Intitulé du document : - Section 2 – Qualité urbaine, architecturale, environnementale
et paysagère : paragraphe 1 à 4 uniquement. Les dispositions relatives au seuil minimal de densité ne sont pas applicables (paragraphe 5),
- Section 4 – Stationnement : tous les paragraphes.
ET
- les dispositions du règlement graphique (DGR 3C1) dont les règles attachées aux différents espaces accompagnant le bâti (espaces de « pleine terre », « libres » ou « aménagés ») sont définies ci-dessous.
7 - Le mode de réalisation de l’urbanisation sous forme d’opération d’ensemble#
Dans le cadre d’opération d’ensemble (définie au lexique) les constructions pourront s’implanter soit à l’alignement, soit en retrait par rapport aux emprises des voies intérieures nouvelles.
8 - Les constructions à destination d’équipements d’intérêt collectif et de services publics (EICSP)#
Dès lors que la construction répond à la destination « Équipements d'intérêt collectif et de services publics », il est fait application des règles d'implantation des constructions par rapport aux voies et aux limites séparatives prévues dans la sous-partie 3 relatives aux dispositions spécifiques des zones urbaines à vocation « Équipements d'intérêt collectif ou de services publics » (UIC1). Cette disposition s’applique même si les dispositions spécifiques utilisent le terme « toute construction », « les constructions », etc…
9 - Locaux et installations techniques#
Les aires de présentation des ordures ménagères, les locaux et les installations techniques (boîtiers, coffrets, armoires, regards,…) destinés à recevoir les divers équipements nécessaires au fonctionnement des réseaux, notamment de vidéocommunication, de distribution d’énergie et de distribution postale... peuvent être implantés à l'alignement ou en retrait des voies et des limites séparatives. S’agissant des locaux techniques, en cas d’implantation en retrait des limites séparatives, la longueur de ce retrait est au moins égale à la moitié de la hauteur du bâtiment et toujours supérieure ou égale à 3 m.
Les locaux de stockage des ordures ménagères restent soumis aux dispositions spécifiques de chaque zone en matière d'implantation par rapport aux voies sauf si le local de stockage des ordures ménagères est mutualisé avec l’aire de présentation des ordures ménagères. Dans ce cas, une implantation du local mutualisé pourra être autorisée ou exigée à l’alignement ou avec un retrait des voies et des limites séparatives différent, dans les limites prévues par le règlement du Service Public de
Gestion des Déchets en vigueur.
Paragraphe 1 - Caractéristiques architecturales des façades et des toitures des constructions, ainsi que des clôtures
1 - Objectif de qualité architecturale#
Le projet doit rechercher l'usage d'un style architectural approprié à son contexte existant ou projeté, sans exclure une certaine diversité architecturale, soit en tenant compte des références architecturales traditionnelles présentes sur le territoire, soit en introduisant de nouvelles expressions architecturales adaptées.
2 - Les façades et toitures#
2.1 - Extensions, surélévations, réhabilitations#
Dès lors qu’une construction présente un intérêt architectural au regard notamment des matériaux constructifs employés, de sa composition, de son ordonnancement, tous les travaux réalisés, y compris les ravalements, doivent mettre en valeur les caractéristiques de ladite construction.
Ces dispositions ne font pas obstacle à la réalisation d’extensions de conception architecturale contemporaine, dès lors que sont mis en valeur les éléments d’intérêt de la construction initiale.
2.2 - Annexes#
Elles doivent être réalisées avec le même soin que la construction principale.
2.3 - Toitures#
Lorsque le projet prévoit la construction d'une toiture en pente dotée d'une couverture en tuile, l’homogénéité avec les pentes des toitures mitoyennes ou avoisinantes doit être recherchée et pourra être imposée pour des motifs tenant à la bonne intégration du projet dans son environnement existant et/ou projeté.
Cette disposition s'applique également en cas d'extension d'une construction existante.
