A
Saule marsault
Salix caprea
ANC
Osier blanc
Salix viminalis
ANC
H
Tilleul à petites feuilles Tilia cordata
AN
Arbustes
Bourdaine
Frangula alnus
A
H
Buis
Buxus sempervirens
N
S
✔
Framboisier
Rubus idaeus
AN
✔
Groseillier à maquereau Ribes uva-crispa
N
✔
Groseillier rouge
Ribes rubrum
ANC
H
If commun / à baies
Taxus baccata
ANC
✔
Myrtillier
A
S
✔
Noisetier
Corylus avellana
ANC
Prunellier
Prunus spinosa
ANC
Prunier sauvage
Prunus insititia
N
Saule à oreillettes
Salix aurita
A
H
✔
brise-vent
✔
✔
Légende :
C Calcaire
NC Neutre, calcaire Acide, neutre,
ANC calcaire N Neutre A Acide
AN Acide, neutre H Sol humide S Sol sec
Sources et crédits :
Parc naturel régional du Morvan Centre régional de la propriété forestière de Bourgogne-Franche-Comté Conservatoire botanique national – Bassin parisien
NUANCIER
Couleurs des façades
(habitat, petits locaux d’artisanat, de commerce & de services)
RAL 075 80 20
RAL 085 80 20
RAL 080 70 20
RAL 075 60 30
RAL 075 80 30
RAL 070 80 30
RAL 060 70 30
RAL 060 60 30
RAL 090 90 20
RAL 075 70 30
RAL 075 70 20
RAL 080 70 20
RAL 080 80 20
RAL 090 80 20
RAL 085 90 20
RAL 085 90 10
Couleurs des façades de bâtiments agricoles,
artisanaux, commerciaux et industriels :
Préférentiellement pour les bâtiments agricoles
Préférentiellement pour les bâtiments artisanaux, commerciaux et industriels
Palettes issues du guide « Couleurs en Morvan », Parc naturel régional du Morvan PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT PLUi approuvé le 12 avril 2021 Modifié par Modification simplifiée n° 4, en date du 2 mars 2026 - 256 -
Couleursdesélémentsponctuels :portes,fenêtres,volets,clôturesetportails
RAL Design System
RAL 000 35 00
RAL 000 40 00
RAL 000 85 00
RAL 000 90 00
RAL 010 30 10
RAL 020 30 10
RAL 030 30 10
RAL 040 30 10
RAL 040 30 20
RAL 040 40 20
RAL 050 50 30
RAL 080 50 05
RAL 080 60 05
RAL 080 70 10
RAL 080 70 20
RAL 085 60 20
RAL 090 70 20
RAL 090 90 05
RAL 090 90 10
RAL 160 30 15
RAL 160 40 25
RAL 160 50 25
RAL 180 20 10
RAL 180 30 15
RAL 180 30 20
RAL 180 40 20
RAL 180 40 15
RAL 180 50 05
RAL 190 20 10
RAL 190 30 20
RAL 210 30 10
RAL 210 30 15
RAL 220 40 15
RAL 240 40 15
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT PLUi approuvé le 12 avril 2021
Modifié par Modification simplifiée n° 4, en date du 2 mars 2026 - 257 -
RAL 240 90 05
- Annexes RAL Design System (suite)
RAL 240 90 10
RAL 250 30 20
RAL 260 40 05
RAL Classic
RAL 260 40 10
RAL 1001
RAL 1020
RAL 3007
RAL 5001
RAL 5004
RAL 5020
RAL 6000
RAL 6002
RAL 6004
RAL 6005
RAL 6009
RAL 6028
RAL 6036
RAL 7003
RAL 7005
RAL 7015
RAL 7016
RAL 7030
RAL 7032
RAL 8001
RAL 8002
RAL 8012
RAL 8016
RAL 9001
RAL 9002
RAL 9003
Couleurs des couvertures
Morvan
Avallonnais, Morvan Vézelien
Palette issue du guide « Couleurs en Morvan », Parc naturel régional du Morvan
CATÉGORIES DES RÉSEAUX ROUTIERS
GUIDE DE RESTAURATION ET DE CONSTRUCTION DE MURETS ET CABANES EN PIERRES SÈCHES
Sources : Guide technique « Restauration et construction de murets, cabottes et ouvrages hydrauliques dans le site de ‘la côte méridionale de Beaune’ », Direction régionale de l’environnement de Bourgogne
-
--L1E-S-MU-RE-TS:E-T M-UR-S -DE-CL1OS 1
COMMENT SONT-ILS REALISES '?
