Aller au contenu
Edifiable

Zone AGzone agricole A et ses secteurs Ah, Ap, Ac, Al, Ag et Air

La zone agricole de l'agglomération Seine-Eure : on n'y bâtit que ce que l'exploitation demande, l'habitation existante ne s'étend que de 30 % et 50 m² au plus, les annexes sont plafonnées à 40 m² cumulés, et les bâtiments agricoles se posent à 5 m des voies et 10 m des limites.

  • Zone agricole

Les règles de la zone AG

  • Usage

    5 m des berges d'un cours d'eau

    les constructions interdites

    10 cas particuliers
    Extension limitée à 30 % de l'emprise au sol et à 50 m²extension d'un bâtiment d'habitation existant, en zones A et Al
    La phrase du règlement

    « ... de pleine terre à préserver ; o En zone A et Al, à condition de ne pas dépasser 30% de l'emprise au sol de ladite construction et de ne pas être supérieure à 50 m² d'emprise au sol ; »

    Nouveau logement interdit, seule l'extension d'un logement existant est admiseen zone Ap
    La phrase du règlement

    « • En zone Ap, la sous-destination « logement » n'est autorisée qu'en ce qui concerne l'extension d'un logement déjà existant. »

    Nouvelles constructions possibles, caravanes et terrains familiaux admisen zone Ag
    La phrase du règlement

    « • En zone Ag, les nouvelles constructions sont possibles, dans la limite des destinations autorisées au 1.1 du présent chapitre. »

    20 m d'une lisière boiséeimplantation d'un bâtiment, hors annexe de moins de 20 m² d'emprise au sol
    La phrase du règlement

    « • L'implantation d'un bâtiment (agricole ou autre), hors annexe de moins de 20m² d'emprise au sol, ne pourra se faire à moins de 20 mètres d'une lisière boisée ; »

    Annexe à 40 m au plus de la construction principaledans l'ensemble des zones A
    La phrase du règlement

    « • Dans l'ensemble des zones A, la création d'annexes est autorisée, sous réserve : - d'être implantée à moins de 40m de la construction principale à laquelle elle se rattache, »

    40 m² d'emprise au sol cumulée pour les annexesdans l'ensemble des zones A, hors piscine
    La phrase du règlement

    « • Dans l'ensemble des zones A, la création d'annexes est autorisée, sous réserve : [...] - de respecter une surface d'emprise au sol cumulée de 40 m², hors piscine (semienterrée ou non) non constitutive de surface de plancher (ouvrage et équipement d'entretien), réalisables à travers une ou plusieurs constructions à compter de la date d'approbation du PLUiH ; »

    100 m au maximum des bâtiments principaux d'exploitationlogement de l'exploitant, en zone A
    La phrase du règlement

    « b) Règles générales concernant le logement rattaché à l'activité agricole en zone A [...] - sauf impossibilité avérée, implantées à proximité (100m maximum) des bâtiments principaux d'exploitation ; »

    Une seule habitation par exploitantquel que soit le nombre de sites
    La phrase du règlement

    « b) Règles générales concernant le logement rattaché à l'activité agricole en zone A [...] • Une seule habitation est admise par exploitant, indépendamment du nombre de sites, sous réserve d'une nécessité de proximité avec l'activité agricole ; »

    Abris d'habitation et stationnement de caravanes interditsen zones A, Ah et Air
    La phrase du règlement

    « • En zone A et Ah, Air sont strictement interdits les abris fixes ou mobiles utilisés à des fins d'habitation, le stationnement de caravanes (à l'exception d'une caravane située dans un bâtiment ou sous abri), l'aménagement de terrains de camping, les carrières, les décharges, ainsi que les dépôts de toute nature et de véhicules hors d'usage non autorisés ; »

    Habitation interditeespaces exposés à un risque d'inondation par ruissellement ou par débordement
    La phrase du règlement

    « c) Règles spécifiques à certains secteurs [...] • Dans les espaces concernés par un risque d'inondation par ruissellement ou par débordement de cours d'eau, sont interdits les constructions à usage d'habitation, ainsi que les bâtiments agricoles fermés qui entravent, par leur positionnement, le bon écoulement des eaux pluviales. »

    Le chapitre énumère ses interdictions secteur par secteur (A, Ah, Ap, Ac, Al, Ag, Air) sans tableau exploitable des destinations : ce qui est servi ici sont les règles écrites en toutes lettres, pas la grille des sous-destinations.

