Conformément à l’arrêté préfectoral du 1er aout 2014 portant approbation de la révision du classement sonore des infrastructures terrestres (ITT) des routes départementales (RD) du département du Var, les bâtiments à usage d’habitation édifiés dans les secteurs exposés au bruit des transports terrestre sont soumis à des normes d’isolement acoustique des bâtiments (cf. annexe au règlement, document 4.1.2 du PLU).
Titre II : Dispositions communes applicables à toutes les zones#
Section 1. Destination des constructions, usage des sols et natures d’activités#
Sous-section 1. Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Article DC 1. Interdictions de certains usages et affectations des sols, constructions et activités#
Dans toutes les zones, sont interdits les usages et affectations des sols suivants :
− L’ouverture et l’exploitation de toute carrière.
− Les nouvelles antennes relais de radiotéléphonie, sauf sur terrains communaux (domaine public ou domaine privé de la commune).
− Les dépôts extérieurs de toute nature (ferraille, véhicules accidentés ou usagés, matériaux…).
− Le stationnement supérieur à trois mois des caravanes, hors des terrains aménagés.
− Les aires d’accueil des gens du voyage.
− Les parcs d’attraction.
− Les terrains de camping et de caravanage permanents ou saisonniers.
− Les parcs résidentiels de loisirs.
− Les résidences mobiles de loisir.
Dans les zones concernées par un aléa d’inondation ou par l’atlas des zones inondables, consulter le document règlementaire 4.1.3 « prescriptions graphiques ».
Article DC 2. Limitations de certains usages et affectations des sols, constructions et activités#
Dans toutes les zones, lorsqu’il est mentionné qu’une réglementation s’applique aux constructions « existantes » il s’agit de leur existence légale.
Dans les zones concernées par un aléa d’inondation ou par l’atlas des zones inondables, consulter le document règlementaire 4.1.3 « prescriptions graphiques ».
Dans toutes les zones, sont admis les usages et affectations des sols suivants :
− La reconstruction à l’identique : application de l’article L111-15 du code de l’urbanisme qui dispose : « Lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans (…). ». Le droit de reconstruire sera refusé en cas d’atteinte grave à la sécurité publique.
− La reconstruction d’un bâtiment détruit ou endommagé : application de l’article L152-4, alinéa 1° du code de l’urbanisme qui dispose : « L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, par décision motivée, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d'urbanisme pour permettre la reconstruction de bâtiments détruits ou endommagés à la suite d'une catastrophe naturelle survenue depuis moins d'un an, lorsque les prescriptions imposées aux constructeurs en vue d'assurer la sécurité des biens et des personnes sont contraires à ces règles. »
Dans toutes les zones, sont admis les usages et affectations des sols suivants :
− Les équipements d’intérêts collectifs et services publics : locaux et bureaux accueillant du public, les administrations publiques et assimilés, locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés, établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale. Ces équipements sont autorisés en zone A et N dès lors qu’ils ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel ils sont implantés et qu’ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
− Les constructions et installations nécessaires au fonctionnement du Réseau Public de Transport d’Électricité.
− Les ouvrages nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt général (pylônes, canalisations souterraines, postes électriques, bâtiments techniques, équipements ou mise en sécurité des clôtures de postes électrique), ainsi que les affouillements et les exhaussements qui y sont liés.
− Les affouillements et exhaussements du sol sont autorisés à conditions de ne pas compromettre la stabilité du sol et le libre écoulement des eaux ;
− Les Installations Classées au titre de la Protection de l’Environnement (ICPE) sont autorisées à conditions :
- qu’elles soient compatibles avec le caractère de chacune des zones concernées ;
- qu’elles constituent des activités ou services répondant aux besoins de la population de la zone ;
- qu’elles n’entrainement pas de gênes ou de dommages graves ou irréparables aux personnes ou aux biens en cas de panne, d’accident ou de dysfonctionnement.
Sous-section 2. Mixité fonctionnelle et sociale#
Article DC 3. Mixité fonctionnelle#
Pas de disposition commune, se référer aux dispositions spécifiques de chaque zone
Article DC 4. Mixité sociale#
Pas de disposition commune, se référer aux dispositions spécifiques de chaque zone.
Section 2. Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère#
Sous-section 3. Implantation des constructions#
Article DC 5. Emprise au sol#
Définition de l’emprise au sol : l’emprise au sol est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus (balcons, coursives, loggias…).
Toutefois les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.
Pour les constructions existantes : une isolation par l’extérieur, de maximum 30 cm, est autorisée au-delà des règles d’emprise.
Les terrasses de plain-pied n’ayant ni surélévation significative ni fondations profondes ne sont pas constitutives d’emprise au sol.
- Illustration de l’emprise au sol
À chaque zone correspond un pourcentage de la surface du terrain affecté à l’emprise maximale des constructions principales ou un plafond de Surface de Plancher, excepté en zones 1AU pour lesquelles des OAP ont été réalisées.
Pour l’ensemble des zones, l’emprise au sol des annexes1 à l’habitation est réglementée
− Pour les zones U et AU : en pourcentage de la surface du terrain ;
− Pour les zones A et N : en mètres carré (m²).
− En toutes zones, un seul abri de jardin est autorisé par unité foncière limité à 15m² d’emprise au sol.
− En toutes zones, la taille des bassins de piscine est limitée à 32m² d’emprise au sol.
Pour l’ensemble des zones, l’emprise maximale des nouvelles constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif n’est pas règlementée.
Article DC 6. Implantation par rapport aux voies et emprises publiques#
Pour l’ensemble des zones, sauf zones Ua : Toute construction nouvelle doit respecter un recul minimum de :
− 10 mètres par rapport à l’axe des Routes Départementales ;
− 4 mètres par rapport à l’axe des autres voies existantes ou projetées ;
− 5 mètres de la berge des vallons et canaux existants ou à créer.
