Intitulé du document : UYa6 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES
Les constructions doivent être édifiées à l'alignement des voies publiques ou privés existantes, modifiées ou à créer.
Cependant, si plusieurs constructions existantes marquent un retrait par rapport à la limite du domaine public, les constructions nouvelles doivent s'implanter en tenant compte de l'alignement ainsi constitué, les passages et les cheminements piétonniers n'étant pas considérés comme des voies.
En cas de décrochement entre les constructions qui l’encadrent, le bâtiment peut soit être aligné sur l’une ou l’autre de ces constructions, soit être implanté entre ces deux limites.
Des implantations différentes pourront être autorisées lorsque le projet de construction intéresse un îlot à remodeler. Ces règles ne s’appliquent pas : - Aux terrains situés en retrait de la voie et qui n’ont qu’un accès à cette voie ; - Aux constructions édifiées à l’arrière d’un bâtiment existant partiellement ou en totalité situé en
façade sur rue ; - Aux aménagements ou extensions d’une construction existante, s’ils n’entraînent pas une
aggravation de la non-conformité de l’implantation de cette construction par rapport aux règles énoncées ci-dessus.
UYa7 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES À moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite parcellaire, la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d’altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres.
Lorsque par son gabarit ou son implantation, un immeuble bâti existant n’est pas conforme aux prescriptions de l’alinéa ci-dessus, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux qui ont pour objet d’améliorer la conformité de l’implantation ou du gabarit de cet immeuble avec ces prescriptions ou pour des travaux qui sont sans effet sur l’implantation ou le gabarit de l’immeuble.
UYa8 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE Deux constructions non contiguës, implantées sur une même propriété doivent respecter l’une par rapport à l’autre une distance au moins égale à 3 mètres. Ces règles ne s’appliquent pas : - Aux bâtiments annexes tels que garages, piscines et leurs annexes, remises et abris de jardin ; - Aux aménagements ou extensions d’une construction existante, s’ils n’entraînent pas une
aggravation de la non-conformité de l’implantation de cette construction par rapport aux règles énoncées ci-dessus ; - Aux infrastructures techniques et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, pour lesquels l’implantation est libre.
UYa9 – EMPRISE AU SOL L’emprise de la construction principale ne peut excéder 200 m² d'emprise au sol. L’emprise des annexes est limitée à : L’emprise au sol des constructions (hors les terrasses non couvertes, la piscine et sa plage) ne pourra excéder 60 % de la superficie du terrain, à laquelle peut s’ajouter l'emprise des annexes dans la limite de :
- 6 m² pour le local technique de la piscine, - 30 m² pour le garage.
UYa10 – HAUTEUR MAXIMALE DES CONSTRUCTIONS La hauteur à l’égout des toitures de toute construction doit être sensiblement égale à la hauteur moyenne des constructions existantes. La hauteur des faîtages doit s’inscrire dans l’enveloppe générale des toitures de la zone UYa.
Ces règles ne s’appliquent pas :
- Aux aménagements ou extensions d’une construction, s’ils n’entrainent pas une aggravation de la non-conformité de la hauteur de cette construction par rapport aux règles ci-dessus ;
- A la reconstruction d’une construction détruite par un sinistre, d’une hauteur initiale supérieure aux limites énoncées. Cependant, la hauteur de la nouvelle construction ne peut pas dépasser celle de la construction détruite ;
- Aux infrastructures techniques et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.
Hors agglomération, les constructions ne pourront être implantées à moins de : - 25 m de l’axe de la voie départementale 974 section Sud-Ouest (sur le tronçon entre le centre village et la limite communale de Saint-Pierre-de-Vassols) ; - 15 m de l’axe de la voie départementale 974 section Nord-Est (sur le tronçon entre le centre village et le Mont Ventoux) ; - 15 m de l’axe des voies départementales 14, 19, 138, 164, 208, 213 ; - 10 m de l’axe des voies ouvertes à la circulation.
En agglomération, les constructions ne pourront être implantées à moins de : - 15 m de l’axe de la voie départementale 974 ; - 10 m de l’axe des voies départementales 14, 19, 138, 164, 208 et 213 ; - 4 m de l’axe des voies ouvertes à la circulation.
