Article 1. Caractéristiques architecturales des façades et toitures des constructions et des clôtures#
Pour mémoire : il peut être fait application de l’article R.111-27 du code de l’urbanisme cité dans les dispositions générales. Voir « l’orientation de mise en valeur de l’environnement et des paysages » dans les OAP, pour connaître les modalités d’implantation des constructions dans la pente et de traitement des talus.
Réhabilitation du bâti ancien
Les présentes règles concernent les bâtiments anciens témoignages du patrimoine architectural local (corps de ferme, maisons de notables,…)
Les caractéristiques du bâti traditionnel et les grands volumes des anciens bâtiments, notamment agricoles, sont parfois inadaptés à la réhabilitation en logement (peu d’ouvertures dans les granges, hauteur sous toiture élevée,…) et pourraient nécessiter des évolutions importantes. C’est pourquoi, pour satisfaire aux exigences et aux besoins actuels, les travaux de réhabilitation dans le patrimoine ancien peuvent, de manière ponctuelle, avoir recours à des formes d’architecture contemporaines.
De manière générale, les projets de réhabilitation du bâti ancien devront conserver : - le volume général des constructions, - les proportions et la forme des ouvertures existantes (notamment les grandes portes de granges et les ouvertures circulaires lorsqu’il y en a), - les matériaux d’origine et leur proportion.
Lorsque cela est nécessaire, la création de nouvelles ouvertures doit se faire en priorité dans les parties non maçonnées des bâtiments, dans les autres cas, il s’agira d’une réponse ponctuelle. De manière générale l’harmonie avec les ouvertures existantes devra être préservée.
Exemples de réhabilitations recherchés pour la transformation du bâti ancien dans le respect de l’architecture traditionnelle :
Dans un souci de performance énergétique et pour limiter les vues vers l’intérieur de la construction, le bardage bois ajouré devant le vitrage est une solution adaptée qui permet d’éviter la surchauffe en été tout en bénéficiant du rayonnement solaire en hiver.
Voir ci-contre un exemple de façade vitrée avec bardage horizontal à claire-voie.
Règlement
Dans le cas de réaménagements de grands volumes en grange, seules les ouvertures de toit de type fenêtre (dessin) de toit sont autorisées, à condition d’être limitées en nombre et en taille (sauf justification architecturale). Lorsque ce n’est pas suffisant, la création de lucarnes reste cependant possible à condition que la réponse architecturale soit simple. De manière générale, la création de volumes épurés et uniques sera préférée à la multiplication d’éléments de formes trop stéréotypées. Nota : la multiplication de petites lucarnes est une réponse qui apporte peu de lumière et qui est peu qualitative pour les espaces de vie à l’intérieur.
Lors de la rénovation des façades, les éléments de modénatures existants ainsi que les éléments peints devront de préférence être conservés (voir ci-dessous exemples à conserver).
Bâti ancien et constructions neuves (non agricoles)
Aspect des façades
Les constructions d’aspect rondin, madrier et d’aspect régional non local sont interdites.
Les matériaux prévus pour être enduits ou recouverts d’un parement devront l’être. Les couleurs des façades seront dans des teintes pâles et douces. Les teintes trop claires, trop foncées, trop saturées en couleur et les gris neutres sont à éviter.
Les teintes agressives sont interdites sur des grandes surfaces, ainsi que pour les huisseries.
Les bardages, boiseries et éléments de charpente apparents seront d’aspect bois naturel dont la couleur définitive sera foncée ou naturellement grisée pour les bois non traités (ex : mélèze, douglas, …). De manière générale, il est préconisé d’utiliser des essences de bois locales. Les lasures d’aspect orange ou blanchi sont interdites.
Menuiseries (balcons, volets, fenêtres, portes, y c. de garage) : les couleurs aluminium et bois orangé sont interdites.
Aspect des toitures
La toiture sera à deux pans de préférence, de pente égale. Dans ce cas, les débords de toit sont obligatoires (sauf en cas de mitoyenneté, lors de l’adossement à une façade) et la pente sera comprise entre 50 et 60% pour les constructions de plus de 20 m² d’emprise au sol.
Les toitures à un pan ne sont autorisées que pour les constructions d’emprise au sol inférieure ou égale à 20 m² ou si elles participent à l’équilibre général de la construction ; dans ce cas, leur pente sera de 25% au maximum.
Les constructions principales avec toitures plates sont autorisées uniquement si elles sont végétalisées et ont pour objectif d’améliorer la performance environnementale de la construction (performance énergétique, rétention d’eau de pluie,…) ou bien si la toiture plate participe à l’équilibre architectural du projet.
Appentis (c’est-à-dire accolé) de la construction principale : - en façade latérale : pente identique à celle de la construction principale ou toit plat - en façade pignon : 2 pans, de pente identique à celle de la construction principale, ou toit plat.
La forme des toitures des constructions d’emprise au sol inférieure à 20 m² n’est pas réglementée, à l’exception de la teinte (cf. ci-dessous).
De manière générale, il est préconisé d’utiliser des matériaux de couverture traditionnels tels que l’ardoise et la tuile mécanique en terre cuite (voir exemples ci-dessous). Dans tous les cas, la couleur de la couverture sera choisie dans la gamme des gris proches de l’ardoise naturelle ou dans la gamme des bruns. Une exception est admise pour les ouvertures de toit, les structures transparentes et les panneaux liés aux énergies solaires.
Aspect des clôtures
La hauteur des clôtures est limitée à 1,80 m au maximum, y compris, le cas échéant, un muret de 0,60 m au maximum. Les murs pleins d’aspect maçonné de plus de 0,60 m sont interdits. Les éléments souples seront évités. Les clôtures seront ajourées et perméables à la vue.
Constructions agricoles, en secteurs Am (constructions autres que les serres) et Ab :
Aspect des façades
Afin d’améliorer l’insertion des futures constructions dans le paysage, des couleurs sombres et naturelles seront préférées pour les façades.
Les bardages seront d’aspect et couleur bois.
Aspect des toitures
Dans un souci d’harmonie, les toitures des bâtiments seront à deux pans. Les toitures seront mates de teinte gris ardoise. Une exception est admise pour les ouvertures de toit, les structures transparentes et les panneaux liés aux énergies solaires.
Les toitures à un pan ne sont autorisées qu’en extension d’une construction principale, sur la façade latérale uniquement et avec la même pente que celle de la construction à laquelle elles s’adossent.
Les toitures plates, qui n’appartiennent pas à l’architecture locale et pourraient contrarier sur d’imposants volumes, sont interdites.
Les constructions de type « tunnel » devront être évitées au maximum en raison de l’impact négatif qu’elles peuvent avoir dans le paysage. Le cas échéant, sous réserve de l’incapacité technique ou économique de faire autrement, les tunnels devront être de couleur gris foncé ou dans des teintes naturelles foncées choisies dans le nuancier ci-dessous. Le vert est à éviter.
La pose de panneaux solaires est préconisée étant donné que les bâtiments agricoles ont souvent une importante surface de toiture.
Insertion paysagère des équipements techniques
La conception et la mise en œuvre des équipements techniques liés aux énergies renouvelables (capteurs solaires, photovoltaïques, serres passives, …) ou autres (ex. climatiseurs, paraboles,…) nécessitent un soin particulier. Ces équipements doivent être considérés comme des éléments de composition architecturale. Leur implantation doit être étudiée précisément pour obtenir une qualité esthétique satisfaisante, tout en conservant une bonne efficacité énergétique pour ceux le nécessitant. L’alinéa précédent ne s’applique pas aux équipements techniques et fonctionnels (type silos,…) des constructions agricoles.
Pour le bâti ancien, ces équipements, entre autres les capteurs solaires, ne devront pas apparaître comme des éléments rapportés ou en contradiction avec l’harmonie générale du bâti et plus particulièrement des toitures. Si possible, ils feront l’objet d’un traitement esthétique pour en réduire l’incidence paysagère et architecturale (ex. habillage). Il sera recherché, si possible, une implantation non perceptible depuis l’espace public (par exemple toiture ne donnant pas sur la rue principale, équipement masqué par le bâti ou des masses végétales proches, capteurs posés au sol, etc.).
Article 2. Patrimoine bâti et paysager à protéger#
Les travaux effectués sur les bâtiments et éléments patrimoniaux identifiés au plan de zonage par un indice « P » en application de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme devront avoir pour objectif la conservation du bâtiment, sa mise en valeur et/ou être sans incidence sur les éléments patrimoniaux remarquables de la bâtisse. La proportion des matériaux, des ouvertures,… sera, dans la mesure du possible, conservée.
Lors de la réhabilitation, les ouvertures en façade et en toiture, si elles sont modifiées, le seront en harmonie avec l’existant. La proportion des matériaux des façades sera conservée.
Les murs d’enceinte du village identifiés au plan de zonage et les murets existants le long de routes ou des espaces publics seront conservés dans la mesure du possible (ex. de suppression partielle possible : création de l’accès d’une parcelle). Le cas échéant, ils seront restaurés selon les techniques traditionnelles. Voir illustrations ci-dessous.
Les cheminements piétons identifiés au plan de zonage seront maintenus ou remis en état et valorisés, pour assurer des possibilités de déplacement doux sur la commune.
Article 3. Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales#
Les productions minimales d’énergie renouvelable pour toutes les nouvelles constructions seront les suivantes : - 20 kWhep/m²/an pour les logements. - 40 kWhep/m²/an pour les activités tertiaires et commerciales et les équipements publics.
Pour toute nouvelle construction à destination de logement, activité tertiaire et commerciale, au minimum 50% des consommations pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire sera assurée par des énergies renouvelables. Cette part est portée à 70 % minimum en cas de raccordement à un réseau de chaleur (sauf impossibilité avérée). Pour les activités commerciales, seront également intégrées les consommations en matière de refroidissement.
Ces deux objectifs de performance énergétique pourront être : - nuancés à condition qu’il soit démontré par une analyse que les contraintes techniques ne permettent pas d’atteindre cet objectif, - appréciés à l’échelle d’un secteur de projet (zone AU et dans le cadre d’une opération d’aménagement d’ensemble).
Dans le cadre de la rénovation ou de la construction de bâtiments sous maîtrise d’ouvrage publique, la mise en place de systèmes de production d’énergies renouvelables et de récupération sera étudiée systématiquement.