• Par rapport aux voies et emprises publiques :
Les nouvelles constructions devront être implantées avec un retrait :
-
d'au moins 15 mètres le long des routes départementales,
-
d’au moins 10 mètres le long des voies et emprises publiques dès lors que l’accès au terrain
se fait sur cette voie
-
d’au moins 5 mètres dans les autres cas.
Pour les bâtiments existants dont l’implantation est différente du recul prescrit ci-dessus, une extension est autorisée dans la continuité du bâtiment existant.
Pour les constructions et installations liées ou nécessaires au fonctionnement des équipements d'infrastructure de voirie et de réseaux divers (transformateur, pylône, réservoir d’eau potable, poste de détente de gaz, bassin de retenue, station d’épuration, etc.), l’implantation se fera à l’alignement de la voie ou en retrait de l’alignement.
• Par rapport aux limites séparatives :
-
Les constructions à usage d’activité agricole doivent être implantées avec une marge
minimale de 5 m par rapport aux limites séparatives pour l'entretien des bâtiments et son insertion
au site par un traitement paysager.
-
Ces dispositions ne s’appliquent pas pour les équipements publics ou d’intérêt collectif
(constructions, ouvrages, installations) si des contraintes techniques ou fonctionnelles le justifient.
Pour les constructions et installations liées ou nécessaires au fonctionnement des équipements d'infrastructure de voirie et de réseaux divers (transformateur, pylône, réservoir d’eau potable, poste de détente de gaz, bassin de retenue, station d’épuration, etc.), l’implantation se fera en limites séparatives ou en retrait des limites.
Règlement zone A
• Par rapport aux voies et emprises publiques :
Les constructions et installations de plus de 20 m2 d’emprise au sol devront être implantées avec un recul minimum de 5 mètres par rapport à l'emprise des voies publiques. Cette distance est portée à 15 mètres de l'emprise des Routes Départementales.
Dans le secteur Na uniquement, le recul est porté à 10 mètres de la RD23 (Route d’Ansauvillers).
Pour les bâtiments existants dont l’implantation est différente du recul prescrit ci-dessus, une extension est autorisée dans la continuité du bâtiment existant.
Pour la reconstruction en cas de sinistre à égalité de surface de plancher hors œuvre nette, et pour les constructions et installations liées ou nécessaires au fonctionnement des équipements d'infrastructure de voirie et de réseaux divers (transformateur, pylône, réservoir d’eau potable, poste de détente de gaz, bassin de retenue, station d’épuration, etc.), l’implantation se fera à l’alignement de la voie ou en retrait de l’alignement.
Règlement – Zone N
• Par rapport aux limites séparatives :
Les constructions doivent être implantées avec une marge minimale de 5 mètres par rapport aux limites séparatives. Cette disposition ne s'applique pas dans le cas d'extension de construction existante, ni dans le secteur Na.
Pour la reconstruction en cas de sinistre à égalité de surface de plancher hors œuvre nette, et pour les constructions et installations liées ou nécessaires au fonctionnement des équipements d'infrastructure de voirie et de réseaux divers (transformateur, pylône, réservoir d’eau potable, poste de détente de gaz, bassin de retenue, station d’épuration, etc.), l’implantation se fera en limites séparatives ou en retrait des limites.
Elle est entendue comme la distance observée entre tous points du bâtiment et les limites du terrain (limites latérales et fond de parcelle) sur lequel le bâtiment s'implante.
INSTALLATIONS CLASSEES
Un établissement industriel ou agricole, une carrière, etc..., entrent dans la catégorie des installations classées pour la protection de l’environnement quand ils peuvent être la cause de dangers ou d’inconvénients notamment pour :
•
la commodité du voisinage,
•
la sécurité,
•
la salubrité,
•
la santé publique,
•
l’agriculture,
•
la protection de la nature et de l’environnement,
•
la conservation des sites et des monuments.
Dans un esprit de prévention, une réglementation stricte a été élaborée soumettant l’ouverture de telles installations à un régime d’autorisation préalable ou de simple déclaration selon le degré de gravité des nuisances dont elles peuvent être la cause : bruit, odeurs, fumées, altération de la qualité des eaux, poussières, dangers d’explosion ou d’incendie, etc...