    Article AG 1 « Interdiction »

  • Recul sur la rue

    5 m minimum des voies et emprises publiques

    règle générale, nouvelles constructions

    la distance à garder avec la rue

    2 cas particuliers
    10 m minimum de la limite d'emprise publiquele long d'une voie départementale, en zone A
    La phrase du règlement

    « • En zone A uniquement : le long d'une voie départementale, les nouvelles constructions doivent s'implanter suivant un recul de 10 mètres minimum par rapport à la limite d'emprise publique. ▣ Cas particuliers »

    La règle vaut pour au moins une des voiesterrain bordé par plusieurs voies, ensemble des zones A
    La phrase du règlement

    « ... AUX VOIES EXISTANTES, A MODIFIER OU A CREER Pour l'ensemble des zones A, en cas de construction nouvelle sur un terrain bordé par plusieurs voies, la règle d'implantation s'applique pour au moins l'une des voies. »

    Article AG 3 « Volumétrie et implantation des constructions »

  • Limites

    10 m minimum

    constructions à vocation agricole ou forestière

    la distance à garder avec les voisins

    2 cas particuliers
    3 m minimumconstructions à vocation d'habitat (10 m pour l'agricole ou le forestier)
    La phrase du règlement

    « - 3 mètres minimum pour les constructions à vocation d'habitat. ▣ Cas particuliers »

    Implantation en limite admise en cas d'accolementaccolement à une construction voisine déjà implantée en limite séparative
    La phrase du règlement

    « Des dispositions autres pourront également être imposées ou autorisées : [...] • En cas d'accolement à une construction voisine déjà implantée en limite séparative de propriété, sous réserve de respecter le volume de cette construction ; »

    Article AG 3 « Volumétrie et implantation des constructions »

  • Stationnement

    2 places par logement minimum

    logement individuel et intermédiaire

    les places de voiture à prévoir

    5 cas particuliers
    1 place de plus par tranche de 40 m² au-delà de 100 m²logement individuel ou intermédiaire de plus de 100 m² de surface de plancher
    La phrase du règlement

    « Le nombre de places exigées augmente pour les logements d'une superficie supérieure à 100m² de surface de plancher, à raison d'une place par tranche échue de 40m². »

    1 place par logementlogement collectif
    La phrase du règlement

    « - Logement collectif : 1 place par logement Habitation Hébergement »

    2,50 m x 5 m au minimumdimensions d'une place
    La phrase du règlement

    « • Les dimensions des places sont au minimum de 2,50m x 5m ; »

    Normes de stationnement non exigées jusqu'à 3 logementschangement de destination dans un volume existant à vocation d'habitation
    La phrase du règlement

    « ... de destination et les créations de surface de planchers supplémentaires dans un volume existant à vocation d'habitation, sous réserve de ne pas créer plus de 3 logements ; »

    Normes non exigées jusqu'à 100 m² de surface de plancherchangement de destination dans un volume existant à vocation de bureaux ou d'équipement public
    La phrase du règlement

    « ... vocation de bureaux et de constructions et installations nécessaires au service public ou d'intérêt collectif, sous réserve de ne pas s'étendre sur plus de 100 m² de surface de plancher. »

    Article AG 8 « STATIONNEMENT »

  • Espaces verts

    Murs repérés au document graphique à maintenir en l'état

    2 cas particuliers
    Un percement tous les 20 m linéaires, 8 m de large au maximummurs protégés repérés au document graphique
    La phrase du règlement

    « • Ces murs ne peuvent être percés qu'une seule fois tous les 20 mètres linéaires. En cas de percement, celui-ci devra être d'une largeur maximum de 8m. ▣ Les espaces paysagers et écologiques (L.151-23 du Code de l'Urbanisme) »

    Constructions interdites, sauf 20 m² pour l'entretien des lieuxespaces paysagers et écologiques protégés
    La phrase du règlement

    « • Les constructions y sont interdites en dehors de celles dont l'emprise au sol n'excède pas 20m² et qui servent à l'entretien et la mise en valeur des lieux. »

    Article AG 7 « Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions »

Signaler une erreur

Et quand le règlement ne dit rien ?