2.4 - Dans tous les cas :
2.4.1 Matériaux :
Dans les secteurs, quartiers, rues marqués par l'architecture traditionnelle du midi toulousain, caractérisée notamment par la mise en œuvre de brique et de tuile en terre cuite traditionnelle, des prescriptions particulières pourront être imposées pour l'utilisation de ces matériaux afin de conserver ou mettre en valeur les caractéristiques historiques et/ou patrimoniales du cadre bâti environnant.
Cette disposition ne s'oppose pas au choix de matériaux plus contemporains si la qualité du projet et les références architecturales permettent une bonne intégration de la construction dans son environnement.
Enduits, parements extérieurs :
Les enduits seront de préférence talochés ou à grains fins.
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts est interdit.
2.4.2 Couleurs#
Le projet doit indiquer le traitement de la coloration afin de valoriser la composition architecturale et l’espace environnant. Le pétitionnaire pourra se référer aux palettes ou chartes de couleurs communales lorsqu'elles existent.
Pour les immeubles collectifs ou ensembles d’habitations comportant plus de deux logements, les balcons doivent faire l'objet d'une explication et d'une justification quant aux moyens utilisés pour mettre en œuvre un effet de transparence ou d'occultation au niveau des garde-corps. Dans tous les cas, les garde-corps doivent s'intégrer à l'architecture de la façade.
Dans les opérations d’ensemble, les logements doivent comporter un espace extérieur privatif bénéficiant d’un accès direct à la lumière naturelle.
2.4.5 Insertion des éléments techniques et des aires de présentation des ordures ménagères#
Les locaux, ouvrages ou installations techniques et les antennes, paraboles, paratonnerres, pylônes, réservoirs, capteurs solaires, éoliennes,… doivent être regroupés et intégrés à la composition architecturale d’ensemble.
Les locaux et les installations techniques destinés à recevoir les divers équipements nécessaires au fonctionnement des réseaux, notamment de vidéocommunication, de distribution d’énergie et de distribution postale (boîtiers, coffrets, armoires, regards, …) doivent être intégrés aux constructions. En cas d’impossibilité technique justifiée, ils doivent être intégrés à la composition générale du paysage, de manière a s'y insérer dans les meilleures conditions.
- posées autour des jardins ouverts au public,
- nécessaires à la défense nationale, à la sécurité publique ou à tout autre intérêt public.
En cas de traitement végétalisé des clôtures, la palette végétale annexée au présent règlement doit servir de référence pour le choix des essences végétales.
Paragraphe 2 - Dispositions particulières en faveur du patrimoine bâti et du paysage#
1 - Les principes généraux#
1-1 - Une règle générale :
La constructibilité issue de l’application des règles du PLUi-H constitue un maximum qui n'a pas vocation à être utilisé « partout et tout le temps », la constructibilité réelle d'un terrain dépendant également de sa situation par rapport à son environnement bâti, patrimonial, paysager, existant et futur, etc... C’est pourquoi le présent règlement comporte des dispositions permettant d’apprécier un projet au regard de son environnement existant ou projeté et d’adapter les différentes règles aux différents contextes rencontrés.
1.2 - « Prendre en compte le contexte urbain, patrimonial et paysager environnant du projet »#
Il est rappelé ici que la section 1, paragraphe 4, point 2, du présent chapitre intègre des considérations attachées au caractère patrimonial qui permettent d'adapter les règles à la volumétrie et à l'implantation des constructions définies dans les dispositions spécifiques de chaque zone.
1.3 - La préservation de bâtiments ou d’ensembles de bâtiments présentant un intérêt architectural et/ou patrimonial
Lorsqu’un bâtiment ou ensemble de bâtiments a été identifié par une autorité compétente de l’État en matière de patrimoine bâti, et alors même que ce bâtiment n’est pas protégé au titre des monuments historiques ou des éléments bâtis protégés repérés au Document Graphique du Règlement (DGR) 3C1, une demande d’autorisation d’occupation du sol pourra être refusée ou n’être acceptée que sous réserve de prescriptions particulières si le projet par son architecture, ses dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au(x) bâtiment(s) identifié(s).
