Dispositions générales
Ci-dessous, le découpage du territoire intercommunal en planches au 1/5000ème numérotées avec les communes concernées. Les planches au 1/2000ème sont réalisées à l’échelle communale.
1. Titre I : dispositions générales
1.1. Le champ d’application territorial du plan
Le présent règlement s’applique à l’ensemble des 47 communes du territoire intercommunal de Mad et
Moselle (CCMM). Les règles édictées sont applicables aux constructions existantes et aux constructions nouvelles.
Conformément au Code de l’Urbanisme, lorsqu’un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans, nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si le Plan local d'urbanisme ou le Plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement. Enfin, l’article L. 421- 8 de ce même code précise que « les constructions, aménagements, installations et travaux » dispensés de toute formalité au titre du code de l’urbanisme doivent être conformes aux dispositions du PLU, à l’exception des constructions temporaires mentionnées à l’article L. 421-5 b du Code de l’Urbanisme.
1.2. Les modalités d’application du règlement
A. Portée du règlement à l’égard d’autres législations
Il est rappelé, à titre d’information, que les règles du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) se substituent au Règlement national d’urbanisme (RNU), à l’exception de certains articles du Code de l’urbanisme qui demeurent applicables sur l’ensemble du territoire couvert par le PLUi, notamment les articles R.111-2,
R.111-4, R.111-26 et R.111-27 du Code de l’urbanisme.
En application du Code de l’urbanisme, le Plan local d'urbanisme intercommunal comporte, en annexe du dossier général, les servitudes d'utilité publique affectant l'utilisation du sol et figurant sur une liste dressée par décret en Conseil d'État. Ces servitudes affectant l’occupation et l’utilisation du sol mentionnées aux articles R. 151-52 et R. 161-8 du code de l’urbanisme et répertoriées dans les annexes du PLUi (liste des servitudes et plans afférents). À la suite de l’enquête publique, la servitude TRAPIL a été ajoutée au dossier approuvé. Elles contiennent des prescriptions prises au titre de législations spécifiques et affectant les possibilités d’occupation et d’utilisation du sol.
L’article R.111-4 du Code de l’urbanisme permet le refus ou l’acceptation d’un projet, sous réserve des prescriptions spéciales, lorsque celui-ci est de nature à compromettre la conservation ou la mise en valeur d’un site ou de vestiges archéologiques.
- Les demandes de permis d’aménager de plus de 3 hectares, de création de ZAC de plus de 3 hectares, d’aménagements soumis à étude d’impact, de travaux sur immeubles classés et de travaux de plus de 10 000 m² visés à l’article R.523-5 du Code du patrimoine, doivent systématiquement être transmis pour avis au préfet de région (DRAC).
- Les demandes de permis de construire, de permis de démolir de permis d’aménager et de ZAC de moins de 3 hectares, d’autorisation d’installations et de travaux divers, ainsi que les demandes de travaux visés aux 1° et 4° de l’article R.523-5 du Code du patrimoine, doivent être transmis pour avis au préfet de région en fonction des seuils et zonages définis par arrêté préfectoral.
Le Service Régional de l’Archéologie du Grand Est, site de Metz, devra être consulté lors de projets impliquant des travaux de terrassement, à l’occasion des extensions de réseaux ou de reconstruction, ceci afin de pouvoir s’assurer qu’aucun site préhistorique ou historique ne sera mis au jour lors des affouillements du sol. Il convient également de rappeler, aux termes de la loi du 27 septembre 1941, portant sur la réglementation des fouilles archéologiques, que toute découverte fortuite et de quelque ordre qu’elle soit, doit être immédiatement signalée au Service Régional de l’Archéologie du Grand Est. La Communauté de Communes Mad & Moselle est concernée par plusieurs arrêtés préfectoraux :
- Département 54 - Arrêté SGAR n°240 du 04/07/2003 qui fixe le seuil des dossiers de demandes de permis de construire, de démolir et d’autorisation et de travaux divers devant être transmis au préfet de région pour avis à 3 000 m² pour les communes de FEY-EN-HAYE et PRÉNY.
- Département 54 - Arrêté SGAR n°241 du 04/07/2003 qui fixe le seuil des dossiers de demandes de permis de construire, de démolir et d’autorisation et de travaux divers devant être transmis au préfet de région pour avis à 3 000 m² pour les communes de : ARNAVILLE, BAYONVILLE-SUR-MAD, BEAUMONT,
BERNECOURT, BOUILLONVILLE, CHAREY, DOMMARTIN-LA-CHAUSSEE, ESSEY-ET-MAIZERAIS, EUVEZIN,
FLIREY, HAMONVILLE, JAULNY, LIMEY-REMENAUVILLE, LIRONVILLE, MAMEY, MANDRES-AUX-QUATRE-TOURS, PANNES, REMBERCOURT-SUR-MAD, SAINT-BAUSSANT, SEICHEPREY, THIAUCOURT-REGNIEVILLE, , VANDELAINVILLE, VIEVILLE-EN-HAYE, VILCEY-SUR-TREY et XAMMES.
- Département 54 - Arrêté SGAR n°243 du 4 juillet 2003 qui fixe le seuil des dossiers de demandes de permis de construire, de démolir et d’autorisation et de travaux divers devant être transmis au préfet de région pour avis à 3 000 m² pour les communes de CHAMBLEY-BUSSIERE, DAMPVITOUX, HAGEVILLE,
HANNONVILLE-SUZEMONT, ONVILLE, PUXIEUX, SAINT-JULIEN-LES-GORZE, SPONVILLE, TRONVILLE,
VILLECEY-SUR-MAD et XONVILLE.
- Département 54 - Arrêté SGAR n°2003-330 du 31/07/2003 qui fixe le seuil des dossiers de demandes de permis de construire, de démolir et d’autorisation et de travaux divers devant être transmis au préfet de région pour avis à 50 m² pour la commune de MARS-LA-TOUR.
- Département 57 - Arrêté SGAR n°2003-256 du 07/07/2003 qui fixe le seuil des dossiers de demandes de permis de construire, de démolir et d’autorisation et de travaux divers devant être transmis au préfet de région pour avis, à 3 000 m² pour les communes de : ANCY-DORNOT, ARRY, JOUY-AUX-ARCHES,
NOVEANT-SUR-MOSELLE, REZONVILLE-VIONVILLE ;
- Département 57 - Arrêté SGAR n°2003-662 du 05/12/2003 qui fixe le seuil des dossiers de demandes de permis de construire, de démolir et d’autorisation et de travaux divers devant être transmis au préfet de région pour avis, à 50 m² pour la commune de CORNY-SUR-MOSELLE ;
- Département 57 - Arrêté SGAR n°2003-484 du 26/09/2003 qui fixe le seuil des dossiers de demandes de permis de construire, de démolir et d’autorisation et de travaux divers devant être transmis au préfet de région pour avis à 3 000 m² dans les zones de type 1 et à 50 m² dans les zones de type 2 pour la commune de GORZE.
B. Division du territoire en zones
Le territoire couvert par le PLUi est divisé en quatre grands types de zones dont les délimitations sont reportées sur le règlement graphique :
- Les zones urbaines sont dites « zones U ». Peuvent être classés en zone urbaine les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter.
- Les zones à urbaniser sont dites « zones AU ». Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. Au sein des zones à urbaniser se retrouvent :
- Les zones 1AU : Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement. Les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement.
- Les zones 2AU : Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone.
- Les zones agricoles sont dites « zones A ». Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.
- Les zones naturelles et forestières sont dites « zones N ». Peuvent être classés en zone naturelle et forestière les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, l'existence d'une exploitation forestière, leur caractère d'espaces naturels, la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles, la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues.
- Les différentes zones du règlement du PLUI :
Zones Secteurs Caractéristiques
UAA Villages rues et/ou à fronts bâti continus
Villages « mixtes » relativement denses
Centre-ancien UAB Villages de morphologie urbaine mixte moins dense
UAC Ensemble bâti ancien remarquable ou d’intérêt
Uap
UBA Bâti récent "mixte", d’urbanisation diffuse et souvent moins dense
Bâti récent plus dense, résultant majoritairement d’opérations d’ensemble
Bâti plus récent UBB Bâti récent groupé, en bande ou jumelé
UBC Constructions futures en extension de la zone urbaine
UBe
Ensembles de UC Ensemble d'immeubles collectifs collectifs
UXC Zone économique dédiée au commerce et à l'artisanat
UXA UXA Zone économique dédiée à l’industrie, la logistique et l'artisanat
Zones d'activités Secteur économique dédiée à l’industrie, la logistique et l'artisanat en
UXAe extension de la zone urbaine
Uxl
Secteur économique dédiée à l’industrie, la logistique et l'artisanat de la base
UXAa de Chambley
UXAs Secteur économique non constructible dédié au stockage des activités
UXL Zone dédiée aux activités récréatives et de loisirs
UXLa Secteur dédié aux activités récréatives et de loisirs de la Base de Chambley
Secteur dédié aux activités récréatives liées au circuit automobile présent sur la
UXLb Base de Chambley
Secteur dédié à la station d’énergie liées aux activités d’aéronef de la Base de
UXLc Chambley
Secteur dédié aux logements directement liés à la valorisation de la pratique
UXLd des aéronefs présents de la Base de Chambley
UXLz Secteur dédié aux activités récréatives et de loisirs de la ZAE ACTISUD
Zones UE Zone d'équipements publics d'équipements UE UEa Secteur d'équipements publics liée à la production d’énergies renouvelables
UEb Secteur non bâtie liée aux pistes d’aviation de la base de Chambley publics
Zones à 1AU Zone à urbaniser à vocation principalement résidentielle en extension urbaniser 1AUd Secteur à urbaniser à vocation principalement résidentielle en enveloppe
1AUXC urbaine (densification)
Zone à urbaniser d’implantation de commerce et artisanat
Zones Secteurs Caractéristiques
Zones à 1AUXA Zone à urbaniser à vocation d’industrie, de logistique et d'artisanat urbaniser 1AUE Zone à urbaniser à vocation d’équipements publics
2AU Zone à urbaniser à vocation principalement résidentielle en extension et à plus long terme
2AUd Secteur à urbaniser à vocation principalement résidentielle mixte en densification et à plus long terme
A Zone agricole constructible pour les exploitations agricoles
Ac Secteur agricole constructible pour les exploitations agricoles de coteaux
Zones agricoles A Ap Secteur agricole inconstructible pour des raisons paysagères et/ou environnementales.
Av Secteur agricole inconstructible en périmètre "AOC Vin de Moselle"
Zones naturelles N N Zone naturelle
Np Secteur naturel à préservation renforcée
Nj Secteur naturel de jardins d'agrément attenants aux habitations
Ncv Secteur naturel de ceinture verte nourricière
Nl Secteur de loisir
Npv Secteur pouvant accueillir des projets photovoltaïques
Ne Secteur d’équipement public en zone naturelle
C. Fonctionnement général du règlement
Cette partie a pour vocation de décrire au lecteur comment doit être utilisé le règlement du PLUi. Il est rappelé qu’il comporte des pièces écrites et graphiques qui sont indissociables.