Une case vide ne veut pas dire « tout est permis », et ne veut pas dire non plus que la loi prend le relais. Cela veut dire que ce plan-là ne réglemente pas ce point. D'autres textes s'appliquent quand même, et il faut satisfaire tous ceux qui portent sur le même objet, donc en pratique le plus contraignant.

1. La loi ne vient pas combler le silence du plan

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, là où un plan local existe, l'article R.111-1 du code de l'urbanisme écarte les articles R.111-3, R.111-5 à R.111-19 et R.111-28 à R.111-30, c'est-à-dire ceux qui donneraient un chiffre :

  • R.111-16 le recul par rapport à la voie ;
  • R.111-17 3 mètres, ou la moitié du dénivelé, aux limites séparatives ;
  • R.111-18 le gabarit des constructions.

Si le plan ne fixe pas de hauteur, aucune règle nationale ne la fixe à sa place : le plan a choisi de ne pas réglementer ce point. Une commune sans plan local applique au contraire ces articles en entier, et sa page les cite.

2. Les règles nationales qui restent sont des motifs de refus

Les autres articles du règlement national continuent, eux, de s'appliquer. Ils ne donnent pas de valeur à respecter : ils permettent de refuser le permis, ou de l'assortir de prescriptions.

  • R.111-2 atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique ;
  • R.111-4 atteinte à un site ou à des vestiges archéologiques ;
  • R.111-26 non-respect des préoccupations d'environnement ;
  • R.111-27 atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages ;
  • R.111-25 des places de stationnement hors voie publique peuvent être imposées, en rapport avec le projet.

3. Le chapitre de la zone n'est pas tout le règlement

Un règlement s'ouvre le plus souvent sur des dispositions générales, valables dans toutes les zones. Quand le chapitre d'une zone écrit « non réglementé », il dit que ce chapitre n'ajoute rien ; une règle commune peut s'appliquer quand même. La disposition commune s'affiche alors, signalée comme telle.

4. Les servitudes s'ajoutent au plan, elles ne le remplacent pas

Plan de prévention des risques, abords d'un monument historique, protection d'un captage d'eau : ces servitudes d'utilité publique sont annexées au PLU et s'appliquent en plus de lui. Quand le plan autorise et que la servitude interdit, la servitude l'emporte. Un plan de prévention approuvé vaut servitude (L.562-4 du code de l'environnement) ; un plan seulement prescrit ne s'impose pas encore, sauf les dispositions que le préfet rend opposables par anticipation (L.562-2).

5. Sur le littoral et en montagne, la loi s'applique directement

Dans une commune littorale, l'urbanisation s'étend en continuité des agglomérations et villages existants (L.121-8), et rien ne se construit dans la bande des 100 mètres hors des espaces urbanisés (L.121-16). En zone de montagne, l'urbanisation se fait en continuité des bourgs, villages et hameaux (L.122-5). Ces règles s'imposent au permis quoi que le plan de zonage classe ; la page de la commune dit si elle est littorale ou classée en zone de montagne, d'après les listes nationales.

6. En zone protégée, le document du site règle le bâti

Dans un site patrimonial remarquable, le plan de sauvegarde et de mise en valeur ou le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine tient lieu de règlement sur son périmètre, et l'accord de l'architecte des Bâtiments de France est requis. La fiche de la parcelle signale la servitude quand elle la touche, mais ne lit pas ce document, qui est distinct du PLU. De même, un cœur de parc national, une réserve naturelle, un site classé ou un site Natura 2000 ajoutent leur autorisation ou leur évaluation au permis, et le plan d'exposition au bruit d'un aérodrome limite le logement neuf dans ses zones A, B et C : la fiche de la parcelle et la page de la voie les relèvent au point.

7. Le seul document qui engage la mairie

Le certificat d'urbanisme, délivré gratuitement par la mairie, dit ce qui s'applique à une parcelle précise. Les pages citent le règlement ; elles ne délivrent aucune autorisation et ne remplacent pas ce certificat.