2 - Les Éléments Bâtis Protégés (EBP)#
2.1 - Modalités et champs d’application#
Les EBP sont identifiés aux Documents Graphiques du Règlement (DGR) 3C1 par une légende spécifique et sont répertoriés dans la liste des EBP (pièce 3D –
Annexe 4 : Liste des Éléments Bâtis Protégés (EBP).
Les EBP correspondent aux édifices, aux façades et éléments de clôture, et aux ensembles urbains.
2.2 - Règles applicables dans le cadre d'un EBP#
Edifice, façade et ensemble urbain element de cloture travaux de modification#
Les travaux de modification (extension, Les travaux de modification :
surélévation, travaux de façade, réaménagement partiel, ravalement, clôture, matériaux...) peuvent - architecturale (extension, surélévation, être admis sous réserve d’être compatibles avec travaux de façade, réaménagement partiel, le caractère architectural, historique et/ou matériaux, couleur…), culturel de l’EBP, de ne pas porter atteinte à son intégrité, de contribuer à sa mise en valeur et de - urbaine (parcellaire, implantation du bâti, respecter les préconisations spécifiques. clôture, trame viaire...),
- et paysagère (taille d'arbre, coupe de haie, extension en cœur d'îlot végétal...), peuvent être admis sous réserve d’être compatibles avec le caractère architectural, historique, culturel et/ou paysager de l’EBP ensemble urbain, de ne pas compromettre sa cohérence d’ensemble, de ne pas porter atteinte à son intégrité, de contribuer à sa mise en valeur et de respecter les préconisations spécifiques.
Nouvelles constructions#
Les travaux de nouvelle construction dans une Les nouvelles constructions dans l'emprise de unité foncière supportant un EBP peuvent être l'EBP ensemble urbain sont admises sous admis sous réserve d’être compatibles avec le réserve d’être compatibles avec le caractère caractère architectural, historique et/ou culturel architectural, historique, culturel et/ou de l’EBP, de ne pas porter atteinte à son paysager de l’EBP ensemble urbain, de ne intégrité, de contribuer à sa mise en valeur et de pas compromettre sa cohérence d’ensemble, respecter les préconisations spécifiques. de ne pas porter atteinte à son intégrité, de contribuer à sa mise en valeur et de respecter les préconisations spécifiques.
Une forme architecturale et une volumétrie différentes pourront être acceptées pour les
Équipements d'Intérêt Collectif et Services
Publics (EICSP) pour des raisons liées à la nature de l’équipement ou à une volonté de
qualification du paysage urbain liée à la
vocation de l’équipement.
Démolition#
La démolition partielle d’un EBP peut être La démolition complète et/ou partielle admise sous réserve d’être compatible avec le (édifice, clôture, abattage d'arbre, caractère architectural, historique et/ou culturel suppression de haie…) peut être admise de l’EBP, de ne pas porter atteinte à son intégrité dans l’emprise de l’EBP ensemble urbain et de respecter les préconisations spécifiques. sous réserve d’être compatibles avec le caractère architectural, historique, culturel
La démolition entière d’un EBP peut être admise et/ou paysager de l’EBP ensemble urbain, dès lors qu’elle est rendue nécessaire pour de ne pas compromettre sa cohérence assurer les conditions de sécurité, d’accessibilité d’ensemble, de ne pas porter atteinte à son et/ou de salubrité. intégrité et de respecter les préconisations spécifiques.
Les travaux de démolition sont soumis à autorisation préalable. Les travaux de démolition sont soumis à autorisation préalable.
PLUi-H de Toulouse Métropole / Dossier approuvé par délibération du 18/12/2025 53/362
Edifice, façade et ensemble urbain element de cloture reconstruction#
La reconstruction (après sinistre, dans le cadre d’un élément menaçant ruine...) peut être admise sous réserve de ne pas aggraver la non conformité à l’égard des règles applicables et de respecter les caractéristiques du contexte urbain et paysager environnant.
