(En cas de divergence, les dispositions littérales priment sur les schémas explicatifs)
Accès : L’accès est un passage privé, non ouvert à la circulation publique, situé sur l’emprise de la propriété ou aménagé sur fonds voisin reliant la construction à la voie de desserte. Il correspond donc selon le cas à un linéaire de façade du terrain (portail) ou de la construction (porche) ou portion de terrain (bande d’accès ou servitude de passage), par lequel les véhicules pénètrent sur le terrain de l’opération depuis la voie de desserte ouverte à la circulation publique.
Adaptations mineures : Les règles définies par un Plan Local d'Urbanisme peuvent faire l’objet d’assouplissements rendus nécessaires uniquement par la nature du sol, la configuration des propriétés foncières ou le caractère des constructions avoisinantes, lorsque l’écart par rapport aux normes est faible (article L.123-1-9 du Code de l’urbanisme).
Affouillement et exhaussement : Tous travaux de remblai ou de déblai dont la superficie excède 100 m2 et dont la profondeur ou la hauteur dépasse 2m. Ceux agricoles concernent les affouillements et exhaussements supérieur à 10 m².
Alignement : limite entre le domaine public et les propriétés riveraines. Cet alignement sert de référence pour déterminer par rapport aux voies, l’implantation des constructions qui seront donc édifiées soit « à l’alignement » soit « en retrait par rapport à l’alignement. »
Aménagement d'une construction : Tous travaux intérieurs n'ayant pas pour effet de modifier le volume existant.
Bâtiments sinistrés (Article L 111-3 du Code de l’Urbanisme) : Lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si la carte communale, le plan local d'urbanisme ou le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement.
Changement de destination :
Affecter à un bâtiment existant une destination différente de celle qu’il avait au moment où les travaux sont envisagés. Par exemple, transformer un bâtiment agricole en logement.
Clôture : Constitue une clôture toute édification d'un ouvrage visant à clore un terrain sur limite séparative ou alignement du domaine public. Il s'agit notamment des murs, des portes de clôture, grilles... L'article R421-2 du code de l'urbanisme précise que sont dispensés de toute formalité, en raison de leur nature ou de leur très faible importance, sauf lorsqu'ils sont implantés dans un secteur sauvegardé dont le périmètre a été délimité ou dans un site classé, les clôtures nécessaires à l'activité agricole ou forestière.
Destination : ce pour quoi une construction avait été conçue, réalisée ou transformée ou encore sont utilisation effective. 9 destinations sont prévues par le Code de l’Urbanisme :
- Habitation: construction à usage de logement principal ou secondaire.
- Hébergement hôtelier : hébergement à caractère temporaire, comportant un minimum d’espaces communs propres aux hôtels (accueil, restaurant, blanchisserie…) et dont les services sont gérés par du personnel propre à l’établissement.
- Bureaux : activités de direction, gestion, études, ingénierie, informatique. Ils se distinguent de la destination « commerce » par le fait qu’ils ne sont pas destinés à accueillir une clientèle avec une activité de présentation et de vente directe au public.
- Commerce : activités économiques d’achat et de vente de biens ou de services. La vente directe au public, sur place, doit constituer une activité dominante pour être rattachés à cette destination.
- Industrie : ensemble des activités collectives de production de biens à partir de matières brutes, à l’aide de travail ou capital.
- Artisanat : ensemble des activités de fabrication et de commercialisation exercées par des travailleurs plus ou moins manuels, seuls ou avec l’aide des membres de leur famille ou de quelques employés.
La distinction entre industrie et artisanat tient dans la nature des équipements et méthodes de fabrication utilisés et aux nuisances que ces activités entraînent pour le voisinage.
- Fonction d’entrepôts : il convient de distinguer les entrepôts des locaux accessoires qui ont la même destination que la construction principale à laquelle ils se rattachent.
Les entrepôts liés à un commerce, une industrie ou un établissement d’artisanat relève de ces destinations et non de la destination « entrepôt » lorsqu’ils représentent moins du tiers de la surface plancher totale.
Les locaux d’artiste utilisés par des artistes exerçant sur leur lieu d’habitation sont rattachés à la destination « habitation », à condition que la surface d’habitation soit au moins égale à 50% de la surface plancher totale.
