Les secteurs de protection spécifique Des secteurs soumis à prescription
s particulières en raison de la qualité de leur paysage. Ces secteurs font l’objet de dispositions règlementaires s’appliquant à tout le territoire communal. Des secteurs protégés en raison de leurs qualités urbaines, patrimoniales, architecturales, historiques ou esthétiques. Ces secteurs sont repérés au titre de l’article L.123-1-5 7° du code de l’urbanisme.
2 - Les ensembles végétaux ou arborés à protéger Le P.L.U. classe comme espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, qu'ils soient soumis ou non au régime forestier, enclos ou non, attenants ou non à des habitations. Les espaces boisés peuvent être situés dans n'importe quelle zone (urbaine, naturelle, agricole ou à urbaniser). Le classement s'exprime par une légende particulière sur le document graphique (cercles compris dans un quadrillage orthogonal). L'espace boisé classé est inconstructible mais il est porteur de C.O.S., pouvant être utilisé sur le reste du tènement ou vendu (dans l'hypothèse où le transfert de C.O.S. est autorisé). Si l'espace boisé classé ne peut faire l'objet d'aucun défrichement de nature à compromettre son état boisé, il peut, par contre, faire l'objet de coupes d'entretien ou d'exploitation dans les conditions définies par l'article R 130-1 du Code de l'Urbanisme.
3 - Les secteurs opérationnels Le règlement graphique du PLU délimite par ailleurs :
Les secteurs soumis à orientations d’aménagement et de programmation. Les secteurs soumis à une programmation de logements. Pour ces secteurs, les pétitionnaires doivent se référer à la pièce n°3 du PLU.
4 - Les emplacements réservés
Des emplacements réservés pour la réalisation de voies, ouvrages publics et installations d’intérêt général sont créés au titre de l’article L.123-1-5 8° du code de l’urbanisme. L’emplacement réservé est délimité sur le plan et repéré par un numéro. Sa destination, sa superficie et son bénéficiaire sont consignés sur la liste annexe des emplacements réservés.
5- Les secteurs avec conditions spéciales de constructibilité ou de l'occupation pour des raisons de nuisances ou de risques (R151-34 1°)
Sur les secteurs identifiés au titre du règlement R.151-34 qui font l’objet d’un aléa glissement de terrain soit sur le secteur de Banges, Héry-sur-Ugine et le château. Une étude ou un avis géotechnique préalable définira les conditions particulières permettant d’adapter le projet au site et au risque en présence (niveau de fondation, renforcement de la structure, stabilité des terrassements, drainage …) et permettra de s’assurer de l’absence d’aggravation du phénomène que pourrait occasionner le projet. La structure et la fondation du projet seront adaptées pour résister aux efforts définis par l’étude (déformation des sols, poussées des terres …)
En cas de non raccordement au réseau public existant une étude définira les aménagements liés à la gestion individuelle des flux liquides (eau potable, eaux usées, eaux pluviales) de façon à ne pas entrainer de déstabilisations, même à long terme, des terrains, tant sur le site qu’à sa périphérie. Ces aménagements seront mis en œuvre.
TITRE II - DISPOSITIONS COMMUNES A TOUTES LES ZONES
CHAPITRE I – CONDITIONS D’ACCES AUX VOIES OUVERTES AU PUBLIC ET DE DESSERTE DES TERRAINS PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES
Cette disposition régit l’ensemble des articles 3 des différentes zones du PLU (zones U, AU, N et A). Elle vise à cadrer les conditions d’accès aux voies ouvertes au public et de desserte des terrains par les voies publiques ou privées. Cette disposition est complétée si besoin dans chaque zone par des prescriptions spécifiques.
Tout terrain est constructible s’il bénéficie d’une desserte par une voie publique ou privée. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celles de ces voies qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit. Toute voie nouvelle destinée à la circulation doit avoir une largeur de chaussée au moins égale à 3,50 mètres. Les voies en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale sous la forme de placette. Les placettes devront être dimensionnées de manière à permettre aux véhicules de services publics de faire aisément demi-tour. Toute nouvelle voie appelée à entrer dans le domaine public devra avoir une largeur suffisante pour assurer la sécurité des usagers et supporter le trafic correspondant à la zone desservie, sans être inférieure à 3.50 m de largeur de chaussée. Les voies en impasse ne devront pas dépasser 50 mètres de long et être aménagées dans leur partie terminale sous la forme de placette dimensionnée de manière à permettre aux véhicules de services publics de faire aisément demi-tour.