Depuis !'Antiquité les murets sont montés en pierres sèches ramassées sur les parcelles, posées horizontalement les unes sur les autres et calées par des éclats. Souvent, un hérisson sommital, composé d'une ou de deux rangées de pierres dressées presque verticalement coiffe le muret. Cette technique permet _ de charger les demières assises tout en ayant un blocage parfait. L'absence d'un mortier de pose liant l'ensemble permet aux assises de rester souples, ne craignant ni gel, ni tassements ou dilatations.
Sur les sites où le ramassage est impossible, la pierre est extraite des canières locales, grossièrement équanie, montée à sec par assises horizontales. Le calage se fait également à l'aide d'éclats. Le pierre peut avoir une hauteur conséquente, même pour l'assise sommitale. La coiffe en hérisson est, aujourd'hui, souvent. remplacée par une simple dalle. Comme tout muret assemblé en pierres sèches, il résiste aux i11tem péries, aux tassements ponctuels et se laisse facilement restaurer.
a -- - h i.11---1----Ë : =.
Dès le milieu du siècle demier,
certains murets et murs de clos ne sont plus montés en pierres sèches, mais maçonnés
au mortier de chaux et sable
local. Le matériau de base, la
pierre, est le même, mais le
mortier remplace le calage. Pour
protéger le sommet du muret,
le hérisson perméable en pierres
dressées ne suffit plus. Un
chaperon maçonné en laves, à
pente unique, ou une dalle
grossièrement taillée, évite les infiltrations. Ces constructions rigides se fissurent rapidement sous l'effet des dilatations et des tassements.
-
POURQUOI SE DEGRADENT-ILS'?
Un mur non entretenu en pierres sèches comme en pierres maçonnées, se dégrade rapidement. Les causes de cette dégradation sont multiples, naturelles ou volontaires. Un déchaussement ponctuel crée souvent un déséquilibre puis la chute des assises supérieures. Une végétation trop envahissante peut pousser et déformer le muret jusqu'à le faire tomber.
L'érosion du sol à la base du muret est une autre cause d'effondrement sur de grandes longueurs. Dans les · murs maçonnés. la désagrégation des mortiers, suite aux infiltrations et aux gelées, crée un vide entre les pierres qui, irrémédiablement, se déchaus sent. L'absence de chaperon sur les maçonneries constitue un facteur aggravant de ce phénomène.
La dégradation, souvent volon taire due à l'homme, s'intensifie, poussée par la mécanisation. Outre le chasseur qui enjambe le muret et déplace les pierres pour débusquer le gibier, l'exploitant même de la parcelle ne fait guère plus attention à ces obstacles qui le gênent quotidiennement. Et en bordure de voie, les accidents routiers laissent d'énom1es éboulis sur de grandes portions de mur.
LES MURETS ET MURS DE CLOS
COMMENT LES ENTRETENIR ET COMMENT EN RECONSTRUIRE?
La végétation, qui a première
vue maintient un mur par ses
racines, est à couper
soigneusement. Les arbres et
arbustes sont dévitalisés puis
ôtés, sans déraciner leurs
souches.
Les
plantes
grimpantes sont coupées et
laissées en place: Les parties
ravinées du sol sont remblayées
avec des gravats. A l'aide d'un
marteau, les part:es disloquées
ou effondrées. y compris le
chaperon, sont remontées et
consolidées, en évitant de soulever les assises supérieures.
