Dans les espaces concernés par la Trame Verte et Bleue, tous les projets d'aménagement devront conserver voire améliorer la qualité paysagère et écologique du site existant et prendre en compte la topographie et le profil existants afin de minimiser les mouvements de terres.
Les éléments paysagers préexistants de type haies, fossés, arbres isolés, hors espèces envahissantes, doivent être maintenus en l’état afin d’assurer la continuité avec les milieux naturels limitrophes (continuité boisée, continuité hydraulique). En cas de compensation, elle devra avoir lieu au sein des secteurs repérés dans le cadre de la Trame Verte et Bleue et avoir recours à des essences locales adaptées au site.
Dans le cadre d’un projet de construction ou d’extension, en dehors des éventuelles haies d’essences locales, au moins 15% de l’unité foncière devront être couvert d’une végétation de hautes et basses tiges d’essences locales.
Eaux pluviales
Dans les espaces concernés par la Trame Verte et Bleue, sont imposées les solutions de gestion alternative (noue, tranchée, puits d’infiltration…) des eaux pluviales à la parcelle, par infiltration dans le sous-sol de tout ou partie des ruissellements pluviaux permettant ainsi de favoriser les zones humides, et ce dans la mesure du possible et sauf contraintes liées aux caractéristiques du sol, à un risque de mouvement de terrain ou de pollution, etc.
Coefficient de Biodiversité par Surface (CBS)
Le projet doit intégrer des surfaces éco-aménagées permettant d’atteindre un Coefficient de
Biodiversité par Surface (CBS) d’au moins 0,8 sur l’ensemble de l’unité foncière.
Dispositions applicables aux Espaces Boisés Classés#
(EBC) identifiés au plan de zonage au titre de l’article
L.113- 1 du code de l’urbanisme#
A l’intérieur de ces espaces, les dispositions des articles L.113-1 à L.113-5 et R.113-1 à R.113-13 du code de l’urbanisme sont applicables.
Le propriétaire d’un terrain couvert par un Espace Boisé Classé (EBC) est tenu d’entretenir le boisement existant et en particulier de remplacer les arbres qui viendraient à disparaître. Tout défrichement ou déboisement est interdit. Seuls sont autorisés les travaux qui ne sont pas susceptibles de compromettre la conservation, la protection ou la création de boisements. La construction y est strictement interdite sauf dans le cas où le bénéfice de l’article L.113-3 aura été accordé. En outre, les coupes et abattages d’arbres sont soumis à autorisation préalable.
Dispositions applicables aux prairies à enjeux identifiées au plan de zonage au titre de l’article L.151 - 23 du code de l’urbanisme
Les règles relatives aux prairies à enjeux, définies dans ce paragraphe priment sur celles spécifiques à chaque zone. Cela signifie que, pour tout ce qui est couvert par une prairie à enjeux au plan de zonage, ces règles doivent être suivies en priorité. En revanche, pour les éléments non mentionnés dans ce paragraphe, les règles propres à chaque zone s'appliquent.
Dans les espaces concernés par les prairies à enjeux, tous les projets d'aménagement devront conserver voire améliorer la qualité paysagère du site existant et prendre en compte la topographie et le profil existants afin de minimiser les mouvements de terres.
Les éléments paysagers préexistants de type haies, fossés, arbres isolés, hors espèces envahissantes, doivent être maintenus en l’état, déplacés ou remplacés afin d’assurer la continuité avec les milieux naturels limitrophes (continuité boisée, continuité hydraulique). En cas de compensation, elle devra avoir lieu au sein des secteurs repérés comme prairies à enjeux.
Dans le cadre d’un projet de construction ou d’extension, en dehors des éventuelles haies d’essences locales, au moins 15% de l’unité foncière devront être couvert d’une végétation de hautes et basses tiges d’essences locales.
Eaux pluviales
Dans les prairies à enjeux, sont imposées les solutions de gestion alternative (noue, tranchée, puits d’infiltration…) des eaux pluviales à la parcelle, par infiltration dans le sous-sol de tout ou partie des ruissellements pluviaux permettant ainsi de favoriser les zones humides, et ce dans la mesure du possible et sauf contraintes liées aux caractéristiques du sol, à un risque de mouvement de terrain ou de pollution, etc.