- Composition du règlement graphique :
- Des documents graphiques pour chaque commune comprenant le zonage et des prescriptions.
- Des plans de hauteur pour chaque commune (parties urbaines ou à urbaniser)
- Structure du règlement écrit :
Le règlement écrit est découpé en quatre titres.
- Le titre I intitulé « Dispositions générales » regroupe les différentes dispositions applicables à l’ensemble des zones.
Les titres II-III et IV précisent les dispositions particulières applicables à chaque type de zone. Ainsi :
- Le titre II précise les « Dispositions applicables aux zones urbaines » ;
- Le titre III précise les « Dispositions applicables aux zones à urbaniser » ;
- Le titre IV précise les « Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles ».
Un lexique des différents termes utilisés se trouve à la fin du présent document pour faciliter l’application des dispositions applicables aux différentes zones et aux dispositions générales.
- Articulation du règlement écrit et des pièces réglementaires graphiques avec les OAP
Les Orientations d’aménagement et de programmation (OAP) permettent de préciser les grandes lignes directrices de l’aménagement de certains secteurs. Établies dans le respect des orientations définies dans le
Projet d’aménagement et de développement durables (PADD), elles constituent l’un des instruments de la mise en œuvre du projet de territoire de la Communauté de Communes Mad & Moselle (CCMM) et des objectifs communaux.
Les OAP s’imposent aux aménageurs et pétitionnaires dans un rapport de compatibilité. Les projets ne doivent donc pas présenter de contradiction avec les principes et objectifs présentés.
7 PLUI CC MAD & MOSELLE
- RÈGLEMENT
- DOSSIER APPROUVÉ LE 05/03/2026
Le PLUi de la CCMM comporte deux types d’OAP :
- des OAP thématiques, s’appliquant sur l’ensemble du territoire, et venant préciser les grands principes d’aménagement sur les thèmes suivants : « Trame Verte & Bleue », « Mobilités Actives » et « Climat &
Energie » ;
- des OAP sectorielles, venant définir pour chaque commune les principes d’aménagement sur les secteurs à enjeux et futures zones à urbaniser. Le contenu des OAP est variable selon le site concerné, les objectifs poursuivis, le degré d’avancement du projet et est complémentaire avec le règlement de la zone concernée. Pour chacun des secteurs, les OAP définissent les principes du parti d’aménagement ainsi que l’organisation urbaine retenue. Le règlement définit quant à lui le cadre dans lequel les constructions doivent s’inscrire et être conçues. Ainsi, les occupations du sol doivent être conformes avec le règlement du PLUi et respecter les orientations d’aménagement et de programmation (OAP) définies dans le présent document.
Les OAP sectorielles sont repérées sur le règlement graphique par le figuré :
Toutes les zones du règlement (U, AU, A et N) peuvent comporter des sous-secteurs numérotés selon la commune. En voici le tableau de correspondance :
Exemple : UAA-20-1c
Référence à la commune de Hannonville-Suzémont référence à un secteur spécifique
Commune (par ordre N° de commune N° de commune alphabétique) 25
26
Ancy-dornot 1 mamey 27 arnaville 28
Arry 2 mandres-aux-quatre-tours 29
Bayonville-sur-mad 30 beaumont 3 mars-la-tour 31 bernecourt 32 bouillonville 4 noveant-sur-moselle 33
Chambley-bussieres 34
Charey 5 onville 35
Corny-sur-moselle 36 dampvitoux 6 pannes 37 dommartin-la-chaussee 38 essey-et-maizerais 7 preny 39
Euvezin 40
Fey-en-haye 8 puxieux 41
Flirey 42
Gorze 9 rembercourt-sur-mad 43
Hageville 44 hamonville 10 rezonville-vionville 45 hannonville-suzemont 46
Jaulny 11 SAINT-baussant 47
Jouy-aux-arches limey-remenauville 12 SAINT-julien-les-gorze lironville
13 Seicheprey
14 Sponville
15 Thiaucourt-regnieville
16 Tronville
17 Vandelainville
18 Vieville-en-haye
19 Vilcey-sur-trey
20 Villecey-sur-mad
21 Waville
22 Xammes
23 Xonville
24
8 PLUI CC MAD & MOSELLE
- RÈGLEMENT
- DOSSIER APPROUVÉ LE 05/03/2026
- Articulation des règles entre elles :
Pour être autorisée, une construction doit être conforme aux dispositions générales, à chacune des règles contenues dans le règlement écrit de la zone, ainsi qu’aux dispositions portées au règlement graphique. Toutes ces dispositions sont donc cumulatives.
Il est possible toutefois que certaines dispositions particulières viennent préciser des cas particuliers avec des règles différentes des dispositions générales. Le cas échéant, la règle est explicitement indiquée.
- Unité foncière ou terrain :
Les prescriptions du PLUi s'appliquent, non pas à la parcelle numérotée au cadastre, mais au « terrain », appelé aussi « unité foncière », c'est-à-dire à « l'ensemble des parcelles contigües appartenant à un même propriétaire
». Le règlement s’applique zone par zone.
- Adaptations mineures :
Les règles et servitudes définies par le PLUi ne peuvent faire l'objet d'aucune dérogation, à l'exception des adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes.
- Orientation d’aménagement et de programmation : LISERÉ OAP
Les secteurs concernés par les Orientation d’aménagement et de programmation (OAP) sont signalés sur le règlement graphique via un liseré spécifique. Ils sont couverts par les dispositions du présent règlement.
- Terrains issus de la division d’une opération d’ensemble :
Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur un même terrain, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, les règles édictées par le plan local d’urbanisme s’apprécient lot par lot.
- Gestion des constructions existantes non conformes :
Les constructions établies préalablement à la date d’approbation du PLUi, qui ne respectent pas les dispositions du présent règlement, peuvent faire l'objet de travaux de reconstruction, d’aménagement ou d'extension sous réserve que ceux-ci n'aient pas pour conséquence d'aggraver la situation initiale, ni de créer de nouvelles non-conformités.
1.3. Les règles générales applicables à toutes les zones
A. Section 1 : Destination des constructions, usages des sols et natures d’activités
A.1. Article 1 - Destinations et sous-destinations
- Destination des constructions, usages des sols et natures d’activités
Destinations Sous-destination
Habitations Logement
Commerces et Exemples [liste non-exhaustive] : Maisons individuelles / immeubles collectifs/ résidences démontables constituant l'habitat permanent/ activités de meublés touristiques sans hôtellerie et chambre d’hôtes services
Hébergement
Autres activités des secteurs Exemples [liste non-exhaustive] : EHPAD / résidences universitaires / foyers de travailleurs / résidences autonomie tertiaires et secondaires Artisanat et commerces de détail
Exploitations Exemples [liste non-exhaustive] : Commerces de détail (épiceries, supermarchés, drives…) / artisanat avec activité commerciale de vente agricoles et (boulangeries, boucherie, salon de coiffures…).
forestières
Restauration
Équipements d’intérêt collectif Exemples [liste non-exhaustive] : Restaurant/snack, hors champs restauration collective et services publics
Commerce de gros
comprenant les réseaux publics (eau, énergie, Exemples [liste non-exhaustive] : Présentation et la vente de biens pour une clientèle professionnelle assainissement).
Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle
Exemples [liste non-exhaustive] : Conclusion directe de contrat de vente de services ou de prestation de type banques, agence immobilière, cabinet de médecin...
Hôtel
Exemples [liste non-exhaustive] : Hôtels /chambres ou appartements meublés en location, accompagnés d’un certain nombre de services
Autres hébergements touristiques
Exemples [liste non-exhaustive] : Résidences de tourisme / villages-vacances /constructions dans camping et les parcs résidentiels de loisirs.
Cinéma
Industrie
Exemples [liste non-exhaustive] : Activité extractive et manufacturière du secteur 1aire / constructions destinées à l'activité industrielle du secteur 2aire /constructions artisanales de la construction ou de l'industrie / activités de production, de construction ou de réparation susceptibles de générer des nuisances.
Entrepôts
Exemples [liste non-exhaustive] : Stockage / logistique
Bureaux
Exemples [liste non-exhaustive] : Direction et gestion des entreprises
Centre des congrès et d’exposition
Exploitations agricoles
Exemples [liste non-exhaustive] : Activité agricole ou pastorale / constructions pour logement du matériel, des animaux et des récoltes
Exploitations forestières
Exemples [liste non-exhaustive] : Constructions et entrepôt permettant l’exploitation forestière / maisons forestières /scieries
Locaux et bureaux et accueillant du public des administrations publiques et assimilés
Exemples [liste non-exhaustive] : Locaux de mission de service public / investies d'une mission de service public / pouvant aussi être fermés au public ou ne prévoir qu’un accueil limité du public.
Locaux techniques et industriels accueillant du public des administrations publiques et assimilés
Exemples : Constructions techniques nécessaires au fonctionnement des services publics / de production d’énergie
Établissement d’enseignement, de santé et d’action sociale
Exemples [liste non-exhaustive]: Enseignement / petite enfance /équipements hospitaliers /services sociaux
Salle d’art et de spectacles
Équipements sportifs
Exemples [liste non-exhaustive] : Terrains de sports, stades, les gymnases…
Autres équipements recevant du public
Exemples [liste non-exhaustive] : Autres dont lieux de culte /salles polyvalentes /aires d'accueil des gens du voyage/terrains militaires
- Le changement de destination d'une construction désigne le passage de l’une des destinations vers une autre des 5 destinations listées ci-dessus.
- Le passage d’une sous-destination vers une autre, au sein d'une même destination, ne constitue pas un changement de destination.
- Tout changement de destination et de sous-destination se fait dans le respect du règlement du PLUi et doit faire l’objet d’une demande d’autorisation d’urbanisme.
Dans les zones naturelles et agricoles, toute construction faisant l’objet d’un changement de Trame utilisée :
destination doit être autorisée dans le présent règlement et repéré au règlement graphique. Le changement de destination de ces constructions est repéré au règlement graphique par le figuré suivant :
A.2. Article 2 - Interdiction et limitation des usages et affectations des sols
- Les emplacements réservés Trame utilisée :
En application des articles L 151-41 du code de l'urbanisme, le plan de zonage délimite par une trame particulière des terrains ou parties de terrain sur lesquels sont institués des emplacements réservés destinés à servir d'emprise à un équipement ou une infrastructure publique future (voiries, équipements, espaces verts, logements...). Le régime juridique des emplacements réservés a pour but d'éviter une utilisation incompatible avec leur destination future. Les bénéficiaires des emplacements réservés sont uniquement des collectivités, services et organismes publics.
Dans le PLUI, les emplacements réservés sont signalés sur le plan par un graphisme particulier. Cette servitude ouvre un droit de délaissement aux propriétaires des terrains concernés à partir de la date d’approbation du PLUi. La liste des emplacements réservés est présente dans la pièce « Règlement écrit – ANNEXES ».
- La prévention des risques
L’ensemble des secteurs à risques sont identifiés sur les plans des Servitudes d’utilité publique relatives à la sécurité et sur les plans des planches risques au 1/2000ème et 1/5000ème qui ont été ajoutées au PLUi approuvé.
La trame grisée de ces planches risques indiquent qu’il est nécessaire de consulter les documents sur les risques qui sont annexés au PLUi, comprenant les servitudes d’utilité publique.
- Risque Inondation (PPRi, Atlas des zones inondable)
Les plans localisent les zones inondables référencées dans le cadre des Plans de Préventions des Risques
Inondations ou de l’Atlas des zones Inondables (AZI) de l’État. Le règlement graphique laisse apparaitre à titre d’information pour le pétitionnaire, les aléas et risques les plus élevés, à savoir :
- Les risques faibles à forts des Plan de Prévention des Risque inondation (PPR)
- Les aléas faibles à forts des Atlas des Zones Inondable (AZI)
Au sein de cette trame, les changements de destination pour créer de nouveaux logements sont interdits dès lors que l’on se situe en zone N. Les PPRi sont des Servitudes d'utilité Publique (SUP) qui s’impose à tous projets.
Ils figurent dans les annexes du PLUi avec leur règlement associé. Dans l’ensemble des zones inondables identifiées par le PLUi, le premier niveau de plancher sera implanté au-dessus de la cote d’inondation de référence, elle- même augmentée d’une marge de sécurité de 30 cm.
Concernant les AZI, en cohérence avec le Plan de Gestion du Risque Inondation (PGRI) :
- En zone d’aléa fort pour la crue de référence (hauteur d’eau supérieure à 1 mètre), les constructions et aménagements nouveaux sont interdits (sauf dérogation – voir disposition 21 du PGRI) ;
La construction de nouveaux établissements sensibles en zone inondable par la crue de référence doit être évitée. Les établissements sensibles sont ceux recevant ou hébergeant un public particulièrement vulnérable, ou difficile à évacuer, ou pouvant accroître considérablement le coût des dommages en cas d’inondation. Ils comprennent notamment les établissements de santé, les établissements psychiatriques, les centres de secours, les prisons, etc. ;
- En secteur urbanisé, en zone d’aléa faible (hauteur d’eau inférieure à 0,5 mètre) ou moyen (hauteur d’eau comprise entre 0,5 et 1 mètre) pour la crue de référence, l’urbanisation est possible, si elle n’est pas de nature à aggraver la vulnérabilité des personnes et des biens, et sous réserve du respect de certaines dispositions (dispositions 27 et 28 du PGRI).
Le règlement graphique localise également les secteurs d’inondations localisées possibles (de source communale) via ce figuré. Ces secteurs doivent faire l’objet d’une grande vigilance lors de l’instruction des projets au regard de l’article R111-2 du Code de l’urbanisme qui stipule que : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. »
- Risque Mouvement de terrain
Au sein des communes de Moselle, le PPR Mouvements de terrain (correspondant au Plan de Prévention des
Risques Naturels « Inondations » et « Mouvements de Terrain ») réglementent les zones suivantes :
- Zone rouge (Rmt) qui correspond à un risque fort rendant la zone inconstructible ;
- Zone orange n° 1 (Omt1) qui correspond à un risque élevé. La constructibilité de la zone est soumise à conditions : études des sols et étude géotechnique ;
- Zone orange n° 2 (Omt2) correspondant à un risque moindre. La constructibilité de la zone est soumise à conditions : étude des sols et étude géotechnique ou règle d’implantation ;
- Zone jaune n° 3 (Omt3) correspondant à un risque faible. La constructibilité est soumise à conditions d’étude des sols préalable.
La commune de Waville est concernée par un PPR Mouvements de terrain (arrêté préfectoral du 6 juin 2007) :
- Zone R (préservation) où s’applique l’interdiction générale de principe pour les constructions ou installations nouvelles ;
- Zone B (protection) où seules des extensions de l’existant seront possibles dans un cadre réglementé ;
- Zone V (prévention) où le développement nouveau pourra être autorisé, mais restera subordonné à certaines conditions
Les communes suivantes sont concernées par des « Aléas mouvements de terrains » et « Aléas chute de blocs » : Arnaville, Bayonville-sur-Mad, Vandelainville, Onville, Waville, Villecey-sur-Mad, Rembercourt-sur-Mad,
St-Julien-les-Gorze, Vilcey-sur-Trey, Prény et Bouillonville.
Les pièces présentes en « ANNEXE » du PLUi localisent les communes concernées par un PPRN
Mouvement de terrain et par les aléas.
De plus, le règlement graphique laisse apparaitre à titre d’information pour le pétitionnaire, les risques et aléas en retenant les plus élevés à savoir les risques et aléas faibles à forts.
- Les risques moyens à fort des Plan de Prévention des Risque mouvement de terrain
- Les aléas mouvement de terrain moyens à fort
Les PPR sont des Servitudes d'utilité Publique (SUP) qui s’impose à tous projets. Ils figurent dans les annexes du
PLUi avec leur règlement associé. Les secteurs soumis à un aléa faible à fort « mouvement de terrain » doivent faire l’objet d’une grande vigilance lors de l’instruction des projets au regard de l’article R111-2 du Code de l’urbanisme qui stipule que : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. »
En zone naturelle, les secteurs soumis à un aléa ou concernés par un mouvement de terrain avéré seront en principe inconstructibles. En zone bâtie, les secteurs d’aléa faible voir moyen ou concernés par un mouvement de terrain avéré de faible ampleur, pourront être rendus constructibles sous conditions.
- Risque Inondation et Mouvement de terrain
La commune de Corny-sur-Moselle est également concernée par une zone rouge « Rmti », touchée à la fois par les mouvements de terrain et les inondations. Dans une moindre mesure, la commune d’Ancy-Dornot est couverte des zones « RiOmt3 », « RiOmt2 » et « OiOmt2 » soumises par les mouvements de terrain et les inondations. Elle est concernée par les deux PPR Mouvements de terrain, approuvés avant la fusion des communes d’Ancy-sur-Moselle et Dornot. Leur révision a été prescrite par arrêté préfectoral du 17 juillet 2019.
Les pièces présentes en « ANNEXE » du PLUi localisent ces risques inondations et mouvement de terrain. Le règlement graphique laisse apparaitre à titre d’information pour le pétitionnaire, ces risques moyens à fort avec un figuré spécifique :
- Risque chute de bloc :
Les communes suivantes sont uniquement concernées par des « Aléas chute de blocs » : Jaulny et Thiaucourt-Regniéville.
- Risque minier :
La commune d’Ancy-Dornot est concernée par les risques miniers. Elle est couverte par une carte d’aléas en date du 28 février 2007.
- Risque sismique :
L’ensemble des communes de la CCM&M est classé en zone 1 (sur 5). Il s’agit de la catégorie « sismicité très faible ». Toutefois une prise en compte de l’aléa sismique dans les installations à risque spécial (installations classées) est demandée.
- Retrait-gonflement des argiles :
Une grande partie du territoire est concernée par une exposition au retrait-gonflement des sols argileux de niveau moyen. Plusieurs communes sont, néanmoins, concernées par une exposition au retrait-gonflement des sols argileux de niveau fort, en particulier au niveau de la partie aval de la vallée du Rupt de Mad, les vallées du
Trey et de l’Yron. Une cartographie annexe au présent règlement vient localiser les différents niveaux d’exposition. Depuis le 1er janvier 2020, et la parution de la Loi ELAN, dans les zones classées en exposition moyenne ou forte, une étude géotechnique est obligatoire avant toute construction. Ces dispositions sont codifiées aux articles L112-20 et suivants du Code de la construction et de l’habitation.
- Cavités naturelles :
102 cavités souterraines sont recensées sur le territoire. Les phénomènes associés à la présence de ces cavités sont l’affaissement, l’effondrement localisé et l’effondrement généralisé. Des zones d’aléa sont associées à la présence de cavités souterraines afin de réduire le risque de dégâts. Ces cavités sont reportées au règlement graphique. Dans les zones d’aléas, le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la sécurité publique.
- Remontée de nappes :
Une trentaine de communes de la CCM&M sont concernées par des zones potentiellement sujettes aux débordements de nappe au niveau de leurs tissus urbanisés
- Sols pollués :
Sur le territoire de la CCM&M, 5 sites connus, localisés sur les communes de Bayonville-sur-Mad et de Jouy-aux-Arches, sont recensés sur la base de données BASOL. Parmi ces 5 sites, 3 font l’objet d’un Secteurs d’Information sur les Sols (SIS), c’est-à-dire de secteurs comprenant les terrains où la connaissance de la pollution des sols justifie, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et de mesures de gestion de la pollution pour préserver la sécurité, la santé ou la salubrité publiques et l’environnement. Une copie du ou des arrêtés préfectoraux de création de SIS devra être annexée au document d’urbanisme intercommunal lorsque celui-ci entrera en vigueur. Une copie des arrêtés préfectoraux de création de SIS est annexée au PLUi.
Sur le territoire de la CCM&M, 160 sites BASIAS sont référencés. Néanmoins, l’inscription d’un site dans la base de données BASIAS ne préjuge pas d’une éventuelle pollution à son endroit. Selon l’article R.111-2 du Code de l’urbanisme, un projet « peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ». Une cartographie complète des sites BASIAS et BASOL connus à l’échelle de l’intercommunalité et des communes est présente dans les ANNEXES.
- Radon :
Les zones sont établies à l’échelle communale sur la base des travaux de cartographie menés depuis 2010 par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), à partir des teneurs en uranium des sols et des facteurs aggravants (failles, mines et cavités, sources géothermales). La quasi-intégralité de la CCM&M est classée en zone 1. Seule la commune d’Ancy-Dornot est classée en zone 2. Conformément à l’article D1333-32 et suivants du Code la santé publique, les catégories d’immeubles concernés par l’obligation de mesurage de l’activité volumique en radon, suivie d’éventuelles mesures de réduction de l’exposition au radon, sont en zones
1 et 2 : les établissements d'enseignement, y compris les bâtiments d'internat, les établissements d'accueil collectif d'enfants de moins de six ans, les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux avec capacité d'hébergement parmi, les établissements thermaux et les établissements pénitentiaires, lorsque les résultats de mesurages existants dans ces établissements dépassent le niveau de référence.
- Risque technologique (PPRt) :
Les communes de Limey-Remenauville, Saint-Baussant et Vilcey-sur-Trey sont couvertes par un Plan de
Prévention des Risques Technologiques (PPRT). Ils sont associés à 3 sites Seveso distincts. Une carte localisant ces périmètres est annexée au règlement. À l’image des PPR naturels (inondations ou mouvements de terrain), chaque PPRT vaut servitude d'utilité
Publique.
- ICPE
Les activités relevant de la législation des installations classées sont énumérées dans une nomenclature qui les soumet à un régime d’autorisation ou de déclaration en fonction de l’importance des risques ou des inconvénients qui peuvent être engendrés :
- Déclaration : pour les activités les moins polluantes et les moins dangereuses ;
- Enregistrement : conçu comme une autorisation simplifiée visant des secteurs pour lesquels les mesures techniques pour prévenir les inconvénients sont bien connues et standardisées ;
- Autorisation : pour les installations présentant les risques ou pollutions les plus importants. L’exploitant doit faire une demande d’autorisation avant toute mise en service, démontrant l’acceptabilité du risque.
477 ICPE soumises à déclaration sont recensées sur le territoire de la CCM&M. Par ailleurs, 13 ICPE, dont 3 soumises à autorisation et 8 soumises à enregistrement, sont recensées sur le territoire de la CCM&M. Aucune de ces installations ne relève du statut SEVESO (cf : voir les cartes des cahiers thématiques) Le PLUi peut exclure ou restreindre le développement et l’implantation des ICPE en fonction des espaces considérés et des vocations qui y sont projetées
- Transport de matière dangereuses
Plusieurs communes sont concernées par des canalisations de transports d’hydrocarbures liquides géré par la société TRAPIL-ODC (cf : voir les servitudes d’utilité publiques en annexes)
- Les périmètres de protection de captages d’eau
Plusieurs communes sont concernées par des « servitudes résultant de l'instauration de périmètres de protection des eaux potables et des eaux minérales » (AS1). La réglementation afférente est inscrite au sein des arrêtés préfectoraux et déclarations d’utilité publique joints dans la pièce « Annexes » du PLUi.
A.3. Article 3 – Mixité sociale et fonctionnelle
Le long des linéaires commerciaux figurant au règlement graphique, en façade des rez-de-chaussée des constructions existantes, le changement de destination en habitation des locaux occupés par du commerce, de l’artisanat, et des activités de service où s’effectue l’accueil d’une clientèle est interdit. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux parties communes des rez-de-chaussée de ces constructions nécessaires à leur fonctionnement, telles que hall d’entrée, accès aux étages supérieurs, aux places de stationnement, locaux techniques ou de gardiennage.
Les hauteurs maximales des aménagements de façades commerciales sont limitées au niveau des appuis des fenêtres du 1er étage. La largeur maximale du percement de la vitrine devra s’aligner au dernier trumeau de chaque côté. L’entrée des logements sera toujours distincte de l’entrée commerciale. La création de nouveaux logements par division de logements existants, par changement d’usage de surface de plancher ou par extension de constructions existantes n’est autorisée qu’à condition que ces nouveaux logements disposent d’une entrée distincte de l’entrée commerciale.
B. Section 2 : Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
B.1. Article 4 - Volumétrie et implantation des constructions
Sauf indication contraire, dans les règlements particuliers des chapitres suivants, les dispositions suivantes sont applicables au titre de l’article 4 de chacune des zones du PLUi de la CCMM :
- Mode de calcul de la hauteur :
Les règles de hauteur ne s’appliquent pas à la reconstruction, l'aménagement ou l'extension de constructions existantes à la date d’approbation du PLUi, dont la hauteur est supérieure à la norme définie, sous réserve que la hauteur construite n'excède pas la hauteur initiale.
Une hauteur différente des règles fixées dans le plan des hauteurs, et dans les dispositions particulières le cas échéant, en cas d'isolation par surélévation d'une toiture d'une construction existante, à la date d'approbation du PLUi. Ainsi, si une toiture d’une construction existante présente une hauteur de construction supérieure à celle exigée par la règle ou que ces travaux auraient pour effet de rendre supérieure à celle exigée par la règle, une dérogation à la règle est possible, dès lors que la surélévation demeure limitée à la seule nécessité de la mise en œuvre du dispositif d'isolation.
Le calcul de la hauteur maximale ne tient pas compte des éléments ponctuels de faible emprise des constructions, tels que les clochers, mâts, antennes, cheminées.
Sauf indication contraire, dans les règlements particuliers des chapitres suivants, la hauteur maximale est calculée entre le niveau le plus bas du terrain naturel, au droit de l’emprise au sol de la construction avant tout remaniement, et l’égout de toiture.
En cas de comble traité en attique, la hauteur est mesurée à l’égout du toit du niveau de la dalle haute du dernier étage plein.
Lorsque le terrain naturel est en pente (+ de 6%), le point de référence bas de la hauteur est calculé au point médian de la construction (cas de figure n°1 ci-dessous).
Si la longueur du bâtiment excède 10 m, celle-ci est divisée en sections n’excédant pas 10 mètres de longueur et la hauteur est mesurée au milieu de chacune d’elles (cas de figure n°2 ci-dessous).
Les sous-sols très substantiellement enterrés par rapport au terrain naturel (au moins trois façades concernées, pour plus de la moitié de leur hauteur), non habitables, avec un ou des accès au(x) garage(s), ne sont pas comptabilisés comme étant le rez-de-chaussée pour de la hauteur des bâtiments.
Combles : pour les constructions nouvelles, un seul niveau de combles peut être aménagé.
- Plan des hauteurs :
La hauteur maximale des constructions principales devra être conforme aux dispositions mentionnées au document graphique « hauteur des constructions ». Les secteurs économiques (UXC, UXL, UXI, 1AUXC et 1AUXA), ainsi que les zones naturelles et agricoles et les zones d’équipements publics (UE et 1AUE) disposent de règles de hauteurs spécifiques qui n’apparaissent pas dans le plan des hauteurs (cf. dispositions particulières à chacune de ces zones).
Dans tous les cas, il n’est pas fixé de règle de hauteur pour les équipements d’intérêt collectif et services publics à la condition d’assurer la bonne intégration urbaine, paysagère et environnementale des constructions. Dans le cas de l’extension d’une construction existante dont la hauteur est supérieure à la hauteur maximale autorisée, celle-ci pourra atteindre la hauteur initiale de la construction, sans la dépasser.
- Prescriptions de marges de recul par rapport aux voies à grande circulation
En dehors des espaces urbanisés des communes, les constructions ou installations sont interdites dans une bande de cent mètres de part et d'autre de l'axe des autoroutes, des routes express et des déviations au sens du code de la voirie routière et de soixante-quinze mètres de part et d'autre de l'axe des autres routes classées à grande circulation.
- 3 Études d’entrée de ville ont été produites dans le cadre de l’Amendement Dupont et sont présentes dans les ANNEXES du PLUi.
Ces dispositions ne s’appliquent pas :
- aux constructions ou installations liées ou nécessaires aux infrastructures routières ;
- aux services publics exigeant la proximité immédiate des infrastructures routières ;
- aux bâtiments d’exploitation agricole ;
- aux réseaux d'intérêt public ;
- aux infrastructures de production d'énergie solaire, photovoltaïque ou thermique ;
- à l’adaptation, au changement de destination, à la réfection ou à l’extension de constructions existantes.
Les voies concernées sont listées ci-après et figurent cartographiquement dans les pièces « ANNEXE » du PLUi :
Les accès des riverains sur les routes départementales sont subordonnés à la réalisation d’aménagements particuliers tenant compte de l’intensité du trafic et de la sécurité de la circulation.
- Implantation par rapport aux voies et emprises publiques
Hors agglomération, le recul minimal des constructions, compté depuis le domaine public routier départemental est fixé à 10 mètres.
Pour les constructions nouvelles et lors de la transformation ou de l’extension des constructions existantes, les éléments suivants sont admis à l’intérieur des marges de recul réglementées à l’article 4 de chaque zone :
- les balcons, auvents, éléments de décor architecturaux,
débords de toitures, dans la
limite de 2 mètres maximum lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ;
- les « dispositifs, matériaux ou procédés favorisant la
performance environnementale
et les énergies renouvelables dans les constructions », tels que définis par le Code de l’urbanisme, dans la mesure où ces éléments ou dispositifs
n'excèdent pas 0,30 mètre de largeur par rapport au nu de la façade des bâtiments ;
- les éléments permettant d’améliorer l’accessibilité des personnes à mobilité réduite aux bâtiments et installations de toute nature ;
- les terrasses et escaliers n’excédant pas 0,60 mètre par rapport au terrain naturel avant travaux ;
- les dalles hautes des parkings souterrains n’excédant pas 0,60 mètre par rapport au terrain naturel avant travaux.
- les aires et locaux dédiés à la collecte des déchets ménagers.
- les aires et locaux dédiés au stationnement des vélos.
- Implantation des piscines par rapport aux limites séparatives
Les bassins des piscines et sa margelle doivent être construits en retrait des limites séparatives, avec un recul minimum de 1 mètre, la margelle ou la plage pouvant être construites à une cote inférieure à 1 mètre.
- Mode de calcul de l’emprise au sol :
L'emprise au sol concerne l’ensemble des constructions présentes sur une même unité foncière.
Elle est calculée par la projection verticale du volume de chaque construction, tous débords et surplombs inclus.
Sont exclus du calcul de l’emprise au sol :
- les constructions ou parties de constructions enterrées ne
dépassant pas le niveau du terrain
naturel avant terrassement.
- les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises, ainsi que les débords de toiture ou , les balcons lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements ;
- les terrasses : plateformes de plain-pied entre la construction principale et son jardin et réalisée au niveau du terrain naturel avec une marge de 60 centimètres ;
- les piscines réalisées au niveau du terrain naturel avec une marge de 60 centimètres (piscine auto-portée…).
- Parcelles situées à l’angle de plusieurs rues :
Dans le cas d’une construction principale située à l’angle de deux rues, la façade principale prise en référence pour les règles d’implantation de l’article 4 de chacune des zones du PLU est celle qui présente la plus grande longueur.
B.2. Article 5 - Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Sauf indication contraire, dans les règlements particuliers des chapitres suivants, les dispositions suivantes sont applicables au titre de l’article 5 de chacune des zones du PLUi de la CCMM :
- Principes généraux :
- L’autorisation de construire peut-être refusée ou n'être accordée que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
- La définition volumétrique et architecturale des bâtiments doit participer de manière harmonieuse à la qualité et à la lecture des espaces publics. Pour cela, les nouvelles constructions s’harmoniseront aux rapports de volumes, de matériaux et de couleurs des bâtiments voisins existants et autorisés.
- Le recours à des matériaux et des mises en œuvre innovantes en matière d’aspect et de techniques de construction liées à une démarche relevant de la qualité environnementale des constructions, favorisant les économies d’énergie ou l’utilisation d’énergie renouvelable est admis sous réserve de l’intégration paysagère de la construction et de sa cohérence architecturale.
- Les constructions et leurs extensions, ainsi que les éléments d'accompagnement (clôture, et aux paysages urbains notamment en ce qui concerne :
- le volume et la toiture,
- les façades,
- l’adaptation au sol,
- les clôtures
- Sont interdits les pastiches d’architecture typique étrangère à la région.
- Éléments techniques :
- Les coffrets renfermant les compteurs (électriques, gaz, etc.) et les boîtes de branchements (des autres réseaux) doivent être intégrés aux clôtures, aux constructions existantes ou en projet.
- Pour les dispositifs installés en toiture (capteurs solaires, panneaux photovoltaïques…), devront s’intégrer dans la pente de la toiture existante, à l’exception des toits-terrasses.
- Adaptation au terrain naturel :
D’une manière générale, les constructions devront s’adapter au profil du terrain naturel et limiter les mouvements artificiels des sols.
- Exhaussements et affouillements :
- Sont autoriser sous conditions les affouillements ou exhaussements des sols, dès lors qu'ils sont liés et nécessaires :
- à la lutte contre des risques ou des nuisances de toute nature
- au comblement d'anciennes carrières ou toutes autres excavations, dans le respect de la vocation de la zone et de la sensibilité du site d'un point de vue paysager et écologique
- Les affouillements et exhaussements de sol sont autorisés, à condition qu’ils soient nécessaires à la réalisation des constructions et installations autorisées par le règlement de la zone.
- Les affouillements et exhaussements du sol qui par leur destination, leur caractère ou leur importance empêcheraient le libre écoulement des eaux d’un cours d’eau ou modifieraient la stabilité des sols et des sous-sols ou atteindraient un élément de paysage sont interdits.
- Caractéristiques architecturales des façades :
- Le traitement architectural de la façade doit s’harmoniser à l’ensemble constitué par les façades des constructions voisines et les façades latérales et postérieures doivent être traitées avec le même soin que la façade principale sur rue.
- L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (parpaings, briques creuses, carreaux de plâtre, etc.) est interdit.
- Les reconstructions, surélévations, agrandissements ou transformations de constructions existantes sont soumises aux règles édictées au présent règlement.
- Les volets roulants à caissons extérieur en saillie en façade sur rue sont interdits.
- Les façades des extensions et annexes visibles depuis le domaine public doivent avoir l’aspect d’au moins l’un des matériaux utilisés sur la construction principale (hors menuiserie) ou recourir à des matériaux naturels (aspect bois…). Les abris de jardin ne sont pas concernés par cette règle.
- Les couleurs vives et/ou criardes ou contrastant trop avec le style environnant dominant en façade et toitures, sont interdites.
- Pour les constructions d’habitation, les couleurs autorisées sont celles qui figurent dans les nuanciers des CAUE de Meurthe-et-Moselle et le nuancier « Val de Moselle ». Quel que soit la commune (commune mosellane ou meurthe-et-mosellane), les deux nuanciers peuvent être utilisés et se compléter à l’instruction.
- Caractéristiques architecturales des toitures :
- La toiture des constructions doit être de définition semblable aux autres toitures de la rue ou de l’îlot (orientation des différents pans de toiture, surface, pente, complexité de volumétrie, raccordements, matériaux). Les toitures doivent ainsi être conçues comme une "cinquième façade" et recevoir un traitement soigné.
- Les annexes pourront avoir une toiture monopente ou terrasse.
- Pour les marquises, vérandas, sas d'entrée et piscines couvertes, les matériaux translucides sont autorisés.
- Lorsqu’elles sont autorisées, les toitures plates doivent être conçues de manière à éviter la stagnation des eaux pluviales en recourant à l’emploi de matériaux, procédés de finition qualitatifs ou facilitant la végétation spontanée. Les étanchéités, notamment à base d’asphalte et matériau de même nature ou synthétique, seront masquées. De plus, en cas de toiture plate végétalisée, il sera nécessaire de veiller à la qualité de mise en œuvre et au choix pertinent de dispositifs limitant l’entretien, afin d’assurer et de garantir une pérennité de l’aménagement. Les garde-corps feront l’objet d’une mise en œuvre qualitative et seront intégrés de façon à éviter une dénaturation de la construction.
- Clôtures :
- Les règles de hauteurs relatives aux clôtures s’appliquent à partir du terrain naturel, hors mur de soutènement.
- Patrimoine :
- La reconstruction à l’identique de clôtures existantes qui possèdent une valeur patrimoniale (ex : mur en pierres sèches, pierres de taille, etc.) est autorisée même si elle ne respecte pas les règles suivantes.
- Les usoirs existants doivent rester libres de toute construction de mur, muret ou clôture.
- Les murs traditionnels existants repérés au document graphique par ce figuré seront préservés. Leur réglementation est fixée ci-après dans le tableau des « Éléments et trames du règlement graphique ».
- Les hauteurs indiquées ci-après pourront être différentes sur rue et en limite séparative si elles permettent de prolonger une clôture d’intérêt existante dans son aspect (mur en pierre, clôture haute disposant de ferronneries…), sans toutefois dépasser 2 mètres de hauteur.
- En front de rue :
- La hauteur maximale des clôtures est fixée à 1.50 mètres sauf règles spécifiques présentes dans les dispositions particulières
- Elles doivent être constituées soit :
- soit d’un mur bahut d’une hauteur comprise entre 40 cm et 60 cm surmonté ou non d’un dispositif à claire-voie ou d’un grillage rigide ;
- soit d’éléments végétaux ;
- soit d’un mur plein si cela permet de prolonger un mur traditionnel en centre ancien
- L’emploi à nu de matériaux normalement destinés à être recouverts (parpaings, briques creuses...) est interdit.
- Sur limites séparatives :
- La hauteur maximale des clôtures est fixée à 1,80 ou à 2,00 m selon l’aspect, à savoir :
- 1,80 mètres, si la clôture est constituée d’un mur plein
- 2 mètres, si la clôture est constituée soit :
- d’un mur bahut d’une hauteur comprise entre 40 cm et 60 cm surmonté ou non d’un dispositif à claire-voie ou d’un grillage rigide ;
- d’un grillage,
- d’éléments végétaux ou d’une haie ;
- d’un dispositif à claire-voie
- L’emploi à nu de matériaux normalement destinés à être recouverts (parpaings, briques creuses...) est interdit.
- Dans le cas d’une construction principale située à l’angle de deux rues, la façade principale prise en référence pour la règle en front de rue est celle qui présente la plus grande longueur. La ou les façades secondaires appliqueront les règles des clôtures en limite séparative.
- Toutes ces règles s’appliquent dans les zones UXC, UXI, UXL, 1AUXC, 1AUXA, à l’exception des règles de hauteurs et d’aspect précisées dans les dispositions particulières.
- Patrimoine paysager, environnementale et traitement paysager
Un traitement paysager des dépôts ou citernes visibles du domaine public est obligatoire et doit être adapté au paysage environnant afin de favoriser leurs intégrations et limiter leurs impacts visuels via des éléments végétaux par exemple.
- Éléments et trames du règlement graphique
Trame et Désignation Prescription(s) éléments
Sont interdits :
- Toute construction et toute imperméabilisation à l'intérieur de ces espaces à l’exception de ce qui est proposé d’autoriser ci-après ;
- Tous changements d’occupation ou d’utilisation du sol de nature à porter atteinte à la protection, à la mise en valeur ou à la restauration des espaces contribuant aux continuités écologiques ;
Sont autorisés sous conditions :
- Les travaux, coupes et abattages d’arbres, sur des surfaces limitées qui ont pour objet la préservation ou la restauration de la trame verte, et qui contribuent à améliorer les continuités écologiques.
Ils sont soumis à déclaration préalable.
Espaces Les constructions et installations nécessaires au fonctionnement des contribuant aux services publics ou d'intérêt collectif à condition qu’elles ne soient pas réalisables en dehors de la présente trame.
continuités écologiques - Les aménagements de voiries et de cheminements, y compris les espaces de stationnement, en lien avec l’usage du site et sa mise en
TRAME valeur, à condition qu’ils soient perméables ;
Forestière et de
- Les travaux qui ont pour objet la préservation ou la restauration de
BOISEMENT la trame forestière ;
- L'adaptation et la réfection des constructions existantes à condition que cela n'entraîne pas une augmentation de l'emprise au sol du bâtiment et, pour les constructions établies préalablement à la date d’approbation du PLUi qui ne respectent pas les dispositions du présent règlement, sans aggravation de la situation initiale, ni création de nouvelles non-conformités.
- Les aménagements légers et démontables de valorisation écologique, paysagère et pédagogique des milieux ;
- Les miradors de chasse.
Les travaux de coupes et d’abattages d’arbres sont soumis à déclaration préalables conformément à l'article R. 421-23 du Code de l’Urbanisme. Les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction sont soumis a permis de démolir conformément à l’article
R*421-28 du Code de l’Urbanisme.
Espaces Sont interdits :
contribuant aux
- Toute construction et toute imperméabilisation à l'intérieur de ces continuités espaces à l’exception de ce qui est proposé d’autoriser ci-après ;
écologiques -
TRAME BLEUE Tous changements d’occupation ou d’utilisation du sol de nature à porter atteinte à la protection, à la mise en valeur ou à la restauration des espaces contribuant aux continuités écologiques ;
Sont autorisés sous conditions :
- Les aménagements de cheminements doux, en lien avec l’usage du site et sa mise en valeur, à condition qu’ils soient perméables ;
- Les constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif à condition qu’elles ne soient pas réalisables en dehors de la présente trame.
- Les travaux qui ont pour objet la préservation ou la restauration de la TVB et des ripisylves ;
- L'adaptation et la réfection des constructions existantes à condition que cela n'entraîne pas une augmentation de l'emprise au sol du bâtiment et, pour les constructions établies préalablement à la date d’approbation du PLUi qui ne respectent pas les dispositions du présent règlement sans aggravation de la situation initiale, ni création de nouvelles non-conformités.
- Les clôtures, dans la mesure où elles ne constituent pas une entrave au déplacement de la petite faune et à l’écoulement de l’eau. Dans les zones urbanisées denses et dans les centres urbains, lorsqu’il y a un intérêt fort à poursuivre des constructions et/ou clôtures en bord immédiat de cours d’eau, cette marge de recul peut être moindre, sous réserve de la prise en compte du risque inondation, et à condition que l’édification ne soit pas comprise dans la « trame bleue ».
- Les aménagements légers et démontables de valorisation écologique, paysagère et pédagogique des milieux ;
- La suppression ponctuelle ou gestion différenciée de la végétation (plessage, maintien uniquement des arbres de haut-jet, etc.) à condition d’être justifiée au moyen d’une étude paysagère dans le but d’aménager des points de vue, en lien avec la mise en tourisme du territoire, et des axes de déplacements types Véloroute et principaux axes routiers.
Les travaux de coupes et d’abattages d’arbres sont soumis à déclaration préalables conformément à l'article R. 421-23 du Code de l’Urbanisme. Les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction sont soumis a permis de démolir conformément à l’article
R*421-28 du Code de l’Urbanisme.
Espaces Sont interdits :
contribuant aux Toute construction et toute imperméabilisation à l'intérieur de ces espaces à l’exception de ce qui est proposé d’autoriser ci-après ;
continuités écologiques - Tous changements d’occupation ou d’utilisation du sol de nature à
TRAME ZONE porter atteinte à la protection, à la mise en valeur ou à la restauration des espaces contribuant aux continuités écologiques ;
Humide
- Tout exhaussement et affouillement de sol ;
- Tout nouvel aménagement conduisant au drainage des sols ;
- Tout aménagement susceptible d'altérer le caractère de zone humide.
Sont autorisés sous conditions :
- Les travaux qui ont pour objet la préservation ou la restauration de la TVB tels que la restauration de zones humides… ;
- L'adaptation et la réfection des constructions existantes à condition que cela n'entraîne pas une augmentation de l'emprise au sol du bâtiment et, pour les constructions établies préalablement à la date d’approbation du PLUi qui ne respectent pas les dispositions du présent règlement sans aggravation de la situation initiale, ni création de nouvelles non-conformités ;
- Les aménagements légers et démontables de valorisation écologique, paysagère et pédagogique des milieux ;
- Le drainage, les remblaiements et déblaiements, le dépôt ou l’extraction de matériaux sont interdits à l’exception des travaux et ouvrages nécessaires au maintien en l’état ou à la régulation de l’alimentation en eau de la zone humide, ainsi qu’à la protection contre les risques naturels.
La suppression ponctuelle ou gestion différenciée de la végétation (plessage, maintien uniquement des arbres de haut-jet, etc.) à condition d’être justifiée au moyen d’une étude paysagère dans le but d’aménager des points de vue, en lien avec la mise en tourisme du territoire, et des axes de déplacements types Véloroute et principaux axes routiers.Les travaux de coupes et d’abattages d’arbres sont soumis à déclaration préalables conformément à l'article R. 421-23 du Code de l’Urbanisme. Les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction sont soumis a permis de démolir conformément à l’article R*421-28 du Code de l’Urbanisme.
Sont interdits :
- Toute construction et toute imperméabilisation à l'intérieur de ces espaces à l’exception de ce qui est proposé d’autoriser ci-après ;
- Tous changements d’occupation ou d’utilisation du sol, de nature à porter atteinte à la protection, à la mise en valeur ou à la restauration des espaces contribuant aux continuités écologiques
Espaces Sont autorisés sous conditions :
contribuant aux
- Les changements d’occupation ou d’utilisation du sol continuités permettant :
écologiques –
- Soit la réouverture des paysages, la restauration de
TRAME pelouses calcaires, et/ou l’entretien de ces milieux
THERMOPHILE par des animaux, en veillant à la préservation de continuités écologiques et en maintenant une mosaïque paysagère.
- Soit la plantation de vignes et/ou du maraîchage et/ou de l’arboriculture en veillant à la préservation de continuités écologiques et en maintenant une mosaïque paysagère.
- Les aménagements de voiries et de cheminements, y compris les espaces de stationnement, en lien avec l’usage du site et sa mise en valeur, à condition qu’ils soient perméables ;
- Les constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif à condition qu’elles ne soient pas réalisables en dehors de la présente trame.
- Les affouillements et exhaussements de sol, de manière mesurée, et à condition qu’ils soient strictement liés à l’aménagement des terrains pour faciliter la culture agricole (plantation de vignes ou vergers en terrasse par exemple). Dans les secteurs soumis à des risques ou aléas « mouvements de terrain » se conformer à la règlementation en vigueur.
- Les travaux qui ont pour objet la préservation ou la restauration de la TVB ;
- L'adaptation et la réfection des constructions existantes à condition que cela n'entraîne pas une augmentation de l'emprise au sol du bâtiment et, pour les constructions établies préalablement à la date d’approbation du PLUi qui ne respectent pas les dispositions du présent règlement, sans aggravation de la situation initiale, ni création de nouvelles non-conformités.
- Les abris à animaux, dans les conditions suivantes :
- strictement nécessaires à une pratique agricole liée à une exploitation agricole
- une emprise au sol maximale de 15 m²
- un seul abri par unité foncière
- des abris non-clos, à savoir ouvert à minima sur un côté
- sans fondation (structure « poteaux » autorisée)
- d’aspect bois en s’inscrivant dans la végétation
- une hauteur limitée à 2,5m
Les travaux de coupes et d’abattages d’arbres sont soumis à déclaration préalables conformément à l'article R. 421-23 du Code de l’Urbanisme. Les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction sont soumis à permis de démolir conformément à l’article
R*421-28 du Code de l’Urbanisme.
Sont interdits :
- Toute construction et toute imperméabilisation à l'intérieur de ces espaces à l’exception de ce qui est proposé d’autoriser ci-après ;
- Tous changements d’occupation ou d’utilisation du sol de nature à porter atteinte à la protection, à la mise en valeur ou à la restauration des espaces contribuant aux continuités écologiques.
Espaces Sont autorisés sous conditions :
contribuant aux
- Les aménagements de voiries et de cheminements, y compris les continuités espaces de stationnement, en lien avec l’usage du site et sa mise en écologiques – valeur, à condition qu’ils soient perméables ;
Trame prairiale
- Les travaux qui ont pour objet la préservation ou la restauration de la TVB ;
- Les constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif à condition qu’elles ne soient pas réalisables en dehors de la présente trame.
- L'adaptation et la réfection des constructions existantes à condition que cela n'entraîne pas une augmentation de l'emprise au sol du bâtiment et, pour les constructions établies préalablement à la date d’approbation du PLUi qui ne respectent pas les dispositions du présent règlement sans aggravation de la situation initiale, ni création de nouvelles non-conformités.
- Les abris à animaux, dans les conditions suivantes :
- strictement nécessaires à une pratique agricole liée à une exploitation agricole
- une emprise au sol maximale de 15 m²
- un seul abri par unité foncière
- des abris non-clos, à savoir ouvert à minima sur 1 côté
- sans fondation (structure « poteaux » autorisée)
- d’aspect bois en s’inscrivant dans la végétation
- une hauteur limitée à 3m au faitage
Les travaux de coupes et d’abattages d’arbres sont soumis à déclaration préalables conformément à l'article R. 421-23 du Code de l’Urbanisme. Les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction sont soumis à permis de démolir conformément à l’article
R*421-28 du Code de l’Urbanisme.
Sont interdits :
- Toute construction et toute imperméabilisation à l'intérieur de ces espaces à l’exception de ce qui est proposé d’autoriser ci-après ;
Espaces Sont autorisés sous conditions :
contribuant aux
- L'adaptation et la réfection des constructions existantes continuités écologiques
- Les extensions des constructions dans la limite de 10% de l’emprise au sol existante, sans toutefois dépasser 20m² d’extension.
–
TRAME D’ESPACE Les abris de jardin, dans la limite de 15 m² de surface et d’un abri de jardin par unité foncière, sauf au sein des communes pour lesquelles
PAYSAGER À la règle générale pour les secteurs Nj (abris de jardin limité à 15m²)
PRÉSERVER ne s’applique pas, et que cette emprise au sol est soit inférieure (7m² ou 12m²), soit supérieure (20m²). Se reporter à l’article N - 4.1 des dispositions particulières applicables en zone naturelle.
- Les installations liées à des équipements publics, les aménagements de voiries et de cheminements, ainsi que les espaces de stationnement, en lien avec l’usage du site et sa mise en valeur s’ils sont perméables.
- Les constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif à condition qu’elles ne soient pas réalisables en dehors de la présente trame.
- Les constructions annexes et les installations ayant vocation à permettre la gestion et la valorisation du site pour des usages agricoles ou assimilés, de promenade ou de loisirs.
Les installations, constructions et extensions autorisées doivent veiller à ne pas porter atteinte au caractère végétal et à la qualité paysagère des sites.
Élément de Les travaux de coupes et d’abattages d’arbres sont soumis à déclaration paysage, sites et préalables conformément à l'article R. 421-23 du Code de l’Urbanisme. Les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie secteurs à d'une construction sont soumis a permis de démolir conformément à l’article protéger, R*421-28 du Code de l’Urbanisme.
conserver, mettre en valeur d’ordre Sont interdits :
culturel,
- Tout exhaussement et affouillement de sol qui ne seraient pas historique ou rendus nécessaires dans le cadre de la mise en valeur de ces sites architectural
Sont autorisés sous conditions :
- Les aménagements de voiries et de cheminements, y compris les espaces de stationnement, en lien avec l’usage du site et sa mise en valeur, à condition qu’ils soient perméables ;
- RÈGLEMENT ECRIT – Les constructions et installations nécessaires au fonctionnement des
TRAME DE SITE services publics ou d'intérêt collectif à condition qu’elles ne soient u DE MÉMOIRE ET pas réalisables en dehors de la présente trame.
D’HISTOIRE Les travaux sur des surfaces limitées qui ont pour objet la préservation ou la restauration de la Trame Verte et Bleue ou pour des motifs visant la valorisation historique et mémoriel des lieux ;
- Les aménagements et travaux visant la restauration de ces sites ;
- Les constructions de faibles emprises au sol à condition d’être strictement liée à la mise en valeur des lieux.
Les travaux de coupes et d’abattages d’arbres sont soumis à déclaration préalables conformément à l'article R. 421-23 du Code de l’Urbanisme. Les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction sont soumis à permis de démolir conformément à l’article
R*421-28 du Code de l’Urbanisme.
Espaces boisés Le classement en Espaces boisés classés interdit tout changement classés d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Conformément aux articles L 111-1 et suivants du Code de l’urbanisme, nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d'autorisation de défrichement.
Éléments de Les alignements d’arbres et les haies repérés au plan de zonage sont à paysage, sites et conserver sauf en cas d’état phytosanitaire dégradé ou en cas de menace pour la sécurité des biens et des personnes.
secteurs à protéger pour des En cas d’abattage, les arbres doivent impérativement être remplacés en nombre équivalent ou supérieur, et, dans la mesure du possible, dans le même motifs d’ordre alignement et dans tous les cas, au sein de la même unité foncière. Ils sont écologique soumis à déclaration préalable conformément à l'article R. 421-23 du Code de
- l’Urbanisme.
Alignement
d’arbres et haies à
préserver
Pour tout autres précisions quant aux conditions d’acceptation d’abattage d’alignement d’arbre, se référer à l’article L350-3 du code de l’environnement.
Éléments de Les arbres concernés par ce figuré font l’objet d’une protection paysagère et paysage, sites et patrimoniale qui interdit leur coupe et abattage dès lors que la nécessité sanitaire n’est pas avérée. En cas de coupe ou d’abatage rendus nécessaire, ils secteurs à sont soumis à déclaration préalable conformément à l'article R. 421-23 du protéger pour des Code de l’Urbanisme et doivent être remplacé par au moins un sujet équivalent.
motifs d’ordre écologique La destruction des mares repérées au plan est interdite. En vue de préserver
- les milieux connexes de celles-ci, toute construction et tout mur de clôture
Arbre sont interdits à une distance inférieure à 2 mètres comptée à partir du haut de remarquable la berge des mares.
Éléments de Sont autorisés sous conditions :
paysage, sites et Les travaux visant la préservation ou la restauration d’une mare
- Les aménagements légers et démontables de valorisation secteurs à écologique, paysagère et pédagogique des milieux ;
protéger pour des Les curages manuels ou mécaniques à condition qu’ils ne dégradent pas l’étanchéité de la mare.
motifs d’ordre
écologique
-
Mare
Élément de La démolition totale ou partielle d’un mur remarquable repéré sur le paysage, sites et règlement graphique est interdite et les travaux sont soumis à déclaration préalable afin de préserver le caractère patrimonial de ces constructions.
secteurs à protéger, Ils seront conservés dans leurs profils, tailles et matériaux d’origine. De conserver, mettre nouvelles ouvertures seront possibles de façon très limitée et si da part et en valeur d’ordre d’autre du linéaire, la pierre est restaurée avec des techniques et matériaux culturel, similaires à ceux d’origine pour permettre :
historique ou architectural Soit la création de cheminements doux,
- Soit l’accès à une parcelle à la condition qu’aucun autre accès n’est
Murs, remparts, possible sans ouvrir ce linéaire à préserver.
pierres vignottes
et anciennes
bornes frontières
à préserver
Pour l’ensemble des constructions concernées par cette prescription linéaire, tous travaux de construction, extension, rénovation des façades sur rues doit respecter les règles suivantes :
Caractéristiques architecturales des façades et éléments architecturaux :
- La mise en peinture ou le recouvrement des éléments en pierre (corniches, chaînages d’angles, lambrequin, statuette etc.) et/ou des encadrements est interdite.
Toutefois, l’isolation par l’extérieur est autorisée aux conditions cumulatives suivantes :
- qu’elle intègre des encadrements (distinction de coloration, recréation d’encadrements…) aux encadrements des ouvertures, et ce sur l’ensemble des façades visibles depuis la rue ou emprises publiques
- que les constructions ne présentent pas de contraintes techniques et sécuritaires liées de surplomb du domaine public (problèmes d’accessibilité de certaines ruelles / rues trop étroites pour les constructions à l’alignement ou en décrochement notamment…).
Linéaire de façade Les volets roulants dont le caisson est visible de l’extérieur sont à préservation interdits en façade sur rue, sauf s’ils sont dissimulés par des renforcée lambrequins. Dans ce cas, le lambrequin doit pouvoir s’harmoniser avec la façade sur laquelle il s’insère afin de ne pas constituer une « pastiche » non-adaptée à l’architecture de la construction.
- Les éléments techniques nécessaires au refroidissement ou chauffage de la construction (climatiseurs, pompe à chaleur…) sont interdits en façade sur rue s’ils sont visibles de la rue ou d’une emprise publique
- Les abris de jardin visibles des voies et emprises publics devront nécessairement être d’aspect bois ou recouverts d’un enduit en cohérence avec la construction principale.
- Le bardage d’aspect bois est autorisé s’il est utilisé de manière ponctuelle. Les bardages d’aspect PVC ou de matériaux composites sont interdits.
Caractéristiques architecturales des fenêtres et ouvertures :
- Pour les constructions en façade sur rue, la réalisation, la modification ou la transformation de fenêtres seront conçues par des percements proportionnellement plus hauts que larges, à l’exception des portes de garages et des fenêtres de toit.
- L’ensemble des menuiseries visibles depuis les voies ou emprises publiques devront présenter une harmonie de teinte et d’aspect.
Caractéristiques architecturales des toitures, couvertures et faîtages :
- La couverture des constructions principales doit respecter l’aspect « tuile terre cuite rouge ». L’aspect ardoise naturelle ou zinc peut être autorisée, en cas de modification partielle ou de réfection à l'identique d'une couverture recourant à ces matériaux.
- Pour les extensions et les annexes la couverture peut être différente si l’architecture de la construction nouvelle ainsi que son insertion dans environnement urbain immédiat le justifient.
- Dans les alignements de façades en ordre continu où les faîtages sont alignés, le faîtage des toitures des constructions nouvelles devra suivre la ligne de faîtage des constructions voisines sans interruption.
- Les toitures terrasses ou à un seul pan sont autorisées sur les constructions que si elles ne se sont pas visibles depuis les voies ou emprises publiques.
- Pour les constructions principales nouvelles, le volume des toitures doit s'inscrire dans la silhouette des toitures des constructions (principales) voisines existantes, tant en termes de volume, d’orientation que de forme.
Élément de La démolition totale ou partielle d’un bâtiment, ou d’un élément de paysage, sites et patrimoine, repéré par le symbole ★ sur le règlement graphique est interdite.
Les travaux non soumis à un permis de construire doivent être précédés d’une secteurs à déclaration préalable.
protéger, conserver, mettre La démolition totale ou partielle d’un bâtiment, repéré par ce symbole sur le en valeur d’ordre règlement graphique est interdite. Les travaux non soumis à un permis de culturel, construire doivent être précédés d’une déclaration préalable.
historique ou architectural Pour les éléments et ensembles bâtis repérés aux documents graphiques, les transformations, extensions et changements de
- destinations sont autorisés sous réserve de ne pas altérer la nature,
Élément de la forme et la qualité de l’élément ou de l’ensemble considéré dans patrimoine à les conditions fixées par les dispositions ci-dessous :
préserver - Les éléments de façade en pierre naturelle, décors utilisés pour les encadrements, éléments d’architecture et d’ornement de
Élément de type entrées cochères, cartouches datant la construction, paysage, sites et marquises, sculptures et décors de façades doivent être préservés et ne peuvent pas faire l’objet d’une mise en secteurs à peinture, ni être recouverts.
protéger, conserver, mettre - Les enduits de façade devront se rapprocher au maximum des en valeur d’ordre enduits d’origines (aspect et teinte) et devront en aucun cas culturel, accueillir des baguettes d’angle visibles.
historique ou architectural - L’isolation par l’extérieure est interdite pour des motifs d’ordre architectural. Elle est néanmoins autorisée pour les extensions
- à condition qu’elle soit harmonieuse avec le bâti traditionnel et
Patrimoine bâti à qu’elle veille à recréer des encadrements.
préserver - Le rythme des percements et leurs proportions devront faire référence au bâtiment traditionnel sur la façade principale sur rue (fenêtre plus haute que large), sans pour cela être obligatoirement une reconduction stricte de celui-ci.
- La suppression des volets battants existants en cas de rénovation est interdite. Les volets battants en place doivent être conservés ou remplacés par d’autres volets battants de même aspect.
- Les lucarnes et fenêtres de toit seront autorisées dans la mesure où elles s’intègrent harmonieusement avec les caractéristiques de la toiture du bâtiment existant ou projeté.
Les autres types d’ouverture en toiture (puits de lumière…)
seront également autorisées à condition d’être discrètes, de ne pas être visibles depuis l’espace public, et de ne pas nuire à la qualité architecturale et urbaine de l’ensemble bâti environnant.
- Les extensions par surélévation sont interdites
- Les bardages d’aspect PVC ou en matériaux composites sont interdits
Point de vue Pour les points de vue remarquables identifiés au plan de zonage les remarquable constructions nouvelles ne devront pas faire obstacle à la préservation de ces points de vue.
Cimetière Les constructions, installations et aménagements dédiés au cimetière et à ses équipements sont autorisés.
Voies et À l’exception des abris de jardins, toute construction doit être
Cheminements implantée à une distance de 1 mètre minimum par rapport à la limite doux à conforter d’emprise des cheminements doux identifiés au règlement graphique du PLUi ;
ou à créer
- La suppression des cheminements identifiés comme à conserver au document graphique est interdite.
- Dans le cas des voies à créer repérées graphiquement, les règles de construction s’applique normalement selon le règlement de chaque zone.
Bâtiment Les bâtiments concernés peuvent faire l'objet d'un changement de susceptible de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site.
changer de destination Des règles spécifiques sont apportées dans les dispositions particulières des en zone agricole zones A et N.
ou naturelle
- Performances énergétiques et environnementales
Non réglementé.
B.3. Article 6 - Traitement environnemental et paysager
Les espaces libres de constructions désignent l’ensemble des espaces hors d’emprise au sol de constructions.
Les terrasses en sont exclues, mais les accès et espaces de stationnement non couverts entrent dans la définition des espaces libres.
Les espaces de pleine-terre désigent des espaces libres de construction, installation, ouvrage ou aménagement, et dont le sol est laissé à l’état naturel.
Un espace de pleine terre est végétalisé ou apte à accueillir des plantations et permet la libre infiltration des eaux pluviales.
Il peut toutefois être traversé par des réseaux techniques aériens ou souterrains.
Les espaces perméables désignent des espaces de pleine-terre ou dont le revêtement permet la libre infiltration des eaux pluviales.
- Les haies et arbres plantés seront d’essences végétales adaptées (voir pièce « Annexe du règlement »).
B.4. Article 7 – Obligations en matière de stationnement
Sauf indication contraire dans les règlements particuliers des chapitres suivants, les dispositions suivantes sont applicables au titre de l’article 7 de chacune des zones du PLUi de la CCMM.
- Obligation en matière de stationnement des véhicules automobiles
- Les places de stationnement des véhicules correspondant aux besoins des occupations et utilisations du sol. Elles doivent être réalisées en-dehors des voies publiques.
- Toute nouvelle aire de stationnement ouverte au public devra être perméable (dalle engazonnée, pavé drainant…), à l’exception des espaces de circulation véhicule et cyclable. Toute rénovation lourde d’une aire de stationnement de plus de 10 emplacements devra respecter cette règle.
- Toute aire de stationnement de plus de 6 emplacements doit :
- Soit être plantée à raison d’un arbre minimum pour 6 emplacements. Les arbres seront plantés au sein de l’espace de stationnement des véhicules ou sur les franges directement attenantes aux places de stationnement, en prévoyant un espace suffisant à leur développement.
- Soit prévoir un dispositif de type ombrières, surmonté, soit de dispositifs de production photovoltaïque, soit intégrer des éléments végétaux (plantes grimpantes, toiture végétalisées…).
- Les obligations de stationnement suivantes s’appliquent :
- À toute construction neuve ;
- À tout changement de destination créant de la surface plancher nouvelle.
Destination des sous-destination des seuil de surface de plancher et nombre
Constructions constructions d’emplacements de stationnement
Habitations Logement Cf : dispositions particulières applicables aux
Hébergement différentes zones U / AU / A et N
Pour toute nouvelle construction et pour toute Emplacements « visiteurs » Sauf disposition contraire dans les dispositions création de logement(s) particulières des zones :
dans une construction
existante 1 place par tranche entamée de 2
hébergements
1 place complémentaire au-delà de 200 m2 par tranche entamée de 200 m2 à aménager.
Sauf disposition contraire dans les dispositions particulières des zones :
Artisanat, commerces de détail, À partir de 100 m2 de surface plancher, 1 place restaurant et activités de services - par tranche entamée de 50 m2 de surface de accueil clientèle plancher.
Commerces et activités Aire de livraison Stationnement à prévoir en tenant compte du de services besoin de livraison généré par l’opération en mettant en œuvre des mesures nécessaires
pour limiter leur impact sur le bon
fonctionnement de l’espace public.
Toutefois si surface de plancher supérieure à 4
000 m² : au moins 1 aire de livraison sera obligatoire.
Hôtels et hébergements touristiques 1 place par chambre
Commerce de gros
Cinéma Le nombre de place(s) à réaliser est déterminé en
Industrie et entrepôts tenant compte de la nature des constructions, du taux et du rythme de fréquentation au regard de leur situation géographique et des possibilités de mutualisation du stationnement.
1 place par tranche entamée de 200 m2
Autres activités des Bureaux 1 place par tranche entamée de 25 m2 secteurs tertiaires et Centre des congrès et d’exposition secondaires Le nombre de place(s) à réaliser est déterminé en tenant compte de la nature des constructions, du taux et du rythme de fréquentation au regard de leur situation géographique et des possibilités de mutualisation du stationnement.
Exploitations forestières Exploitations agricoles Le stationnement des véhicules de toutes et agricoles Exploitations forestières catégories doit être assuré en dehors des voies et emprises publiques.
Équipements d’intérêt Pour l’ensemble des sous-destinations collectif et service public Le nombre de place(s) à réaliser est déterminé en tenant compte de la nature des constructions, du taux et du rythme de fréquentation au regard de leur situation géographique et des possibilités de mutualisation du stationnement.
- Pour la seule destination habitation, hors création d'un logement supplémentaire, les extensions ne sont pas concernées par les dispositions de la grille.
- En cas de nombre non entier, les surfaces de référence sont des surfaces de plancher et la valeur obtenue par le calcul ci-dessus est arrondie à l’entier supérieur pour obtenir le nombre de places de stationnement.
- Les emplacements de stationnement seront suffisamment dimensionnés et accessibles depuis les voies de circulation. Le garage est comptabilisé selon son nombre d’emplacements.
- Considérant la possibilité de remplir les conditions ci-dessus via le stationnement sur les usoirs publics, l’autorité compétente devra préalablement donner son accord lors du dépôt de la demande d’urbanisme. Le stationnement sur l’usoir sera autorisé à condition de respecter les conditions suivantes :
- Pas plus de 2 places de stationnement peuvent être prévues sur l’usoir, si celui-ci a la capacité de les recevoir ;
- Le stationnement n’est autorisé qu’au riverain dont la façade principale délimite l’usoir ;
- Le stationnement ne doit pas impliquer une imperméabilisation nouvelle du domaine public.
- En dernier recours, des solutions de remplacement peuvent être mises en place dès lors que le pétitionnaire constate qu’il est dans l’impossibilité objective de respecter la grille de stationnement sur l’unité foncière de l’opération. Il appartient alors au pétitionnaire de proposer une solution à l’autorité administrative qui apprécie la réalité de l’impossibilité, ainsi que la pertinence de solution retenue au regard notamment des objectifs généraux en matière de circulation et de stationnement. Ces solutions peuvent être :
- une concession à long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation et situé à proximité ;
- la création des places exigées sur un terrain à proximité ;
- l’acquisition ou la concession de places dans un parc privé de stationnement répondant aux mêmes conditions.
- Obligation en matière de stationnement vélos
Pour les différents cas de figure ci-dessous, il est demandé la construction de garage(s) ou d'aire(s) de stationnement couvert(s), fermé(s), éclairé(s) et sécurisé(s) et d'accès aisé pour les vélos. Les infrastructures de stationnement vélo doivent ainsi se situer sur la même unité foncière, à moins de 50 mètres de l’une des entrées principales, de préférence au rez-de-chaussée ou au premier sous-sol du parc de stationnement du bâtiment ou de l’ensemble d’habitations. Chaque fois qu'une opération comporte à la fois des locaux destinés à l'habitation et des locaux d'une destination autre que l'habitation, les exigences qui suivent sont cumulatives. La dimension minimale d’un emplacement cycle est de 1,5 m². Cette surface intègre les espaces de circulation nécessaires au bon fonctionnement de l’aire de stationnement des cycles.
Pour les constructions d’habitat collectif (c’est-à-dire, avec plus de deux logements créés) il est demandé :
- 1 emplacement par logement créé
- À défaut d'information sur le nombre de logements créés il sera appliqué la règle suivante : la surface réservée au stationnement vélo sera au minimum de 1 emplacement par tranche de 40 m² de surface de plancher affectée à la destination « habitation ».
Constructions et locaux destinés aux commerces, l’artisanat, les services où s’effectue l’accueil d’une clientèle, l'hébergement touristique et les hôtels : La surface réservée au stationnement des vélos sera au minimum de 15% du parc de stationnement de véhicule motorisé dès 100m² créés.
Constructions et locaux destinés aux bureaux : Un emplacement obligatoire dès 50m² de surface plancher créée et un emplacement supplémentaire par tranche de 50m².
Constructions et locaux destinés aux services publics ou d'intérêt collectif : La surface réservée au stationnement des vélos sera au minimum de 20% du parc de stationnement de véhicule motorisé.
Autres constructions et locaux : La surface réservée au stationnement des vélos sera au minimum de 2% du parc de stationnement de véhicule motorisé.
Ces dispositions sont applicables pour :
- les constructions nouvelles,
- les constructions existantes dont le parc de stationnement automobile fait l’objet de travaux, dès lors que celui-ci présente une capacité initiale d’au moins 10 places,
- les bâtiments tertiaires existants dont le parc de stationnement automobile présente une capacité d’au moins 10 places.
C. Section 3 : Équipements et réseaux
Sauf indication contraire, dans les règlements particuliers des chapitres suivants, les dispositions suivantes sont applicables au titre des article 8 et 9 de chacune des zones du PLUi de la CC Mad & Moselle.
C.1. Article 8 – Desserte par les voies publiques ou privées
- Conditions de desserte par les voies publiques ou privées des unités foncières
Pour être constructible, tout terrain doit être desservi par une voie publique ou privée ouverte à la circulation automobile dotée de caractéristiques proportionnées à l’importance de l’occupation ou de l’utilisation des sols envisagée.
Sauf indication contraire dans les dispositions des zones, l'emprise minimale des voies nouvelles ouvertes à la circulation automobile est fixée à une largeur de :
- 8 mètres de plateforme dont 6 mètres de chaussée pour le double-sens de circulation ;
- 5 mètres de plateforme dont 3 mètres de chaussée pour un sens unique de circulation.
Des largeurs moins importantes peuvent être autorisées dans le cas de voiries de desserte ou de cours urbaines.
Toute voie nouvelle doit permettre une circulation piétonne sécurisée. Les voies en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale afin de permettre aux véhicules d’opérer aisément un demi-tour, notamment les services publics (ramassage des ordures, véhicules de lutte contre l’incendie, etc.).
- Caractéristiques des accès sur les voies ouvertes au public
Pour être constructible, tout terrain doit disposer d'un accès sur une voie publique ou privée, ouverte à la circulation automobile, de caractéristiques proportionnées à l’importance de l’occupation ou de l’utilisation des sols envisagée, notamment en ce qui concerne la sécurité, la commodité de la circulation et l’approche des moyens de lutte contre l’incendie. Tout projet d’aménagement et/ou de construction peut être refusé si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers, des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Aucune opération ne peut avoir un accès carrossable sur des pistes cyclables, chemins de halage, pistes de défense de la forêt contre l’incendie, sentiers touristiques, voies express et autoroutes. L’emprise minimum de l’accès est fixée à 3,50 m.
Pour tout projet situé totalement ou partiellement hors agglomération, les prescriptions ci-dessous, relatives à l’accessibilité des Routes départementales s’appliquent :
- La création d’accès individuels nouveaux est interdite hors agglomération sur les routes départementales. Cette prescription ne concerne pas les accès agricoles aux unités foncières d’exploitation.
- Concernant les accès admissibles hors agglomération sur les routes départementales, ils pourront faire l’objet de restrictions et/ou de prescriptions techniques liées à la sécurité des usagers et à la conservation du domaine public.
- En cas de réutilisation d’un accès existant sur une route départementale hors agglomération avec augmentation du trafic généré, un aménagement en conséquence de l’accès devra être effectué.
Par ailleurs, tout changement d’utilisation ou de caractéristiques de l’accès existant nécessite l’établissement d’une nouvelle autorisation.
C.2. Article 9 – Desserte par les réseaux
- Alimentation en eau potable :
Toute construction ou installation qui requiert l'alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau collectif de distribution d'eau potable, dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur. Dans les zones A et N, toute construction ou installation qui nécessite l'alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau collectif de distribution d'eau potable, ou respecter les conditions du règlement sanitaire départemental.
- Assainissement des eaux usées :
Dès lors que le réseau public d'assainissement existe, le raccordement sur ce réseau est obligatoire pour toute construction ou installation nouvelle qui engendre des eaux usées, dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur. Quelle que soit la nature des activités accueillies dans la zone, les effluents devront être compatibles, en nature et en charge, avec les caractéristiques du réseau. En cas d’incompatibilité, le constructeur devra assurer le traitement des eaux usées avant rejet dans le réseau public ou dans le milieu naturel conformément à la réglementation en vigueur. Dans les périmètres couverts par des servitudes d’utilité publique pour la préservation des captages, le pétitionnaire doit démontrer que le projet n’aggrave pas la vulnérabilité des captages. En présence de plusieurs règles, c’est la règlementation la plus contraignante qui doit être prise en compte. Dans les zones d’assainissement collectif, les rejets d’eaux usées en milieu naturel sont interdits dans les périmètres de captages. Dans les secteurs d’assainissement non collectif, tous les dispositifs d’assainissement non collectif comportant un puits d’infiltration sont interdits dans les périmètres de protection rapprochés des captages.
- Assainissement des eaux pluviales :
Pour tout projet, des dispositifs appropriés et proportionnés, permettant la gestion des eaux pluviales doivent être réalisés sur le site de l'opération, en privilégiant l’infiltration lorsque cela s’avère techniquement possible et garantir leur traitement si nécessaire. En cas d’impossibilité technique avérée, les eaux pluviales pourront être déversées, à débit limité, dans le milieu naturel ou le réseau public dédié à cet usage, dans des conditions conformes à la règlementation en vigueur. Des dispositions spécifiques pourront également être prises dans les secteurs soumis au risque de mouvement de terrain en aléa moyen à fort.
La gestion des eaux et les dispositifs de gestion des eaux pluviales le long des routes départementales de
Moselle doivent respecter les articles 25 et 30 du règlement du domaine public routier départemental de la
Moselle.
- Réseaux électriques, téléphoniques et de télédistribution :
Tout nouveau réseau doit être réalisé soit par des câbles souterrains, soit par toute autre technique permettant la dissimulation des fils ou câbles. Toute nouvelle construction et toute nouvelle opération d’aménagement doivent prévoir la mise en place de gaines souterraines permettant le passage et le raccordement aux réseaux de communication numérique (fibre optique, câble, etc.) dans des conditions permettant la desserte de l’ensemble des constructions projetées. Lorsque le réseau de communication numérique à très haut débit dessert l’unité foncière, toute construction principale nouvelle doit y être raccordée. En l’absence de réseau, des dispositions devront être prises pour que les constructions puissent être raccordées au réseau de communication numérique (fibre optique, câble, …) lorsque celui-ci sera installé.
- Collecte des ordures ménagères
La collecte des ordures ménagère doit être organisée de manière sécurisée. En cas d’aménagement d’emplacement spécifique dédié à la collecte des déchets ménagers et assimilés, ces aménagements sont organisés de manière à permettre la manipulation et le déplacement aisés et rapides des bacs recevant lesdits déchets, en évitant tout obstacle rendant plus difficile ou dangereuse, ou ralentissant l’exécution du service public par les personnels qui y sont affectés. Ils doivent être traités de façon à réduire leur impact visuel par une haie compacte ou tout autre dispositif adapté à l’environnement du site, tels que murets ou panneaux à claire-voie.
2. Titre II : dispositions particulières des zones urbaines
2.1. Les dispositions applicables à la zone uaa
La zone UAA correspond principalement aux tissus anciens de villages-rue ou à fronts bâtis continus.