Le texte du règlement de la zone AG, 6 rubriques
Sommaire

Le règlement de la zone AG, rubrique par rubrique

Le règlement entier, 21 rubriques

Rubrique AG 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Interdiction

X X

X X X X X X

X

X X X X X

X

X X X X Plan local d’urbanisme intercommunal | piece 3 | reglement

Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités

a) Règles générales

  • En zone A, sont autorisées les constructions et installations nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles, lorsque ces activités constituent le prolongement de l'acte de production, dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ;
  • En zone Ah, les nouvelles constructions sont possibles, dans la limite des destinations autorisées au 1.1 du présent chapitre ;
  • En zone Ap, la sous-destination « logement » n’est autorisée qu’en ce qui concerne l’extension d’un logement déjà existant. La construction d’un nouveau logement n’est pas autorisée.
  • L’extension d’un bâtiment d’habitation existant (voir définition donnée dans le Lexique) est autorisée : o En zones A, Ah et Ag, sous réserve d’être conforme aux règles édictées par le plan des espaces de pleine terre à préserver ; o En zone A et Al, à condition de ne pas dépasser 30% de l’emprise au sol de ladite construction et de ne pas être supérieure à 50 m² d’emprise au sol ;
  • En zones A et Ap, les constructions à vocation d’activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle et d’entrepôt doivent être liées directement au fonctionnement d’une infrastructure routière ou autoroutière existante (aire d'autoroute, station essence, hangar de stockage des sociétés gestionnaires, …). Par ailleurs, ces constructions ne doivent pas être incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel ils sont implantés et ne pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ;
  • En zones A et Ap, les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées, ainsi que les équipements sportifs et les autres équipements recevant du public sont autorisés sous réserve de leur compatibilité avec le respect des paysages et le maintien du caractère agricole de la zone ;
  • Lorsque cela est techniquement possible, la construction de bâtiments agricoles doit s’inscrire dans le paysage et le style architectural, en cohérence avec les bâtiments existants (voir définition donnée dans le Lexique) ;
  • L’implantation d’un bâtiment (agricole ou autre), hors annexe de moins de 20m² d’emprise au sol, ne pourra se faire à moins de 20 mètres d’une lisière boisée ;
  • Aucune construction ne pourra être implantée à moins de 5m des berges d’un cours d’eau ;
  • En zone Ac, les constructions et aménagements autorisés sous condition doivent être exclusivement liés et nécessaires au fonctionnement :
  • d’une activité d’exploitation de carrière et/ou de traitement des matériaux compatible avec le schéma départemental des carrières de l’Eure puis avec le schéma régional des carrières lorsque celui-ci sera entré en vigueur et faisant l’objet d’une autorisation par arrêté préfectoral ; - des installations de transformation des matériaux telles que les centrales à béton, les centrales d’enrobés, etc. Est autorisé le remblaiement (total ou partiel sous forme de hauts-fonds / zones humides) des affouillements et plans d’eau créés à l’occasion d’une exploitation de carrière en application de l’article R.151-34, 2° du Code de l’urbanisme. Les seuls matériaux acceptés en remblaiement sont : - Les sédiments de dragage, à condition que ceux-ci ne présentent pas de risque de pollution ; - Les terres et cailloux ne contenant pas de substance dangereuse (code déchet 17 05 04) ; - Les terres et pierres (code déchet 20 02 02) ; - La terre végétale et la tourbe ; - Les fines issues du traitement des matériaux de carrière. Une couche superficielle des sols adaptée et définie par arrêté préfectoral d’autorisation devra être reconstituée afin de permettre une bonne revégétalisation (agricole, humide, forestière, …) ;
  • En zone Al, les constructions autorisées doivent prioritairement être liées à une activité de tourisme et/ou de loisirs, sous réserve d’une bonne insertion architecturale dans l'environnement et de leur compatibilité avec le maintien du caractère agricole de la zone ;. Seuls les changements de destination, réhabilitation et rénovation des bâtiments existants sont autorisés, ainsi que l’extension de bâtiments d’habitation existants et leurs annexes (sous conditions du respect des règles édictées ci-dessous).
  • En zone Ag, les nouvelles constructions sont possibles, dans la limite des destinations autorisées au 1.1 du présent chapitre. La destination de logement peut être réalisée par l’implantation de caravanes ou d’auto caravanes à usage d’habitation principale, et l’aménagement de terrains familiaux pour la sédentarisation des gens du voyage ;
  • En zone Air, les constructions autorisées doivent être liées directement au fonctionnement ou au développement des infrastructures routières ;
  • Dans l’ensemble des zones A, la création d’annexes est autorisée, sous réserve : - d’être implantée à moins de 40m de la construction principale à laquelle elle se rattache, - de respecter une surface d’emprise au sol cumulée de 40 m², hors piscine (semienterrée ou non) non constitutive de surface de plancher (ouvrage et équipement d’entretien), réalisables à travers une ou plusieurs constructions à compter de la date d’approbation du PLUiH ;
  • En zone A, la construction d’annexes à vocation d’abris pour animaux est autorisée à condition que celles-ci soient rattachées à une activité agricole ;
  • En zone A et Ah, Air sont strictement interdits les abris fixes ou mobiles utilisés à des fins d’habitation, le stationnement de caravanes (à l’exception d’une caravane située dans un bâtiment ou sous abri), l’aménagement de terrains de camping, les carrières, les décharges, ainsi que les dépôts de toute nature et de véhicules hors d’usage non autorisés ;
  • Les bâtiments identifiés au plan de zonage au titre de l’article L.151-11, 2° du Code de l’urbanisme peuvent faire l’objet d’un changement de destination pour l’une des sous-destinations autorisées (avec ou sans conditions) au 1.1 du présent règlement de la zone Agricole, sous réserve de leur compatibilité avec le maintien du caractère agricole, naturel ou forestier de la zone et que celui-ci ne porte pas atteinte à la sauvegarde des espaces agricoles et des paysages.

