Intitulé du document : ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET L’AMENAGEMENT DE LEURS ABORDS
Prescriptions de nature à assurer la protection#
Des éléments de paysage, des quartiers, ilots, immeubles, espaces#
Publics, monuments, sites et secteurs à proteger mentionnés au h de l’article R. 123-11#
1. Aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords#
Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
Les murs séparatifs et les murs aveugles apparentés d'un bâtiment doivent, lorsqu'ils ne sont pas construits avec les mêmes matériaux que les murs de façades principales, avoir un aspect qui s'harmonise avec celui des façades.
Les matériaux employés devront être mis en œuvre dans les règles de l’art.
Toute réfection de maison de style ancien affirmé ou d’aspect authentiquement régional devra être effectuée en respectant les formes, volumes, proportions, rythme des ouvertures et matériaux d’origine.
En matière de coloris (façades, menuiseries, autres), une harmonie devra être recherchée dans les teintes présentes dans l’environnement naturel ou bâti.
SONT INTERDITS :
Les ornements pastiches d'architectures de style antique ou classique tels que fausses colonnades, arcades, balustres, frontons et autres décors en désaccord avec la typologie traditionnelle locale ;
Les matériaux brillants, réfléchissants et lumineux, sauf panneaux solaires ou dispositifs photovoltaïques (admis dans le respect de l’article L111-6-2 du code de l’urbanisme) ;
Les couleurs et les polychromies vives, lumineuses, agressives, les couleurs primaires (les teintes exclues de la palette couleur ci-annexée) ;
Tout autre élément de couverture que ceux précisés dans les dispositions qui suivent au paragraphe « TOITURES » ;
Les plaquages de pierre ou de brique ainsi que toutes imitations de matériaux (tels que faux moellons, fausses pierres, fausses briques, faux bois,…) ;
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts d’un parement ou d’un enduit (tels que carreaux de plâtre, briques creuses, agglomérés,…) ;
Les faux linteaux en bois ;
Les rangs de tuiles au-dessus des linteaux ou en appui des fenêtres et, d’une manière générale, l’emploi de tuiles ailleurs qu’en couverture, égout des couvertures et génoises ;
Toutes superstructures au delà du plan de toiture autre que les souches de cheminées ;
Les conduits de fumée ou de ventilation surmontés de tuyaux en ciment ou de tôles ;
Le recouvrement de motifs architecturaux ou décoratifs d’intérêt patrimonial ;
Recommandations#
L’utilisation de matériaux « nobles » dans la construction est recommandée (développement durable) :
- préférentiellement ne pas installer de PVC (Chlorure de Polyvinyle) ;
- privilégier de préférence le bois et si possible indigène (c'est-à-dire local) ;
- choisir préférentiellement des gouttières en zinc ou en aluminium ;
- traiter le bois de préférence avec des protections, des lasures ou des vitrifications naturelles ;
- au sol, mur et plafond, utiliser de préférence des matériaux naturels comme le bois, le grès, la terre cuite, la chaux ou la pierre.
Cf. ANNEXE 5. COMPARATIF MENUISERIES BOIS / PVC / ALUMINIUM.
Implantation#
Maintenir une forme aérée du quartier avec des maisons éloignées les unes des autres (absence de densité, de front urbain, etc.).
Respecter la qualité paysagère du site.
Respecter les reliefs naturels et s’y adapter dans tous les cas en respectant l’équilibre entre les déblais (matériaux extraits en déblayant) et les remblais (matériaux rapportés en remblayant) pour limiter l’impact dans la topographie lors de l’implantation. Tenir les talus soit par des murets en terrasses successives ou restanques (murets enduits ou en pierres, de hauteur inférieure ou égale à 1,20 mètre), soit par des talus paysagers en pente douce (cf. croquis infra).
Respecter et sauvegarder les anciennes « terrasses » ou « restanques » cultivées lors de l’implantation de bâtiments nouveaux ou d’extensions.