Coefficient de Biodiversité par Surface (CBS)
Le projet doit intégrer des surfaces éco-aménagées permettant d’atteindre un Coefficient de
Biodiversité par Surface (CBS) d’au moins 0,8 sur l’ensemble de l’unité foncière.
Dispositions règlementaires liées au commerce#
Dispositions applicables aux éléments identifiés au plan de zonage au titre de l’article L.151 - 16- 1 du code de l’urbanisme
Le changement de destination des locaux commerciaux ou artisanaux situés en rez-de-chaussée sur les voies et places publiques repérées au plan de zonage en tant que « linéaire commercial à protéger » sont interdits sauf si la nouvelle occupation relève également d'une activité commerciale, artisanale ou des équipements d’intérêt collectif et services publics.
Dispositions règlementaires liées aux servitudes, aux équipements, aux réseaux et aux emplacements réservés#
Dispositions applicables aux éléments identifiés au plan de zonage au titre de l’article L.151 - 38 du code de l’urbanisme
Les chemins à conserver ou à créer tels qu’ils sont présentés sur le règlement graphique devront être maintenus. Il peut s’agir de cheminements piétons, chemins ruraux, d’itinéraires cyclables (pistes, bandes ou aménagements spécifiques) ou de voies vertes. Ils pourront être modifiés sans pouvoir être supprimés. Toute construction ou installation, clôtures inclues, sont interdites dans son emprise. En cas de travaux, ils devront être remis en état. La largeur minimale du sentier est de 1 mètre.
Toutefois, lorsqu'il s'agit de layons ou de chemins forestiers, leur suppression ou leur modification pourra être admise sous réserve du respect cumulatif des conditions suivantes :
- la continuité des circulations piétonnes au sein du massif forestier demeure assurée ;
- la suppression ou la modification envisagée ne génère pas d'allongement conséquent des temps de parcours pour les usagers.
Dispositions applicables aux éléments identifiés au plan de zonage au titre de l’article L.151 - 41 du code de l’urbanisme
Toute construction ou aménagement dont la destination est différente de celle prévue par l’emplacement réservé est interdite.
Un droit de délaissement est ouvert au propriétaire d’un terrain couvert par un emplacement réservé, conformément aux dispositions de l’article L.152-2 du code de l’urbanisme. Il a ainsi la possibilité de mettre la collectivité ou l’organisme public, bénéficiaire de la réserve, en demeure d’acquérir son terrain.
Dans le cas d’un terrain partiellement couvert par un emplacement réservé, le calcul de l’emprise au sol se fait au regard de l’ensemble de la surface du terrain d’assiette du projet sans qu’en soit déduit la superficie de l’emplacement réservé présent sur le terrain.
Les limites de l’emplacement réservé servent de référence pour implanter les constructions en fonction des règles de recul par rapport aux voies définies dans le règlement.
Dispositions règlementaires liées aux risques , nuisances et à la ressource en eau#
D ispositions applicables d ans les secteurs concernés par un Plan de Prévention des Risques inondations
(PPRi)
L’occupation du sol y est soumise aux règles des zones dans lesquels les terrains sont situés. En outre, pour des raisons de sécurité, les règles du PPRI concerné, intégrées dans l'annexe du PLUi "Servitudes d'Utilité Publiques" peuvent limiter les droits d'occupation et d'utilisation du sol et imposer l'édiction de prescriptions spécifiques. Les règles des PPRi de la Canche et de l’Auhie prévalent sur les règles du présent règlement.