b) Règles générales concernant le logement rattaché à l’activité agricole en zone A

  • Les constructions à usage d’habitation et leurs annexes peuvent être autorisées seulement si elles sont : - directement liées et nécessaires à l’activité agricole ; - en rapport avec l’importance et le système de production de l’exploitation ; - sauf impossibilité avérée, implantées à proximité (100m maximum) des bâtiments principaux d’exploitation ; - destinées au logement de l’exploitant.
  • Une seule habitation est admise par exploitant, indépendamment du nombre de sites, sous réserve d’une nécessité de proximité avec l’activité agricole ;
  • L’extension d’un bâtiment d’habitation existant (voir définition donnée dans le Lexique) est autorisée sous réserve de ne pas dépasser 30% de l’emprise au sol de ladite construction. Dans tous les cas, l’extension ne pourra être supérieure à 50 m² d’emprise au sol (surface maximum d’extension totale autorisée après l’approbation du PLUiH) ;
  • En cas de création d’un nouveau site d’exploitation, la réalisation d’un éventuel logement pour l’exploitant ne pourra être acceptée qu’après construction des bâtiments d’exploitation et sous les conditions énoncées ci-dessus.

c) Règles spécifiques à certains secteurs

  • Dans les secteurs concernés par un risque naturel ou technologique, le pétitionnaire devra respecter les dispositions édictées à l’article 5 des Dispositions générales du présent règlement.
  • Dans les espaces concernés par un risque d’inondation par ruissellement ou par débordement de cours d’eau, sont interdits les constructions à usage d’habitation, ainsi que les bâtiments agricoles fermés qui entravent, par leur positionnement, le bon écoulement des eaux pluviales.

Rubrique AG 3Implantation des constructions

Intitulé du document : Volumétrie et implantation des constructions

Tout projet pourra être refusé si, par l’implantation ou le volume de sa ou de ses constructions, il ne respecte pas le paysage urbain traditionnellement observé dans la zone où il s’implante, conformément à la partie « Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère ».

L’implantation des bâtiments à vocation agricole devra être pensée de telle sorte que la ligne de faitage principale soit parallèle aux courbes de niveau pour optimiser l’intégration paysagère du bâtiment, tout en limitant les remblais.

IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT A LA LIMITE D’EMPRISE PUBLIQUE OU AUX VOIES EXISTANTES, A MODIFIER OU A CREER

Pour l’ensemble des zones A, en cas de construction nouvelle sur un terrain bordé par plusieurs voies, la règle d’implantation s’applique pour au moins l’une des voies.

En application de l’article L.152-5 du Code de l’urbanisme, il sera possible d’implanter les constructions différemment des règles générales d’implantation édictées ci-après dans les cas suivants :

  • La mise en œuvre d'une isolation en saillie des façades des constructions existantes ;
  • La mise en œuvre d'une isolation par surélévation des toitures des constructions existantes ;
  • La mise en œuvre de dispositifs de protection contre le rayonnement solaire en saillie des façades.

▣ Règles générales

  • Les nouvelles constructions doivent s’implanter suivant un recul de 5 mètres minimum par rapport aux voies et emprises publiques des voies existantes, à modifier ou à créer ;
  • En zone A uniquement : le long d’une voie départementale, les nouvelles constructions doivent s’implanter suivant un recul de 10 mètres minimum par rapport à la limite d’emprise publique.