Pour construire un muret en pierres sèches. le creusement d'une tranchée d'une trentaine de centimètres de profondeur est nécessaire afin de le fonder sur un sol plus stable. Pour assurer l'équilibre du muret. les
premières assises sont à poser avec beaucoup de précautions. très bien calées, sans rajout de terre. La terre se tasse ou est évacuée, et ne remplace jamais un calage en pierre. Les assises suivantes sont posées en
respectant une largeur de mur régulière - 30 à 50 cm - puis calées à
l'aide d'éclats.
Pour construire un muret
maçonné, le creusement d'une
tranchée profonde hors gel - au
moim; 60 cm
est
indispensable. Cette fondatio.n
coulée en béton, légèrement
armée, empêche ultérieurement
le muret de se déformer aux
premiers tassements ou aux
gelées importantes. Tous les
mètres, un fer vertical piqué
dans le béton liaisonne le muret
à la fondation. Le muret peut
être maçonné en pierres sur
toute son épaisseur ou en deux parements remplis de béton, -avec
quelques pierres en boutisse. La pierre doit être posée horizontalement avec ses strates apparentes. Une joint vertical - tous les dix mètres empêche l'apparition de fissures provoquées par la dilatation.
COMMENT LES PROTEGER ET COMMENT LES COUVRIR?
Les angles et les extrémités
peuvent être consolidés par un montage formant chaînage. Ce chaînage est composé de pierres plus importantes. brutes ou grossièrement équarries. Formant une harpe et liaisonnant le muret sur toute son épaisseur. Une grande pierre placée aux angles, rappelant les chasse-roues, peut éviter au matériel roulant de s'en approcher.
La meilleure couverture d'un
muret en pierres sèches reste
le hérisson sommital, constitué
de pierres dressées auto
bloquées formant un chaînage
de poids. La demière assise du
muret peut. être posée
légèrement
en
redents
permettant de caler la pose des
pierres dressées. Ce hérisson
peut être doublé en hauteur si
la pierre utilisée est de petit
calibre.
La couverture d'un mur
maçonné est de préférence
également maçonnée, cons tituée de laves (pierres plates délitées) superposées et inclinées vers le coté extérieur ou aval d'une parcelle. Ce chaperon maçonné peut être remplacé par une dalle en pierre brute couvrant la largeur du mur ou par une pierre taillée, à
pente unique ou à double pente. scellée et jointoyée.
1 LES MURETS DE SOUTENEMENT
COMMENT SONT-ILS REALISES'?
Servant sans doute depuis
\/,,
�� y�
!'Antiquité à contenir les meurgers et les terrains aux pentes abruptes. les murets
sont montés en pierres sèches
ramassées sur les parcelles,
posées debout ou à plat les
unes sur les autres et calées
par des éclats. Souvent, un
hérisson sommital composé
d'une rangée de pierres
dressées coiffe le muret. Cette
technique permet de charger
les demières assises tout en
�yant un blocage parfait. L'absence d'un mortier de pose liant 1 ensemble permet aux assises de rester souples, ne craignant ni gel, ni
poussées. Perméable, il permet d'évacuer les eaux de ruissellement.
Sur les sites où le ramassage est impossible, la pierre est extraite des carrières locales, grossièrement équarrie et montée à sec par assises horizontales. Le calage se fait _également à l'aide d'éclats. Le hérisson sommital, composé d'une rangée de pièrres dressées permet de charger les demières assises. Comme tout muret assemblé en pierres sèches, il résiste aux intempéries, aux tassements ponctùels et se laisse facilement restaurer. Perméable. il permet d'évacuer les eaux de ruissellement.
Dès le début du siècle. certains murets de soutènement ne sont plus montés en pierres sèches, mais maçonnés au mortier de chaux et sable local, parfois avec de l'argile. La pierre est la même, mais le mortier remplace le calage. Le muret est percé de chantepleures ou barbacanes pour faciliter l'évacuation des eaux de ruissellement. Le sommet est souvent recouvert de terre ou protégé par des dalles.
POURQUOI SE DEGRADENT-ILS?