En cas de dénivelé : seuls les niveaux de la construction situés en contrebas de la voirie sont autorisés à s’implanter en limite, conformément au schéma ci-dessous. La toiture de la construction autorisée en limite ne doit pas dépasser le niveau de la voirie et devra disposer d’un système d’évacuation des eaux pluviales sur la parcelle.
1 Une annexe est une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d’usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale avec qui elle entretient un lien fonctionnel, sans disposer d’accès direct depuis la construction principale. Sont des annexes : les garages, les piscines, les locaux techniques de la piscine, les cuisine d’été, les pool-house, les abris de jardin….
Les reculs par rapport aux voies doivent être :
− Ces reculs doivent être non-imperméabilisés et plantés sur au moins 30% : une aire de stationnement peut y être aménagée à condition de disposer d’un système d’infiltration du pluvial.
Pour l’ensemble des zones, des implantations différentes peuvent être admises dans les cas :
− de reconstructions sur emprises préexistantes ;
− d'une amélioration de l'organisation générale de l'îlot et de l'aspect du site urbain ;
− des bâtiments et ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif.
− Pour l’ensemble des zones, sauf en zone Ua et Uaa : dans les cas d’extension des constructions préexistantes :
une marge de recul de 5 mètres, par rapport à la limite de la plateforme des voies publiques existantes ou projetées, doit être respectée.
Pour l’ensemble des zones, sauf en zone Ua et Uaa : les portails pour véhicules doivent respecter un recul de 5 mètres par rapport à la limite du domaine public et des voies existantes ou projetées, afin de permettre le stationnement d’un véhicule et faciliter l’accès à la voie ; sauf impossibilité technique. Cette place de stationnement entre en compte dans le nombre de places requises.
Article DC 7. Implantation par rapport aux limites séparatives latérales et de fonds de parcelle#
Règles applicables aux constructions principales :
− La reconstruction sur emprise préexistante est autorisée.
− Des implantations différentes sont admises pour les constructions ou installations nécessaires aux services publics.
Règles applicables aux annexes à la construction principale : voir les dispositions propres à chaque zone.
− Dans toutes zones : Les piscines couvertes ou non seront implantées à un minimum de 1 mètre des limites séparatives.
Article DC 8. Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur la même unité foncière#
Dans toutes les zones, sauf pour la zone Ue, pour laquelle cet article n’est pas réglementé, la distance entre deux constructions principales peut être nulle en cas de mitoyenneté, y compris en cas de mitoyenneté par le ou les garages. Dans les autres cas, la distance entre deux constructions principales ne peut pas être inférieure à 10 m (schéma ci-après).
- Schéma illustratif de la règle de mitoyenneté
Cette règle ne s’applique pas :
− aux annexes.
− aux constructions ou installations nécessaires aux services publics.
− dans les cas de restauration ou d’extension des constructions préexistantes.
Sous-section 4. Volumétrie et hauteur des constructions#
- Sous réserve de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France si la construction est située dans le périmètre des monuments historiques classés.
Article DC 9. Volumétrie#
Pour limiter les terrassements, la construction et son faitage devront s’implanter de préférence parallèlement aux courbes de niveau.
− De plus, il peut être imposé des hauteurs maximales de murs de soutènement de remblai (2 mètres) et des distances minimales entre 2 murs de soutènements (1,5 m ou 2 m). Cela impliquant de constituer des restanques dans le cadre de dénivelés importants.
Selon la topographie du site, la nouvelle construction doit être de préférence implantée au plus près de la limite supérieure du terrain pour pouvoir dégager le plus d’espaces en contrebas.
L’implantation doit s’adapter à la configuration du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements.
Les terrassements seront les plus réduits possibles : la construction (y compris les annexes) devra s’adapter à la configuration topographique du terrain. Le pétitionnaire profitera des irrégularités et des dénivelés pour asseoir les niveaux du bâti.
- Exemple d’implantation (les courbes de niveau sont en pointillés)
Les pentes faibles seront privilégiées. Mais en cas de pente forte, les niveaux de construction seront de plain-pied (1 seul niveau r+0), si possible sur des ruptures de terrain.
Dans les zones U et AU : Afin d’assurer l’insertion harmonieuse des nouvelles constructions dans leur environnement, et notamment pour éviter les linéaires bâtis trop important, une interruption du bâti peut être imposée : cette césure doit s’effectuer sur toute sa profondeur et sur toute sa hauteur ; elle doit présenter une largeur de 3 mètres minimum.
Article DC 10. Hauteur#
Les calculs de la hauteur
Hauteur absolue des constructions
La hauteur absolue d’une construction est la différence entre le point haut et le point bas de la construction.
− Le point bas de la hauteur d’une construction est défini par :
- pour les constructions sur rue : le niveau altimétrique de la limite de l’emprise publique ou voie au droit de la parcelle ;
- pour les constructions sur jardin : le niveau altimétrique du sol existant à la date du dépôt de l’autorisation de construire, à l’emplacement de l’emprise au sol du projet.
− Le point haut de la hauteur d’une construction est défini par :
- Pour les toitures à un ou plusieurs pans : le point haut est l’égout du toit.
- Pour les toitures terrasses végétalisées, le point haut est calculé au pied de l’acrotère.
Tous les dispositifs installés en toiture (édicules techniques, dispositifs destinés à économiser de l’énergie ou à produire de l’énergie renouvelable installés en toiture, panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques, éoliennes, rehaussement de couverture pour isolation thermique, etc.) doivent être intégrés dans la toiture ou à l’architecture de la construction pour limiter leur impact visuel (La toiture doit être considérée comme une 5ème façade).
La hauteur n’est pas réglementée pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, toutes zones et tous secteurs confondus.
Dans le cas où l’ilot n’est constitué que d’un immeuble, il ne peut pas se surélever.