Le long des canaux, toutes les constructions devront être implantées à au moins 6 m de la limite du domaine public ou des berges.
Ces règles ne s’appliquent pas : - Aux terrains situés en retrait de la voie et qui n’ont qu’un accès à cette voie ; - Aux constructions édifiées à l’arrière d’un bâtiment existant partiellement ou en totalité situé en
façade sur rue ; - Aux aménagements ou extensions d’une construction existante, s’ils n’entraînent pas une
aggravation de la non-conformité de l’implantation de cette construction par rapport aux règles énoncées ci-dessus.
UYb7 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES Tout point d’une construction qui ne jouxte pas la limite séparative, doit en être situé à une distance au moins égale à la moitié de sa hauteur à l’égout du toit, sans pouvoir être inférieure à 4 mètres.
UYb8 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE Deux constructions non contiguës, implantées sur une même propriété doivent respecter l’une par rapport à l’autre une distance au moins égale à 5 mètres. Ces règles ne s’appliquent pas :
- Aux aménagements ou extensions tels que garages, piscines et leurs annexes, remises et abris de jardin ;
- Aux aménagements ou extensions d’une construction existante, s’ils n’entraînent pas une aggravation de la non-conformité de l’implantation de cette construction par rapport aux règles énoncées ci-dessus ;
- Aux infrastructures techniques et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, pour lesquels l’implantation est libre.
UYb9 – EMPRISE AU SOL L'emprise de la construction principale ne peut excéder 200 m² d'emprise au sol, à laquelle peut s’ajouter l'emprise des annexes dans la limite de :
- 6 m² pour le local technique de la piscine, - 30 m² pour le garage. UYb10 – HAUTEUR MAXIMALE DES CONSTRUCTIONS En UYb : La hauteur à l’égout des toitures de toute construction doit être sensiblement égale à la hauteur moyenne des constructions existantes. La hauteur des faîtages doit s’inscrire dans l’enveloppe générale des toitures de la zone UYb.
En UYbh : La hauteur maximum des constructions et installations mesurée à partir du sol naturel jusqu’à l’égout du toit, ne pourra dépasser 7 mètres et 9 m au faîtage.
Ces règles ne s’appliquent pas : - Aux aménagements ou extensions d’une construction s’ils n’entrainent pas une aggravation de la non-conformité de la hauteur de cette construction par rapport aux règles ci-dessus ; - A la reconstruction d’une construction détruite par un sinistre, d’une hauteur initiale supérieure aux limites énoncées. Cependant, la hauteur de la nouvelle construction ne peut pas dépasser celle de la construction détruite ; - Aux infrastructures techniques et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.
UYb11 – ASPECT EXTERIEUR Les constructions par leur situation, leur architecture, leurs dimensions et leur aspect extérieur ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. Les travaux affectant les constructions existantes, qu’ils soient d’entretien courant ou de transformation et soumis ou non à un permis de construire devront être compatibles avec le caractère de ces constructions et tendre à conserver ou à restituer leur qualité originelle.
Les architectures étrangères à la région ou portant atteinte par leur aspect à l’environnement sont interdites.
Forme :
Les toitures principales doivent
être de préférence à deux pans ou
à plusieurs pans dans le cas de la
réalisation
de
croupes.
Néanmoins, les annexes (remises,
abris de jardin et garages)
peuvent avoir un toit à un seul pan
si elles sont contiguës à un
bâtiment principal.
La pente des toits doit être comprise entre 30 et 35%.
Toute extension ou surélévation jouxtant une construction existante doit s’harmoniser à la composition existante.
Les constructions doivent respecter la topographie existante en évitant les accumulations de terre formant butte.
Les toitures terrasses peuvent être admises à condition qu’elles contribuent à une composition architecturale s’intégrant au bâti environnant notamment comme élément de liaison ou de transition. En outre, la superficie des toitures terrasses doit être inférieure ou égale à 30% de la superficie de la projection horizontale totale de la couverture.
La création de chiens assis et les « skydomes » sont interdites ; cependant, les dispositifs d’éclairement situés dans le plan de toitures sont autorisés.
Matériaux et couleurs :
Les tons doivent s’harmoniser avec ceux de l’architecture traditionnelle locale.
Les matériaux de couverture seront de type tuile canal en terre cuite. Ils s’harmoniseront avec ceux des constructions avoisinantes.