LARGEUR D'UN TERRAIN La largeur du terrain est la distance comptée entre deux points situés sur chacune des
limites séparatives latérales du terrain ; cette distance est parallèle à la voie qui dessert le terrain et est comptée à l'endroit où l'implantation du bâtiment est envisagé en cas de construction.
LOTISSEMENT (Se reporter à l’Article L.315-1 et suivants et à l’Article R.315-1 et suivants du Code de
l’urbanisme).
C’est la division d’une propriété foncière en vue de l’implantation de bâtiments qui a pour objet ou qui, sur une période de moins de dix ans, a eu pour objet de porter à plus de deux le nombre de terrains issus de la propriété. N’est pas considérée comme lotissement la division résultant d’un partage successoral lorsque le nombre de terrains issus de la propriété concernée, n’excède pas quatre.
La création d’un lotissement est considérée comme une opération d’aménagement et est subordonnée à une autorisation préalable.
Lorsqu’un PLU a été approuvé, les règles d’urbanisme contenues dans les documents approuvés d’un lotissement cessent de s’appliquer au terme de dix années à compter de la délivrance de l’autorisation de lotir. Les règles de PLU s’appliquent alors.
Toutefois, lorsqu’une majorité de colotis, calculée comme il est dit à l’article L.315-3 du Code de l’urbanisme, a demandé le maintien de ces règles, elles ne cessent de s’appliquer qu’après décision expresse de l’autorité compétente prise après enquête publique.
OPERATION GROUPEE
Opération comportant plusieurs constructions faisant l’objet d’un seul permis de construire.
Exemple de cas problématiques
L’installation de terrains de sport en milieu rural pose plusieurs questions :
-L’implantation en coeur de bourg ou en périphérie peut poser des problèmes d’intégration et l’équipement peut induire une “pollution visuelle” du centre ancien ou au contraire du paysage du plateau.
-L’échelle de l’équipement est à choisir avec attention : lorsqu’il y a disproportion entre les besoins réels des habitants et l’équipement construit, cela peut conduire à un abandon du site, qui se dégrade et perturbe l’image du village.
Il faut aussi tenir compte des fonctions annexes de desserte ou stationnement : la nécessité d’accueillir ponctuellement un nombre important de véhicules ne signifie pas forcément l’obligation (financièrement lourde) de créer une aire imperméabilisée démesurée.
Enfin, le type d’équipement suppose aussi une diversité dans le traitement architectural : on ne travaille pas de la même manière sur un stade intercommunal, une plaine de jeux de village, un vestiaire, une salle de danse ou un gymnase multisport. Le choix des matériaux de construction et de ses abords doit être pensé en harmonie avec le site environnant.
Description 1. Bâtiment d’équipement sportif qui est détaché du village (on aperçoit le début du bourg à droite de la photo). 2. Terrain de tennis en enrobé, cerné d’une pelouse surdimensionnée, clôturé de grillage avec poteaux béton, partiellement doublé de thuyas. Ces vues rassemblent la plupart des écueils à éviter dans le cadre d’une installation de terrain sportif. Notons un point positif dans la position du tennis en fond de vallée (donc invisible depuis le plateau).
1. Constat 1. L’implantation en dehors du village de grands terrains sportifs et des bâtiments qui les accompagnent nécessite de penser à leur intégration. Ici une position du bâtiment proche de la route et des maisons aurait été meilleure (et moins coûteuse en linéaire de réseaux).
2. La clôture en grillage et thuyas accentue la rupture d’espace au lieu de favoriser l’intégration de l’équipement dans le paysage. Les matériaux utilisés sont laissés à l’état brut : poteau béton, grillage, aluminium, plastique blanc. Le regard perçoit une concentration de structures (poteau métallique du lampadaire, poteaux du grillage, cabanon blanc, poteau EDF, 2. compteur EDF, barrières amovibles de sécurité) qui dénotent une absence de réflexion globale ou de concertation. On ne voit plus le soin apporté au local technique, crépi et couvert de tuiles plates, et le ton blanc qui tranche sur le paysage contribue à l’image confuse créée.
Effet La dispersion des éléments ainsi que l’hétérogénéité des matériaux utilisés conduisent à la création d’un espace certes fonctionnel, mais avec un impact visuel négatif sur le paysage environnant.
