Intitulé du document : THEME N°2 : QUALITE URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
Rappel : Les règles d’urbanisme ci-dessous sont complémentaires aux dispositions réglementaires générales ainsi qu’à l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique : axes structurants paysagers.
1. Rappel du principe général#
Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à
la conservation des perspectives monumentales.
Volume des Principe pour les constructions existantes :
constructions Sont interdits les modifications et/ou suppressions :
- du rythme entre les pleins (maçonneries) et les vides (ouvertures), - les dimensions, la forme et la position des percements - la hiérarchisation des horizontales qui composent la façade (soubassement, ouvertures, bandeau d’allège) et sa ponctuation par la modénature (appuis, cordons, casquette, auvent…) - la volumétrie de la toiture (versants, brisis…)
En outre, pour les immeubles construits en « séries composée » (immeubles mitoyens de typologie strictement identique), doit être respecté :
- la continuité stricte ou décalée (suivant le relief) des soubassements, cordons, corniches et chéneaux
- la répétition des modénatures et de l’ornementation (détails, auvents, effets de soubassement),
- les effets d’angle et de symétrie, - Le rythme des ouvertures (fenêtres, porte, œil de bœuf, lucarnes...).
Les menuiseries ou ferronneries qui ne peuvent être restaurées doivent être remplacées dans le respect des dimensions, profil, décomposition et formes des menuiseries ou ferronneries d’origine ou de ceux existants à proximité sur des constructions de même type ou de même époque que ledit élément.
Matériaux
Principe pour les nouvelles constructions :
Les constructions principales à usage d’habitation doivent être d’aspect :
- brique rouge orangée,
- pierre bleue,
- grès,
- bois d’aspect naturel et non peint,
- tous autres matériaux ou procédés de construction permettant de réduire l’émission de gaz à effet de serres ou destinés aux économies d’énergie.
En outre, les constructions principales destinées à d’autres destinations que les habitations peuvent utiliser des matériaux contemporains tel que :
- le bois d’aspect naturel et non peint,
- le verre,
- les bardages métalliques horizontaux,
- les bardages de type zinc (naturel ou coloré) ou « trespa »,
- les enduits de teinte uniforme,
- les bétons décoratifs, associés ou non à la maçonnerie de brique.
D’autres aspects peuvent être utilisés à condition que leur emploi soit partiel (moins de 20% de la surface des façades cumulées) et qu’ils respectent les teintes et la composition architecturale d’ensemble (pour les soubassements, encadrement …).
L'utilisation du crépi est interdite sur les nouvelles constructions.
Principe pour les constructions existantes :
Les matériaux des façades, toitures et dispositifs en saillie visible du domaine public doivent être identiques au matériau d’origine ou être de forme, d’aspect et de dimensions similaires à ceux des matériaux d’origine et doivent être mis en œuvre selon une technique traditionnelle.
Toutefois, pour la restauration et les extensions des constructions existantes déjà enduites ou badigeonnées traditionnellement, les enduits peuvent être utilisés suivant le nuancier suivant :
Toiture
La restauration à l’identique des murs en terre crue est autorisée. En outre, l’utilisation de matériaux ou procédés de construction permettant de réduire l’émission de gaz à effet de serres ou destinés aux économies d’énergie est autorisée.
Principe pour les nouvelles constructions : Les constructions principales doivent comprendre soit :
- Deux pans (hors croupe architecturale locale) avec une pente de toit comprise entre 30° et 45°,
- Quatre pans à condition qu’elles couvrent des constructions importantes ayant au moins 5 mètres à l’égout du toit et au moins 6 mètres de faîtage,
- Une toiture terrasse à condition qu’elle participe à une composition architecturale d’ensemble et à une conception bioclimatique,
- Une toiture végétalisée à condition qu’elle participe à une composition architecturale d’ensemble et à une conception bioclimatique.
D’autres pentes (générales, en demi-croupe, brisis ou coyaux) peuvent être autorisées sur tout ou partie du projet, à conditions qu’elles participent à la composition architecturale d’ensemble.
Les toitures doivent être couvertes de matériaux reprenant l’aspect, l’appareillage et les teintes bleues noires de l’ardoise naturelle ou rouge orangées de la tuile. L’utilisation du zinc est autorisée pour les faibles pentes ou pour les éléments techniques d’une toiture le nécessitant. Une teinture uniforme par toiture est exigée. Une harmonie de teintes avec les constructions voisines doit être recherchée.
Les tuiles vernies ne sont autorisées qu’à condition qu’elles soient de teinte et d’aspect similaire à l’ardoise naturelle ou aux tuiles rouge-orangées.
Les toitures équipées de panneaux solaires ou de tout autre dispositif destiné aux économies d'énergie devront être de teinte noire bleutée ou noire brillante.
Les dispositions ci-dessus ne s'appliquent ni aux vérandas, ni aux toitures terrasses, ni aux serres d'agrément.
Principe pour les constructions existantes :
Les annexes et extensions d’une construction principale doivent comprendre soit :
- Des pans similaires à la construction principale, - Un ou plusieurs pans inférieurs à 30°, - Une toiture terrasse.
Les débords de toiture de pente moins marqués pour les bow-windows (ou oriels), ou les marquises sont autorisés.
Les toitures en chaumes existantes lors de l’approbation du présent PLUi peuvent être restaurées à l’identique.
Ouvertures Clôtures
Bavay
Les ouvertures en façade des constructions doivent être rectangulaires et plus hautes que larges. Les ouvertures en demi-lune sont autorisées selon le modèle de l’architecture traditionnelle bavaisienne, en dernier étage au soubassement de la toiture. En cas d’aménagement de combles, les ouvertures doivent présenter la forme de fenêtre de toit, de lucarnes ou fenêtres sur pignon.
Le Quesnoy Dans tous les cas, les caractéristiques principales des Landrecies menuiseries doivent être respectées, à savoir :
- Pour les chéneaux : la hauteur, le profil du casse goutte et de la mouluration haute.
- Pour les portes et fenêtres : la décomposition, le nombre de vantaux, la taille et la forme de l’imposte, la hauteur de la traverse, la proportion des vitrages ou des panneaux, les dimensions générales des profils.
- Pour les lucarnes : le type (rampant, retroussé, à croupe, à pignon...), l’implantation dans la composition de la façade, la nature des joues...
La hauteur des clôtures en front à rue ne devra pas excéder 1.60 mètre. La hauteur des piliers des portails peut être portée à 1.80 mètres.
La hauteur des clôtures en limites séparatives ne devra pas excéder 2 mètres.
Cependant, la reconstruction ou la continuité avec une clôture existante peut excéder la hauteur réglementée ci-dessous.
Les clôtures implantées à l’alignement devront être constituées soit :
- de haies vives constituées d’essence locale selon la liste jointe en annexe,
- soit d’un mur bahut ou muret d’une hauteur maximale de 0,80m : - maçonné dans les mêmes aspects que ceux de la construction principale, - surmonté d’un dispositif à claire voie, d’une grille de couleur matte et doublé d’une haie composée d’essences locales.
- soit d’un dispositif à claire voie, doublé ou non d’une haie composée d’essences locales (les matériaux type PVC sont tolérés sous réserve d’être d’une teinte similaire à la construction principale).
- soit d’un mur plein maçonné dans les mêmes aspects que ceux de la construction principale ou tout matériau de teinte, d’aspect et d’appareillages similaires à ceux de l’architecture traditionnelle de l’Avesnois, - soit de segments verticaux ajourés (comme l’illustration ci-dessous).
Les clôtures implantées en limite séparative devront être constituées soit : - de haies vives constituées d’essence locale selon la liste jointe en annexe, - de grilles ou grillages, associés à la plantation d’essences locales, - de palissades en bois (sur maximum 5 mètres à partir de la façade arrière de la construction), - soit d’un mur plein maçonné dans les mêmes aspects que ceux de la construction principale ou tout matériau de teinte, d’aspect et d’appareillages similaires à ceux de l’architecture traditionnelle de l’Avesnois, - d’un dispositif à claire voie, doublé d’une haie composée d’essences locales (les matériaux type PVC sont tolérés sous réserve d’être d’une teinte similaire à la construction principale), - de palissades en bois ou autre mur d’intimité (sur maximum 10 mètres à partir de la façade arrière de la construction).
Toutefois, en limite de zone N ou A, les clôtures doivent obligatoirement être composées d’une haie végétale doublée ou non d’un grillage dans lesquels doivent être aménagés des passages de petite faune. Des règles différentes sont admises si l’édification de cette clôture doit répondre à une nécessité tenant à un mode particulier d’occupation des sols (sécurisation d’un site) ou dans un cadre sportif (terrain de foot, tennis …).
La pose de gabions est autorisée.