L’utilisation de génoises en façades est recommandée.
Les matériaux de construction destinés à être revêtus ne peuvent être laissés apparents.
Les maçonneries ou moellons dont les parements seraient traités d’une façon étrangère à la tradition locale sont interdits. L’emploi de la couleur blanche est proscrit.
Les façades des constructions doivent être enduites, et constituées de matériaux homogènes ou s’harmonisant.
Les bardages métalliques en façade sur rue sont interdits.
Baies, menuiseries, accessoires des façades :
Les matériaux (bois, métal, glace) devront être choisis en harmonie avec le style de la construction. Bois et métaux seront peints.
La réalisation de portes cochères, lorsqu’elle sera autorisée, devra s’adapter à l’architecture de l’immeuble concerné.
La création de fenêtres sera autorisée dans la mesure où elles compléteront sans la dénaturer l’ordonnancement de la façade. Elles devront être conformes dans leurs dimensions, proportions, moulures d’encadrement aux baies voisines. Elles doivent être plus haute que large avec un coefficient de 1.37/1 minimum.
Clôtures :
Les clôtures ne peuvent excéder 2 mètres de hauteur totale.
Elles peuvent être : - Pleines (mur, gabions, etc.) ; - Constituées d’un mur bahut d’une hauteur maximale de 0,80 m surmonté d’une grille ou d’un grillage et végétalisées.
Les clôtures en poteaux, plaques de béton préfabriqués, panneaux en bois ou pastiches de végétalisation sont interdites.
Équipements d’intérêt général :
Les équipements de superstructure d’intérêt général peuvent observer des dispositions différentes de celles énoncées ci-dessus, si elles ne sont pas de nature à porter atteinte au site urbain, aux paysages et à l’intérêt des lieux avoisinants. Leur aspect extérieur devra renforcer le caractère qualitatif et propre aux constructions du vieux centre dans un objectif de cohésion et de continuité avec celles-ci.
Hors agglomération, les constructions ne pourront être implantées à moins de :
- 25 m de l’axe de la voie départementale 974 section Sud-Ouest (sur le tronçon entre le centre village et la limite communale de Saint-Pierre-de-Vassols) ;
- 15 m de l’axe de la voie départementale 974 section Nord-Est (sur le tronçon entre le centre village et le Mont Ventoux) ;
- 15 m de l’axe des voies départementales 14, 19, 138, 164, 208, 213 ; - 10 m de l’axe des voies ouvertes à la circulation.
En agglomération, les constructions ne pourront être implantées à moins de : - 15 m de l’axe de la voie départementale 974 ; - 10 m de l’axe des voies départementales 14, 19, 138, 164, 208 et 213 ; - 4 m de l’axe des voies ouvertes à la circulation.
Dans le secteur UTf2 et UDplf2, les constructions doivent être implantées à moins de 30 m d’une voie ouverte à la circulation publique. Ces règles ne s’appliquent pas : - Aux terrains situés en retrait de la voie et qui n’ont qu’un accès à cette voie ; - Aux constructions édifiées à l’arrière d’un bâtiment existant partiellement ou en totalité situé en
façade sur rue ; - Aux aménagements ou extensions d’une construction existante, s’ils n’entraînent pas une
aggravation de la non-conformité de l’implantation de cette construction par rapport aux règles énoncées ci-dessus.
UT7 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES Les constructions doivent être implantées avec un recul d’une distance au moins égale à la moitié de sa hauteur à l’égout du toit ou en haut de l’acrotère en cas de toitures terrasses, sans pouvoir être inférieure à 5 mètres. Ces règles ne s’appliquent pas : - Aux aménagements ou extensions d’une construction existante, s’ils ont pour effet de réduire la
non-conformité de cette construction par rapport aux règles relatives à l’implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, ou s’ils sont sans effet à leur égard.
UT8 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE Une distance, implantées sur une même propriété doivent respecter l’une par rapport à l’autre une distance au moins égale à 5 mètres. Ces règles ne s’appliquent pas : - Aux aménagements ou extensions tels que garages, piscines et leurs annexes, remises et abris
de jardin ; - Aux aménagements ou extensions d’une construction existante, s’ils n’entraînent pas une
aggravation de la non-conformité de l’implantation de cette construction par rapport aux règles énoncées ci-dessus ; - Aux infrastructures techniques et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, pour lesquels l’implantation est libre.