Espaces exterieurs#
Les espaces extérieurs de qualité des unités Les séquences paysagères et les foncières supportant un EBP doivent être composantes végétales de qualité qui préservés : structurent l’EBP ensemble urbain doivent être préservées. En cas de destruction au
- agencement (jardin privatif, potager, espace regard de l’intérêt présenté par la forme et collectif…), la qualité urbaines d’un projet, une compensation d’intérêt paysager ou
- composantes (noria, puits, matériaux et mise végétal équivalent devra être mise en en œuvre caractéristiques, arbre repère, œuvre.
composition végétale…).
En cas de destruction au regard de l’intérêt présenté par la forme et la qualité urbaine d’un projet, une compensation d’intérêt paysager ou végétal équivalent devra être mise en œuvre.
Les éléments de clôture de qualité doivent être conservés (muret, portail, pilier et/ou grille).
En cas de plusieurs EBP sur une même propriété, il est souhaitable de conserver la disposition des différents volumes existants et l'agencement des lieux.
Preconisations specifiques#
Les caractéristiques principales de l’EBP doivent Les caractéristiques principales de l’EBP être préservées : composition des façades et des ensemble urbain doivent être préservées :
ouvertures, matériaux, détails architecturaux et équilibre entre pleins (espaces bâtis) et éléments de décor *. vides (jardins privatifs et espaces collectifs le cas échéant), implantation du bâti par
Le cas échéant, l'équilibre entre les surfaces rapport au domaine public, style enduites et les éléments laissés apparents architectural (détails architecturaux et (brique, pierre, bois...) est à rechercher. éléments de décor *), perspective visuelle, clôture, élément végétal…
En cas de ravalement, une mise en valeur des caractéristiques de l’EBP doit également être recherchée.
- Détails architecturaux et éléments de décor (liste non exhaustive) :
Matériau, jour, corniche, cordon, pilastre, antéfixe, lambrequin, ferronnerie, marquise, calepinage, jeu de polychromie des enduits et/ou des matériaux, appareillage mixte, ornements et menuiserie des baies, forme des ouvertures…
3 - Les Sites d'Intérêt Paysager (SIP)#
3.1 - Modalités et champs d’application#
Les SIP sont identifiés aux Documents Graphiques du Règlement (DGR) 3C2
Biodiversité et paysages par une légende spécifique et sont répertoriés dans la liste des SIP (pièce 3D – Annexe 5). Celle-ci contient la fiche descriptive de chaque SIP : les aménagements, installations et travaux devront respecter les préconisations qui y sont contenues, en plus des règles définies dans le règlement écrit.
Les SIP correspondent à des secteurs repérés pour la qualité des éléments de paysage qui les composent et qui participent à l’identité d'un territoire.
3.2 - Règles applicables dans le cadre d’un SIP#
➔Tout projet de construction, d'aménagement et/ou d'installation d'éléments techniques ne doit pas porter atteinte aux éléments structurant le paysage à l'intérieur du périmètre, et doit contribuer à assurer leur préservation et leur mise en valeur.
➔ Les éléments détériorés ou supprimés sont remplacés par des éléments de même nature ou de qualité équivalente : replantation des végétaux, maintien des sentiers et des accès…
➔ Tout projet de construction, d'aménagement et/ou d'installation d'éléments techniques doit offrir une bonne insertion dans le site et participer à sa valorisation : adaptation au relief, intégration architecturale dans son environnement, protection et renforcement des végétaux existants, usages de techniques alternatives (noue paysagère, plantation de haie...)…
➔ Tout projet de construction, d'aménagement et/ou d'installation d'éléments techniques doit prendre en compte la préservation des vues à l'intérieur du SIP, et contribuer à leur mise en valeur.