Pour les zones d’activités économiques et les secteurs dédiés aux équipements publics, les emplacements nécessaires aux manœuvres de chargement et de déchargement, de livraisons, devront être réalisés en dehors des voies publiques et de desserte collective.
CHAPITRE II – DESSERTE DES TERRAINS PAR LES RESEAUX
Cette disposition régit l’ensemble des articles 4 des différentes zones du PLU (zones U, AU, N et A). Elle vise à cadrer les conditions de desserte des terrains par les différents types de réseaux secs (électricité, télécommunication) et humides (alimentation en eau potable, assainissement des eaux usées, gestion des eaux pluviales).
Dans les zones A et N, la collectivité n’est pas tenue de créer des équipements publics (voirie, eau, assainissement, électricité, …).
Alimentation en eau potable
Pour être constructible, tout terrain doit obligatoirement être raccordé au réseau public d’alimentation en eau potable ou à une alimentation en eau potable à partir d’une ressource privée dans le respect de la règlementation en vigueur (article L1321-7 du code de la santé publique pour les eaux de consommation humaine)
Si le réseau d’eau potable est absent, il est possible d’être raccorder aux puits et sources d’eau potable qui respecte une qualité de l’eau destinée à l’alimentation humaine.
Assainissement des eaux usées
Toute construction ou installation nouvelle doit obligatoirement être équipée d’un réseau d’assainissement séparatif d’eaux usées / eaux pluviales, et être raccordée au réseau public d’assainissement correspondant.
Les effluents agricoles ou industriels ne peuvent être rejetés dans les réseaux publics d’assainissement des eaux usées sans un pré-traitement préalable.
Par ailleurs, dans les zones non desservies par un réseau public d’assainissement des eaux usées, les dispositifs d’assainissement individuel sont autorisés sous réserve d’une étude préalable proposant une solution adaptée aux contraintes naturelles du secteur et à la qualité du sol.
Assainissement des eaux pluviales
Les rejets d’eaux pluviales sur les voies publiques sont interdits. Le raccordement au réseau des eaux pluviales est obligatoire si le réseau n’est pas saturé. Lors de la réalisation d’opération d’ensemble, l’infiltration des eaux pluviales est à privilégier. Lorsque le projet est à proximité d’un ruisseau, si le rejet dans le ruisseau est possible il sera subordonné au respect de la réglementation en vigueur. Electricité et télécommunication Tout raccordement électrique (création, renforcement, extension ou réfection de réseau) doit être réalisé en souterrain Les bâtiments comportant plus de deux logements doivent être équipés d’une antenne collective. Gestion des déchets Tout tènement doit comporter un dispositif de stockage des déchets intégré au bâti ou à son environnement pour toute opération de construction, de manière à permettre le tri sélectif. Les aires extérieures de gestion des déchets ne doivent pas être visibles depuis l’espace public ou, à défaut, être dissimulés par un traitement végétal dense.
CHAPITRE III – OBLIGATIONS EN MATIERE DE STATIONNEMENT
Cette disposition régit l’ensemble des articles 12 des différentes zones du PLU (zones U, AU, N et A). Elle vise à cadrer les obligations en matière de nombre de places de stationnements par type de destination et d’occupation des sols. Le stationnement des véhicules doit être assuré en dehors des voies publiques ou des dessertes collectives, dans des parkings de surface ou des garages, excepté pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif. Il est exigé, au minimum, pour :
Les habitations : 1 place pour 65m² de surfaces de plancher commencées imposé avec 1.5 place minimum par logement collectif et 2 places minimum par logement individuel
Les activités commerciales < 300m² de surfaces de vente : 1 place pour 20m² de surface de vente
Les activités commerciales > 300m² de surfaces de vente : 1 place pour 10m² de surface de vente
Les bureaux et services : 1 place pour 40m² de surfaces de plancher commencées Les hôtels : 1 place pour 2 chambres Les activités industrielles ou artisanales : un nombre de place suffisante pour satisfaire les
besoins spécifiques du projet présenté. Les équipements de santé et médico-sociaux : 1 place pour 2 lits Les équipements de spectacles, culturels, sportifs et salles de réunion : 1 place pour 8 sièges. Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif : un
nombre de place suffisante pour satisfaire les besoins spécifiques du projet présenté. Les activités agricoles : le stationnement des véhicules de toute nature correspondant aux
besoins des installations et constructions autorisées doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées, par la réalisation d’aires de stationnement sur le terrain propre de l’opération Les autres destinations du sol non listées ci-dessus : 1 place pour 30m² de surfaces de plancher commencées Pour toutes opérations créatrices de surfaces de plancher : 2 places visiteurs par tranche de 4 logements sont exigées. En cas d’impossibilité technique de réaliser tout ou partie des places de stationnement exigées sur le terrain d’assiette de l’opération.
L’implantation des places manquantes est admise sur un terrain situé à moins de 200 mètres.
Toute suppression d’emplacements de stationnement existants à l’occasion d’aménagement, de réalisation de nouvelle construction ou de changement de destination d’un bâtiment existant doit être reconstituée sur le tènement.
Pour toute nouvelle construction les places de stationnement pourront être constituées sur le tènement ou bien, si les personnes ont la possibilité de stocker leurs véhicules dans un rayon de 200 mètres.
CHAPITRE IV – REGLES GENERALES DE DENSITE ET CARACTERISTIQUES DES TERRAINS
Pour les articles suivants du règlement s’appliquant à l’ensemble des zones du PLU (zones U, AU, N et A), aucune règle n’est imposée :
Article 5 (toutes zones) – Superficie minimale des terrains : NON REGLEMENTE Article 8 (toutes zones) – Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur
une même propriété : NON REGLEMENTE Article 9 (toutes zones) – Emprise au sol : NON REGLEMENTE
CHAPITRE V – CONSEILS ET ASSISTANCE ARCHITECTURALE
Un service gratuit d’assistance architecturale est mis à la disposition du public par la commune. Afin d’éviter la remise en cause de projets inadaptés, il est vivement conseillé aux constructeurs de prendre contact, avant l’élaboration du projet, avec l’architecte consultant de la ville.
CHAPITRE VI – DEMOLITIONS
Sur l’ensemble du territoire communal, toute démolition d’ouvrage, d’installation et de construction doit faire l’objet d’un permis de démolir.
CHAPITRE VII – PRESCRIPTIONS CONCERNANT LES RISQUES, NUISANCES ET SENSIBILITES ECOLOGIQUES
La commune d’Ugine est concernée par l’Aléa Retrait Gonflement des Argiles (ARGA), la carte en annexe du règlement graphique permet de catégoriser l’aléa (moyen ou faible) et d’identifier les secteurs soumis au risque. Il convient de préciser que la règlementation décrite ci-dessous ne s’applique qu’au zone catégorisée par un aléa moyen de retrait gonflement des argiles.
L’Arrêté du 22 juillet 2020 définit le contenu des études géotechniques à réaliser dans les zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols. A savoir que :
Depuis le 1er octobre 2020 et en application de l’article L112-21 du Code de la construction et de l'habitation, pour toute vente d'un terrain non bâti constructible dans une zone ou l’aléa est catégorisé moyen, une étude géotechnique préalable de type G1 PGC est fournie par le vendeur. Cette étude est annexée à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l'acte authentique de vente. En cas de vente publique, l'étude est annexée au cahier des charges. Elle reste annexée au titre de propriété du terrain et suit les mutations successives de celuici.
Dans le cadre d’une construction une étude de type G2 sera demandé. L’ensemble des préconisations issues de l’étude devront être prises en compte et intégrées à la construction
L’arrêté du 22 juillet 2020 définissant les zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux est annexé au PLU.
TITRE III – DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES URBAINES
Les zones urbaines (dites zones U) correspondent aux secteurs déjà urbanisés de la commune ainsi qu‘aux secteurs où les équipements publics (voiries, réseaux divers) existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions.
Les zones urbaines comprennent des sous-zones indicées « a » correspondant aux secteurs de la commune présentant un intérêt patrimonial, dominée par la présence de constructions anciennes et méritant des règles particulières de préservation de l’architecture et du paysage.
Les zones urbaines auxquelles s’appliquent les dispositions du titre III comprennent :
La zone UAa : Zone urbaine mixte de centralité correspondant au chef-lieu. Cette zone correspond à un pôle structurant à l’échelle de la commune regroupant commerces, services, équipements publics et habitat. Elle présente un intérêt patrimonial particulier. La zone UAa est dominée par la présence de constructions anciennes.
La zone UB : Zone urbaine mixte à dominante résidentielle. Cette zone se développe dans la plaine d’Ugine, entre la RD1508 et le centre-ville de la commune. Elle regroupe des secteurs juxtaposés d’habitat parvillonnaire et d’habitat collectif. Le projet urbain communal cherche à atténuer pour cette zone les différences importantes de formes urbaines et à densifier cette partie du territoire. La zone UB a vocation à accueillir tous types d’activités (commerces, équipements, services, habitat) compatibles avec une vie résidentielle. Cette zone comprend une sous-zone UBa correspondant au secteur du Nouveau Village présentant un intérêt patrimonial. La zone UBa est dominée par la présence de constructions anciennes. Le secteur du Nouveau Village est couvert par ailleurs d’un règlement graphique spécifique (pièce n°05L du PLU) dit « secteur de plan masse ». Un cahier de recommandations architecturales inscrit en annexe du PLU définit les règles à respecter.