UT9 – EMPRISE AU SOL L'emprise des constructions à usage d’habitation ne peut excéder 200 m² d'emprise au sol.
UT10 – HAUTEUR MAXIMALE DES CONSTRUCTIONS La hauteur maximum des constructions et installations mesurée à partir du sol ou du trottoir, ne pourra dépasser 7 mètres à l’égout du toit ou en haut de l’acrotère en cas de toitures terrasses et 9 m au faîtage.
Ces règles ne s’appliquent pas : - Aux aménagements ou extensions d’une construction, s’ils n’entrainent pas une aggravation de
la non-conformité de la hauteur de cette construction par rapport aux règles ci-dessus ; - A la reconstruction d’une construction détruite par un sinistre, d’une hauteur initiale supérieure
aux limites énoncées. Cependant, la hauteur de la nouvelle construction ne peut pas dépasser celle de la construction détruite ; - Aux infrastructures techniques et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.
UT11 – ASPECT EXTERIEUR Les constructions par leur situation, leur architecture, leurs dimensions et leur aspect extérieur ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. Les travaux affectant les constructions existantes, qu’ils soient d’entretien courant ou de transformation et soumis ou non à un permis de construire devront être compatibles avec le caractère de ces constructions et tendre à conserver ou à restituer leur qualité originelle. Les architectures étrangères à la région ou portant atteinte par leur aspect à l’environnement sont interdites. Les toitures terrasses représentant 100 % de la superficie de la projection horizontale de la couverture sont admises sous réserve d’être végétalisées et qu’elles remplissent des performances environnementales et énergétiques au bénéfice de la construction. Clôtures : Les clôtures ne peuvent excéder 2 mètres de hauteur totale. Elles peuvent être :
- Pleines (mur, gabions, etc.) ; - Constituées d’un mur bahut d’une hauteur maximale de 0,80 m surmonté d’une grille ou d’un
grillage et végétalisées.
Les clôtures en poteaux, plaques de béton préfabriqués, panneaux en bois ou pastiches de végétalisation sont interdites. UT12 – STATIONNEMENT Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées. La superficie à prendre en compte pour le stationnement d’un véhicule est de 25 m², y compris les accès. UT13 – ESPACES LIBRES ET PLANTATIONS Les surfaces libres de toute construction et les marges de recul doivent être plantées et convenablement entretenues. Dans le secteur UTf2, les espaces libres de constructions doivent être débroussaillés dans un périmètre de 50 m autour des habitations et déboisés dans un rayon de 8 m. Les plantations de résineux ou de chênes verts sont interdites. SECTION III – POSSIBILITES MAXIMALES D’OCCUPATION DU SOL UT14 – COEFFICIENT D’OCCUPATION DU SOL Sans objet
9
1.2.3 Distances entre le PEI et le risque à couvrir ……………………………………………….
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1.3 Adéquation de la DECI aux risques …………………………………………………………………………
10
1.3.1 Risque COURANT ………………………………………………………………………………………
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1.3.1.1 Risque courant TRES FAIBLE ……………………………………………………….
11
1.3.1.2 Risque courant FAIBLE ………………………………………………………………..
11
1.3.1.3 Risque courant ORDINAIRE ………………………………………………………….
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1.3.1.4 Risque courant IMPORTANT …………………………………………………………
13
1.3.2 Risque PARTICULIER ………………………………………………………………………………….
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1.4 Cas des ICPE ………………………………………………………………………………………………………….
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1.5 Cas des bâtiments agricoles ……………………………………………………………………………………
16
1.6 Cas des bâtiments situés dans les zones menacées par les incendies de forêts ………..
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Les PEI doivent être implantés en prenant en compte une distance permettant d’éviter ou limiter, l’exposition au flux thermique. Par ce principe, un PEI doit être implanté à une distance minimale de 5 m du risque à défendre. Cette distance peut être majorée selon l’importance du potentiel calorifique. A proximité des lignes électriques aériennes, une attention particulière devra être portée sur l’implantation du PEI pour assurer la sécurité des utilisateurs.
Dans tous les cas, le PEI doit être situé en bordure d’une voie engin (maximum à 5 mètres de celle-ci) et avec ses raccords toujours orientés du côté de la chaussée.
1.2.3. Distances entre le PEI et le risque à couvrir
Important : La distance entre un PEI et un risque à défendre influe notablement sur les délais, le volume des moyens à mettre en œuvre par les services d’incendie et de secours et l’efficacité de leur action.
La distance maximale mentionnée dans le présent document se mesure entre chaque PEI et l’entrée principale – ou tout autre accès pertinent – d’un bâtiment, d’une installation ou d’un aménagement (tente…), en suivant une voie engin ou à défaut un cheminement praticable en permanence aux « dévidoirs à roues ».
Voie engin : – largeur utilisable : 3,00 m – hauteur libre : 3,50 m – force portante de 160kN avec un maximum de 90 kN par essieu – résistance au poinçonnement de 80N/cm² (sur une surface minimale de 0,20m²) – surface de déplacement stabilisée, sans obstacle et sans marche et ne présentant pas une pente supérieure à 10 % ou un dévers supérieur à 4 %.
Cheminement : – largeur utilisable : 1,80 m – hauteur libre : 2 m – à l’air libre (pas de traversée de hall clos et couvert…), – surface de déplacement stabilisée, sans obstacle et sans marche et ne présentant pas une pente supérieure à 10 % ou un dévers supérieur à 4 %.
Il ne doit pas y avoir d’obstacles infranchissables ou présentant des risques pour les personnels entre le risque à défendre et le PEI tels qu’une voie à grande circulation, une voie ferrée, une route à terre-plein central…
De manière générale, la distance usuelle entre un PEI et le bien à défendre est de 150 mètres, avec une modulation de cette distance selon le risque à couvrir (Cf annexe 2).
Sous réserve de dispositions règlementaires contraires, les raccords d’alimentation des colonnes sèches et des poteaux relais seront situés à moins de 60 mètres d’un PI en suivant les cheminements praticables aux « dévidoirs à roues » tels que ceux mentionnés plus haut.
1.3. Adéquation de la DECI aux risques
L’adéquation de la DECI aux risques est obtenue par un travail d’analyse permettant de proportionner la ressource en eau au regard des risques à couvrir.
Le développement d’une défense extérieure contre l’incendie efficiente impose donc de distinguer les bâtiments dont l’incendie présente un risque couramment représenté et pour lesquels il est possible de proposer des mesures génériques, de ceux dont les particularités génèrent un risque qui nécessite une étude spécifique.
Une différenciation est ainsi faite entre les bâtiments dits à « risque courant » et ceux à « risque particulier ».
Les volumes ou les débits des PEI, le nombre de PEI, le choix des PEI et leurs distances par rapport au risque sont adaptés selon l’analyse des risques.
Important : Ce document ne pouvant pas être exhaustif, les cas ne figurant pas dans le RDDECI seront traités en s’inspirant des mesures préconisées pour les bâtiments ou les installations présentant un risque comparable (méthode par analogie). Lorsqu’une même enveloppe bâtimentaire regroupe plusieurs catégories de risques, la DECI applicable correspondra au risque le plus majorant.
L’obtention des volumes attendus en fonction du risque peut être obtenue par l’utilisation cumulative de plusieurs PEI sous réserve qu’ils présentent un débit minimum de 30m3/h et une capacité minimale de 30m3.
Lorsque les besoins en eau requis sont obtenus par l’utilisation de plusieurs PEI sous pression, le débit de ces PEI doivent être issu d’un relevé en simultané.
1.3.1. Risque COURANT
Les bâtiments à risque courant sont tous les bâtiments ou ensembles de bâtiments fortement représentés, pour lesquels l’évaluation des besoins en eau peut être faite de manière générale.
Afin de définir une défense incendie adaptée et proportionnée, les bâtiments à risque courant se décomposent en quatre sous-catégories : très faible, faible, ordinaire et important.
1.3.1.1. Risque courant TRES FAIBLE
Il s’agit de bâtiments présentant l’ensemble des caractéristiques décrites ci-dessous :
Construction d’une surface totale de plancher ≤ 50m² (hors construction en forêt), Absence d’habitation ou d’activité d’élevage, Absence de risque de propagation à d’autres structures (distance d’éloignement minimum de 8
mètres) ou à l'espace naturel combustible (distance d’éloignement minimum de 50 mètres avec application de l’obligation légale de débroussaillement si massif forestier), Valeur patrimoniale faible et valeur constructive du bâtiment et /ou du stockage inférieure au coût de la DECI.