4 - Les Vues d’Intérêt Métropolitain (VIM)#
4.1 - Modalités et champs d’application#
Les VIM sont identifiées aux Documents Graphiques du Règlement (DGR) 3C2
Biodiversité et paysages par une légende spécifique et sont répertoriées dans la liste des VIM (pièce 3D – Annexe 6). Celle-ci contient la fiche descriptive de chaque VIM et précise les modalités d'application des règles définies dans le règlement écrit.
Les VIM correspondent aux panoramas, aux cônes de vue singuliers et aux perspectives urbaines et paysagères.
4.2 - Règles applicables dans le cadre d’une VIM#
Tout projet de construction ayant une surface de plancher supérieure à 150 m² et supérieure à 800 m² pour les constructions à destination « exploitation agricole et forestière », ainsi que tout projet de lotissement soumis à permis d'aménager et d'une surface de terrain à aménager supérieure à 2500 m², peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère des vues identifiées.
Dans le cadre des demandes d'autorisation d'urbanisme, une limite réglementaire est donnée aux vues selon un périmètre de 500 m déterminé à partir des points de vue figurant dans le Document Graphique du Règlement (DGR) 3C2
Biodiversité et paysages et dont les coordonnées GPS sont indiquées dans la pièce 3D – Annexe 6).
Paragraphe 3 - Dispositions particulières en faveur de la qualité environnementale#
Rappel :
L’OAP Qualité Environnementale comporte des orientations relatives à la prise en compte de la biodiversité à toutes les échelles (fiches 1 et 2) opposables aux autorisations d’urbanisme dans un rapport de compatibilité.
1 - Les secteurs de biodiversité#
Repérés au DGR 3C2 Biodiversité et paysages, les secteurs de biodiversité correspondent à des espaces favorables à l'expression des dynamiques et des fonctionnalités écologiques sur le long terme. Aussi appelés « continuités écologiques », ces espaces ont vocation à renforcer et à développer la biodiversité sur le territoire en conservant les milieux sources et en permettant leur reconnexion afin d'inverser la dynamique de perte de biodiversité.
1.1 - Dispositions applicables#
1.1.1 Dans ces secteurs, les projets devront préserver les continuités écologiques et leurs fonctionnalités, voire contribuer à leur amélioration et leur mise en valeur.
Tout projet d’aménagement ou de construction sera autorisé sous condition de prise en compte des enjeux de biodiversité et de trame verte et bleue tels que définis dans l’OAP Qualité Environnementale (Fiche 1).
Conformément à l'article R.421-23 du Code de l'urbanisme, ces aménagements et travaux sont subordonnés à déclaration préalable, y compris les coupes et abattages d'arbres. Ne sont pas soumis à cette disposition l'enlèvement d'arbres dangereux, de chablis et bois morts, ainsi que les coupes et abattages qui relèvent de l'entretien courant ou font partie des cas dérogatoires définis à l'article L.421-4 du Code de l'urbanisme.
De plus, dans les secteurs de biodiversité classés en NL, NS, NC, A et
A1 au DGR 3C1, les nouvelles constructions et extensions ne pourront pas dépasser 200 m² de surface de plancher totale existante et projetée sur l’unité foncière à l'exception des serres agricoles et des nouvelles constructions d'activités nécessaires à la production agricole, forestière et pastorale.
2.2 - Dispositions spécifiques :
2.2.1 Zones humides (« zh »)#
Dans les secteurs de biodiversité indicés « zh » figurant au DGR 3C2
En cas de coupe et abattage d’un arbre vivant, deux arbres de même essence ou d’essence de développement similaire, devront être replantés dans le respect de la palette végétale de Toulouse Métropole.
Les aménagements légers de type : allées piétonnes et/ou cyclables, agrès sportifs, agrès jeux d'enfants, mobiliers urbains, panneaux de signalisation ou d’information, peuvent être autorisés au sein de l’espace boisé classé sous réserve de respecter les conditions suivantes :
- d'être strictement nécessaire à la gestion et à l'entretien de l’espace ou à l’agrément du public ;
- de conserver le caractère boisé existant ou potentiel de l'EBC.
D'autres aménagements légers en EBC peuvent être autorisés et feront l'objet d'une analyse au cas par cas au vu de leur impact sur l’EBC et du respect des 2 conditions précédentes.
4 - Les Espaces Verts Protégés (EVP)#
Il s'agit d'un ensemble végétal à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier, pour son rôle dans le maintien des équilibres écologiques, ou son rôle d'îlot de fraîcheur, ou bien pour sa qualité végétale et paysagère.
1.1 - Modalités et champs d’application#
Les EVP sont identifiés sur le Document Graphique du Règlement (DGR) 3C1 par une légende spécifique et répertoriés dans une liste en annexes des documents graphiques du règlement (3D annexe 7).
1.2 - Règles applicables dans les EVP#
Seuls les constructions et aménagements suivants d'impact modéré sont autorisés :
- abris de jardins de moins de 9m² de surface de plancher,
- piscines dans la limite de 10 % de l'EVP,
- agrès sportifs ou jeux d'enfants, bancs, panneaux de signalisation,
- allées piétonnes et/ou cyclables, voies d'accès, aménagements liés à l'accessibilité des personnes à mobilité réduite,
- kiosques, éléments décoratifs, emmarchements de taille limitée, petits bassins,
- franchissement d'un cours d'eau à usage exclusif piétons/cycles,
- petits équipements (de moins de 9 m² de surface de plancher) indispensables à l'agrément du public,
- les travaux ou éléments techniques nécessaires au fonctionnement des réseaux d’intérêt public et les éventuels déblais et remblais visant à améliorer et à mettre en valeur le caractère paysager d'un EVP.
Les constructions et aménagements autorisés ci-avant devront être éloignés des arbres et ne devront pas altérer la cohérence de l'unité générale de l'EVP au sens où la conservation de la végétation doit être manifeste et majeure et sa qualité végétale et paysagère maintenue. En cas de non respect de cette exigence de conservation de la végétation de façon manifeste et majeure, l’EVP devra être re-végétalisé et replanté avec des végétaux de même essence ou d’essence de développement similaire.
Il sera recherché de façon privilégiée le traitement perméable du sol.
Conformément à l'article R.421-23 du Code de l'urbanisme, ces constructions et aménagements sont subordonnés à déclaration préalable, y compris les coupes et abattages d'arbres. Ne sont pas soumis à cette disposition l'enlèvement d'arbres dangereux, de chablis et bois morts, ainsi que les coupes et abattages qui relèvent de l'entretien courant ou font partie du régime d'exception prévu à l'article L.421-4 du Code de l'urbanisme.
Paragraphe 4 - Dispositions particulières en faveur de la conception bioclimatique et de la sobriété énergétique des constructions
1 - Les nouvelles constructions à destination « autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire », sous-destination « bureau », à destination « équipements d’intérêt collectif et services publics », sous-destinations «locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés » et « établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale » et à destination
« habitat » devront respecter les obligations définies ci après :
1.1 - Pour assurer la protection des bâtiments contre les rayonnements solaires, prévoir la protection solaire des parties vitrées des constructions sur les façades les plus exposées (sud, sud-est, est, ouest et sud-ouest, nord-ouest, nord-est) :
- soit par des protections solaires extérieures fixes, tels que des débords, des auvents et des casquettes, dimensionnées et adaptées aux expositions des façades concernées sous réserve de bonne insertion architecturale dans le contexte urbain et paysager existant. Pour éviter les piégeages radiatifs, le débord pourra être associé à une protection solaire verticale (fixe ou mobile).
- soit par des protections solaires extérieures perméables et mobiles assurant une perméabilité à l’air. La fiche 3.2 de l'OAP Qualité Environnementale vient préciser et illustrer la notion de perméabilité à l'air pour les protections solaires extérieures perméables et mobiles.