- Exploitation agricole et forestière : Cela regroupe les constructions et installations nécessaires à :
toutes les activités correspondant à la maîtrise et à l'exploitation d'un cycle biologique de caractère végétal ou animal et constituant une ou plusieurs étapes nécessaires au déroulement de ce cycle.
les activités exercées par un exploitant agricole ou forestier et qui sont dans le prolongement de l'acte de production. Sont notamment visées les activités ayant pour but de transformer les produits agricoles ou forestiers en vue de leur vente.
les activités qui ont pour support l'exploitation. Sont visées toutes les activités d'accueil à la ferme mais également la commercialisation des produits de la ferme.
- Services publics ou d’intérêt collectif : il s’agit de l’ensemble des installations, des réseaux et des bâtiments, qui permettent d’assurer à la population résidante et aux entreprises, les services collectifs dont elles ont besoin. Il s’agit :
• des équipements d’infrastructures (réseaux et aménagements au sol et en sous-sol),
• des équipements de superstructures (bâtiments à usage collectif, d’intérêt général), dans les domaines hospitalier, sanitaire, social, enseignement et services annexes, culturel, sportif, défense et sécurité, ainsi que les services publics administratifs et techniques locaux, départementaux, régionaux et nationaux. Un équipement collectif d’intérêt général peut avoir une gestion privée ou publique.
Emprise publique : Espace public qui ne peut être considéré comme une voie (publique ou privée). Constituent ainsi des emprises publiques : les voies ferrées, les cours d’eau domaniaux, les jardins et parcs publics, les enceintes pénitentiaires…
Emprise au sol : L’emprise au sol, définition utilisée aux articles 9 des règlements de zone, correspond à la projection verticale du volume de toute construction soumise à autorisation d’urbanisme (permis de construction ou déclaration préalable), tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements. Elle se règlemente aux articles 9 en définissant un pourcentage par rapport à la surface de la parcelle à ne pas dépasser.
Essence locale : Il s'agit d'un végétal appartenant à une espèce sauvage indigène et issu de populations régionales, présentes en milieu naturel. L'utilisation d'essences locales dans les plantations permet de garantir une qualité environnementale, de favoriser la réussite technique des plantations, leurs intégrations dans le paysage et prévient les risques d'invasions biologiques.
Le Guide pour l'utilisation d'arbres et d'arbustes dans les projets de végétalisation en Poitou-Charentes réalisé par le Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique peut être utilement consulté avant la plantation de haies sur le site www.cbnsa.fr. Des listes d'essences locales sont établies, adaptées à la nature des sols de chaque région naturelle du Poitou-Charentes.
Espace libre : Les espaces libres sont les surfaces sur lesquelles ne s’exerce pas l’emprise au sol des constructions.
Extension : Construction destinée à faire partie intégrante d’un bâtiment préexistant notamment par une communauté d’accès ou une contiguïté de volume. Les surélévations et dépendances constituent des extensions.
Façade : Désigne chacune des faces verticales en élévation d’un bâtiment : façade avant, arrière, ouest et est.
Hauteur maximale La hauteur maximale fixée aux articles 10 des règlements de zone est la différence d’altitude maximale admise entre tout point de l’édifice, le plus haut étant le faîtage (ou l’acrotère), et sa projection verticale sur le sol naturel ou à défaut, tel qu’il existe avant les travaux de terrassement ou d’exhaussement nécessaires à la réalisation du projet.
La hauteur maximale ne prend pas en compte les éléments de superstructure indispensables et de faibles superficies telles que les souches de cheminée et de ventilation, les antennes et paratonnerres…
h1 < hauteur maximale
h2 < hauteur maximale
Faîtage h3 < hauteur maximale
Sol naturel
Limite séparative : Limite d’un terrain qui n’est pas riveraine d’une voie ou d’une emprise publique (entre deux propriétés privées). Elle correspond à une limite latérale ou à une limite de fond de parcelle.
Parcelle / terrain ou propriété foncière :
- Une parcelle est une pièce de terrain qui constitue l’unité cadastrale.
- Un terrain ou une propriété foncière correspond à l’ensemble des parcelles cadastrales contiguës qui appartiennent au même propriétaire.
Extrait de plan cadastral
Ex : les parcelles 81, 82 et 90 qui appartiennent au même propriétaire constituent 2 propriétés foncières au sens du droit des sols.
Place de stationnement : à titre indicatif, l’emprise d’une place de stationnement est évaluée à environ 15m2 dans le cas de maisons individuelles et à environ 25 m2 (accès compris) dans le cas de parkings collectifs à plusieurs usagers.
Surface plancher : La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de planchers de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction :
1° Des surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
2° Des vides et des trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs ;
3° Des surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre ;
4° Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres ;
5° Des surfaces de plancher des combles non aménageables pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial ;
6° Des surfaces de plancher des locaux techniques nécessaires au fonctionnement d'un groupe de bâtiments ou d'un immeuble autre qu'une maison individuelle au sens de l'article L. 231-1 du code de la construction et de l'habitation, y compris les locaux de stockage des déchets ;
7° Des surfaces de plancher des caves ou des celliers, annexes à des logements, dès lors que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune ;
8° D'une surface égale à 10 % des surfaces de plancher affectées à l'habitation telles qu'elles résultent le cas échéant de l'application des alinéas précédents, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures.
Voie publique : Il s’agit d’une voie ouverte à la circulation terrestre publique (hors voie ferrée) et appartenant au domaine public de la collectivité (Etat, commune, département) qui en est le propriétaire. Les chemins d'exploitation, n'étant pas ouverts à la circulation publique, ne sont pas des voies au sens du code de l'urbanisme. L’emprise d’une voie publique est délimitée par le ou les alignement(s). Elle se compose de la plateforme (partie utilisée pour la circulation et le stationnement des véhicules automobiles) et de ses annexes (accotements, trottoirs, fossés, talus).
Voie privée : Une voie privée se distingue de la voie publique par la personne qui en est propriétaire. Une voie privée est donc en générale une voie appartenant à une personne privée, mais il peut s’agir également du domaine privé communal, tels les chemins ruraux.
Pour être considérée comme voie privée de desserte, elle doit être utilisable par plusieurs propriétés et donc être ouvertes au public ; ce qui suppose l’accord exprès ou tacite du ou des propriétaires. Cela concerne notamment les voies internes au terrain d’assiette des constructions autorisées.
Voie en impasse : Elle ne comporte qu’un seul accès à partir d’une autre voie et dessert au moins 2 habitations. Leur partie terminale, ne débouchant sur aucune autre voie, peut être aménagée pour permettre de faire demi-tour aisément.
LIMITES SEPARATIVES : Ce sont les limites d’une propriété autres que l’alignement
MARGE DE RECUL : Retrait minimum imposé à toute nouvelle construction par rapport à l’alignement de la voie
Voie
1er étage S1
Trottoir Chaussée Trottoir
s S
L
Rez-de-chaussée
MARGE D’ISOLEMENT (L) : Distance qui sépare toute construction des limites séparatives de la propriété
LARGEUR DE FACADE : Largeur d’un terrain au droit d’une construction existante ou projetée
EMPRISE AU SOL (E) :
Surface au sol (projection verticale) qu’occupe une construction.
Elle s’exprime en pourcentage : E = s/S x 100
ALIGNEMENT : L’alignement d’une voie constitue la limite entre le domaine public et le domaine privé.
s : surface au sol occupée par la construction S : surface du terrain
TITRE II : DISPOSITIONS
APPLICABLES AUX ZONES
URBAINES
« Les zones U : correspondent à des secteurs déjà urbanisés et à des secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter.
Cette zone regroupe 6 types de zones urbaines différenciées par leurs caractéristiques et vocations. Chacun fera l’objet d’une réglementation spécifique :
▪ La zone UA : zone urbaine englobant les principaux pôles urbains, noyaux de vie, à conforter. Cela concerne le bourg et Chierzac.
Le caractère résidentiel sera affirmé cependant les activités compatibles avec l’habitat (artisanat, commerces, services publics ou d’intérêt collectif…) seront également autorisées. La mixité des fonctions est favorisée afin que ces noyaux continuent à être des lieux de vie.
L’activité agricole n’étant pas présente dans ces principaux pôles urbains, celle-ci ne sera pas autorisée.
Afin d’estomper la rupture qui s’est accentuée ces dernières années entre le tissu urbain ancien et celui plus récent, la réglementation favorisera une urbanisation nouvelle en harmonie avec le bâti ancien. Pour cette raison, le règlement sera similaire que l’on soit en zone de lotissement ou dans le bourg ancien.
Secteur UAj : à l'intérieur de la zone urbaine, un secteur en jardins, vergers et potagers a été délimité afin de limiter leur constructibilité, préserver ces éléments identitaires et conserver une respiration dans la zone urbaine autour d'équipements publics pouvant apporter des nuisances.
Secteur UAé : secteur qui accueille des installations et constructions nécessaires aux services publics et d’intérêt collectif : administratives, techniques, sportives, de loisirs et détente, éducatives, associatives, d’intérêt général… Leur renforcement accompagnera l’évolution urbaine du bourg et de Chierzac, accentuant le rôle de centralité que jouent au niveau communal ces zones urbaines.
▪ La zone UC : zone urbaine qui englobe la partie urbanisée du camp militaire, en bordure de la RD 145. La vocation actuelle de la zone est militaire. Le règlement doit permettre de conforter cette vocation en autorisant toute installation ou construction en lien ou nécessaire au fonctionnement du camp militaire. Pour autant, dans le cas où l’armée n’aurait plus intérêt à garder ce site, le règlement permettra une réutilisation, adaptation et un changement de destination des bâtiments existants. Cela devra se faire en accord avec l’environnement proche de la zone (éviter les incidences négatives sur le site Natura 2000 et ne pas apporter des difficultés de gestion pour le centre pénitencier.)
▪ La zone UP : zone urbaine qui correspond à l’emprise de la prison, en bordure de la RD 145. Le règlement doit permettre de pérenniser cette structure publique en autorisant toute installation ou construction en lien ou nécessaire à son fonctionnement.
▪ La zone UPh : zone urbaine qui accueille un parc photovoltaïque. Il s’agit de prendre en compte cette infrastructure qui contribue à développer la production d’énergie renouvelable. D'intérêt collectif, toutes les installations et constructions en lien ou nécessaires au fonctionnement du champ photovoltaïque seront autorisées.
▪ La zone UX : zone urbaine qui accueille des installations ou constructions à vocation économique : artisanales, industrielles, commerciales, d’entrepôts, d’hébergement hôtelier ou de bureaux. Parmi les entreprises déjà présentes certaines sont en ICPE. Il s'agit de permettre l'évolution des entreprises sur leur emprise tout en limitant l'impact sur l'environnement dans lequel elles s'insèrent.
▪ La zone UY : zone urbaine occupée par les aires de services situées de part et d’autre de la RN 10. Il s’agit de pouvoir conforter ces espaces sur leur emprise actuelle.»*
Les règles de la zone UA sont écrites dans le chapitre I. Les règles de la zone UC sont écrites dans le chapitre II. Les règles de la zone UP sont écrites dans le chapitre III. Les règles de la zone UPh sont écrites dans le chapitre IV. Les règles de la zone UX sont écrites dans le chapitre V. Les règles de la zone UY sont écrites dans le chapitre VI.
* Extrait du rapport de présentation du P.L.U. de BEDENAC.
CHAPITRE I - Dispositions applicables à la zone UA
CARACTERE DE LA ZONE
▪ « La zone UA : zone urbaine englobant les principaux pôles urbains, noyaux de vie, à conforter. Cela concerne le bourg et Chierzac.
Le caractère résidentiel sera affirmé cependant les activités compatibles avec l’habitat (artisanat, commerces, services publics ou d’intérêt collectif…) seront également autorisées. La mixité des fonctions est favorisée afin que ces noyaux continuent à être des lieux de vie.
L’activité agricole n’étant pas présente dans ces principaux pôles urbains, celle-ci ne sera pas autorisée.
Afin d’estomper la rupture qui s’est accentuée ces dernières années entre le tissu urbain ancien et celui plus récent, la réglementation favorisera une urbanisation nouvelle en harmonie avec le bâti ancien. Pour cette raison, le règlement sera identique que l’on soit en zone de lotissement ou dans le bourg ancien.
Secteur UAj : à l'intérieur de la zone urbaine, un secteur en jardins, vergers et potagers a été délimité afin de limiter leur constructibilité, préserver ces éléments identitaires et conserver une respiration dans la zone urbaine autour d'équipements publics pouvant apporter des nuisances.
Secteur UAé : secteur qui accueille des installations et constructions nécessaires aux services publics et d’intérêt collectif : administratives, techniques, sportives, de loisirs et détente, éducatives, associatives, d’intérêt général… Leur renforcement accompagnera l’évolution urbaine du bourg et de Chierzac, accentuant le rôle de centralité que jouent au niveau communal ces zones urbaines. »*
* Extrait du rapport de présentation du P.L.U. de BEDENAC