Besoins en eau : volume minimal de 30m3 utilisable, soit :
- 1 PI d’au moins 30m3/h sous 1 bar de pression minimum pendant 1h et situé à 400m maximum
ou - 1 PENA d’une capacité d’au moins 30m3 situé à 200m maximum
Important : Toutefois, l’absence de DECI peut être accordée à titre dérogatoire après avis du SDIS.
Le propriétaire ou l’exploitant, en prenant cet engagement écrit, reconnait avoir été informé que : - l'absence de DECI peut entrainer, en cas de sinistre, la ruine partielle ou totale de ses biens, - le changement de destination aboutissant au non respect des critères énoncés ci-dessus rendra caduque la dérogation éventuellement acceptée.
1.3.1.2. Risque courant FAIBLE
Il s’agit de bâtiments dont les enjeux sont limités et présentant un faible potentiel calorifique ou un faible risque de propagation aux bâtiments environnants.
Habitation individuelle (1ère et 2ème famille) d'une surface totale de plancher ≤ 250 m² Lotissement d’habitations individuelles (1ère et 2ème famille) d'une surface totale de plancher ≤ 250
m² ERP de la 5ème catégorie sans locaux à sommeil et d'une surface totale de plancher ≤ 250 m² et
PBDN ≤ 8m ERT d'une surface totale de plancher ≤ 250m² et PBDN ≤ 8m Hangar agricole d’une surface totale de plancher ≤ 1000m² Parc de stationnement couvert* d’une capacité ≤ 10 véhicules Camping à la ferme, aire naturelle de camping, camping ≤ 25 emplacements, non soumis à un
risque feu de forêt ou technologique
* parc de stationnement couvert tel que défini par la réglementation ERP
Besoins en eau : volume minimal de 30m3 utilisable, soit :
- 1 PI d’au moins 30m3/h sous 1 bar de pression minimum pendant 1h et situé à 200m maximum.
ou - 1 PENA d’une capacité d’au moins 30m3 située à 150m maximum.
1.3.1.3. Risque courant ORDINAIRE
Il s’agit de bâtiments dont le potentiel calorifique est modéré et à risque de propagation faible ou moyen.
Habitation individuelle (1ère et 2ème famille) d'une surface totale de plancher > 250m² Lotissement comportant au moins une habitation individuelle (1ère et 2ème famille) d'une surface
totale de plancher > 250m² Lotissement comportant au moins une habitation de la 2ème famille collective (PBDN ≤ 8m) Habitation de la 2ème famille collective (PBDN ≤ 8m) Résidence de tourisme (PBDN ≤ 8m) ERP de la 5ème catégorie sans locaux à sommeil et d’une surface totale de plancher ≤ 250 m² et
PBDN > 8m ERP de la 5ème catégorie sans locaux à sommeil et d’une surface totale de plancher > 250m² et ≤
1000m² ERP de la 5ème catégorie avec locaux à sommeil (PBDN ≤ 8m) ERP du type J, O, U, R avec locaux à sommeil du 1er groupe d’une surface totale de plancher ≤
500m² ERP du type M, S, T, L, P, Y, GA du 1er groupe d'une surface totale de plancher ≤ 500m² ERP du type N, R, V, W, X du 1er groupe d'une surface totale de plancher ≤ 1000m² ERP du type EF ERT d'une surface totale de plancher ≤ 250m² et PBDN > 8m ERT d'une surface totale de plancher > 250m² et ≤ 1000m² et PBDN ≤ 8m Hangar agricole d’une surface totale de plancher > 1000m² et ≤ 2000m² Construction à forte valeur patrimoniale (classée ou inscrite à l’Inventaire des Monuments
Historiques ou selon analyse du risque) Aire d'accueil des gens du voyage Parc de stationnement couvert* d’une capacité > 10 et ≤ 50 véhicules
* parc de stationnement couvert tel que défini par la réglementation ERP
Besoins en eau : volume minimal de 120m3 utilisable, soit :
- 1 PI d’au moins 60m3/h pendant 2h sous 1 bar de pression minimum et situé à 150m maximum (60m si colonne sèche)
ou - 1 PENA d’une capacité d’au moins 120m3 située à 100m maximum
Cas particulier :
Camping d’une capacité > 25 emplacements et non soumis à un risque feu de forêt ou technologique
- 1 PI d’au moins 60m3/h pendant 2h sous 1 bar de pression et situé à 200m maximum de l’emplacement le plus éloigné
ou - 1 PI compris entre 30m3/h et 60m3/h pendant 2h sous 1 bar de pression
et 1 PENA de 30m3 et situés à 200m maximum de l’emplacement le plus éloigné.
1.3.1.4. Risque courant IMPORTANT
Il s’agit de bâtiments à fort potentiel calorifique et/ou à risque de propagation élevé ou imposant une
protection hydraulique importante. Ces bâtiments peuvent être protégés par un dispositif d’Extinction
Automatique à Eau (EAE)
Habitation de la 2ème famille collective (PBDN > 8m) Lotissement comportant au moins une habitation de la 2ème famille collective (PBDN > 8m) Résidence de tourisme (PBDN > 8m) Habitation de la 3ème famille A ou B Habitation de la 4ème famille ERP de la 5ème catégorie sans locaux à sommeil et d’une surface totale de plancher > 1000m² ERP de la 5ème catégorie avec locaux à sommeil (PBDN > 8m) ERP du type J, O, U, R avec locaux à sommeil du 1er groupe > 500m² ERP du type M, S, T, L, P, Y, GA du 1er groupe d'une surface totale de plancher non recoupée* >
500m² et ≤ 4000m² ERP du type N, R, V, W, X du 1er groupe d'une surface totale de plancher non recoupée* > 1000m²
et ≤ 4000m² ERT d'une surface totale de plancher > 250m² et ≤ 1000m² et PBDN > 8m ERT d'une surface totale de plancher non recoupée* > 1000m² et ≤ 4000m² Hangar agricole d’une surface totale de plancher > 2000m² et ≤ 4000m² Parc de stationnement couvert** d’une capacité > 50 et ≤ 250 véhicules Bâtiment dans un quartier présentant des difficultés opérationnelles : "intra muros" historique,
concentration importante de logements, habitat ancien ou délabré, accès difficile, risque de
propagation élevé
* mur de séparation CF2h ou REI120 ** parc de stationnement couvert tel que défini par la réglementation ERP
Besoins en eau : volume minimal de 240m3 utilisable même si EAE, soit :
-
1 PI d’au moins 60m3/h pendant 2h sous 1 bar de pression minimum
et
-
1 PI d’au moins 60m3/h pendant 2h sous 1 bar de pression minimum
ou
à défaut, 1 PENA de 120 m3
Le premier PEI doit être situé à 100m maximum (60m si colonne sèche), et le deuxième à moins de 300m maximum (150m maximum s’il s’agit d’un PENA) Selon la géométrie des bâtiments, 1 ou plusieurs PEI supplémentaires peuvent être imposés (Cf 1.2.1) et devront être situés à moins de 500m du bâtiment
et majoration des besoins en eau de :
90m3/h (45m3/h si EAE) par tranche de 1000m² au-delà de 2000m²
-
pour les ERP du type M, S, T, L, P, Y, GA du 1er groupe d'une surface totale de
plancher non recoupée* comprise entre 500m² et 4000m²
-
pour les ERT d'une surface totale de plancher non recoupée* comprise entre
1000m² et 4000m²
ou
60m3/h (30m3/h si EAE) par tranche de 1000m² au-delà de 2000m²
-
pour les ERP du type N, R, V, W, X du 1er groupe d'une surface totale de plancher
non recoupée* comprise entre 1000m² et 4000m²
-
pour les ERT ayant une activité tertiaire d'une surface totale de plancher non
recoupée* comprise entre 1000m² et 4000m²
* mur de séparation CF2h ou REI120
Cas particuliers : Camping soumis à un risque feu de forêt ou technologique
-
1 PI d’au moins 60m3/h pendant 2h sous 1 bar de pression et situé à moins de 50m de
l’entrée principale
et
-
camping ≤ 50 emplacements : 1 PI d’au moins 60m3/h pendant 1h ou 1 PENA de