D ispositions applicables d ans les zones potentiellement sujettes aux débordements de nappe avec une fiabilité forte et aux zones potentiellement sujettes aux inondations de cave avec une fiabilité forte (cf. plan bis)
Dans les zones potentiellement sujettes aux débordements de nappe avec une fiabilité forte et aux zones potentiellement sujettes aux inondations de cave avec une fiabilité forte (source BRGM), les constructions sur cave et sur sous-sol sont déconseillés. Dans tous les cas, les constructions sur caves et sous-sol devront prévoir des dispositifs permettant de réduire la vulnérabilité du bâtiment. Par exemple, il est recommandé de mettre en place :
- Des dispositifs pour la mise en place de batardeaux, devant les portes et portes-fenêtres ;
- Des dispositifs d’occultation des ouvertures de petites dimensions ;
- D’équiper les réseaux enterrés d’évacuation des eaux usées de clapets anti-retour repérables et facilement accessibles pour la vérification et l’entretien ;
- Des dispositifs de pompage à l’intérieur…
D ispositions applicables d ans les secteurs concernés par des aléas retrait/gonflement des argiles de niveaux moyen et fort (cf. plan bis)
Conformément à la documentation fournie par le ministère du développement durable (annexée au
PLUi), dans les secteurs concernés par un aléa moyen ou fort, les adaptations qui peuvent être recommandées sont :
- Adaptation des fondations ;
- Rigidification de la structure du bâtiment ;
- Réalisation d’une ceinture étanche autour du bâtiment ;
- Eloignement de la végétation du bâti ;
- Création d’un écran anti-racines ;
- Raccordement des réseaux d’eau au réseau collectif (lorsqu’il existe) ;
- Etanchéification des réseaux enterrés ;
- Limitation des conséquences d’une source de chaleur en sous-sol ;
- Désolidarisation des différents éléments de la structure ;
- Des jonctions souples sur les réseaux.
D ispositions applicables d ans les secteurs concernés par un périmètre de captage d’eau potable (cf. plan des servitudes )
Plusieurs communes sont concernées par des périmètres immédiats, rapprochés ou éloignés de captage d’eau potable. Les constructions et aménagements devront respectés les prescriptions des arrêtés de
Déclaration d’Utilité Publique en annexes du présent Plan Local d’Urbanisme intercommunal.
Dans les périmètres rapprochés du captage d’eau potable sont interdits
- Le forage de puits ;
- L’ouverture d’excavations, autres que carrières ;
- Le remblaiement des excavations ou des carrières existantes ;
- L’installation de dépôts d’ordures ménagères, d’immondices, de détritus, de produits radioactifs et de tous les produits et matières susceptibles d’altérer la qualité des eaux ;
- L’épandage ou l’infiltration des lisiers et d’eaux usées d’origine domestique ou industrielle ;
- Le stockage de matières fermentescibles destinées à l’alimentation du bétail ;
- Le stockage du fumier, engrais organiques ou chimiques et de tout produit ou substance destinée à la fertilisation des sols.
- Le stockage de tout produit ou substance destinée à la lutte contre les ennemis des cultures ;
- L’établissement d’étables ou de stabulations libres ;
- L’installation d’abreuvoirs ou d’abris destinés au bétail.
D ispositions applicables d ans les secteurs concernés par une zone humide identifiée dans le SAGE de la
Canche ou dans le SAGE de l’Authie (cf. plan bis)
Seules les constructions suivantes peuvent être autorisées au sein de ces secteurs :
- Les extensions et annexes des constructions à usage d’habitation existantes sous réserve de ne pas dépasser 20 m² d’emprise au sol ;
- Les aménagement légers nécessaires à la gestion ou à l’ouverture au public de ces milieux, à condition que leur localisation et leur aspect ne portent pas atteinte à la préservation des milieux et que les aménagements soient conçus de manière à permettre un retour du site à l’état naturel (cheminements piétonniers et cyclables réalisés en matériaux perméables et non polluants, les aménagements et objets mobiliers destinés à l’accueil ou à l’information du public, les postes d’observation de la faune, etc.) ;
- Les travaux nécessaires à la restauration de la zone humide, ou ceux nécessaires à sa valorisation sont admis sous réserve de ne pas détruire les milieux naturels présents ;
- Les constructions nécessaires à la pratique du pâturage extensif, utile pour la restauration et l’entretien des zones humides ;
- Les installations et ouvrages d’intérêt général liés à la sécurité, à la salubrité, aux réseaux d’utilité publique lorsque leur localisation répond à une nécessité technique impérative.
En revanche, toutes les autres constructions sont interdites.
Dispositions applicables dans les Espaces de Bon#
Fonctionnement des cours d’eaux
Les destinations et sous destinations suivantes sont autorisées avec la prise en compte des conditions ci-dessous :
- Les constructions, installations et aménagements ne devront en aucun cas aggraver le risque ;
- Sont autorisés, les travaux, aménagement et installations liés à la réduction du risque inondation ou à la restauration des continuités écologiques ;
- Les constructions sont autorisées sous réserve que leur implantation sur une zone moins dangereuse soit impossible ;
- Les annexes des constructions à usage d’habitation devront garantir la transparence hydraulique ;
- Les équipements d'intérêt collectif et services publics sont autorisés sous réserve que leur implantation sur une zone moins dangereuse soit impossible ;
- Pour toutes les constructions, il est recommandé de surélever le premier niveau de 0,50 cm par rapport au terrain naturel ;
- Afin de prévenir des remontées par capillarité, des joints anti-capillarité seront disposés dans les murs et cloisons des soubassements;
- Le projet doit intégrer des surfaces éco-aménagées permettant d’atteindre un Coefficient de
Biodiversité par Surface (CBS) d’au moins 0,7 sur l’ensemble de l’unité foncière ;
- Les caves et sous-sols sont interdits. En revanche, les vides sanitaires sont autorisés dès lors qu’ils permettent d’éviter tout risque d’inondation et qu’ils assurent une transparence hydraulique ;
- L’emprise au sol des constructions sera limitée à 20% de l’unité foncière sans dépasser 200m²;
- Les clôtures ne sont pas obligatoires. Elles seront uniquement composées de haies d’essences locales ou de grillages et devront assurer la transparence hydraulique. Les grillages pourront être posés 30 cm au-dessus de la surface du sol ou prévoir des ouvertures afin de favoriser les perméabilités en partie basse pour la petite faune.
Les autres destinations et sous-destinations, constructions et aménagements, non listés ci-dessus sont interdites au sein des périmètres concernés par un Espace de Bon Fonctionnement.
Dispositions applicables dans les cônes de ruissellement identifiés au plan de zonage#
Les destinations et sous destinations suivantes sont autorisées dans un cône de ruissellement identifiés au plan de zonage et devront respecter les prescriptions suivantes :
- Toute utilisation du sol ou toute modification de son utilisation induisant un changement du régime des ruissellements par temps de pluie doit faire l’objet d’aménagement permettant de compenser le ruissellement supplémentaire induit. Ces aménagements doivent être réalisés par des techniques alternatives (fossés, noues, tranchées de rétention) et favoriser l’utilisation de matériaux poreux et de revêtement non étanches;
- Les constructions, installations et aménagements ne devront en aucun cas aggraver le risque ;
- Sont autorisés, les travaux, aménagement et installations liés à la réduction du risque inondation ou à la restauration des continuités écologiques ;
- Pour toutes les constructions autorisées, lorsqu’un front bâti existe, les constructions devront s’implanter dans la continuité et l’alignement de celui-ci. En l’absence de front bâti, il conviendra de positionner la longueur de la construction parallèlement à l’axe d’écoulement ;
- Les constructions à usage agricole sont autorisées sous réserve que leur implantation sur une zone moins dangereuse soit impossible ;
- Les annexes des constructions à usage d’habitation devront garantir la transparence hydraulique ;
- Les équipements d'intérêt collectif et services publics sont autorisés sous réserve que leur implantation sur une zone moins dangereuse soit impossible ;
- Pour toutes les constructions, il est recommandé de surélever le premier niveau de 0,50 cm par rapport au terrain naturel ;
- Afin de prévenir des remontées par capillarité, il est recommandé de mettre en place des joints anti-capillarité seront disposés dans les murs et cloisons des soubassements;
- Le projet doit intégrer des surfaces éco-aménagées permettant d’atteindre un Coefficient de
Biodiversité par Surface (CBS) d’au moins 0,7 sur l’ensemble de l’unité foncière.
- Les caves et sous-sols sont interdits. En revanche, les vides sanitaires sont autorisés dès lors qu’ils permettent d’éviter tout risque d’inondation et qu’ils assurent une transparence hydraulique ;
Ces prescriptions s’appliquent à l’ensemble de l’unité foncière concernée par un cône de ruissellement.
Les autres destinations et sous-destinations, constructions et aménagements, non listés ci-dessus sont interdites au sein des périmètres concernés par un cône de ruissellement.
SEC TION 1 :
Dis po s itio ns applic ables a la zone u rbaine (U )#
La vocation principale de la zone U et de ses secteurs est la suivante :