La zone UC : Zone urbaine mixte à dominante économique. Cette zone se développe le long de la RD1508. Elle cherche à structurer un front bâti engagé vers la diversification et la valorisation économique de la vitrine uginoise. Cette zone de forte densité a vocation à accueillir tous types d’activités (commerces, équipements, services, habitat) compatibles avec une vie résidentielle. Les Rez-de-Chaussées des constructions ont vocation à être occupés par des activités économiques.
La zone UD : Zone urbaine de coteaux à dominante résidentielle. Cette zone inscrite dans les coteaux uginois a vocation à accueillir essentiellement de l’habitat. Compte tenu de sa localisation et de sa visibilité, cette zone cherche à ménager une densité moyenne et à avoir un traitement paysager accentué. Cette zone comprend deux sous-zones : o Une zone UDa présentant un intérêt patrimonial. La zone UDa est dominée par la présence de constructions anciennes. o Une zone UDb correspondant au secteur des Charmettes dont les caractéristiques architecturales et urbaines méritent une préservation. Pour ce secteur, il est recherché une harmonisation des règles architecturales et paysagères. Un cahier de recommandations architecturales inscrit en annexe du PLU définit les règles à respecter.
La zone UE : Zone urbaine dédiée aux activités économiques et aux aires de stationnement spécifiques. Elle comprend quatre sous-zones : o Une zone UEc correspondant au secteur Bavelin. Cette zone a vocation à accueillir les activités économiques commerciales et artisanales, ainsi que les petites et moyennes entreprises industrielles. o Une zone UEi correspondant au secteur des Usines. Cette zone a vocation à regrouper les activités industrielles « lourdes » historiques. o Une zone UEp dédiée à l’accueil des aires de stationnement des zones d’activités. o Une zone UEzitf où seront admises les constructions, installations et aménagements nécessaires à la création et au fonctionnement du terrain familial des gens du voyage exercant une activité artisanale. o Une zone UEr – Zone culturelle créée autour de l’église orthodoxe afin de lui permettre d’évoluer. o Une zone UEt – aire de stationnement pour camping-car de passage où seront autorisés l’implanation d’équipement lié à l’activité de la zone (sanitaire, tables, bancs) ;. L’aire de stationnement n’a pas pour vocation d’accueillir durablement les campingcars.
La zone UF : Zone urbaine dédiée à l’accueil de grands équipements publics ou collectifs. Les zones UF se localisent essentiellement dans le coeur urbain. Elles ont vocation à accueillir les équipements publics ou collectifs structurants de toute nature, les installations et ouvrages publics satisfaisant aux besoins collectifs (scolaire, sportif, administratif, culturel, de loisirs, énergétique…) nécessitant d’importantes emprises foncières. o La zone UF comprend une sous zone UFf dédié à l’accueil des activités funéraires.
La zone UH : Zone urbaine de hameaux. Les zones UH correspondent aux hameaux disposant des équipements publics (voiries et réseaux divers) et présentés comme étant structurant à l’échelle communale, en dehors du chef-lieu. Les hameaux structurants sont : o Les Rippes / Soney o Outrechaise o Mont-Dessus / Mont-Dessous o Le Tremblay o L’isle o Héry-sur-Ugine o Pussiez Les zones UH sont des zones urbaines à dominante habitat permettant le développement limité de nouvelles urbanisations, en dehors du chef-lieu. o La zone UH comprend une sous-zone UHa correspondant au secteur présentant un intérêt patrimonial. La zone UHa est dominée par la présence de constructions anciennes. Certains secteurs de la zone U et sous-secteurs sont concernés par le Plan de Prévention des risques (PPR), approuvé le 12 février 2001. Ils sont repérés au plan de zonage par une trame « risques naturels ».
DISPOSITIONS COMMUNES A L’ENSEMBLE DES ZONES URBAINES (U) ET DES ZONES A URBANISER (AU)
Outre les dispositions communes s’appliquant à toutes les zones (Titre II du règlement), les zones U et AU doivent observer les dispositions communes suivantes.
Mode d’intégration des constructions dans la pente ( > 10% de pente)