Risque de nuisance Le principal risque de nuisance est d’ordre esthétique : en propageant des équipements de ce type, l’identité paysagère du Plateau Picard peut se trouver altérée et surtout banalisée.
Site et Concept
Sont concernés : Les équipements sportifs dont l’intégration peut être améliorée en termes de plantations, clôtures, couleur de bâtiment et/ou, dont les abords, le stationnement... sont à revoir.
N° 7 : Terrains de sport
Le schéma directeur du Plateau Picard propose le concept de ville éclatée pour le territoire. Cette option implique l’intercommunalité en matière d’équipements sportifs de grande échelle : piscine, terrain de football aux normes, salles de sports, …
Chaque village a néanmoins une population jeune et se pose la question de savoir comment lui procurer un espace public de jeu et de rencontre sportive.
? Quand il n’y a pas nécessité absolue de créer un équipement “en dur”, le principe de la plaine de jeux en gazon est à
favoriser.
? L’intégration de l’équipement en se fondant sur un cordon végétal et/ou sur des éléments maçonnés existants est
vivement recommandée.
? Dans la mesure du possible, il faut essayer de conserver des éléments existants et les réutiliser. Choisir par exemple
d’implanter un terrain de tennis derrière une haie brise vent existante afin de masquer les hauts grillages indispensables au jeu.
? Choisir aussi des matériaux dont les couleurs se fondent dans le paysage. Sont recommandés : la pelouse, le stabilisé,
l’enrobé de couleur adaptée, éventuellement une grave.
1. Pronleroy
Description
1. & 2. Deux cas d’implantation de terrain de sport de dimension très différentes mais avec un même principe d’intégration des éléments existants : le muret de brique - ancienne limite d’une mare - a été conservé et crée un détail utile pour s’asseoir ou s’accouder par exemple. Esthétiquement il permet de conserver une ligne préexistante du site. Il délimite l’espace sans pour autant cacher la vue.
2. A Brunvillers, le terrain de volley/basket est simplement et efficacement intégré en espace public, à côté de l’église qui se situe hors champ, à droite de la photo.
3. Terrain de tennis dans une zone naturelle : le type particulier de couleur verte du cours appartient aux nuances des couleurs du paysage...
Constat
Dans les trois cas on ressent un souci d’intégration de l’équipement sportif dans le village.
2. Brunvillers
Effet
Esthétique et fonctionnalité peuvent marcher de paire et ce type de mise en oeuvre en témoigne. Cela peut avoir un effet exemplaire pour d’autre créations.
3. Valescourt
Avantages
Un tel aménagement n’est pas plus onéreux et permet de conserver et de valoriser le petit patrimoine sans pour autant le figer de manière muséographique.
L’utilisation du support en herbe est beaucoup plus économique que le support synthétique. Il demande un peu plus d’entretien que le support en enrobé.
Site et Concept
Où s'adresser ? Etude préalable CAUE ou bureau d'étude privé. Conception : bureau d’étude paysage, urbanisme, architecture. Travaux : entreprise d‘espaces verts spécialisée dans les aménagements sportifs. À lire : “Equipements sportifs et socio-éducatifs” Le Moniteur Hors-Série 1992.
N° 8 : Parcours sportif
Enjeu Comment construire, gérer et signaler un parcours sportif ?
Il n'a pas été repéré de cas réellement problématique en matière de parcours sportif sur le Plateau Picard. Néanmoins on ne saurait qu'encourager leur mise en œuvre.
L'intérêt du parcours sportif et de découverte est d'associer une notion de cheminement à celle de sport. Il est intéressant de s'appuyer sur des chemins existants, en évitant bien sûr les chemins d'exploitation agricole pour éviter le conflit d'usage.
Choisir un site plutôt ombragé, dans un bois par exemple, ou en limite de rivière lorsqu'elle existe.
La création du parcours sportif peut aussi devenir un moyen de revaloriser d'anciens chemins abandonnés ou de créer une animation sur le traditionnel "tour de ville".
Le parcours sportif peut aussi se connecter sur un maillage de chemins de randonnée tels que les GR (chemin de Grande Randonnée) existants et bordant le Plateau Picard sans le traverser. Il s’agit du GR 124 A au sud, GR 12 A à l’est, GR 124 à l’ouest et GR 123 au nord.
En revanche il faut éviter les chemins pratiqués par les chevaux. Le parcours sportif peut aussi se surimposer sur un chemin de découverte botanique ou dans les zones où un intérêt particulier a été repéré : principalement sur la butte de Coivrel (classée patrimoine naturel sensible) et dans les secteurs ZNIEFF (Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique).
Recommandations
? Si le cadre s’y prête, mettre des tables de pique-nique ; toujours y associer une poubelle, afin d’éviter les problèmes de
déchets.
? Si possible installer ces sites sur un point de vue remarquable. ? Eviter la proximité agrès/table, sur un parcours de quelques kilomètres il est important de réserver des espaces distincts à
l'activité sportive pure et à la détente/pique-nique. Cependant, dans la mesure où certains agrès peuvent aussi servir de jeux d’enfant (voir photo ci-dessous), leur position proche de la table reste possible.
? Penser à créer sur le parcours au moins un site de repos avec point d'eau. ? Surveiller et entretenir le chemin ; ravinements, nids de poule doivent être évacués ; une taille des rejets de souche ou
l’évacuation (précautionneuse) de racines affleurantes doivent être faites pour éviter des accidents avec les coureurs.
Description d’un cas intéressant
1. Entre deux équipements, le chemin se dessine en herbe tondue, bordé d'une végétation spontanée variée. Des zones d'ombre et de lumière alternent entre lisière boisée et bord de cressonnière.
2. Agrès bois et table de pique-nique au bord d'un chemin. Une haie taillée d'aubépine crée une limite avec le fond d'un jardin privé.
1. Moyenneville
Constat
1. Le chemin en herbe simplement tondu a un aspect très naturel et sobre qui correspond très bien à la fonction du chemin de parcours sportif de détente et de découverte.
2. Le type d’équipement est adapté, mais il est dommage que la table de pique-nique se trouve dans un site ouvert et sans ombrage, et qu’il n'y ait pas de point d'eau à proximité.
2. Moyenneville
Effet
Le traitement très naturel du chemin permet une excellente intégration des équipements. La présence d'une végétation variée sur les bords du chemin peut susciter un intérêt particulier chez les randonneurs botanistes aussi bien que chez les sportifs.
Sont concernés : La question se pose à toute commune qui a pour objectif la création d'un parcours sportif de découverte.
N° 8 : Parcours sportif
? Implantation : Le parcours sportif sera implanté si possible dans un cadre verdoyant, valorisant le paysage, l’idéal est
qu’il puisse traverser diverses séquences : en sous-bois ombragé, en lisière, dans les champs, au bord d’une rivière ou d’un plan d’eau. Le parcours sportif devient alors un moyen de découverte du patrimoine naturel d’un site et il peut être utilisé pour le sport comme pour la promenade et la flânerie. Si la topographie le permet, il est recommandé d’utiliser des dénivelées de terrain en milieu de parcours afin de mettre en place un “escalier”. Généralement le parcours est organisé en boucle afin d’avoir un retour facile au point de départ.
? Dimension : La longueur du parcours et le nombre d’agrés seront fonction de la fréquentation estimée et du type d’usagers (écoliers, sportifs dans le cadre d’un club ou d’une association, randonneurs).
? Réalisation : Définir un parcours en repérant les chemins existants et les liaisons à créer, créer le chemin par débroussaillage au girobroyeur et désouchage si nécessaire. Si le chemin existe, faire un nettoyage sélectif en coupant les branches gênantes, en remblayant les trous éventuels afin d’avoir une surface agréable pour marcher ou courir. Un éventuel reprofilage peut être entrepris et un comblement à la grave dans les zones humides est conseillé.
Dans tous les cas, il est important de fermer l’accès du sentier sportif à la circulation des véhicules à moteurs, l’utilisation de barrières forestières et de bornes en bois est vivement recommandée.
Les agrès et le mobilier seront toujours choisis dans une gamme bois, avec une signalétique bois gravée ou peinte dans des tons naturels.
Le nombre d'agrées peut varier de 10 à 25 en moyenne
? Entretien : l’entretien consiste à veiller que le chemin soit toujours praticable, correctement fléché et que les agrées soient
en bon état.
1. Barrière forestière
Exemples d’agrés pour un parcours sportif :
Slalom Poutre d’équilibre Echelle horizontale Echelle verticale (espalier) Echelle inclinée Barres abdominaux Rondins flexions Barres fixes Pas japonais Rondins à sauter
2. Escalier type pour l’entrainement
Où s’adresser ? Etude préalable : Des bureaux d’études peuvent assurer un diagnostic et la présentation d’un projet de création prenant en compte les besoins du public et les potentiels du site. Les associations sportives sont de très bon conseil. Réalisation : possibilité de faire intervenir l’AITT du Plateau Picard ( Association intermédiaire de travail transitoire) dans le cadre d’un “Chantier école”. Coût prévisionnel, exemple du parcours sportif de Moyenneville : réalisé en 1997 avec un chantier école, sur 2Km et composé de 10 agrès : 156 000 FF TTC, dont 65 % étaient subventionnés.
Espace public des bourgs Enjeux et paramètres
N° 9 : Rues
Les composantes de la rue
- La rue est l'espace public le plus simple, celui que tout le monde emprunte tous les jours sans y penser. Tout un ensemble de paramètres participent à son confort et à son aspect, dont certains dépendent de la commune et d'autres des riverains.
- La limite des parcelles privées : elle est constituée de bâtiments ou de clôtures aux caractéristiques diverses en termes de hauteur, alignement ou retrait, matériau, couleur, qualité d'entretien…
- Le pied de bâtiment : il arrive souvent qu'une bande de quelques dizaines de centimètres soit plantée au pied des maisons ou des murs; souvent gérée par les particuliers, mais appartenant visuellement à l'espace public de la rue, elle constitue une transition intéressante.
- Le trottoir : géré par la commune, c'est un lieu qui concentre plusieurs enjeux : le confort des déplacements piétons, les éventuelles plantations (gazon, bandes fleuries, topiaires, alignements…), des poteaux de toutes sortes (EDF, téléphone, éclairage, signalisation…), du mobilier (bancs, cabine téléphonique…), des locaux techniques (EDF, service des eaux…). Certaines toitures y déversent aussi leurs eaux pluviales : il faut alors prévoir des caniveaux transversaux. De manière générale, le stationnement sur trottoir n'est pas souhaitable.
- Le caniveau : se situe généralement en limite de trottoir, mais certaines rues ont un caniveau central.
- Le stationnement : il s'agit là d'une fonction et non d'un espace à proprement parler. Plusieurs cas de figure sont possibles : linéaire sur la voirie ou à mi-niveau, le long du trottoir ; orienté en épi ou en bataille, interdit. Il peut être situé sur un ou deux côté de la rue, en alternance ou de façon permane2n.te. - La voirie : c'est la partie dévolue aux véhicules. Elle peut être de différentes largeurs, selon son type : une route départementale ne peut descendre à moins de 5,5 m de large en agglomération, tandis qu'une voie secondaire peut descendre à 4 m, voire moins si elle est en sens unique.
Stationnement matérialisé sur route principale ; les matériaux auraient pu être plus “ruraux” et la largeur du trottoir aurait permis de garder une bande plantée.
3. 1. Tronçon ne desservant pas d’habitation ; caractère rural affirmé des vastes trottoirs engazonnés.
Rue secondaire asymétrique : petit trottoir côté maisons et bordure de vivaces au pied du mur.
Largeurs minimales souhaitables
Bande de vivace de pied de mur : 0,50 m Trottoir revêtu : 1,5 m Bande engazonnée : 2 m Stationnement :1,9 m Tranchée ou fosse de plantation d'arbre : 1,5 m Voirie principale : 5,5 m Voiries secondaires : 4 à 4,5 m Voiries tertiaires : 3 à 3,5 m.
Hiérarchiser les rues de la commune
Dans un même village, il est utile de penser à une hiérarchisation des rues selon leurs usages et leur place dans la commune : importance du flux de véhicule, des besoins en stationnement ou en desserte, présence d'équipements (écoles, terrains de sport…), traversées ou carrefours, proximité de monuments, position centrale ou périphérique.
Ne pas oublier que le surdimensionnement des voies (supérieures à 6 m de large en bande roulante) est le principal facteur engageant à la vitesse en agglomération et donc dangereux pour les piétons. L'organisation choisie, les matériaux utilisés, l'entretien prévu… seront plus ou moins à caractère rural :
- les trottoirs avec bordure ne sont peut-être pas nécessaires partout; un simple caniveau peut servir de limite mais, dans ce cas, les véhicules peuvent stationner impunément. Un bornage est alors souvent nécessaire ;
- le stabilisé peut constituer un choix peu coûteux et permet de maintenir un sol poreux, à réserver cependant aux sites peu fréquentés et à faible pente ;
- des pavés de récupération peuvent servir à fabriquer un caniveau…
N° 9: Rues
Voie primaire Voie secondaire Voie tertiaire
2. Rouvillers 3. ?
Trois types schématiques d'organisation
? Voie primaire, par exemple la départementale passante :
- 2 trottoirs, - 1 ou 2 stationnements matérialisés par un revêtement et ou une différence de niveau, - 5,5 m de largeur de voirie minimum
? Voies secondaires longées par de nombreuses habitations mais avec
un flux de véhicule restreint : - 1 ou 2 trottoirs avec véritable bordure haute, - 1 stationnement sur voirie, peu ou pas matérialisé, en alternance si il y des habitations des deux côtés, - 4,0 à 4,5 m de largeur de voirie.
? Voies tertiaires plus rurales, avec peu d'habitations :
- 1 trottoir, du côté le plus visible par les automobilistes et/ou du côté le plus habité, - pas de stationnement, ou stationnement sur le bas côté, - voirie de 3 à 3,5m de large.
Le moment propice, le type de rénovation
De façon générale, il faut savoir que toutes les modifications ne sont pas équivalentes : refaire un revêtement représente un coût restreint, tandis que changer le profil de la rue, notamment le déplacement d'une bordure de trottoir et donc du fil d'eau du caniveau, implique des coûts financiers conséquents car cela suppose de reprendre tous les sols en profondeur.
Seuls des professionnels de l'espace public (paysagistes, urbanistes ou architectes) sont susceptibles de concevoir la solution optimale entre coût et gain en matière de sécurité, confort ou cadre de vie.
Il est recommandé d'associer ce type d'opération avec celle d'un enfouissement de réseaux télécom, EDF et, ou la création d'un réseau unitaire d'assainissement. Pour les départementales on peut aussi profiter d'une réfection de chaussée par la DDE.
Où s’adresser ? Bureau d’études VRD ( voirie et réseau divers)pour les structures, paysagiste, urbaniste pour le calibrage et le choix des revêtements de surface. Fourchette de prix : traitement de surface : de 150F/ m2 (enrobé) à 450 F /m2 (asphalte de couleur ou béton désactivé). Rénovation complète : réfection des réseaux EDF, Télécom, Assainissement, reprise du gabarit de la voie, traitement de surface : de 1500 à 2000 F/m2. A lire : “Le temps des rues” , IREC-CGR 1990.
Enjeu
N° 10 : Enfouissement des réseaux
Comment coordonner l’enfouissement des réseaux ?
Exemples de cas problématiques
L'enfouissement des réseaux est un thème d'actualité. De nombreuses communes décident d'enfouir leur réseaux, en général à l'occasion d'une réfection de voirie et du passage à un système d'assainissement unitaire. Il reste cependant de nombreux cas où l'enfouissement du réseau d'électrification se fait indépendamment du réseau de téléphone. Résultat : un effort est fait au niveau des lampadaires mais le ciel reste toujours strié de fils, et les trottoirs encombrés de poteaux.
Description Dans les deux cas : un projet récent a été réalisé avec l'implantation d'un nouveau style d'éclairage public.
Constat Il n'y a pas eu de coordination entre les concessionnaires EDF et France-Télécom d'où un résultat inachevé. De nouvelles tranchées devront être creusées lors du passage probable des réseaux de communication en souterrain. L'avantage ici est d'avoir un trottoir enherbé qui ne nécessite pas trop de travaux d'ouverture et de réfection. Traitement minéral : la question doit absolument être posée avant la réfection d'une voirie et de ses trottoirs qui subiraient de forts dommages à être ouverts et fermés plusieurs fois. 1. Effet Dommage de faire tant d'efforts pour un résultat peu satisfaisant.
Risque de nuisance Le risque de nuisance est dépendant du matériau utilisé pour le traitement de surface au dessus des réseaux. Traitement en herbe : l'ouverture de tranchées est relativement aisée et peu onéreuse. Traitement minéral (enrobé, béton désactivé, evergreen…) : l'ouverture de tranchée génère à chaque fois un surcoût important et des nuisances dues à la durée des travaux. Esthétiquement, les raccords ne sont jamais parfaits, effet patchwork assuré !
2.
Sont concernés : La question se pose à toute commune qui n'a pas encore réalisé d'enfouissement de réseaux et particulièrement à celles qui prévoient un passage en réseau d'assainissement unitaire.
3.
N° 10 : Enfouissement des réseaux
La question de la coordination des réseaux est avant tout une question de négociation entre le maître d'ouvrage et ses concessionnaires.
La principale recommandation est d'être averti de l'importance d'une telle négociation afin d'organiser à l'avance le programme et l'échéancier des travaux. Une telle organisation doit débuter souvent plus d’un an avant le lancement du projet.
1. Rouvillers
Description
1. et 2. Exemple de réfections globales, les nouveaux lampadaires "à l'ancienne" ont été implanté dans le cadre de la réfection complète de la rue avec gestion du stationnement et de l’écoulement des eaux pluviales.
2. Une placette qui reprend un certain cachet sans une profusion de fils
3. Une lanterne en applique murale évite la mise en place d'un mât, le fil de raccordement est passé à l'extérieur, sous gaine. La couleur blanche qui tranche sur la brique n’estt cependant pas satisfaisante (du noir aurait été plus discret).
Constat
L'absence d'interférences due à une surcharge d'éléments techniques (poteaux, fils etc …) permet une lecture beaucoup plus paisible du paysage de ces espaces publics ruraux.
Effet
L'effet immédiat est une meilleure image et une meilleure lisibilité de l'espace public.
2. Rouvillers
Avantages
Toute action améliorant la qualité esthétique et technique de l'espace public est valorisante pour les riverains et usagers.
L'enfouissement coordonné des réseaux permet aussi de faire des économies de temps et de budget.
3. Nourard le Franc
Site et Concept
Où s'adresser ? Concertation : Elus - Maîtrise d'ouvrage, services décisionnaires chez les concessionnaires, DDE lorsqu'elle est associée au projet. Conception : architecte, bureau d'étude paysage, bureau d'études VRD (voirie et réseaux divers).
N° 13 : Collecte des eaux pluviales
Enjeu Quels caniveaux, quels dauphins ?
Exemples de cas problématiques
La pluie est un facteur qu'il est obligatoire de prendre en compte dans les aménagements d'espace public, aussi bien pour sa capacité à dégrader toutes les surfaces qui n'ont pas été pensées en circonstance, que pour le désagrément qu'elle constitue pour le piéton, lorsqu'elle s'étale en flaques, provoque de la boue...
Les deux aspects abordés ici peuvent paraître anodins, mais ils constituent pourtant deux des objets les plus courants de nos rues, toujours visibles sous nos yeux: ce sont les caniveaux et les débouchés de gouttière. - Pour le premier point, nous avons vu que les voies sont souvent, mais pas toujours, dotées de bordures. Cette absence peut parfois être un problème, esthétique et/ou fonctionnel selon le lieu où il se situe. Dans certains cas, il existe une bordure et un caniveau maçonnés, mais ils sont de qualité médiocre, mal dimensionnés ou mal profilés. - Le second point concerne la plupart des villages, dans lesquels les gouttières des toitures aboutissent directement dans la rue. Si l'arrivée de cette eau n'est pas correctement aménagée, on observe une dégradation importante du trottoir, voire du mur si celui-ci n'est pas protégé.
Description 1.Absence de caniveau 2. Dauphin bricolé avec une tuile renversée pour éviter les creusements et des cailloux pour drainer.
Constat 1. La terre se dénude, elle se mêle à l'eau pour aller s'écouler en boue ailleurs, elle s'étale sur la chaussée. 2. En cas de grosse pluie, le dispositif est forcément inadéquat, et l'eau 1. doit s'étaler sur tout le trottoir. Effet Dans tous les cas, la rue a un aspect dégradé, peu engageant. Elle évoque une absence d'investissement et d'entretien de la part des riverains et de la commune.
Nuisances Quelle que soit la situation, le passage d'un piéton par temps mouillé sera très délicat.
2.
Sont concernées : Les communes qui voient leurs trottoirs devenir des "piscines" par temp