Implantation respectant la topographie à gauche (parallèle aux courbes de niveau) et implantation inadaptée à droite (perpendiculaire aux courbes de niveau, obligeant à des terrassements importants et plus couteux)
Implantation dans la pente : équilibre entre les déblais et les remblais et tenue des talus
Plan de principe d’implantation du bâti (exemple)
Coupe de principe d’implantation du bâti (exemple)
Volumetrie - composition#
Les constructions doivent présenter des formes, volumes, proportions et matériaux y compris des ouvertures et fermetures en harmonie avec les constructions avoisinantes.
Les façades doivent être traitées en harmonie avec les façades voisines, de façon à respecter le caractère local des constructions.
La volumétrie d’ensemble et l’ordre de composition des façades doivent s’inspirer des typologies locales, respecter les alignements horizontaux et verticaux des ouvertures ainsi que les rythmes et les proportions des baies.
L’équilibre entre les pleins et les vides doit être respecté.
Les façades d'une même construction ouvrant sur une même rue doivent être traitées de manière homogène dans les mêmes matériaux et les mêmes teintes.
Exemple : simplicité de volume et composition ordonnée.
Saillies et equipements#
Positionner :
Les descentes d’eau pluviale verticales, au droit des murs mitoyens ou des angles.
Les canalisations invisibles en façade.
Les compteurs encastrés dans des niches fermées, sans saillie.
Les évacuations de l’air vicié en toiture, dans des souches traditionnelles.
Les antennes de télévisions préférentiellement à l’intérieur des combles ou invisibles du domaine public et placées de façon discrète.
Les paraboles de ton beige, adossées à un ouvrage en toiture, invisibles du domaine public.
Les climatiseurs invisibles du domaine public et entièrement masqués ou encastrés. Ils ne peuvent être posés en saillie du nu de la façade ni en toiture. Ils seront situés à une distance d’au moins deux mètres des limites séparatives.
Les capteurs solaires invisibles du domaine public. Ils seront préférentiellement limités au solaire thermique pour les besoins en eau chaude domestique et implantés comme en matière de châssis vitrés en toiture, intégrés dans le pan de toit (c'est-à-dire non saillant et ne dépassant pas la tuile de couvert dans le plan) et composés avec les travées et les axes de composition des baies de la façade (cf.
croquis ci-après : châssis vitrés). Leurs proportions seront rectangulaires dans le sens de la pente. Leurs dimensions n’excédant pas 30% du pan de toit. Ils seront positionnés à distance de l’égout des couvertures, des rives des couvertures et du faîtage.
Les compteurs, les boîtes aux lettres et autres équipements doivent être Intégrés dans la maçonnerie, sans saillie par rapport au nu extérieur de la façade en tenant compte de la composition générale de la façade et de ses ouvertures.
Mise en œuvre :
Préférence aux chenaux et descentes d’eaux pluviales intégrés dans la maçonnerie et à la préservation de l’harmonie architecturale du village.
Les gouttières pendantes et les descentes d’eaux pluviales seront préférentiellement en zinc et les dauphins seront préférentiellement en fonte et pourront être teintés en harmonie avec les couleurs des façades.
Cuivre proscrit.
Mutualiser les dispositifs type antennes et paraboles afin d’en limiter le nombre.
Les climatiseurs ne doivent causer aucune gêne ou nuisance en matière de bruit pour le voisinage ou de rejets de liquide sur le domaine public.
Les installations techniques sont dissimulées derrière un volet bois plein et peint de la teinte de la façade.
Exemples d’installation d’une parabole adossée à un ouvrage en toiture
Implantation de parabole à proscrire
Exemples : intégration des équipements en façade
Structure - maçonnerie#
Seront mis en œuvre :
Les murs, encadrements, seuils, appuis :
Les techniques et matériaux de typologie régionale, employés dans les règles de l’art.
Dans le cas de maçonneries enduites :
Enduits au sable de pays ocre non tamisé et chaux grasse.