Un mur non entretenu en pierres sèches, comme en pierres maçonnées, se dégrade rapidement. Les causes de cette dégradation sont multiples, naturelles ou volontaires. Les pierres déchaussées. non remplacées rapidement, entraînent l'effon drement des assises supeneures. Une végétation
CS
trop envahissante peut pousser et déformer le muret jusqu'à le faire tomber. L'érosion du sol à la base du muret, aux endroits des ruissellements successifs favorise également les effondrements.
Dans les murs maçonnés, la désagrégation des mortiers, suite aux infiltrations et aux gelées, crée un vide et les pierres, petit à petit, se déchaussent sous la poussée. Les terres argileuses chargées . d'eau, retenues en amont et qui se transforment en boues, provoquent les glissements. Ce phénomène est amplifié si les eaux ne sont pas évacuées par des chantepleures - fentes aménagées dans le mur.
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La dégradation, souvent volontaire due à l'homme, s'intensifie, poussée par la mécanisation. Outre le chasseur qui grimpe le muret, les engins agricoles man oeuvrant trop près des murets déplacent sous leur poids la terre et les assises supérieures. Sur les terrains peu abrupts permettant aujourd'hui d'opti
miser l'exploitation, les murets gênants sont démolis.
1 LES MURETS DE SOUTENEMENT
COMMENT LES ENTRETENIR ET COMMENT EN RECONSTRUIRE'?
La végétation, qur a première
vue. maintient un mur par ses
t::::
racines est à couper soigneusement. Les arbres et
les arbustes trop proches
sont dévitalisés puis ôtés,
sans déraciner leurs souches.
Les sections ravinées du sol
sont remblayées avec des
gravats. A l'aide d'un marteau,
..
les parties disloquées sont
consolidées, en évitant de
soulever les assises supé
rieures. Les tronçons de mur
avec un fruit sortant trop important - faux aplomb - sont à déposer
puis à remonter.
Pour construire un muret en pierres sèches, le creusement d'une tranchée avec un fond légèrement incliné est indis
pensable. Les premières
assises sont également à poser légèrement inclinées, très bien calées, sans rajout de terre. Le muret, d'une largeur de 30 à 50 cm, et les assises suivantes doivent respecter de bout en bout cette inclinaison. Les assises assez chargées sont calées à l'aide d'éclats. La partie arrière est régulièrement remblayée de terre drainante et tassée sur des épaisseurs de vingt centimètres.
-� . __ . •':-�-'·:.;;. :..� ____,
Dans le cas d'un muret
construit verticalement, sans
fruit, le montage incliné vers l'arrière est indispensable. Cette technique empêche les pierres de glisser hors du mur par gravité. Cependant, la poussée à l'arrière est augmentée. Le muret incliné est donc remplacé par un mur de poids, plus épais - 50 à 70 cm-. L'emploi de grandes dalles garantit une meilleure stabilité.
-:�.... '.,.:�:.-,.-,, "'" ::, -
COMMENT EN CONSTRUIRE AUTREMENT'?
Pour la construction d'un mur de soutènement maçonné. une fondation profonde est indispensable - au moins 60 cm -. Cette fondation peut être réalisée en béton armée ou. pour les ouvrages de moindre importance. à l'ancienne comblée de pierres scellées dans un mortier. Des armatures verticales piquées
dans le béton peuvent liaisonner la fondation au noyau du muret. Les assises
sont maçonnées au mortier à la chaux et sable local - surtout pour la face apparente du muret -. Des chantepleures ou barbacanes sont aménagées pour faciliter l'évacuation des eaux de ruissellement.
Dans les terrains à fortes
poussées et pour les murs de
grande hauteur. l'emploi d'une
technique modeme en béton
est préférable. Ces murs de
soutènement, composés de
semelles. sont à mettre en
oeuvre par des entreprises
spécialisées. Dans le cas où la
parcelle en aval appartient à un
autre propriétaire. la semelle
,..
doit être réalisée sur le terrain
amont. C'est le poids de la terre
sur cette semelle qui évite le
déversement. Le parement en
pierres peut être maçonné
ultérieurement ou servir de
coffrage au béton.
Si la parcelle en aval du mur à
construire appartient au même
propriétaire ou si le domaine
public l'autorise, la semelle peut
être réalisée en aval du mur.
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Dans tous les cas cette semelle doit être hors gel et
calculée pour résister aux poussées des terres en amont. La partie hors sol peut être
aménagée en rgi ole avec une
finition en pierres scellées. Ces ouvrages performants doivent être
conformes aux règles de l'art, avec des joints de dilatation, des
chantepleures et un drainage pour évacuer les eaux de ruissellement.
LES CABOTTES
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_ _ _ _ __ COMMENT SONT-ELL[:
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rectangulaire ou trapézoïdal. L'empo
,. Photographie: Père TRUCHOT
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quette intérieure.
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nagé. Ces abris restant petits, led
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_[:S REALISEES? Ces abris de fortune, souvent adossés à un meurgers ou à un mur, plus rarement isolés, sont entièrement construits en pierres sèches ramassées sur place lors d'épierrements. L'abri le plus sommaire se résume à quelques assises en surplomb dans un mur. Il est appelé en cul-de-four, s'il s'agit d'un abri de plan semi-circulaire avec les assises qui se rejoignent au faîte. Cette cabotte existe également sur plan carré. oi de grandes dalles est primordial.
Les cabot"tes en pierres sèches plus élaborées sont souvent sur plan plus ou moins circulaire. Elles sont alors couvertes de coupoles sur baissées reposant en partie sur une énorme dalle formant linteau au-dessus de l'unique ouverture. Parfois ces cabot tes circulaires s'inspirent de la maison traditionnelle avec une toiture en laves dont l'égout est débordant avec une baie supplémentaire et une banLes cabottes sur plan carré ou rectangulaire, à couverture sur charpente en bois, et celles plus rustiques sont contem poraines. Elles sont édifiées sur des terrains facilement accessibles avec des murs maçonnés et des couvertures en laves. Les murs sont souvent enduits au mortier de chaux et au sable local. Les ouvertures sont munies de
rL· portes et volets protègeant un intérieur grossièrement amédtoitures n'ont généralement qu'une
Photoqraphie: PèreTRUCHOT
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POURQUOI SE DEGRADENT-ELLES?
Comme pour les murets, l'absence d'entretetien est un facteur important dans la dégradation des cabottes. La couverture, en grande partie en surplomb, est l'élément le plus fragile. Un linteau fendu et une assise deséquilibrée peuvent causer un effondrement conséquent. La végétation envahissante, déracinée sans précautions particulières, le gel qui désagrège la pierre et le vandalisme en sont d'autres facteurs. Une fois effonfrées et inutiles, elles disparaissent au profit d'une rangée de vigne ou d'un accès plus aisé.
COMMENT LES ENTRETENIR ET COMMENT EN RECONSTRUIRE?
Cabotte sur plan circulaire en roine
Une cabotte éventrée ou effondrée est difficilement récupérable. Il est préférable de déposer toutes les assises instables, de déblayer les abords. de déraciner avec soin toute la végétation et de consolider la base avant le remontage. Toutes les pierres dans un état avancé de déasgrégation sont éliminées. Les assises restées en place sont consolidées et calées à l'aide d'éclats.
Avant même de commencer sa construction et la mise en oeuvre des pierres sèches, les dalles calcaires doivent être triées. Les plus grandes et les plus longues sont réservées aux assises en surplomb et au linteau.
L'implantation est également à définir, sans oublier l'orientation de l'ouverture. plutôt en aval et à l'opposé des ven�s dominants. La cabotte peut être adossée contre un muret ou un meurger, accotée au talus, voire incluse. ou isolée en bout de parcelle.
Dessin de la même cabotte avec sa couven;u1·1 re
restaurée
7
Avant toute opération de montage il est préférable de fonder l'ensemble sur un sol stable. L'excavation d'une trentaine de centimètres de profondeur est nécessaire. f'our assurer l'équilibre des murs. les p