Cette disposition s’applique également en cas de rénovation lourde (définie au lexique du règlement écrit) d’une construction existante à destination d'habitat comprenant une surface de plancher supérieure à 1 000 m², sous réserve de bonne insertion architecturale dans le contexte urbain et paysager existant.
2 - Les nouvelles constructions à destination « autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire », sous-destination « bureau », à destination « équipements d’intérêt collectif et services publics », sous-destinations «locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés » et « établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale » et à destination d’habitat de plus de 300 m² de surface de plancher devront respecter les obligations définies ci après :
2.1 - Afin d’éviter l’accumulation de chaleur, respecter les valeurs d’albédos suivantes selon le type de revêtement du bâtiment :
- Revêtements de façades : albédo > 0.40 en moyenne.
Le respect de cette règle se fait façade par façade et il est possible de ne pas appliquer cette disposition pour les façades orientées Nord (à plus ou moins 25°).
- Revêtement de toiture accessible : albédo > 0,40 en moyenne.
- Revêtement de toiture plate non accessible : albédo de 0,60 en moyenne.
- Revêtement de toiture en pente : albédo entre 0,40 et 0,60 en moyenne.
Les surfaces suivantes sont exclues pour la mesure de la surface des façades et toitures auxquelles s'applique la règle : revêtements photovoltaïques, toitures et façades végétalisées, revêtements légers tel que le bois ou autre revêtement ayant une masse volumétrique inférieure à 850kg/m³, éléments architecturaux de décors et de modénature des façades et des toitures, clôtures, auvents, corniches, devanture commerciale, gardes corps, baies et encadrement des baies, surfaces en verre, etc
En cas d’utilisation de plusieurs revêtements de façades ou de toitures avec des valeurs d’albédo différentes, le calcul du respect de la règle se fera au prorata de la surface de chaque revêtement utilisé.
La fiche 3.2 de l'OAP Qualité Environnementale vient illustrer les valeurs d'albédos des revêtements les plus couramment utilisés sans être exhaustive. Il est possible d’utiliser d’autres revêtements si le pétitionnaire prouve que leur albédo respecte les valeurs ci-dessus.
Cette disposition s’applique également aux ravalement de façade ou réfections de toiture des bâtiments existants à destination « autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire », sous-destination « bureau », à destination
« équipements d’intérêt collectif et services publics », sous-destinations «locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés » et « établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale » et à destination d’habitat de plus de 300 m² de surface de plancher, sous réserve de bonne insertion architecturale dans le contexte urbain et paysager existant.
3 - Les nouvelles constructions à destination d’habitat de plus de 300 m² de surface de plancher devront respecter les obligations définies ci-après :
3.1 - Prévoir la création d'une bande intermédiaire végétalisée ou perméable d’1 m minimum entre les pieds de façades des bâtiments (à l’exception des endroits où cela serait contraire à un fonctionnement normal du bâtiment :
sont visés les espaces devant des accès véhicules ou piétons, des portes donnant sur des terrasses, etc…) et les espaces libres imperméables de l’opération (voirie, stationnement, etc…).
Cette disposition s’applique lorsque l’étiquette de la zone exige des espaces de pleine terre.
3.2 - Afin de favoriser leur ventilation naturelle, les constructions à sous-destination « logement » uniquement devront comporter 50 % minimum de logements traversants ou bi-orientés, incluant une part de logements traversants sauf si la forme architecturale du projet ne le permet pas.
Cette disposition ne s'applique pas aux logements adaptés à des publics spécifiques qui ont vocation à accueillir des personnes seules (pension de famille etc).
Le nombre de logements traversants ou bi-orientés exigé est calculé et arrondi au nombre entier inférieur le plus proche.
3.3 - Limiter les logements mono-orientés à l’ouest.
3.4 - Ne prévoir aucun logement dont la surface de plancher serait intégralement située dans les combles tels que définis au lexique.