▣ Cas particuliers Des dispositions autres pourront être imposées ou autorisées :

  • En cas de modification, transformation ou extension d’une construction existante, sous réserve de ne pas conduire à une diminution du retrait existant ;
  • En cas de composition architecturale ou urbaine particulière ;
  • Pour assurer la préservation d’un élément d’architecture, de paysage ou d’écologie identifié à travers le règlement graphique ;
  • Pour des raisons liées à la sécurité des biens et des personnes (lutte incendie, circulation routière, etc.) ;
  • Pour les annexes d’une emprise au sol inférieure à 20m², ainsi que pour les équipements d’intérêt collectif et services publics.
  • En zone Ah, pour préserver l’urbanisme traditionnel des hameaux.

En zone A, les constructions ne peuvent s’implanter au-delà de la limite d’implantation appliquée à travers le plan de zonage au titre des articles L.151-17 et R.151-39 du Code de l’urbanisme.

L’implantation des constructions par rapport aux limites separatives

▣ Règles générales

  • Les nouvelles constructions doivent s’implanter suivant un recul par rapport aux limites séparatives de : - 10 mètres minimum pour les constructions à vocation agricole ou forestière ; - 3 mètres minimum pour les constructions à vocation d’habitat.

▣ Cas particuliers

En application de l’article L.152-5 du Code de l’urbanisme, il sera possible d’implanter les constructions différemment des règles générales d’implantation édictées ci-après dans les cas suivants :

  • La mise en œuvre d'une isolation en saillie des façades des constructions existantes ;
  • La mise en œuvre d'une isolation par surélévation des toitures des constructions existantes ;
  • La mise en œuvre de dispositifs de protection contre le rayonnement solaire en saillie des façades.

Des dispositions autres pourront également être imposées ou autorisées :

  • En cas de modification, transformation ou extension d’une construction existante, sous réserve de ne pas conduire à une diminution du retrait existant ;
  • En cas d’accolement à une construction voisine déjà implantée en limite séparative de propriété, sous réserve de respecter le volume de cette construction ;
  • En cas de composition architecturale ou urbaine particulière ;
  • Pour assurer la préservation d’un élément d’architecture, de paysage ou d’écologie identifié à travers le règlement graphique ;
  • Pour des raisons liées à la sécurité des biens et des personnes (lutte incendie, circulation routière, etc.) ;
  • Pour les annexes d’une emprise au sol inférieure à 20m², ainsi que pour les équipements d’intérêt collectif et services publics.

Rubrique AG 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions

Elements de paysage proteges

▣ Le patrimoine bâti (L.151-19 du Code de l’Urbanisme)

  • Se reporter à l’article 4 des Dispositions Générales du présent règlement qui en définit les règles de protection.
  • Les murs repérés sur le document graphique doivent être maintenus en l’état.
  • Ces murs ne peuvent être percés qu’une seule fois tous les 20 mètres linéaires. En cas de percement, celui-ci devra être d’une largeur maximum de 8m.

▣ Les espaces paysagers et écologiques (L.151-23 du Code de l’Urbanisme)

  • Se reporter à l’article 4 des Dispositions Générales du présent règlement qui en définit les règles de protection.
  • Les espaces paysagers existants, ainsi que les arbres remarquables identifiés doivent être préservés et le cas échéant mis en valeur.
  • Ces éléments doivent être conservés en espaces verts dans leur intégralité. L’aspect végétalisé doit être maintenu.
  • Les constructions y sont interdites en dehors de celles dont l’emprise au sol n’excède pas 20m² et qui servent à l’entretien et la mise en valeur des lieux. Les espaces de stationnement entraînant une imperméabilisation du sol, même partielle, sont interdits. Seules peuvent être admises les aires de jeux et les allées piétonnes, à condition de ne pas porter atteinte à la protection de ces espaces.

Rubrique AG 8Stationnement

▣ Stationnement des véhicules motorisés

  • Le nombre des places de stationnement pour les véhicules motorisés et les deuxroues répondra aux besoins de l’opération. La configuration de ces places devra : - faciliter au maximum leur usage, notamment celles dédiées aux modes doux de déplacement ; - limiter au maximum l’imperméabilisation des sols. A ce titre, des revêtements perméables pourront être imposés.
  • Les dimensions des places sont au minimum de 2,50m x 5m ;
  • Les places de stationnement seront réalisées en dehors des voies publiques, à l’exception de celles à l’usage des visiteurs, et répondront aux normes suivantes :

Normes de stationnement minimum pour les vehicules motorises

Logement

  • Logement individuel et intermédiaire : 2 places par logement minimum. Le nombre de places exigées augmente pour les logements d’une superficie supérieure à 100m² de surface de plancher, à raison d’une place par tranche échue de 40m².
  • Logement collectif : 1 place par logement

Habitation

Hébergement

  • Hébergement : Le nombre de places à réaliser sera déterminé au regard de la nature des constructions, de leur situation géographique, des besoins en fonctionnement, des possibilités de fréquentation et de la desserte en transport en commun. En cas de changement de destination, le nombre de places de stationnement devra être réévalué.

Autres destinations

Lors de nouveaux logements créés suite à une réhabilitation, les normes de stationnement précédentes s’appliquent, à l’exception des cas suivants :

  • Les changements de destination et les créations de surface de planchers supplémentaires dans un volume existant à vocation d’habitation, sous réserve de ne pas créer plus de 3 logements ;
  • Les changements de destination et les créations de surface de planchers supplémentaires dans un volume existant à vocation de bureaux et de constructions et installations nécessaires au service public ou d’intérêt collectif, sous réserve de ne pas s’étendre sur plus de 100 m² de surface de plancher.

Le nombre de places à réaliser sera déterminé au regard de la nature des constructions, de leur situation géographique, des besoins en fonctionnement, des possibilités de fréquentation et de la desserte en transport en commun.

En cas de changement de destination, le nombre de places de stationnement devra être réévalué.

3. Equipements, réseaux

Tout projet devra intégrer dans ses aménagements et les choix des dispositifs la présence des réseaux existants (voirie, réseaux secs et humides).

Rubrique AG 9Desserte par les voies publiques ou privées

a) Principes généraux

Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées, dans des conditions répondant à l’importance et à la destination du projet d’aménagement, notamment en ce qui concerne la commodité, la sécurité de la circulation des accès, ainsi que les moyens d’approche permettant une lutte efficace contre l’incendie.

Sauf impossibilité technique liée au bâti existant, les voies nouvelles, publiques ou privées, se terminant en impasse et desservant plusieurs parcelles doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour.

Acces

  • Tout terrain enclavé est inconstructible, à moins que son propriétaire ne produise une servitude de passage suffisante instituée par acte authentique ou par voie judiciaire conformément au Code Civil.
  • Les accès sur les voies publiques doivent être adaptés à l’opération et aménagés en fonction de l’importance du trafic desdites voies, de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique ;
  • L’accès sur la voie publique pourra être aménagé en entrée charretière. Ce type d’entrée pourra être imposé en cas de risque manifeste pour la sécurité routière, comme pour celle des riverains. Dans le cas d’une entrée charretière, la profondeur de l’entrée devra être au minimum de 5m par rapport à la limite de l’emprise publique ;
  • Un accès peut être refusé s’il constitue une gêne ou un risque pour la circulation des piétons et des véhicules motorisés ;
  • Les accès aux propriétés sont admis dans la mesure où ils ne compromettent pas la préservation des boisements existants.
  • Les caractéristiques des accès doivent permettre de satisfaire aux règles minimales de desserte notamment la défense contre l'incendie, la protection civile, le ramassage des ordures ménagères et les transports publics ;
  • La longueur des accès particuliers ne peut excéder 50 mètres pour les terrains dont la largeur donnant sur l’emprise publique serait inférieure à 6 mètres ;
  • En cas de voie en impasse, il devra être prévu un espace de retournement suffisant pour permettre le passage des bennes à ordures ménagères (BOM).

Voirie

  • Les voies publiques ou privées à créer doivent avoir des caractéristiques qui sont déterminées par leur fonction, l’importance du trafic, la nature et les conditions de circulation ;
  • Dans tous les cas, la dimension d’une voirie nouvellement créée doit avoir au minimum une largeur de : - 3m pour une chaussée en sens unique de circulation ; - 5m pour une chaussée en double sens de circulation ; - 6m pour une chaussée en double sens de circulation et concernée par le passage de véhicules de transport en commun.
  • La largeur d’un espace réservé à la circulation piétonne (trottoirs, bande piétonne, etc.) ne pourra être inférieure à 1,40 mètres. En cas de trottoir, celui-ci devra être minéralisé et respecter les normes en vigueur concernant les Personnes à Mobilité Réduite (PMR).
  • Les voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique, doivent avoir des caractéristiques adaptées à l’approche des véhicules de lutte contre l’incendie et d’enlèvement des ordures ménagères ;
  • L’emprise totale des voies publiques ou privées à créer doit présenter une largeur minimale de 6 mètres.

Equipements

a) Stockage des déchets

  • Tous les projets urbains (nouvelles constructions ou rénovation de l’ancien) doivent tenir compte du règlement de collecte de la Communauté d’Agglomération SeineEure, annexé au dossier de PLUiH (cf. Document 4q. Annexe n°26).

Rubrique AG 10Desserte par les réseaux

a) Eau potable

  • Toute construction nouvelle (hors annexe) sera raccordée au réseau public de distribution d’eau, à l’exception des bâtiments à usage d’entrepôt ou de stockage pour une activité agricole.

b) Eaux usées

  • Toute construction nouvelle (hors annexe) sera raccordée au réseau collectif d’assainissement (lorsque celui-ci est installé au droit de la parcelle bâtie), à l’exception des bâtiments à usage d’entrepôt ou de stockage pour une activité agricole. Les eaux industrielles pourront être renvoyées au réseau public, sous réserve que les caractéristiques de l’effluent et les conditions techniques du raccordement respectent la règlementation concernant ce type d’installation.
  • En cas d’absence de système d’assainissement collectif, la construction devra s’accompagner d’un raccordement à un système d’assainissement autonome.
  • L'évacuation des eaux usées dans le réseau d'eaux pluviales est interdite. La canalisation de branchement comprend deux parties isolées l'une par rapport à l'autre pour assurer la séparation des eaux pluviales et des eaux usées.

c) Eaux pluviales

  • Le pétitionnaire se reportera à l’Annexe n°2 du présent règlement.
  • Afin d’économiser les ressources en eau, il est préconisé de récupérer et de stocker les eaux pluviales en vue d’une réutilisation pour des usages non domestiques. Sont ainsi autorisés et encouragés :
  • Les installations permettant la récupération et l’utilisation des eaux pluviales à des fins non domestiques ;
  • Les aménagements permettant une gestion alternative des eaux pluviales (la rétention, l’infiltration…) et un traitement naturel des eaux sur la parcelle, afin de diminuer les rejets vers les réseaux.
  • Les eaux de toitures seront, tant que faire se peut, infiltrées au niveau de chaque parcelle. Des ouvrages de gestion des eaux pluviales (bassin, noue, …) pourront être exigés pour tenir compte de contraintes particulières, notamment la gestion des eaux de voirie.
  • En tout état de cause, les aménagements réalisés à ce titre devront participer au confort d’usage, à la qualité paysagère de l’opération et de son exploitation, conformément aux objectifs énoncés en matière d’intégration architecturale, urbaine et paysagère.
  • Dans le cas d’une collecte directe des eaux de voirie par un réseau de canalisations, les eaux recueillies transiteront obligatoirement par un ouvrage de traitement dimensionné pour un orage décennal, avant rejet dans le réseau public.

d) Défense incendie

  • La défense incendie doit pouvoir être assurée conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

e) Electricité, téléphone, réseaux numériques

Reseaux electriques

  • Les lignes de distribution d’énergie électrique et les câbles téléphoniques doivent être réalisés en souterrain.

Reseaux numeriques

  • Il conviendra de prévoir la mise en place jusqu’au domaine public des infrastructures (fourreaux, chambres, …) nécessaires au cheminement des réseaux de télécommunication, de télédistribution et numériques de manière à pouvoir être raccordés au réseau de l’opérateur au moment de son installation ;
  • La réalisation de voies nouvelles, en zone urbaine ou destinées à desservir des opérations d’aménagement futures, devra s’accompagner de l’installation systématique de gaines et conduites souterraines pour tous types de réseaux, notamment ceux de la télécommunication et de la télédistribution numérique.

Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones

Les 2 autres zones d'Alizay

Fichiers à télécharger et sources

PLUi d'Alizay, approuvé le 05/02/2026, 6 rubriques pour la zone AG.

Secteurs du plan : A, Air.

Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles.