Non règlementé.
TITRE VI – ANNEXES REGLEMENTAIRES
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ANNEXE 1 – NORMES DE STATIONNEMENT
Marquage au sol de parking : normes et règlementations
En France, le marquage au sol de parking souterrain ou extérieur est soumis au respect de dimensions pour les places de parking définies par un cadre réglementaire qu’il s’agisse d’un parc de stationnement sur la voie publique, dans un établissement recevant du public (ERP), une entreprise ou un immeuble collectif. Toute entreprise de marquage au sol est ainsi soumise au respect de normes et réglementations de marquage au sol de places de stationnement. Selon le type de stationnement (bataille, épi, longitudinal) ou la présence d’obstacle, il est difficile de comprendre les dimensions de places de parking à partir des informations légales à respecter… Voici un récapitulatif des réglementations pour définir un plan de marquage au sol de parking public ou privé conforme aux normes en vigueur.
Dimensions des espaces de stationnement pour un parking
Les dimensions des espaces de stationnement sont définies par deux principales normes relatives au marquage de parking. La norme NF-P 91-100 s’adresse aux parcs de stationnement accessibles au public et la norme NF-P 91-120 s’adresse aux parcs de stationnement privés. Ces deux normes proches spécifient le stationnement de véhicules légers de moins de 3,5t et de 1,90m de haut. Elles définissent les dimensions des espaces de stationnement, des voies de circulation, des rampes d’accès ou la hauteur minimale pour l’ensemble des parkings publics ou privés.
Pour ce qui est des dimensions pour un stationnement sur chaussée, la réglementation en vigueur est celle de l’arrêté du 16 février 1988 (article 118.2) publié au Journal Officiel, relatif à la signalisation des routes : seules les dimensions des places de type PMR y sont précisées.
DIMENSIONS DES PLACES : ÉPI, BATAILLE ET CRÉNEAU Les dimensions s’adaptent aux types de stationnement du parking entre les stationnements en bataille, en épi et longitudinaux. Globalement, la place de parking en bataille (90°) est la plus courante. Pour cette place de parking standard, les dimensions minimales exigées sont une longueur de 5m, une largeur de 2,30m et une voie de circulation d ‘au moins 5m de largeur. Ces dimensions sont revues en fonction des types d’emplacement et le degré des places en épi comme indiqué dans le tableau ci-dessous.
Dimension des places de parking
TYPE D’EMPLACEMENT
LONGUEUR PLACE
LARGEUR PLACE
LARGEUR VOIE DE CIRCULATION
90° (BATAILLE)
5m
2,30m
5m
75° (ÉPI)
5,10m
2,25m
4,50m
60° (ÉPI)
5,15m
2,25m
4m
45° (ÉPI)
4,80m
2,20m
3,50m
EN CRÉNEAU (LONGITUDINAL)
5m sans obstacle
2,30m
sans
d’obstacle
3,50m
Autres règlementations
Pour ce qui est de la hauteur de plafond, une hauteur d’au moins 2,20m est exigée, elle peut être revue à 2m en cas de présence de reliefs au plafond : poutres, signalisation, canalisations. Enfin, en cas de présence de rampes d’accès, elles doivent avoir une largeur minimum de 3m en sens unique, 5,5m à double-sens. Si la rampe est en courbe comme dans de nombreux parkings souterrains, la dimension est de 4m minimum pour une rampe en sens unique ou 6,50 m pour une rampe à double-sens.
Règlementation pour le stationnement PMR
Le stationnement PMR bénéficie d’un cadre réglementaire plus important, renforcé notamment par la loi du 11/02/2005 relative à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite (PMR). Plusieurs décrets successifs ont contribué à définir des normes précises pour le marquage au sol de parking et la signalétique des emplacements réservées aux places de parking PMR. Pour ce qui est de l’accessibilité des emplacements, ils doivent être de plain-pied, sans obstacle et protégée de la circulation. Cela facilite les accès aux personnes en fauteuils roulants.
DIMENSIONS ET MARQUAGE AU SOL En ce qui concerne les dimensions, la taille réglementaire minimale est de 3,30m, cela répond à la nécessite d’une bande latérale d’accès de 0,80m minimum : 2,50 +0,80 = 3,30m.