Toutefois, en toutes zones et tous secteurs confondus, la hauteur des constructions principales pourra être majorée de 30 cm pour permettre la réalisation d’une isolation thermique.
Hauteur maximale des clôtures
La hauteur maximale des clôtures est de 1,80 mètre ;
En cas de construction de mur bahut, ce dernier ne peut excéder 60 cm de haut.
Ces règles ne s’appliquent pas aux constructions ou installations nécessaires aux services publics.
Hauteur maximale des mâts d’éclairage
La hauteur maximale des mâts d’éclairage autorisée est de 5 mètres.
Hauteur maximale des restanques ou murs de soutènement
Chaque restanque ou mur de soutènement doit s’intégrer dans le paysage sans pouvoir dépasser une hauteur de 2 mètres.
Hauteur maximale des annexes, garages et abris de jardins (à l’égout du toit)
La hauteur autorisée maximale des annexes est de 2,50 mètres, y compris pour les abris de jardins.
Sous-section 5. Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère#
- Sous réserve de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France si la construction est située dans le périmètre des monuments historiques classés.
Les constructions doivent présenter une unité d'aspect et de matériaux en harmonie avec les constructions avoisinantes. Les constructions ne doivent donc pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, sites et paysages agricoles, naturels ou urbains et aux perspectives monumentales. Ces constructions et installations doivent, par leurs dimensions, volumes, aspects extérieurs et aménagements de leurs abords, contribuer à une qualité architecturale et environnementale visant leur insertion harmonieuse dans le milieu récepteur. C’est pourquoi, en cas d’atteinte, le projet pourra être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales.
La règle ci-dessus permet à l’architecture contemporaine de prendre place dans l’histoire urbaine du village, tout en recherchant une harmonie de volume avec les constructions voisines ou l’ilot voisin.
Article DC 11. Toitures, faîtage, débords de la couverture, terrasses#
Toitures
Sauf dispositions contraires indiquées dans chaque zone, les toitures sont simples, à 1, 2, 3 ou 4 pentes opposées. La pente de la toiture doit être sensiblement identique à celle des toitures des constructions avoisinantes, comprise entre 27% et 35%. Les toitures à une seule pente sont admises si elles existaient auparavant ou si elles existent sur l'un ou l'autre des bâtiments voisins.
Elles sont réalisées en tuiles rondes canal de la même couleur que les tuiles environnantes (tuiles rondes vieillies et de teintes « argile terre cuite » panachées).
La toiture en tuile canal sera réalisée avec les tuiles de courant et de couvert, tel que dessiné sur le schéma ci-contre, sans pose de plaque sous tuiles.
Les tuiles en terre cuite de type romane, double canal
Languedocienne, sont autorisées sur les constructions neuves, sauf en zone Ua, avec des teintes panachées et une coloration différenciée du courant et du galbe. Les plaques sous tuiles sont autorisées avec tuiles de courant et de couvert.
Conformément à la réglementation la présence d’espèces protégées (hirondelle, martinet, chauves-souris, chouette…) doit faire l’objet de mesure de préservation de leur habitat dans le cadre des travaux (adapter les périodes de travaux pour ne pas détruire les nichées, maintenir les gites et lieu de nidification ou les remplacer le cas échéant).
Panneaux photovoltaïques, thermiques et capteurs solaires
En zones concernées par le périmètre des monuments historiques : Les panneaux photovoltaïques et capteurs solaires sont autorisés en toiture sous conditions cumulatives :
− s’ils sont intégrés à l’architecture de la toiture de la construction ;
− s’ils ont la même teinte que celle des tuiles avoisinantes (tuiles solaires) ;
− si les installations sont discrètes, non visibles depuis les monuments historiques et peu ou pas visibles depuis les espaces et voies publiques.
Pour les autres zones, les panneaux photovoltaïques et capteurs solaires sont autorisés en toiture s’ils sont intégrés à l’architecture de la toiture de la construction ou en surimposition (hauteur de la surimposition limitée à 20 cm au-dessus de la toiture) et installés parallèlement à la toiture.
Des recommandations pour l’implantation et l’intégration des panneaux solaires sont à consulter dans les annexes du règlement (document 4.1.2)
Faîtage
Monté avec les mêmes tuiles de couverture, il est indispensable que les tuiles de faîtage soient placées de façon à s’opposer aux vents dominants.
Débords de la couverture
Les débords avals de la couverture doivent être constitués soit par une corniche, soit par une génoise où seule la tuile canal peut être utilisée pour sa réalisation.
Le rôle de la génoise est d’éloigner les eaux de ruissellement du toit afin d’éviter qu’elles ne viennent frapper le crépi de la façade. Le débord est établi en fonction de la hauteur de la bâtisse, entre un à trois rangs de génoise. La tuile utilisée sera identique à celle de la toiture.
Seules les toitures terrasses suivantes sont autorisées :
− « Pigeonniers » ou « colombiers » : Ils sont autorisés en tant qu’éléments saillant sur la toiture, avec rampant en amont et en aval, sans détoiturer, à l’abri de la pluie, et en retrait par rapport au nu de la façade (cf. schéma) :
− en toutes zones, sauf Ua : Les « souleillados » ou « terrasses tropéziennes » : Ils sont autorisés s’ils sont inclus dans une pente de toit tuilé, avec rampant en amont et en aval, sans supprimer le faîtage. La surface ouverte dans la toiture devra être en retrait
d’au moins 1 mètre par rapport au nu
de la façade et 1 mètre par rapport au faîtage. La surface ouverte dans la toiture ne concernera pas plus d’un quart de la superficie totale de la 1m 1m toiture, tous pans confondus (cf.
schéma) :
− Les toitures terrasses plates sont autorisées uniquement pour les constructions à usage d’équipements collectifs ou nécessaires aux services publics.
Pluvial
La collecte d’eau de pluie en aval des toitures est fortement conseillée.