Badigeon sur enduit lissé à frais avec des terres naturelles.
Enduits ciments teintés dans la masse.
Les types d’enduits non mentionnés ci-dessus sont interdits et notamment :
Enduits jetés autres que l’enduit de caractère traditionnel.
Enduits « décoratifs ».
Les débords de toiture :
- Simple égout ;
- Corniches ;
- Dans le cas de génoises :
Composées d’un ou deux rangs de tuiles canal de ton en harmonie avec les tuiles anciennes locales.
Empochements fermés. Possibilité de feuillets intermédiaires.
Saillie : selon typologie locale.
Retours d’angle droit avec tuiles en éventail.
Les types de génoises non mentionnés ci-dessus sont interdits et notamment :
Fausses génoises en façade, en bandeau et sur les ouvertures.
Génoises préfabriquées.
Génoises en tuiles spéciales.
Ouvertures :
Elles respecteront la proportion des ouvertures traditionnelles : proportions verticales, tableaux de 20 à 25 centimètres environ.
Toitures#
Forme :
Un ou plusieurs pans, le plus souvent à deux pentes suivant le plus grand coté de la maison, orientées de préférence Nord-Sud ou suivant les courbes de niveau.
Pente 30% environ.
Les toitures en terrasse peuvent être autorisées afin de permettre la réalisation d’opérations parfaitement intégrées au site, dans la limite de 30% de la surface couverte de la construction.
Exemple : volume et toitures : soit toitures tout tuile, soit tuile majoritaire et proportion de toit terrasse
Couverture :
Tuile canal (ou d’aspect semblable) de ton en harmonie avec les tuiles anciennes locales, en terre cuite, à l’exclusion de tout autre matériau apparent en couvert tant pour les bâtiments principaux que pour les annexes (plaques sous tuiles de couvert autorisées).
Toiture terrasses partielles, y compris plantées.
Eléments divers :
Souches de cheminées de modèle traditionnel, en pierre ou en briques, couverture en tuiles canal ou en feuillets.
Un seul châssis vitré est autorisé par toiture, intégré dans le pan de toit et ne dépassant pas la tuile de couvert dans le plan. Il doit être de proportion rectangulaire dans le sens de la pente de largeur n’excédant pas 60 cm et de longueur n’excédant pas 90 cm. Il doit être composé avec les travées et les axes de composition des baies de la façade.
Implantation de châssis vitré en toiture
Les pergolas sont autorisées si elles respectent la typologie existante dans le village (structure légère en fer forgé ou en bois).
Couleurs#
Murs :
Suivre les exemples et les typologies traditionnels.
Sont notamment interdits :
Plusieurs tons de murs par façade et par bâtiment.
Menuiseries :
Suivre les exemples et les typologies traditionnels.
Volets foncés en général : vert foncé, bleu foncé, gris, ...
Portes foncées : vert sombre, brun sombre, ...
Sont notamment interdits :
Plusieurs teintes de fenêtres, volets ou portes par bâtiment.
Palette des couleurs :
Les coloris utilisés pour les façades, portes et volets, autres menuiseries et ferronneries devront être choisis dans la palette de couleurs annexée au présent règlement. Ils pourront être un ton plus foncé ou un ton plus clair que la référence présentée.
Sont interdits :
Les teintes vives et non traditionnelles.
Le blanc en façade.
Le vernis sur les portes, volets, menuiseries.
Clotures#
Se reporter à l’annexe 3 du présent règlement.
2. Prescriptions relatives aux éléments remarquables et au patrimoine#
É lements a proteger au titre de L ’ article L123-1-5-III-2° du C ode de L ’u rbanisme#
Les éléments repérés par une étoile sur les documents graphiques ainsi que leurs abords immédiats doivent être protégés et mis en valeur (cf. prescriptions en annexe 7 du présent règlement).
A utres protections au titre du patrimoine#
Se référer au 3° de l’article 10 des dispositions générales du présent règlement.