S’agissant du marquage au sol, le pictogramme de la silhouette en fauteuil roulant est communément utilisé pour désigner les emplacements réservés, avec l’emploi d’une couleur blanche :
Il est obligatoire sur la voie publique de présenter un ou deux pictogramme(s) sur la ligne d’accès de l’emplacement, un grand de 0,50X0,60m ou deux petits de 0,25X0,30m.
Le marquage du pictogramme au centre est facultatif, il mesure 1X1,20m. Le choix de l’application d’une peinture ou d’une résine pour marquer l’emplacement, généralement d’une couleur bleue, dépend ensuite de la collectivité, de l’entreprise ou de l’assemblée des copropriétaires pour un parking privé d’immeuble.
Enfin, pour les stationnements sur la voie publique, les collectivités doivent veiller à mettre en place une signalétique verticale pour signaler l’emplacement réservé : un panneau d’interdiction de stationnement et un panneau indiquant que l’emplacement est réservé au stationnement de véhicules détenant la carte de stationnement PMR.
ANNEXE 2 – INVENTAIRE THEMATIQUE DU PATRIMOINE NATUREL (TRAME VERTE ET BLEUE) IDENTIFIÉ AU TITRE DE L’ART. L.151-23 DU CU DESCRIPTION ET PRECONISATIONS.
La trame calcicole
Description
Les « pelouses calcicoles » sont des formations herbacées, sèches, plus ou moins rases, de faible productivité en raison de leur développement sur des sols calcaires, pauvres en nutriments et peu épais. Leur exposition sur les versants sud leur permet d’accueillir de nombreuses espèces végétales, dont plusieurs sont rares ou très rares dans la région, à affinité méditerranéenne (origan, sarriette…) ou typique (orchidées notamment), ainsi que de nombreux pollinisateurs (papillons notamment) et reptiles (Lézard vert). On retrouve ces formations sur les calcaires du Lutétien lorsqu’elles sont affleurantes sur les versants des vallées de l’Yonne. Il existe également des pelouses sablo-calcaires sur les sables calcaires des alluvions anciennes des méandres de la Cure.
Motif de la protection
Comme sur le reste de la France où 50 à 75% des pelouses sèches ont disparu en un siècle, la trame herbacée sèche de l’Yonne est menacée de disparition. Face à leur raréfaction, les pelouses calcicoles sont inscrites à l'annexe I de la directive « Habitats-Faune-Flore ». La principale cause de destruction de ces milieux, outre les retournements et les mises en culture, est l’abandon du pâturage ovin qui permettait autrefois de les entretenir. Certaines pelouses sèches sont gérées en jachère par broyage annuel. Ces milieux présentent de fait aujourd’hui une tendance à l’embroussaillement, mais présentent encore néanmoins une diversité floristique et faunistique non négligeable qui justifie leur conservation.
Préconisations de gestion
conservation des surfaces en pelouses et friches sèches, et prioritairement des pelouses d'intérêt patrimonial abritant des espèces protégées dont la destruction est interdite ;
pour ces pelouses, pas de changement d'affectation (pas de boisement, ni travaux aratoires) et pas d'intervention culturale (pas d'intrants, ni de semis) ;
pour les pelouses les plus embroussaillées, intervention possible à des fins de réouverture par fauche, débroussaillage et coupes suivies d'une exportation de matières (pas de dépôt ni brûlis sur place) ;
pour les pelouses les mieux conservées, exploitation selon un mode pâturage extensif traditionnel ne dépassant pas une charge de 0,5 UGB/ha/an (dans le cadre d'un entretien courant) afin de ne pas enrichir le milieu et conserver la flore ;
l’entretien par fauche et exportation (qui permet de conserver les conditions de pauvreté du sol) une fois / an peut également constituer une alternative au pâturage lorsque les surfaces sont trop faibles ;
en cas de nécessité de destruction d'une surface en friche calcicole pour les besoins de l'exploitation agricole ou des équipements et constructions autorisés par le règlement, rechercher la possibilité de restaurer une surface équivalente en espace prairial fauché.
La trame prairiale
Description
Les prairies sont des formations végétales continues, constituées majoritairement de graminées. Leur composition floristique est très variable, liée à différents facteurs (humidité, géologie, climat, activités humaines). L’activité humaine est principalement le pâturage même si peuvent être notée quelques rares prairies de fauche. Les pâturages bovin et équin dominent très largement cette activité. Les jachères agricoles gérées par broyage possèdent également un rôle non négligeable dans la continuité de la trame herbacée. Les prairies qui constituent cette trame sont toutes qualifiées de mésophiles, plutôt fraiches sur les alluvions situées en fond de vallée à sèche sur les versants calcaires des vallées où elles correspondent à d’anciennes pelouses sèches dont la flore s’est souvent dégradée par l’action d’un pâturage trop intensif.
Motif de la protection
Outre leur intérêt agricole en tant que pâture, les prairies sont des milieux en régression qui constituent les lieux de vie et de chasse de nombreuses espèces animales menacées sur le territoire (Chouette chevêche, chauve-souris, certaines espèces de criquets et sauterelles). Les prairies de fauche sont des habitats rares en Europe, inscrits à la directive européenne « Habitats-Faune-Flore ». Les prairies humides sont également des zones d’expansion de crues qui permettent de réguler les inondations. Malgré un réseau de prairies encore relativement dense, beaucoup de prairies font l’objet d’une gestion plutôt intensive qui tend à dégrader leur composition floristique ainsi que la faune associée.
Préconisations de gestion
conservation des surfaces en prairies, et prioritairement des prairies permanentes anciennes et fauchées, pas de changement d'affectation des parcelles concernées (pas de boisement, ni retournement pour une mise en culture) ;
exploitation selon un mode de fauche extensif traditionnel : limiter les intrants (y compris les amendements calciques), fumure légère, gestion des regains par fauche estivale tardive ou par pâturage extensif ;
adapter les charges de pâturage au type de sol. Les prairies sur versants ne supportent pas les mêmes charges que les prairies de vallée ou de plateau ;
fenaison tardive si possible de préférence après le 15 juin ; fauche selon un sens rotatif centrifuge et/ou conservation de zones refuges pour la faune sur les
marges ; fauche régulière des refus de pâturage ; pas de sur-semis qui appauvrissent la flore ; en cas de nécessité de destruction d'une surface en prairie pour les besoins de l'exploitation agricole
ou des équipements et constructions autorisés par le règlement, rechercher la possibilité de restaurer une surface équivalente en espace prairial fauché.
La trame boisée
Description
Ce sont des milieux arborés, caractérisés par les essences d’arbres et la végétation herbacée qui s’y développe en sous strate. Plusieurs types forestiers sont présents sur le territoire de l’Yonne. Sur sols calcaires, les boisements de chênes pédonculés, frênes et charmes à mercuriale dominent. Sur les argiles décalcifiées, la mercuriale laisse place à la jacinthe des bois tandis que le sommet des buttes boisées sur les sables accueille des boisements acides à chênes sessiles, châtaigniers, houx et myrtilles. En fond de vallée ou au niveau des zones de source, les boisements humides sont dominés par l’aulne et le frêne.
Motif de la protection
C’est la principale continuité écologique sur le territoire. Elle se retrouve sur les plateaux ou sur le sommet ou les pentes des buttes du département, mais également en fond de vallée. Elle constitue le support de vie ou de déplacement de nombreuses espèces (oiseaux dont rapaces nocturnes, mammifères dont chauves-souris, insectes, amphibiens comme la Salamandre tachetée…). Les boisements acidiphiles à myrtilles sont rares et déterminants de ZNIEFF dans l’Yonne. La gestion forestière est aujourd’hui axée sur des principes de rentabilisation économique qui prennent encore peu en compte les aspects écologiques. Les plantations monospécifiques d’espèces allochtones à cycle d’exploitation court (40 ans pour du châtaignier ou de l’érable sycomore, 150 ans pour un chêne), les coupes-rases, sont encore courantes.
Préconisations de gestion
pas de coupes à blanc, ce mode d'exploitation étant destructeur pour la strate herbacée et la faune ; pas de replantations monospécifiques qui privilégient des espèces au cycle d'exploitation court et ne
permettent pas à la faune de se maintenir ; une gestion forestière alternative douce avec une gestion pied à pied ou par petites unités de gestion
est à développer sur le long terme en favorisant la diversification des strates ; mise en place d’ilots de vieillissement ou de sénescence.
NB : Le classement en Espace Boisé Classé (EBC) impose la conservation d'un couvert arboré. Il n'empêche nullement en revanche la surexploitation des massifs, les plantations monospécifiques et n’est pas garant de la conservation d'un bon état écologique des boisements.
La trame humide
Description
La trame bleue regroupe les cours d’eau et les milieux dont les sols sont plus ou moins engorgés d’eau au cours de l’année : dans les cours d’eau et les mares, on trouve des herbiers aquatiques, comme le cresson de fontaine,
les potamots, les renoncules aquatiques, les myriophylles ou les lentilles d’eau. sur les berges des cours d’eau et des mares, on trouve les roselières, caractérisées notamment par le
roseau commun, le roseau à massette et les cariçaies où l’on retrouve les laîches et les joncs. sans entretien, ces zones humides se boisent peu à peu et donnent naissance à des boisements
d’aulnes et de frênes où la strate herbacée est alors dominée par des espèces de milieux humides comme les laîches, la reine des prés, le cirse des maraichers. Les boisements humides se retrouvent également à flanc de coteau, au niveau de sources. La strate herbacée y est composée de la laîche espacée, la laîche pendante ou la grande prêle, ou, sur les buttes d’Arthies de sphaignes.
Les zones humides du territoire sont concentrées sur 3 épisodes géologiques : alluvions des fonds de vallée ; niveau de sources neutre à basique situés à flanc de coteau ; niveau de sources acides situées au sommet des buttes..
Motif de la protection
Plus de la moitié des zones humides ont disparu en un siècle, en raison de leur drainage, comblement, mise en culture ou pollution de l’eau. Ce sont pourtant les milieux de vie de près de 30% des plantes menacées et de près de 50% des espèces d’oiseaux. Les zones humides et milieux aquatiques jouent toutes un grand rôle dans l’épuration de l’eau et la régulation des niveaux d’eau de la rivière (soutien à l’étiage en été, réduction des crues en hiver). Compte-tenu de leur raréfaction, les roselières sont d’intérêt pour la région Bourgogne-Franche-Comté, les boisements humides sont inscrits à l'annexe I de la directive « Habitats-Faune-Flore » et les cariçaies présentent un intérêt pour l’Yonne. La principale problématique liée à la conservation des zones humides est leur absence d’entretien. Toutes les zones humides ouvertes n’ayant plus de vocation économique, quelques zones humides de type roselière, cariçaie peuvent ponctuellement être rencontrées sur de faibles surfaces. Le reste des zones humides correspond essentiellement à des boisements humides d’aulnes et de frênes.
Préconisations de gestion
Cours d'eau pas de recalibrage du cours d'eau, ni curage ; proscrire les débroussaillages et abattage systématique de la ripisylve (entretien à l'épareuse par
exemple) gestion du recouvrement de la ripisylve de façon à obtenir une mosaïque équilibrée de zones en
lumière et de zones d'ombre (régénération par endroits choisis) ; gestion globale des intrants et de la ressource en eau à l'échelle du bassin versant.
Mare
protection des mares et de leur alimentation en eau ; curage partiel à prévoir tous les 10 ans environ ; gestion des roselières pionnières à Typha ; gestion raisonnée des boisements rivulaires ; suivi des maçonneries (état de dégradation des jointoiements) ; entretien régulier (après les gros épisodes pluvieux) des amenées d'eau ; en cas de nécessité de destruction d'une mare pour les besoins de l'exploitation agricole ou des équipements et constructions autorisés par le règlement, rechercher la possibilité de créer ou restaurer une mare de surface équivalente.
Roselière et cariçaie pas de drainage, de remblai ou quelque autre action susceptible de modifier l'alimentation hydrique ; pas de fertilisation à proximité immédiate ; entretien par fauche et exportation des matériaux de coupe tous les 5-10 ans ; en cas de nécessité de destruction d'une roselière ou cariçaie pour les besoins de l'exploitation agricole ou des équipements et constructions autorisés par le règlement, rechercher la possibilité de restaurer une surface équivalente en roselière ou cariçaie.
Mégaphorbiaie pas de changement d'affectation (pas de boisement, ni de travaux aratoires) et pas d'intervention culturale (pas d'intrants, ni de semis) ; remplacer la gestion annuelle par broyage, inadaptée (favorise les orties par accumulation de matière organique), par une fauche régulière espacée tous les 3 ou 4 ans, si possible avec exportation des matériaux de coupe ; reconversion des peupleraies après exploitation ; possibilité d'un pâturage léger ; en cas de nécessité de destruction d'une mégaphorbiaie pour les besoins de l'exploitation agricole ou des équipements et constructions autorisés par le règlement, rechercher la possibilité de restaurer une surface équivalente en mégaphorbiaie.
Forêt alluviale Pas de coupe rase ; Pas de drainage ; Pas de plantation monospécifique en peupliers ; Reconstitution de clairières intraforestières destinées à recréer des zones humides non boisées.
La trame bocagère (haies, bosquets et vergers)
Description
Les haies et arbres isolés
Les haies sont essentiellement composées d’arbustes comme les aubépines et les prunelliers, ainsi que quelques grands arbres. Ce sont souvent d’anciennes limites parcellaires qui servent encore parfois de clôture ou pour produire du bois de chauffage. Ces éléments de nature « ordinaire » ou « quotidienne » forment un socle paysager et écologique remarquable. Ces interfaces entre les praires et les forêts permettent aux espèces de se déplacer entre les différents boisements. Les haies situées en bordure de prairies ou sur les talus des chemins ruraux constituent une interface entre les systèmes prairiaux et la trame boisée indispensable pour les déplacements de nombreuses espèces liées à ces trames.
Les prés-vergers En plus de nourrir l’Homme, les vergers sont des refuges pour la biodiversité (insectes, oiseaux). En effet, la chouette Chevêche a besoin de vieux arbres fruitiers dans lesquels elle trouve des cavités indispensables à sa nidification. Sous les arbres fruitiers, l’herbe peut y être fauchée ou pâturée. Cette double utilisation en « pré-verger » convient parfaitement à de nombreuses espèces d'oiseaux qui y trouvent leur nourriture (insectes et fruits) ou leurs abris (sur les branches ou dans les troncs). Ces milieux occupent indifféremment toutes les couches géologiques. Leurs implantations sont plutôt liées aux services qu’ils peuvent rendre à proximité du village (production de fruits, de bois de chauffe, protection contre le ruissellement).
Motif de la protection
L’intérêt des éléments bocagers n’est pas floristique mais plutôt faunistique. En effet, tous ces éléments écopaysagers, en plus de structurer le paysage, constituent le support de vie, les axes de déplacement et/ou de chasse pour beaucoup d’espèces dont certaines hautement patrimoniales (chiroptères notamment). Les nombreuses phases de remembrement agricoles, l’abandon de la coupe du bois de chauffe et de la récolte des pommes ont conduit à la destruction très importante de tous ces éléments écologiques et paysagers. L’absence de moyen de gestion pérenne de ces milieux constitue une des principales problématiques de conservation de ces éléments.
Préconisations de gestion
conservation des haies, arbres et vergers identifiés ; pour les haies, taille d'entretien au lamier de préférence au broyeur ; pour les vergers, maintien de la strate herbacée ; restauration des fruitiers selon les conseils du Parc ; plantations avec des variétés anciennes ; possibilité d'installer des nichoirs à chevêches ; en cas de nécessité de destruction d'un verger ou d’une haie pour les besoins de l'exploitation agricole
ou des équipements et constructions autorisés par le règlement, rechercher la possibilité de restaurer ou créer une surface ou un linéaire équivalent en verger ou haie.
ANNEXE 3 – GUIDE DES BONNES PRATIQUES POUR LE « PETIT PATRIMOINE BÂTI » IDENTIFIÉ AU TITRE DE L’ART. L.151-19 DU CU
Pourquoi identifier le « petit patrimoine bâti » dans le cadre du PLU ?
Parce qu’il comporte un intérêt architectural, historique ou identitaire, le petit patrimoine rural est une richesse à transmettre aux générations futures. Les usages auxquels ils renvoient tendent à se perdre aujourd’hui. Le préserver est nécessaire à la transmission des savoir-faire et des pratiques anciennes, ainsi qu’au maintien de l’identité et à l’attractivité du territoire. Le « petit patrimoine bâti » identifié dans le cadre du PLU de Vermenton au titre de l’art. L.151-19 du CU témoigne du caractère des masses bâties traditionnelles composant la zone UA et bénéficie de tout ou partie des qualités suivantes – ancien bâtiment institutionnel à volumétrie remarquable, maisons de maître et manoirs, façades et murs d’enceinte à l’alignement en pierre de taille et/ou enduits à la chaux, cours communes pavées, menuiseries et huisseries traditionnelles, ornements remarquables, couverture de pays. Le « petit patrimoine bâti » identifié dans le cadre du PLU de Vermenton est également localisé hors des espaces bâtis denses et peut notamment être lié à l’eau (lavoir, pont,…), ou être à caractère religieux (croix, calvaire,…). Son identification contribue à la valorisation de « sites clés » de la commune et nourrit l’attractivité du territoire, tout en répondant aux enjeux d’amélioration du cadre de vie et de continuité entre les parcours des patrimoines.
Quelques principes pour entretenir le « petit patrimoine bâti » identifié
Le « petit patrimoine bâti » identifié relève pour son écrasante majorité de la propriété privée. Il doit bénéficier d’un entretien courant pour prévenir des interventions plus lourdes et onéreuses, en vérifiant chaque année les couvertures et le hors d’eau et en entretenant la végétation environnante. Dans le cas de désordres, il est important de s’attaquer à leur cause avant d’entreprendre les travaux de restauration. Lors de la restauration, la priorité est de respecter et de préserver l’authenticité de l’ouvrage. Toute la difficulté réside dans le remplacement des éléments détériorés, dans la restitution des éléments disparus et dans la remise à l’état originel. La restitution d’éléments manquants ne se justifie que si elle est indispensable à la compréhension de l’ouvrage. Il est important de rendre lisible l’évolution de l’édifice et les interventions contemporaines tout en préservant son identité et celle du site.
Préconisations pour le choix des matériaux de restauration
Comme pour le bâti ancien, privilégier la conservation et le réemploi des matériaux encore en place et l’utilisation de matériaux anciens. Dans le cas de mise en oeuvre de matériaux neufs, ceux-ci devront respecter les gabarits anciens ainsi que leurs couleurs et leur conférer un aspect fini. Le recours au sablage est à proscrire sur les matériaux tendres comme la brique et à utiliser avec retenue sur la pierre de pays afin de ne pas l’altérer. Préférer plutôt un nettoyage à l’eau chaude sous pression. L’épaisseur, la teinte et le traitement des joints participent à l’aspect définitif d’un parement et peuvent changer radicalement la perception d’une maçonnerie. Seul le mortier de chaux est à utiliser, le mortier de ciment est à proscrire. Lorsqu’une charpente présente de graves désordres nécessitant une dépose complète, seuls les bois irrécupérables seront remplacés si possible par des pièces de sections identiques. Il se peut que certaines d’entre elles, encastrées dans les maçonneries, soient dégradées en about. Il est possible, dans ce cas, de les reprendre à l’aide de résine. Cette technique offre une résistance et un aspect similaire aux éléments conservés.
Préconisations pour l’intégration du « petit patrimoine » aux paysages bâtis ou ouverts
L’intégration du « petit patrimoine bâti » se fait à travers le traitement de ses abords. Pour cela, il est important de supprimer tous les éléments pouvant gêner la lisibilité de l’ouvrage, afin de dégager des vues et des perspectives sur l’édifice depuis la voirie (clôtures le long de la voie publique, signalétique, postes EDF, lignes aériennes, espaces de stationnements...). Le mobilier urbain est à éviter, souvent l’édifice se suffit à lui-même. S’il est indispensable, une harmonie avec la construction sera recherchée. En milieu urbanisé, s’agissant du traitement du sol, l’enrobé à la base de l’édifice est à éviter, ainsi que les bordures béton et les pastiches de murets en réemplois de pavages grès. En milieu ouvert, il est important d’assurer la continuité de l’engazonnement ou de la végétation entre le bas-côté de la voirie et les abords de l’ouvrage et d’en assurer une gestion régulière.
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