Article DC 12. Façades#
Les règles qui suivent ne s’appliquent pas aux constructions ou installations nécessaires aux services publics.
Enduits
Les enduits de façades doivent présenter un grain fin (finition frotassée ou lissée).
Les reprises partielles en cas de réparation devront être effectuées de manière identique à l’existant.
Les murs bahuts constitutifs des clôtures doivent être enduits sur toutes leurs faces et avec les mêmes tons et enduits que la construction principale, sauf s’ils sont en pierres.
Revêtements
Sont interdites les imitations de matériaux ainsi que l’emploi à nu en parement de matériaux non revêtus ou enduits, à l’exception de la pierre.
Couleurs
La couleur des matériaux de construction, ou des enduits, doit s’harmoniser avec celles des constructions avoisinantes et doit respecter la palette de couleurs consultable en mairie (voir palette chromatique en annexe du présent règlement)
Pour que le nuancier chromatique soit réussi, quelques principes doivent être appliqués :
− Alterner les couleurs entre constructions principales,
− Ne pas appliquer une couleur identique sur la façade et les menuiseries,
− Différencier les couleurs des façades et des menuiseries de deux bâtiments principaux voisins ou face à face,
− Peindre l’ensemble des menuiseries et des ferronneries et ne pas les laisser bruts ou vernis notamment les volets.
Ainsi, chaque construction représente une « note » dont l’architecture et les couleurs participent à son identité. Sur la commune, la coloration des enduits et des éléments peints devra se rattacher à la tradition locale faite de teintes douces calcaire, et des pierres naturelles du Pays.
Les couleurs trop vives et agressives qui pourraient rompre l’harmonie chromatique, le blanc pur et le ton « pierre » sont à proscrire.
L’aspect extérieur des annexes (garages, abris piscine…) doit s’harmoniser avec la construction principale : même matériaux, coloris identique… l’aspect extérieur des abris de jardin devra s’intégrer dans l’environnement.
Article DC 13. Éléments et ouvrages en saillie#
Antennes paraboliques
L’implantation des antennes paraboliques en toiture ou au sol sont autorisées ; les implantations en façade sur rue sont interdites. En tout état de cause, on veillera à ce que les antennes paraboliques soient les moins visibles depuis les espaces publics. Dans les cas de toitures à 2 pentes, les antennes paraboliques seront implantées sur la toiture la moins visible depuis les espaces publics, elles ne pourront en aucun cas dépasser le faîtage du toit.
Appareils de climatisation, d’extraction d’air et autres éléments techniques et réseaux
L’implantation des appareils de climatisation et d’extraction d’air en toiture est autorisée sous réserve de les intégrer en les dissimulant derrière des dispositifs architecturaux afin d’être invisibles.
Leur implantation en façade sur rue est autorisée, sous réserve de ne pas être en saillie : les blocs extérieurs doivent être encastrés dans le mur ou dissimulée derrière des dispositifs architecturaux afin d’être invisibles depuis les espaces publics.
Tous les éléments techniques nouveaux (coffre de pompe à chaleur, armoire électrique, coffre de stores, câblages, etc.) doivent être encastrés dans les murs ou dissimulés par des dispositifs architecturaux afin d’être invisibles depuis la voie publique.
- Exemples de dissimulation des appareils de climatisation :
Souches de cheminées et d’ascenseurs
Elles doivent être simples, recouvertes du même enduit que les façades, et implantées judicieusement, de manière à éviter des hauteurs de souches trop grandes.
Article DC 14. Inscriptions publicitaires, enseignes et devantures commerciales#
La publicité est interdite en dehors de l’agglomération de Barjols et aux abords des Monuments Historiques (L581-7,
L581-8 et L581-9 du code de l’environnement).
Les enseignes situées dans les abords des Monuments Historiques sont soumises à autorisation préalable.
Toute publicité ou enseigne doit être intégrée à l’architecture des bâtiments et dans l’environnement.
− Seule une enseigne en façade et une enseigne drapeau sont autorisées par commerce et par façade.
− L’ensemble des publicités et enseignes sera installée dans les limites des ouvertures du rez-de-chaussée commercial.
− Les enseignes en caisson lumineux et bandeaux (néon ou fluo) sont interdites.
− Le principe des lettres découpées est à privilégier, en relief et rétroéclairées si besoin.
− Les enseignes bandeau et les enseignes peintes ne doivent pas dépasser 40 cm de hauteur.
− Le lettrage de l’enseigne ne devra pas dépasser 25 cm de hauteur.
− Le texte de l’enseigne sera centré par rapport à la devanture.
En l’absence de Règlement Local de Publicité (RLP), les dispositions du Règlement National de Publicité (RNP) s’appliquent, conformément aux articles L581-1 et suivants et aux articles R-581-1 et suivants du code de l’environnement.
Article DC 15. Ouvertures#
Fenêtres et volets
Sont autorisés les volets persiennés ou pleins (à double lame croisée, à cadre).
Les volets à barre et écharpe sont interdits.
Les volets roulants sont autorisés en toutes zones, sauf en Ua où des conditions sont définies.
Les volets roulants et grilles de protections des devantures commerciales sont à installer à l’intérieur des locaux commerciaux, sauf impossibilité technique dûment justifiée.
Les volets battants sur la rue en rez-de-chaussée sont autorisés à condition de ne pas entraver la sécurité publique.
Couleurs
- Cf. Palette chromatique en annexe du présent règlement pour toutes les menuiseries.
Portes, volets et fenêtres peuvent être peints de couleurs différentes.
Une seule teinte de volets sera mise en œuvre par façade, ainsi que pour les fenêtres et portes fenêtres.
Encadrements des fenêtres et volets
Conserver ou restaurer les impostes avec moulure à entablement en partie haute quand elles existent.
Conserver ou restaurer les encadrements de baies s’ils existent. Ils sont soit peints au badigeon dans la plupart des cas, soit en relief en pierre ou au stuc mouluré suivant le style architectural.
Conserver ou restaurer les feuillures pour les contrevents, si elles existent.
Pour les appuis des baies : conserver ou restaurer les appuis.
Portes
Encadrements des portes :
− Les portes anciennes et leur encadrement d’origine en pierre appareillée doivent être préservés.
− Les encadrements devront être conservés ou restaurés : soit peints au badigeon, soit en relief en pierre suivant les styles architecturaux.
Volets et fermeture des portes :
− Les ouvertures de vantaux des portes ou volets battants sur la rue en rez-de-chaussée sont autorisées à condition de ne pas entraver la sécurité publique.
− Les grilles de défense à barreaux droits en harmonie avec les couleurs traditionnelles sont autorisées.
Seuils des portes :
− Conserver, restaurer ou restituer les seuils et les emmarchements en pierre calcaire, calcaire bouchardée ou en pierre marbrière, parfois en carrare, suivant les styles et les époques.
− Les soubassements en saillies ne devront empiéter en aucune façon sur le trottoir.
Menuiseries des portes de garages et de remises :
− Les portes de garage seront pleines.
− En cas de changement de destination, l’encadrement des portes de remises ou de fermes devra être conservé.
Article DC 16. Clôtures#
- Cf. article DC9 qui s’applique également.
La hauteur maximale des clôtures est règlementée à l’article DC10.
Les clôtures doivent être écologiquement et hydrauliquement perméables.
Les murs constitutifs des clôtures, lorsqu’ils sont autorisés, doivent être enduits sur toutes leurs faces et avec les mêmes tons et enduits que la construction principale, sauf s’ils sont en pierres.
Sont autorisées, sauf disposition contraire précisée dans le règlement spécifique des zones :
− les clôtures constituées de haies vives.
− Les clôtures grillagées doublées d’une haie vive.
− Les clôtures constituées d’un mur bahut, enduit ou en pierre, surmonté d’une grille à barreaudage ou d’un grillage;
− En cas de mur de soutènement et de l’édification d’une clôture au-dessus, le mur de clôture sera autorisé s’il est édifié dans les mêmes matériaux que le mur de soutènement.
− La reconstruction de murs existants.
− Les brises vues d’aspect naturel.
− Les clôtures en métal préformé.
Sont interdits en toutes zones :
− Les brises vues d’aspect non naturel, les bâches ou claustras de type « plastique, tissus ».
− Les murs pleins (sauf disposition contraire précisée dans le règlement spécifique des zones).
Sous-section 6. Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et des abords des constructions#
Article DC 17. Coefficient de jardins#
Tout projet de construction nouvelle ou d’extension, situé dans une zone où s’applique un coefficient de jardin doit comprendre une proportion de surfaces favorables à la biodiversité, à la nature en ville, à la rétention du pluvial …
appelés « pourcentage d’espaces non imperméabilisés » ou « coefficient de jardin ».
Il s’agit de la partie d’une unité foncière ou d’une parcelle qui ne peut en aucun cas être imperméabilisée soit par une dalle surmontée (ou non) par une construction, soit par un aménagement en sous-sol qui perturberait ou empêcherait l’absorption des eaux dans le sol.
- Schéma concept du coefficient de jardin
Dans un lotissement, le coefficient de jardin est applicable à chaque lot.
Ce pourcentage d’espaces libres n’est pas imposé aux constructions et installations nécessaires aux services publics et d’intérêt collectif.
Les espaces libres de toutes nouvelles constructions doivent être aménagés en espaces non imperméabilisés permettant l’infiltration des eaux pluviales. Ils peuvent être aménagés en jardins secs composés de plantes locales choisies pour leurs aptitudes à se maintenir dans un climat méditerranéen.
Article DC 18. Traitement paysager des espaces libres#
Prescriptions graphiques
Les espaces indiqués comme « terrains cultivés et les espaces non bâtis en zone urbaine » et les Espaces Boisés Classés sont reportés aux documents graphiques 4.2. et sont règlementés dans le document .4.1.3.
Végétation à favoriser
Les espèces végétales plantées doivent être d’origine locale et adaptées au climat et au sol.
Les espèces allergisantes sont à éviter et les espèces végétales exotiques envahissantes sont proscrites.
Les haies séparatives ne doivent pas être mono spécifiques ni d’aspect rectiligne et rigide dans le paysage : une diversité d’espèces végétales feuillues est imposée. Les haies de type « bocagères » ou « champêtres », en mélange d’espèces arbres et arbustes, sont recommandées.
Toute haie arrachée doit être replantée.
Tout arbre de haute tige (=tronc d’une hauteur supérieur à 180cm) abattu doit être remplacé par un arbre d'essence adaptée au sol.
Aménagement végétal à réaliser
Les délaissés devront impérativement être plantés.
Les aires de stationnement d'une superficie égale ou supérieure à 100 m² doivent être plantées d’arbres de haute tige et végétalisées.
Conformément à l’Arrêté Préfectoral du 15 mars 2017, fixant les mesures prises pour l’application de l’article L253-
7.1 du Code rural et de la pêche maritime, des mesures de protections adaptées doivent être mise en place par tout responsable d’ERP sensible, limitrophe d’un espace recevant l’application de produits phytopharmaceutiques (cf.
annexes au présent règlement).
Des espaces « tampons », tels que des haies ou clôture végétalisée de type bocagère, doivent être aménagés par le pétitionnaire pour toutes nouvelles constructions à destination d’habitation, extensions d’habitation et créations d’annexes, voisines d’une parcelle agricole ou d’une parcelle cultivée. Ces espaces tampons seront implantées en limites séparatives et fonds de parcelle.
Le débroussaillement
La règlementation sur le débroussaillement est obligatoire, il est prévu notamment par le code forestier (articles L131- 10 et suivants), dont le zonage et les conditions sont définies par arrêté préfectoral. Voir l’arrêté préfectoral portant règlement permanent du débroussaillement obligatoire et maintien en état débroussaillé (cf. annexes au présent règlement).
Le défrichement
Conformément aux dispositions de l’article R122-2 du code de l’environnement, et en fonction des projets nécessitant un défrichement, celui-ci peut être soumis à évaluation environnementale ou à saisine de l’Autorité
Environnementale dans le cadre d’une procédure d’examen au cas par cas.
Conservation des espèces protégées
Conformément aux dispositions des articles L411-1 et 2 du code de l’environnement, il est rappelé au pétitionnaire que l’atteinte aux individus, la perturbation et la dégradation des habitats sont interdites, sauf procédure exceptionnelle de dérogation.
Il est vivement recommandé de se rapprocher de l’animateur Natura 2000 « Sources et tufs du Haut Var » avant toute intervention sur le milieu naturel (défrichement, entretien des vallons, intervention sur des constructions pouvant être utilisés par des chiroptères…)
Zones humides et vallons
Conformément à l’article L211-1 du code de l’environnement, les zones humides, identifiées ou non aux pièces graphiques du PLU, doivent impérativement être conservées et strictement préservées, elles sont inconstructibles et les affouillements, exhaussements de sol et remblais, retournement, drainage, assèchement, tous travaux et aménagements entrainant une imperméabilisation totale ou partielle et l’édification de clôture sont interdits.
D’éventuelles destructions partielles de zones humides rendues nécessaires par des enjeux d’intérêt général doivent faire l’objet de mesures compensatoires, compatibles avec les modalités définies par le SDAGE Rhône Méditerranée en vigueur.
La végétation des berges des vallons doit être maintenue et entretenue.
Gestion du pluvial
Systèmes de rétention des eaux de pluies : Un traitement paysager des systèmes de rétention des eaux de pluie contribuera à la gestion du pluvial (noues, fossés, plantations, circulations piétonnes non bitumées…).
Les espaces dédiés aux cheminements piétons ou doux sont dotés d’un revêtement approprié à leur usage ; ils assurent une perméabilité hydraulique.
Les affouillements et/ou les exhaussements du sol ne seront autorisés que dans la limite où ils seront justifiés par la topographie du terrain avec insertion paysagère et qu’ils n’entrainent pas une augmentation des phénomènes de ruissèlement.
Restanques
Les restanques et leurs murs de pierres existants doivent être conservés, restaurés et entretenus, sauf impossibilité technique démontrée.
Article DC 19. Éclairages#
Seuls sont autorisés les éclairages nécessaires et indispensables à la sécurisation de la zone.
Les éclairages, émettront une source lumineuse orientée du haut vers le bas, dans un cône de 70 ° par rapport à la verticale (seuls sont autorisés les types de projecteurs à verres horizontaux orientés du haut vers le bas garantissent la non-diffusion de la lumière vers le haut). L’éclairage vers le haut est proscrit.
La hauteur maximale d’installation des éclairages autorisée est inférieure à 5 mètres.
- Schéma d’un éclairage type : mat <5m et faisceau lumineux à 70°
Les éclairages extérieurs privés (abords des constructions), devront être adaptées aux besoins (un éclairage trop puissant et permanent étant souvent inutile).
Les éclairages à détecteurs ou à minuteurs sont à privilégiés.
L’éclairage latéral (qui n’est pas à privilégier) devra être orienté vers le bâtiment à éclairer et non vers les espaces libres de toute construction.
Les éclairages à privilégier sont : Leds avec une température de couleur ≤ 2700 ° Kelvin, sans UV (moindre impact sur la faune) et une efficacité lumineuse ≥ 70 lumens/Watt.
L’installation des éclairages est à privilégier sur les façades des bâtiments et non sur des mats à l’écart des bâtiments.
Éviter la pose de luminaires en console sur façades habitées, à proximité des fenêtres, notamment quand celles-ci sont persiennées.
Section 3. Desserte des constructions#
Sous-section 7. Stationnement#
Article DC 20. Stationnement des véhicules motorisés#
Les règles qui suivent ne s’appliquent pas aux constructions ou installations nécessaires aux services publics.
Les dispositions suivantes s’appliquent à toutes les zones sauf la zone Ua et son secteur Uaa.
− Le stationnement des véhicules correspondants aux besoins des constructions et installations nouvelles doit être assuré en dehors des voies publiques et sur le terrain d’assiette du projet.
− Les espaces dédiés au stationnement sont conçus afin d’assurer leur perméabilité.
− Le changement de destination des garages existants est autorisé (voir article spécifique en zone Ua).
− Caractéristiques techniques des stationnements :
- La superficie minimale d’un emplacement de stationnement est d’environ 25 m² (y compris les accès et dégagements) pour les 4 roues.
- La superficie minimale d’un emplacement de stationnement est d’environ 3,5 m² (y compris les accès et dégagements) pour les 2 roues motorisés.
- Une aire de livraison correspond à deux emplacements de stationnement (y compris les accès et dégagements).
− Nombres de places de stationnement pour véhicules motorisés 4 roues :
- Le nombre total de places ne doit en aucun cas être inférieur au nombre de logements. Il doit être réservé une place aux visiteurs par tranche entamée de 5 logements.
- Destination habitation : 1 place de stationnement pour tout logement de moins de 80m² ; 2 places de stationnement pour tout logement de plus de 80m² ; 3 places de stationnement pour tout logement de plus de 160m².
- Destination hébergement : 1 place de stationnement pour 2 hébergements (EHPAD, résidences seniors …)
- Destination commerces : 1 place de stationnement tous les 20m² de SDP + 1 place livraison si la SDP du local commercial est > à 100 m².
- Destination bureau et services du secteur tertiaire : 1 place de stationnement pour 20m² de SDP.
- Destination artisanat, entrepôt, industrie, hangars agricoles : 1 place de stationnement + 1 place livraison à partir de 100m² de SDP.
- Destination hébergement hôtelier : 1 place de stationnement par chambre.
- La norme applicable aux destinations non prévues ci-dessus est celle à laquelle ces destinations sont le plus directement assimilables.
− Dans le cas d’une extension d’une construction à usage d’habitation inférieure à 80 m² de SDP (extension comprise), il n’est exigé aucune place de stationnement, et ce, même en l’absence de place de stationnement.
− Dans le cas d’un détachement de parcelle d’une propriété bâtie, le solde de terrain comportant la construction existante initiale devra conserver le stationnement existant préalablement au détachement.
− Exceptions : Lorsque l’application de ces prescriptions est techniquement impossible, compte tenu des caractéristiques urbaines du site, les autorités compétentes peuvent autoriser le pétitionnaire à aménager une aire de stationnement dans un environnement immédiatement propice.
Article DC 21. Stationnement des 2 roues non motorisées#
Les règles qui suivent ne s’appliquent pas aux constructions ou installations nécessaires aux services publics.
Les dispositions suivantes s’appliquent à tout nouveau projet de logements collectifs :
− Le stationnement des 2 roues doit être assuré en dehors des voies publiques et sur le terrain d’assiette du projet.
− La superficie minimale d’un emplacement de stationnement est de 0,75 m² pour un vélo.
− Les espaces de stationnement 2 roues doivent être visibles et dotés d’un accès direct et, accessoirement, protégés des intempéries et sécurisés.
− Il est exigé :
- 1 place de stationnement 2 roues par logement pour les logements dont la surface de plancher est inférieure ou égale à 50 m² ;
- 2 places de stationnement 2 roues par logement, pour les logements dont la surface de plancher est supérieure à 50 m².
Sous-section 8. Desserte par les voies publiques et privées#
Article DC 22. Accès#
Pour être constructible, un terrain doit comporter un accès automobile à une voirie publique ou privée, soit direct, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisin.
Il peut être aménagé par terrain, faisant l’objet d’un projet d’occupation ou d’utilisation des sols, soit un accès à la voie publique conçu à double sens, soit deux accès en sens unique.
Le refus d’une autorisation d’urbanisme peut être justifié si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic.
Article DC 23. Voirie#
Les dimensions, formes et caractéristiques des voies nouvelles publiques et privées doivent être adaptées aux usages qu'elles supportent ou aux opérations qu'elles doivent desservir, sans pouvoir être inférieures à 4 mètres de bande de roulement.
Leurs caractéristiques doivent permettre de satisfaire aux règles minimales de desserte, de défense contre l'incendie, de protection civile, de visibilité, d’écoulement du trafic, de sécurité des usagers et de ramassage des ordures ménagères.
Les nouvelles voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire aisément demi-tour. Ne sont pas concernées les voies publiques existantes.
Pour tout projet de 5 logements ou plus, la sécurité des piétons doit être assurée par des aménagements adéquats.
Une autorisation d’urbanisme peut être refusée sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination des aménagements ou constructions envisagées.
Sous-section 9. Desserte par les réseaux#
Article DC 24. Eau potable#
En toutes zones U et AU, toute construction, ou installation à destination d’habitation ou abritant des activités, doit être raccordée au réseau public de distribution d'eau potable doté de caractéristiques suffisantes, et ce raccordement réalisé conformément au règlement du service public de distribution d’eau potable en vigueur.
En zones A ou N : Prioritairement, les constructions doivent être raccordées au réseau public d’Alimentation en Eau
Potable (AEP) lorsqu’il existe. En l’absence de possibilité réelle de raccordement sur le réseau public d’Alimentation en Eau Potable, les constructions ou installations autorisées peuvent être alimentées, soit par captage, forage ou puits particuliers ou tout autre ouvrage conformément à la réglementation en vigueur.
Les constructions ou installations recevant du public sont soumises au règlement sanitaire départemental.
Article DC 25. Assainissement#
Sauf dispositions contraires écrites dans le règlement propre à la zone
Toute construction, ou installation à destination d’habitation ou abritant des activités, doit être raccordée au réseau collectif d’assainissement par des canalisations souterraines.
L’évacuation des eaux et matières usées doit se faire sans aucune stagnation et en respectant les caractéristiques de ce réseau, sous réserve que celui-ci présente une capacité suffisante.
En fonction du règlement de l’assainissement et après avis du service, le raccordement pourra être éventuellement refusé si les rejets sont incompatibles avec le bon fonctionnement de la station d’épuration.
Le réseau collectif d’assainissement ayant pour vocation exclusive la collecte des eaux usées domestiques, les rejets d’effluents non domestiques doivent faire l’objet d’une autorisation particulière auprès du service d’assainissement comme le prévoit l’article L1331-10 du Code de la Santé Publique. L’évacuation de ces eaux usées non domestiques dans le réseau collectif d’assainissement est subordonnée à un pré traitement approprié conformément à la réglementation en vigueur.
L’évacuation des eaux et matières usées dans les fossés et le réseau pluvial est interdite.
Exceptions citées dans certaines zones
Les constructions doivent être raccordées au réseau public d’assainissement lorsqu’il existe. En l’absence de possibilité réelle de raccordement sur le réseau public, l’assainissement non collectif est autorisé conformément à la réglementation en vigueur.
Le terrain d’assiette du projet est inconstructible si le système d’assainissement non collectif répondant aux besoins de la construction projetée ne peut y être implanté.
L’évacuation des eaux usées non traitées est interdite.
En toutes zones
Les eaux de vidange des bassins et piscines doivent être éliminées comme des eaux pluviales, elles sont donc interdites dans les systèmes de collecte des eaux usées. En l’absence de réseau pluvial, elles peuvent être rejetées au milieu naturel après neutralisation du chlore. Les vidanges de piscine sans neutralisation du chlore sont proscrites. Les eaux de lavage des filtres sont considérées comme des eaux usées ; compte tenu de leur charge organique, elles doivent être épurées par les filières habituelles.
Article DC 26. Pluvial#
- Il convient de se reporter au schéma directeur pluvial disponible en Mairie.
Les imperméabilisations nouvelles sont soumises à la création d’ouvrages spécifiques de rétention et/ou infiltration.
Ces dispositions s’appliquent à tous les projets soumis à autorisation d’urbanisme (permis de construire, autorisation de lotir, déclaration de travaux, autres), et aux projets non soumis à autorisation d’urbanisme.
Les travaux structurants d’infrastructures routières ou ferroviaires, et les aires de stationnement, devront intégrer la mise en place de mesures compensatoires.
Pour les permis de construire passant par une démolition des bâtiments le dimensionnement des ouvrages devra prendre en compte la totalité des surfaces imperméabilisées de l’unité foncière, quel que soit son degré d’imperméabilisation antérieur.
Les aménagements n’ayant aucune incidence nouvelle sur l’imperméabilisation du sol seront dispensés de toutes mesures compensatoires.
L’aménagement devra comporter :
− un système de collecte des eaux (collecteurs enterrés, caniveaux, rigoles…),
− un ou plusieurs ouvrages de rétention, dont l’implantation devra permettre de collecter la totalité des surfaces imperméabilisées de l’unité foncière,
− un dispositif d’évacuation par déversement dans les vallons ou réseaux pluviaux pouvant recevoir les rejets issus des régulations, infiltration, ou épandage sur la parcelle ; la solution adoptée étant liée aux caractéristiques locales et à l’importance des débits de rejet.
− Les ouvrages de rétention créés dans le cadre de permis de lotir devront être dimensionnés pour la voirie et pour les surfaces imperméabilisées totales susceptibles d’être réalisées sur chaque lot.
− Le maître d’ouvrage sera tenu à l’obligation de bon fonctionnement des aménagements compensatoires (collecte, rétention, évacuation).
− Les aménagements dont la superficie nouvellement imperméabilisée est inférieure à 50m², peuvent être dispensés de l’obligation de créer un système de collecte et un ouvrage de rétention.
− Les mesures compensatoires définies par le Maitre d’ouvrage seront soumises à l’avis du gestionnaire pour leur validation.
L'évacuation des eaux pluviales dans le réseau collectif d'assainissement des eaux usées est interdite.
Les eaux pluviales, dont celles provenant de toute surface imperméabilisée, telles que les toitures et les parkings, doivent être collectées et dirigées par des canalisations vers les caniveaux, fossés ou réseaux prévus à cet effet, ou être collectées, stockées et évacuées sur l’unité foncière par un dispositif de dimensionnement approprié répondant aux prescriptions édictées par la Mission Inter-service de l’eau et de la Nature (MISEN) du département du Var.
Pour les surfaces nouvellement imperméabilisées les rejets s’effectueront, dans la mesure du possible, dans les espaces verts afin de favoriser l’infiltration des eaux pluviales et de retarder les apports au réseau en permettant le transit des eaux en surface.
Les bassins de rétention, les noues et autres ouvrages liés à la rétention du ruissellement pluvial sont autorisés en toutes zones.
Les canaux d’irrigation situés sur les parcelles seront conservés ou rétablis dans les mêmes caractéristiques.
Article DC 27. Citernes#
Les citernes de gaz seront enterrées.
Les citernes de gasoil seront disposées à l'intérieur des constructions ou enterrées.
Les citernes de défense extérieure contre l’incendie seront enterrées ou bien situées dans une construction.
Les systèmes de récupération des eaux de pluies seront :
− soit dissimulées et intégrés à l’architecture du bâtiment ;
− soit enterrées.
Article DC 28. Réseau d’énergie : distribution et alimentation#
Toute construction doit être raccordée aux lignes de distribution d’énergie électrique.
Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d’énergie électrique ainsi qu’aux câbles téléphoniques doivent être réalisés en souterrain sur fonds privés.
Dans le cas d’un aménagement d’un immeuble existant ou de construction neuve adjacente à un bâtiment existant, l’alimentation pourra être faite par câbles torsadés posés sur les façades.
Les compteurs extérieurs doivent être regroupés et placés à l’intérieur de coffrets encastrés complètement dans la maçonnerie.
Article DC 29. Réseau de communications électroniques et infrastructures#
La mise en place de fourreaux de réserves est obligatoire lors de la réalisation d’opérations d’aménagement et/ou de lotissements.
Article DC 30. Collecte des déchets#
Non règlementé .
Titre III : Dispositions spécifiques aux zones Ua#
La zone Ua représente principalement la délimitation du centre-ville, noyau urbain historique, à considérer comme un patrimoine bâti constituant un ensemble urbain remarquable, dont il convient de préserver et mettre en valeur les caractères architecturaux, urbains et paysagers.
Le tissu urbain est serré, dense et les constructions sont implantées en ordre continu. Cette zone a principalement vocation à accueillir des constructions et installations à destination d’habitation, leurs annexes, d’hébergement hôtelier, d’artisanat, de bureaux, de commerces, d’équipements d’intérêt collectif et services publics.
La zone est concernée par une zone inondable, ce qui la soumet à prescriptions particulières ;
il est impératif de consulter le document 4.1.3 « Prescriptions graphiques règlementaires ».
La zone Ua comporte un secteur :
Uaa : secteur à hauteur maximale inférieure.
- Les « dispositions générales » et les « dispositions communes applicables à toutes les zones » sont définies dans le titre
I et le titre II du présent document : il est impératif de s’y reporter.
Section 1. Destination des constructions, usage des sols et natures d’activités#
Sous-section 1. Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités