UA2-3-1 Hauteur et gabarit des constructions#
En UA2#
Hauteur
La hauteur des constructions est fixée par les minimum et maximum ci-contre. Toutefois, la construction projetée ne doit pas excéder de plus d’un niveau la construction principale sur le terrain adjacent (si le projet est bordé de 2 constructions sur des terrains adjacents, la plus basse fait référence).
Minimum /
Maximum Hauteur maximum de 14,00 m
Dispositions particulières#
- Pour les petits volumes, la hauteur maximale est de 4,00 m hors tout
- Une altitude minimale de 4,50 m est imposée pour les balcons et saillies de façade, pour un bâtiment édifié à l’alignement sur rue 63
- Pour les constructions agricoles existantes, en cas d’aménagement et d’extension, la hauteur actuelle sera maintenue.
- Pour les constructions existantes dont la hauteur est supérieure au maximum autorisé, il est possible de rénover ce bâti avec une hauteur équivalente à l’existant.
Adaptation au relief du terrain et aux constructions existantes : Dans le cas d’un terrain présentant une pente supérieure à 10 % (mesurée entre l’emprise publique et le point de la construction le plus éloigné de celui-ci), la hauteur maximale est augmentée de 1,5 m au point le plus bas du terrain naturel ou à la côte de référence règlementaire.
UA2-3-2 IMPLANTATION IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX EMPRISES ET AUX VOIES PUBLIQUES ACTUELLES OU EN PROJET :
Sauf prescriptions spécifiques inscrites dans l’OAP : Cas n°1 : Lorsqu’un alignement est identifié aux documents graphiques, les constructions nouvelles (y compris les garages) ou reconstructions s’implanteront dans une bande d’implantation de 0 à 1,40 m à partir de cet alignement. Ce recul pourra être utilisé pour réaliser les aménagements nécessaires à la mise aux normes PMR des bâtiments. Cas n°2 : Dans les secteurs en ordre continu des secteurs patrimoniaux des centres villages au titre du L15119 du code de l’urbanisme, les constructions nouvelles (y compris les garages) ou reconstructions doivent être implantées dans le même alignement que les constructions édifiées sur les terrains limitrophes. Si l’implantation des constructions est trop hétérogène et qu’un alignement de 3 constructions minimum inscrit de part et d’autre du tènement de projet n’est pas identifiable, application du cas n°3. Cas n°3 : En l’absence d’alignement définis aux documents graphiques, la façade avant (face à la voie publique) au moins, des constructions ou installations doit être implantée dans une bande de 4,00 à 8,00 mètres à compter de l’emprise des voies publiques.
Illustration à valeur contractuelle
Les petits volumes, les terrasses surélevées de plus de 60cm et piscines doivent s’implanter avec un recul minimum de 3m, margelles et plages comprises.
Dans le cas de l’extension d’une construction existante située dans la marge de recul (de 0 à 4 m), la façade de l’extension ne devra pas excéder 6 m de long dans cette marge de recul. Cette extension ne peut pas s’implanter plus proche de l’emprise publique que la façade existante.
Une altitude minimale de 4,50 m est imposée pour les balcons et saillies de façade, pour un bâtiment édifié à l’alignement sur rue.
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SÉPARATIVES :
Cas n°1 : Dans les secteurs où l’ordre continu est la règle toute construction ou installation doit s’implanter sur au moins une limite séparative latérale.
Illustration à valeur contractuelle
Cas n°2 : Dans les autres cas, l’implantation des constructions et des petits volumes est libre, toutefois la hauteur des constructions implantées dans une bande de 0 à 4,00 mètres à compter de la limite séparative ne peut excéder 4,00m.
UA2-4 Caractéristiques urbaines, environnementales et paysagères#
ARCHITECTURALES,
La communauté d’agglomération a mis en place une consultance architecturale destinée à conseiller toute personne qui entreprend de construire, restaurer ou aménager un bâtiment. Cette mission s’exerce le plus en amont possible, de façon préventive au stade de l’intention de faire, du choix du terrain, de l’interrogation sur le PLUi, etc … Elle permet de conseiller utilement le pétitionnaire pour contribuer à une bonne intégration de la construction ou de l’aménagement dans le paysage, en conformité avec les règles décrites dans le présent document.
Les dispositions ci-dessous ne s’appliquent pas aux ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt général, ni aux éléments techniques des constructions autorisées (tels que cheminées, locaux d’ascenseur, dispositifs nécessaires à l’utilisation des énergies renouvelables tels que les capteurs d’énergie solaire, les éoliennes…)
L’ensemble de ces dispositions ne s’appliquent pas aux vérandas, pergolas, carport, couvertures des piscines, et petits volumes de moins de 12m² d’emprise au sol et de hauteur inférieure à 3.50 m au plus haut de la construction mesurée à partir du terrain naturel avant travaux.
Compte tenu des contraintes techniques, les règles citées ci-dessous ne s'appliquent pas aux bâtiments agricoles.
UA2-4.1 Intégration dans le milieu environnant#
Conformément aux articles R.111-27 et suivants du Code de l'Urbanisme, les divers modes d’occupation et utilisation du sol ne doivent pas par leur aspect extérieur porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, des sites et des paysages naturels ou urbains.
UA2-4.2 Mouvements de sols#
Pour les terrains en pente, les constructions respecteront la topographie du site d’implantation. Le terrain naturel ne sera pas remodelé par des plateformes. La construction sera adaptée à la pente et non l’inverse. La pente est un élément paysager omniprésent et doit à ce titre être intégrée dès la conception du projet, notamment au niveau des accès. La construction dans une pente impose toujours un terrassement, mais celui-ci sera plus ou moins important suivant l’attitude choisie. Il existe trois grands types d’implantation adapté à la Chautagne :
- En surplomb, décollé du sol en porte-à-faux ou perché sur des pilotis
- En cascade, avec succession de niveaux ou de demi-niveaux suivant le degré d’inclinaison
- Encastré, voire semi-enterré
Exemple : Extrait plaquette information du CAUE
Les murs de soutènement, enrochements sont interdits sauf dans les terrains en pente où ils sont limités à 1.50m de haut. Les enrochements seront obligatoirement végétalisés. La profondeur des déblais et la hauteur des remblais ne doivent pas excéder 1,50m. Ces dispositions ne s’appliquent pas pour les accès. Les mouvements de terre situés dans la marge d'isolement, sont limités à + ou – 1.00 m par rapport au terrain naturel en pente régulière, pour arriver au niveau naturel en limite séparative. L’ensemble de ces dispositions ne s’appliquent pas à la voie de desserte de la construction.
UA2-4.3 Clôtures#
Il est préférable de ne pas clore. Elles peuvent être composées par des haies végétales, murs, murets et dispositifs à claire voie, bien que la végétalisation soit à privilégier. Les clôtures doivent être constituées soit de :
- Haies végétalisées d’essences locales et variées.
- D’un mur-bahut de 0,50 mètre surmonté de grilles, barreaudages ou palissade à claire-voie. La hauteur globale de la clôture doit être inférieure ou égale à 1,60 mètres.
- De grilles, grillages ou tout autre dispositif à claire voie. La hauteur globale de la clôture doit être inférieure ou égale à 1,60 mètres.
UA2-4.4 ASPECT DES FACADES DISPOSITIONS COMMUNES :
L’expression d’une architecture contemporaine est autorisée ; le projet architectural mis en œuvre dans un esprit d’expérimentation et d’innovation doit tenir compte des qualités du tissu et de la morphologie bâties (trame viaire et gabarits) dans lesquels il s’insère. Volumétrie : Les volumes simples seront privilégiés. Les extensions ponctuelles de toiture sont interdites. Les surélévations de bâti devront s’accrocher obligatoirement à une ou plusieurs extrémités du volume bâti.
Enduits et teintes des façades Les façades comme les toitures doivent montrer une unité de traitement (aspect, couleurs et matériaux), en minimisant l’emploi d’une multiplicité de matériaux et de couleurs (limitation à 2 ou 3 teintes différentes par construction hors menuiserie). Doivent être recouverts d'un enduit ou d’un bardage, tous les matériaux qui par leur nature et par l'usage de la région, sont destinés à l'être, tels que le béton grossier, les briques, les parpaings agglomérés, etc. La pierre apparente en assemblage à « pierre sèche ou à pierre vue » est autorisée. Le choix de l’aspect et des teintes employées en façade doit s’harmoniser avec les enduits et couleurs des constructions alentours. Le pétitionnaire pourra se référer pour information au cahier d’ambiance en annexe du rapport de présentation. Les couleurs de l'ensemble des éléments qui composent le bâtiment devront s'harmoniser. La couleur « blanc pur », les couleurs primaires sont interdites. Les façades végétalisées sont admises.
Les constructions d’aspect madriers avec assemblage d’angle en queue d’aronde sont interdites hors petit volume< 12m²). Les constructions d’aspect rondins sont interdites.
Traitement des petits volumes : Pour les petits volumes inférieurs à 12 m² d’emprise au sol : aspect libre. Pour les petits volumes entre 12 et 20 m² : aspect en harmonie avec le bâtiment principal.
Menuiseries et huisseries extérieures Les teintes seront uniformisées sur une même façade. Les caissons de volets roulants seront non saillants en façade.
UA2-4.5 Ouvertures et percements#
Évolution du bâti existant : Dans le bâti ancien on conservera au maximum les dimensions et les proportions des ouvertures existantes. Les ouvertures en toitures doivent être intégrées de façon harmonieuse.
Illustration à valeur non contractuelle
UA2-4.6 Aspect des toitures#
Pentes Les toitures avec des pentes doivent être composées au minimum de deux pans. . L’inclinaison des pentes de toit ne peut être inférieure à 40%. Les croupes ou pans coupés devront avoir la même pente que la toiture principale. Les toitures courbes sont autorisées. Les toitures à un pan ne sont autorisées que dans le cas des petits volumes et lorsque le terrain présente une pente supérieure à 10 %. L’inclinaison de la pente de toit ne peut être supérieure à 10%. Pour les toitures existantes dont les pans de toit sont inférieurs, les caractéristiques des toitures peuvent être maintenues. La pente des toitures des petits volumes est libre. 68
Toitures plates : Les toitures plates seront obligatoirement végétalisées. Ces dispositions ne s’appliquent pas pour les toitures plates qui constituent un espace prolongeant horizontalement des locaux à usage d’habitation ou dans lesquels il s’exerce une activité (usage de toit terrasse accessible). Aspect de la couverture En cas de restauration, les matériaux employés sont adaptés à la pente et présentent un aspect en harmonie avec les matériaux existants Hors toiture végétalisée et toiture terrasse/plate, seules sont autorisées des couvertures mates en petits éléments plats présentant un aspect « tuile plate » « tuile écailles » ou « tuile mécanique » dans les tons gris ardoise, brun, rouge ou rouge vieilli, ou selon la dominante locale de couleur. Les tuiles canal et toutes toitures d’aspect ondulé sont proscrites. Les toitures en plaques ondulées et les toitures en feuilles (bardeau bitumineux) sont interdites.
Illustration à valeur contractuelle
Les débords de toiture : ils sont obligatoires dans la mesure où elles préexistent ou participent à une cohérence d’ensemble. Les toitures à pentes (hors architecture spécifique et petit volume isolé) doivent avoir un débord minimal de 0,8 m en façade et en pignon (sauf en limite de propriété). Les brises soleil ne sont pas concernées par ce dimensionnement des débords.
UA2-4.7 Chanaz : secteur de site patrimonial remarquable#
Le centre-bourg de Chanaz est concerné par un périmètre SPR : Site Patrimonial Remarquable (anciennement AVAP : Aire de Mise en Valeur Valorisation du Patrimoine).
Le règlement de ce périmètre SPR et tout le dossier ont été mis en annexe au PLU. Le SPR concerne les zones UA2 et UB2.
Le présent règlement renvoie ainsi au règlement spécifique du SPR concernant les prescriptions.
UA2-4.8 ELÉMENTS TECHNIQUES ET DISPOSITIFS LIÉS AUX NOUVELLES TECHNOLOGIES ET À L’EXPLOITATION DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les éléments techniques de type coffret de comptage énergie doivent être de préférence intégrés aux clôtures dans le cas d’une présence de clôture.
Les gardes corps auront des éléments verticaux ou horizontaux et seront d'aspect bois, d’aspect aluminium ou d'aspect métallique. Pour les vérandas et les piscines, l’aspect verre est autorisé.
Les capteurs solaires, les éoliennes domestiques, les antennes paraboliques et autres dispositifs similaires doivent être implantés le plus discrètement possible et localisés de la manière la plus harmonieuse possible. Leurs styles et leurs couleurs doivent être choisis pour s’intégrer au mieux dans leur contexte.
L'implantation des antennes-relais de téléphonie mobile, de leurs accessoires d'exploitation et de maintenance et de leurs équipements techniques doit être assurée en recherchant la meilleure intégration possible au regard de l’architecture du bâtiment et des vues depuis l’espace public.
Les édicules et gaines sont interdits en saillie des façades donnant sur l’espace public.
Les containers à déchets et les citernes de récupération des eaux pluviales, les aires de compostage, de stockage à l’air libre de toute nature ne doivent pas être directement perceptibles depuis l’espace public. Ils doivent être masqués par un élément construit ou paysager, ou intégrés dans des petits locaux adaptés et intégrés au cadre bâti environnant.
Les boîtiers et coffrets de toute nature (boîtes aux lettres, Telecom, EDF …) doivent être intégrés dans les façades ou les murs de clôtures, en limite du domaine public. Le cas échéant, un muret dont les caractéristiques sont identiques aux murs de clôtures doit être édifié pour les accueillir. Leur localisation doit être choisie de manière à limiter, au maximum, l’incidence sur le caractère des constructions
Les installations de pompes à chaleur et climatiseurs devront présenter des dispositifs permettant de limiter les nuisances sonores. Ces installations ne doivent pas être visibles du domaine public ou, en cas d’impossibilité, ils devront être masqués par un dispositif permettant d’intégrer le dispositif à l’architecture.
Dérogations dans le cadre des isolations thermiques par l’extérieures :
- le survol et l’occupation du domaine public est autorisé jusqu’à 30cm.
- La dérogation aux règles de gabarit, d’alignements et de distance aux limites de30 cm pour les murs et 40 cm pour les toitures est autorisée.
Performance énergétique
Les constructions neuves et réhabilitations devront disposer de dispositifs de production d’énergie renouvelables couvrant au moins 50 % de la consommation annuelle d’énergie du bâtiment pour ses besoins de chauffage, de ventilation, de rafraîchissement d’air, d’eau chaude sanitaire, d’éclairage et de fonctionnement des appareils auxiliaires, sauf impossibilité technique justifiée par une étude. Ce taux sera porté à 50% à compter d’un délai de 5 ans à la date d’approbation du PLUi.
Les panneaux solaires (thermiques et photovoltaïques) sont autorisés et doivent uniquement : - Être situés en toiture ; - Suivre la même pente que le toit ; - en toiture terrasse, de ne pas dépasser l’acrotère. - S’intégrer dans la composition d’ensemble de l’architecture ; - Être regroupés sous une forme simple, pouvant recouvrir l’ensemble du pan de toiture ;
L’ensemble devra être de finition uniforme, mate, sans reflets brillants sous le soleil. Les dispositions relatives aux matériaux de toiture peuvent être dérogées dans le cas de dispositifs visant des économies d’énergie (consommation et déperdition) et à condition de préserver les caractères patrimoniaux du site environnant et de la construction.
UA2-4.9 Travaux sur les constructions existantes#
Les menuiseries doivent être choisies en cohérence avec les menuiseries existantes (couleur, proportions, aspect extérieur).
Traitement des ouvertures de grande dimension dans le cadre des réhabilitations#
Les grandes ouvertures (exemple granges) du bâti traditionnel ne seront pas murées. On ne créera pas non plus de fenêtre par murage partiel. On utilisera de préférence des fermetures vitrées (impostes et ouvrants vitrés). L’ouverture de la porte représente un « vide » important, qui associée au mur (« plein ») compose la façade. Il est important que ces éléments conservent leur identité. Le vide devra rester d’aspect plus « fragile » : verre, bois.
Par exemple :
Illustration de fermetures vitrées de porte de grange à privilégier
Prise en compte du patrimoine local identifié au titre des articles L15119 du code de l’urbanisme#
Certains éléments bâtis et végétaux sont protégés au titre à l’articles L.151-19 du code de l’urbanisme et font l’objet, à ce titre, de règles de protection supplémentaires. Le permis de démolir est instauré pour toutes les constructions identifiées au titre du L151-19 du CU.
En cas d’intervention sur le bâti ancien, les travaux doivent tendre à une sauvegarde et mise en valeur des éléments d’intérêt architectural existants (détails architecturaux, mise en œuvre traditionnelle, couverture caractéristique, ...).
Les détails architecturaux caractéristiques et témoignant de l’histoire des édifices seront préservés : décors de toiture et de façade (notamment les encadrements et pierres d’angle saillantes ou dessinées, les génoises), autres éléments de décors (décors de façades, charpente typique, etc.) ….
Sur le territoire du PLUi des secteurs ont été identifiés à ce titre. Ils concernent :
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