Dispositions générales
PLAN LOCAL D’URBANISME
DE BERNAY
REGLEMENT
Vu pour être approuvé lors du Conseil Municipal du 19 novembre 2025
2 Révision du PLU de Bernay – Règlement
DISPOSITIONS GENERALES ...................................................................................................................................4 LEXIQUE ET DEFINITIONS APPLICABLES DANS LE REGLEMENT DU PLU ................................................... 13 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES URBAINES .................................................................................... 24
ZONE UA........................................................................................................................................................................................ 25 ZONE UB........................................................................................................................................................................................ 55 ZONE UC........................................................................................................................................................................................ 74 ZONE UE ........................................................................................................................................................................................ 89 ZONE UH ..................................................................................................................................................................................... 101 ZONE UX...................................................................................................................................................................................... 117 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES A URBANISER............................................................................ 131 ZONE 1AUX................................................................................................................................................................................. 132 ZONE 2AU ................................................................................................................................................................................... 143 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES AGRICOLES................................................................................ 146 ZONE A ........................................................................................................................................................................................ 147 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES NATURELLES ............................................................................. 163 ZONE N ........................................................................................................................................................................................ 164 ANNEXES REGLEMENTAIRES............................................................................................................................ 178 Liste du patrimoine bâti remarquable identifié ................................................................................................................ 179 Liste des arbres remarquables identifiés ........................................................................................................................... 187 Liste des activités autorisées dans le cadre d’un changement de destination dans les secteurs de protection renforcée du commerce et de l’artisanat........................................................................................................................... 191 Périmètre de protection de captages et restrictions associées ................................................................................... 193 Fiche « Teinte et Couleurs » de l’UDAP de l’Eure............................................................................................................. 195 Liste des essences végétales locales et invasives .......................................................................................................... 197 Zone d’effondrement en lien avec les cavités souterraines ......................................................................................... 200 Repérage des secteurs correspondant au lit majeur des cours d’eau ....................................................................... 209 Repérage des secteurs soumis à l’aléas retrait-gonflement des argiles ................................................................... 210 Repérage des zones humides potentielles ........................................................................................................................ 211
DISPOSITIONS GENERALES
1. Champ d’application et Portée du règlement
Le présent règlement s'applique à l'ensemble du territoire de la commune de BERNAY. Les normes instituées par le présent règlement sont opposables à toute personne publique ou privée, pour l’exécution de tous travaux, même en l’absence d’obligation d’autorisation ou de déclaration préalable au titre du code de l’urbanisme. Les règles et servitudes définies par le plan local d’urbanisme (PLU) s’appliquent en fonction d’un découpage en plusieurs zones urbaines, zones à urbaniser, zone agricole et zone naturelle et forestière, précisées par des secteurs le cas échéant. Le découpage figure sur les documents graphiques du règlement (plans de zonage) dans le dossier de PLUi.
2. Contenu du règlement
LES ZONES URBAINES
Centre-ville de Bernay
• UAa : secteur du centre-ville ancien, marqué par la diversité des fonctions urbaines qui
UA
s’y exercent (logement, commerces, services…)
• UAf : secteurs aux formes urbaines d’anciens faubourgs, à caractère plus résidentiel
• UAj : secteurs caractérisés par un parcellaire plus large et la présence de grands
terrains et d’une trame verte plus importante que dans le reste de la zone
Zone à dominante d’habitat pavillonnaire répartie en plusieurs secteurs :
• UBa : secteurs à dominante d’opérations d’ensemble, de type lotissement
UB
• UBb : secteurs à dominante de constructions diffuses
• UBf : secteurs aux caractéristiques de bâti d’anciens faubourgs
• UBJ : secteurs au parcellaire plus large et avec la présence d’une trame verte plus dense.
UC
Zone dédiée aux ensembles / résidences d’habitat collectif
Zone à dominante résidentielle sous forme de hameaux proches de la ville.
UH
Comportant un secteur UHx, qui correspond à des sites occupés par activités économiques, au sein de
hameaux non concernés par la zone UH.
Secteur à vocation d’équipements d’intérêt collectif (publics / privés).
UE
Comportant un secteur :
• UEv : pour une aire d’accueil des gens du voyage
Zone d’activités économiques.
UX
Comportant un secteur :
• UXc : pour des activités diverses, y compris le commerce de détail, la restauration…
LES ZONES À URBANISER
1AUX Secteur d’urbanisation future à vocation économique 2AU Secteurs d’urbanisation future à moyen terme (urbanisables par une procédure ultérieure de
modification du PLU)
LES ZONES AGRICOLES
Secteur à vocation agricole
A
Comportant un secteur :
• Ae : pour permettre le développement des énergies renouvelables
LES ZONES NATURELLES
Zone Naturelle
N
Comportant un secteur :
• Ne : pour permettre le développement des énergies renouvelables
Le plan de zonage comprend en outre :
• Des périmètres de secteurs soumis aux orientations d’aménagement et de programmation (OAP), dans un rapport de compatibilité (au titre des articles L.151-47, R.151-2, R.151-6 et suivants du Code de l’urbanisme).
• La délimitation des secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées (STECAL) au sein des zones A, au titre de l’article L.151-13 du Code de l’urbanisme.
• Des linéaires de protection du commerce et de l’artisanat visant à favoriser des implantations commerciales regroupées et à préserver la diversité commerciale, repérés au titre des articles L.15116 et R.151-37 du Code de l’urbanisme.
• Des secteurs de zones humides effectives, repérées et protégées au titre des articles L.151-23 et R.151-43 du Code de l’urbanisme qui font l’objet de prescriptions particulières.
• La localisation de patrimoines bâtis protégés (construction seule) ou d’ensembles bâtis protégés au titre des articles L.151-19 et R.151-41 du Code de l’urbanisme qui par leur caractère, leur architecture, leur rôle dans les paysages urbains ou ruraux, font l’objet de prescriptions particulières.
• Des bâtiments agricoles qui peuvent faire l'objet d'un changement de destination, au sein des zones A et N, au titre des articles L.151-11 et R.151-35 du Code de l’urbanisme.
• Des espaces boisés classés au titre des articles R.151-31 et définis à l’article L.113-1 du Code de l’urbanisme. Le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
• Des Espaces Verts Protégés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme. Il s’agit notamment du maillage bocager, de petits espaces boisés, de cœurs d’ilots à caractère végétalisé marqué.
• Des alignements d’arbres, haies ou ripisylves qui sont protégés pour leur rôle dans les paysages urbains et pour leur contribution à la biodiversité au titre des articles L.151-19 et L.151-23 du Code de l’urbanisme.
• Des arbres remarquables qui par leur âge, leur dimension, leur espèce ou leur localisation emblématique, sont protégés au titre de l’article des articles L.151-19 et L.151-23 du Code de l’urbanisme.
• Des « Lisières forestières », repérées et protégées au titre de l’article L151-23 visant à assurer la gestion des interfaces des réservoirs de biodiversité boisés du territoire.
• Des mares, repérées et protégées au titre de l’article L.151-23 pour leur rôle en matière de biodiversité.
• Des secteurs soumis à des risques naturels (zones inondables) ou technologiques (Aérochim) pour y limiter les constructions futures en fonction des aléas, au titre de l’article R.151-34 du code de l’urbanisme.
• Un secteur de prescriptions particulières liées à la sécurité et à la stabilité du tunnel ferroviaire , repérés au titre de l’article R.151-34 du code de l’urbanisme.
• Un Secteur de projet en attente d’un projet d’aménagement global (PAPAG) pendant une période maximum de 5 ans à compter de la date d’approbation du présent PLU (au titre de l’article L151-41 du Code de l’urbanisme).
• Des secteurs correspondant aux « abords des axes de ruissellement » repérés au titre de l’article L151-23 du code de l’urbanisme.
Le règlement est complété par des ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP) sur les sites des zones 1AU, sur quelques sites de zone U et sur un STECAL en zone A (cf. pièce spécifique dans le dossier de PLU). Le règlement de chaque zone comporte des règles réparties en articles. Le numéro de l’article est précédé du sigle de la zone où il s’applique : UA-10 concerne les dispositions de l’article 10 en zone UA.
SECTION 1 - Destination des constructions, usages des sols et natures d’activité Article - 1 : Destinations, usages et affectations des sols et types d’activités interdits Article - 2 : Destinations, usages et affectations des sols et types d’activités limités ou soumis à conditions Article - 3 : Conditions particulières en faveur de la mixité sociale et fonctionnelle
SECTION 2 - Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère des constructions
Sous-section 2.1. : Volumétrie et implantation des constructions Article - 4 : Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques Article - 5 : Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives Article - 6 : Implantation des constructions par rapport aux autres constructions sur une même propriété Article - 7 : Emprise au sol des constructions Article - 8 : Hauteur des constructions
Sous-section 2.2. : Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère des constructions Article - 9 : Aspect extérieur des constructions et des clôtures Article - 10 : Conditions particulières pour le patrimoine bâti identifié Article - 11 : Obligations de performances énergétiques et environnementales des constructions
Sous-section 2.3. : Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords de construction Article - 12 : Obligations imposées en matière de réalisation de surfaces éco-aménageables, d’espaces libres, de plantation, d’aire de jeux et de loisirs Article - 13 : Obligations imposées en faveur des continuités écologiques et des éléments de paysage à protéger Article - 14 : Obligations imposées pour la gestion et l’écoulement des eaux pluviales
Sous-section 2.4. : Stationnement Article-15 : Obligation de réalisation d’aires de stationnement
SECTION 3 : Equipements et réseaux Article - 16 : Conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et d’accès aux voies publiques Article - 17 : Conditions de desserte des terrains par les réseaux.
Le règlement comprend en annexes : • La liste du patrimoine bâti remarquable identifié ; • Les périmètres de protection de captages ; • La fiche « Teinte et Couleurs » de l’UDAP de l’Eure • La liste des espèces végétales préconisées et interdites ; • Le repérage des secteurs correspondant au lit majeur des cours d’eau ; • Le repérage des secteurs soumis à l’aléas retrait-gonflement des argiles ;
3. Adaptations mineures
Les règles et servitudes définies par le PLU ne peuvent faire l’objet d’aucune dérogation, à l’exception des adaptations mineures (lorsque l’écart par rapport à la règle est faible) rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des terrains ou le caractère des constructions avoisinantes (article L.152.3 du Code de l’urbanisme).
4. Ouvrages techniques
Nonobstant les dispositions d’urbanisme du présent règlement, les lignes électriques à moyenne et haute tension, ainsi que d’autres ouvrages techniques d’utilité publique (château d’eau, pylône électrique, poste de transformation, relais hertziens, antennes de radiotéléphonie, ouvrages hydrauliques, station de traitement des eaux, lagunage, poste de refoulement par exemple) et les équipements ou dispositifs nécessaires à la production ou l’utilisation d’énergie renouvelable pour répondre au besoin des constructions du projet (géothermie, énergie solaire hors panneaux photovoltaïques au sol) peuvent être autorisés dans toutes les zones.
5. Reconstruction après destruction ou démolition
La reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit par sinistre ou démoli depuis moins de 5 ans est autorisée, nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si un plan de prévention des risques en dispose autrement, et dès lors qu'il avait été régulièrement édifié. Dans tous les autres cas, toute reconstruction doit respecter les règles du PLU.
6. Application du règlement aux lotissements
En application de l’article L.442-9 du Code de l’urbanisme, les règles d'urbanisme contenues dans les documents du lotissement, notamment le règlement, deviennent caduques au terme de 10 années à compter de la délivrance de l'autorisation de lotir. Dans le cas d'un lotissement ou d’un permis de construire valant division, les règles du PLU sont appliquées à chaque lot et au reliquat éventuel, comme le permet l’article R.151-21 du Code de l’urbanisme. Cependant dans les secteurs d’opération d’ensemble encadrés par des OAP, les règles peuvent être appliquées à l’ensemble du terrain d’assiette du projet, si l’OAP en fait mention.
7. Application du règlement en cas de division en propriété ou en jouissance (autres que lotissement)
Les divisions en copropriété et en volumétrie relèvent du mode d’organisation des ensembles immobiliers et donc du droit privé. Le PLU s’applique uniquement en référence à une unité foncière identifiable au sol.
Dans le cas de la construction, sur un même terrain de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, les règles du PLU sont appliquées à chaque lot du projet, en application de l’article R.151-21 du Code de l’urbanisme.
8. Réglementation du stationnement
Il est rappelé que conformément à l’article L.421-8 du Code de l’urbanisme, les règles d’urbanisme, et notamment le présent règlement, s’appliquent même si les travaux réalisés sont dispensés d’autorisation préalable. En particulier, tout nouveau logement doit disposer des places de stationnement prescrites.
Les modalités de stationnement sur les espaces privatifs doivent permettre une circulation satisfaisante des véhicules répondant aux exigences de sécurité, de fonctionnalité, de praticabilité et de confort. Ils doivent prendre en compte les exigences réglementaires en matière de stationnement des personnes à mobilité réduite et des stationnements des véhicules électriques et hybrides, ainsi que celui des vélos (cf. Code de la construction et de l’habitat).
9. Impossibilité de réalisation d’aires de stationnement
Conformément à l’article L.151-33 Code de l’urbanisme, lorsque le règlement impose la réalisation d'aires de stationnement pour les véhicules motorisés, celles-ci peuvent être réalisées sur le terrain d'assiette ou dans son environnement immédiat.
La situation des places dans le voisinage immédiat doit réellement permettre leur utilisation. La distance à parcourir à pied par les chemins normalement praticables ne peut par conséquent pas excéder 300 m.
Lorsque le bénéficiaire du permis ou de la décision de non-opposition à une déclaration préalable ne peut pas satisfaire aux obligations résultant du premier alinéa, il peut être tenu quitte de ces obligations en justifiant, pour les places qu'il ne peut réaliser lui-même :
• Soit de l'obtention d'une concession à long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation et situé à proximité de l'opération ;
• Soit de l'acquisition ou de la concession de places dans un parc privé de stationnement répondant aux mêmes conditions.
Lorsqu'une aire de stationnement a été prise en compte dans le cadre d'une concession à long terme ou d'un parc privé de stationnement, elle ne peut plus être prise en compte, en tout ou en partie, à l'occasion d'une nouvelle autorisation.
10.
Sursis à statuer
Aux termes de l’article L.424-1 du Code de l’urbanisme, il peut être décidé de surseoir à statuer sur toute demande d’autorisation concernant des travaux, construction ou installation dans les cas suivants, et sur une période maximale de 2 ans :
• À partir de la date d’ouverture préalable ou la déclaration d’utilité publique d’une opération ; • Lorsqu’un projet de travaux publics a été pris en considération par l’autorité compétente ; • Lorsqu’une opération d’aménagement a été prise en considération par le Conseil Municipal ou dans
les périmètres en opération d’intérêt national par le représentant de l’Etat dans le département ; • Dès lors qu’a eu lieu le débat sur les orientations générales du Projet d’Aménagement et de
Développement Durable (PADD) du PLU (article L.153-11 du Code de l’urbanisme) ; • À compter de la publication de l’acte créant une Zone d’Aménagement Concerté (article L.311 -2 du
Code de l’urbanisme) ; • À compter de la publication de l’acte prescrivant l'élaboration d'un plan de sauvegarde et de mise en
valeur ou sa révision (article L.313-2, alinéa 2, du Code de l’urbanisme).
11.
Aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine
L’AVAP est une servitude d’utilité publique. Elle est annexée au présent document.
Les dispositions de l’AVAP et du PLU s’appliquent de manière complémentaire. Dans le cas de dispositions différentes, c’est la règle la plus contraignante qui s’applique.
12.
Portée d’autres législations relatives à l’occupation des sols
Les dispositions du présent règlement se substituent à celles du document d’urbanisme précédemment en vigueur, à l'exception des articles R.111-2, R.111-4, R.111-21 à -23, R.111-25 à -27 du Code de l’urbanisme, qui restent applicables.
Aux règles du PLU s’ajoutent les prescriptions prises au titre de législations spécifiques concernant les servitudes d’utilité publique affectant l’occupation ou l’utilisation du sol. Ces servitudes sont présentées dans le rapport de présentation et détaillées dans le dossier « Annexes » du PLU.
Au titre de ces servitudes, le territoire de Bernay est particulièrement concerné par les règlementations suivantes (reportées en annexe du dossier de PLU) :
• Secteur délimité des abords ; • Monument naturel et site (servitude AC2) ; • Servitudes relatives aux interdictions d'accès aux autoroutes, routes express et déviations
d'agglomération (EL11) • Servitudes relatives à l’établissement des canalisations de transport de gaz, d’hydrocarbures et de
produits chimiques (I3) ; • Télécommunications - servitudes attachées aux réseaux de télécommunication (servitude PT3) ; • Servitude relative aux voies ferrées (T1) ; • Servitude aéronautique de balisage des aérodromes civils et militaires (T4) ; • Circulation aérienne - servitudes de dégagement (servitude T5) ; • Servitudes établies à l'extérieur des zones de dégagement aéronautique (T7) ;
13.
Risques naturels et technologiques
Le territoire est concerné au jour de l’approbation du PLU par
• Le risque inondation, identifié par l’Atlas des Zones Inondées, • Le risque mouvements de terrain, • La présence de cavités souterraines, • L’aléa retrait-gonflement des argiles, • La présence d’installations classées pour la protection de l’environnement, • La présence d’Anciens Sites Industriels et Activités de Services ayant eu une activité potentiellement
polluante (base de données nationale BASIAS), • La présence d’un site recensé à l’inventaire des sites et sols pollués (base de données BASOL), • Le risque lié au transport de matière dangereuse (concerne les routes à grande circulation et la voie
ferrée),
Les zones inondables identifiées par l’Atlas des Zones Inondées sont représentées graphiquement sur le plan de zonage réglementaire.
Etant susceptibles d’évoluer, elles peuvent également être consultées sur le portail cartographique de la préfecture de l’Eure, dans leur version la plus récente : https://www.eure.gouv.fr/Actions-de-lEtat/Amenagement-du-territoire-construction-logement/Connaissance-des-territoires/Cartes-interactives-ettelechargements/Catalogue-de-cartes-et-donnees
14.
Classement acoustique des infrastructures de transport terrestres
Des zones de protection sont prévues pour les constructions à usage d’habitation et celles à usage d’enseignement en vertu de l’arrêté préfectoral n°DDTM/2011/SPRAT/PR-30 pris en application des arrêtés ministériels des 9 janvier 1995 et 30 mai 1996 relatifs à l’isolement acoustique des constructions vis-à-vis des bruits de l’espace extérieur.
Les différents tronçons d’infrastructures figurant dans ce classement sont répertoriés dans un tableau et sur une carte figurant en annexe du dossier de PLU. Les constructions situées dans les bandes de largeurs déterminées dans l’arrêté préfectoral n°DDTM/2011/SPRAT/PR-30 doivent respecter les prescriptions d'isolation phonique, telles qu'elles résultent notamment de la loi dite antibruit du 31 décembre 1992 n°921444.
15.
Emplacements réservés
Il s’agit d’emplacements délimités sur le plan de zonage et qui sont réservés en vue de réaliser des voies et ouvrages publics, installations d’intérêt général et espaces verts publics (article L.151-41 du Code de l’urbanisme).
Les constructions y sont interdites, sauf exception prévue aux articles L.433-1 à L.433-7 du Code de l'urbanisme pour les constructions à titre précaire, et sauf les constructions conformes à l’objet de l’emplacement réservé.
Les précisions concernant les bénéficiaires (collectivités ou services publics) ou les objets des emplacements réservés figurent en annexe du règlement et sont détaillées dans le rapport de présentation.
La réglementation des emplacements réservés constitue à la fois une restriction à l'utilisation d'un bien par son propriétaire, en même temps qu'une garantie de disponibilité́ de ce bien pour la collectivité́ publique bénéficiaire.
Ainsi, les propriétaires des terrains concernés peuvent exercer leur droit de délaissement auprès de la collectivité afin de mettre en demeure le bénéficiaire d'acquérir ce terrain (modalités encadrées par les articles L.230-1 et suivants du Code de l'urbanisme).
16.
Servitude portée par le PLU : Secteur de projet en attente d’un projet
d’aménagement global (PAPAG)
Tout comme l’article L 151-41 du code de l’urbanisme le permet également, le règlement peut délimiter dans les zones urbaines et à urbaniser, des terrains sur lesquels sont institués des servitudes interdisant, sous réserve d'une justification particulière, pour une durée au plus de cinq ans dans l'attente de l'approbation par la commune d'un projet d'aménagement global, les constructions ou installations d'une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement. Ces servitudes ne peuvent avoir pour effet d'interdire les travaux ayant pour objet l'adaptation, le changement de destination, la réfection ou l'extension limitée des constructions existantes
17.
Espaces boisés classés (EBC)
Conformément à l’article L.113-2 du Code de l’urbanisme, ce classement interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation ou la création des boisements. Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d’autorisation de défrichement prévue par les articles L.341-1 et suivants, L342-1 et suivants du Code Forestier.
Les coupes et abattages d’arbres sont soumis à déclaration préalable dans les Espaces Boisés Classés. Toutefois, aucune déclaration préalable n’est requise pour les coupes et abattages d’arbres lorsqu’ils sont :
• Dans des bois privés dotés d’un plan simple de gestion agréé ou d’un règlement type de gestion approuvé ;
• Si la coupe est déjà autorisée par l’arrêté préfectoral sur les catégories de coupes ; • Ou en forêt publique soumise au régime forestier.
Sauf indication des dispositions des articles L.113-2 et suivants du Code de l’urbanisme, ces terrains sont inconstructibles à l’exception des constructions strictement nécessaires à l’exploitation des bois soumis au régime forestier.
N. B. pour les autorisations de défrichement concernant les autres espaces boisés, se référer aux articles L.3411 à 342-1 du Code forestier.
18.
Protection des périmètres de captage des eaux potables (champs
captant).
Le territoire est concerné par les périmètres de protection de captages ou champs captant où s’imposent des restrictions particulières en matière de destination et d’occupation des sols. Elles sont détaillées en annexe du règlement.
19.
Rappels de procédures
• L'ensemble des zones urbaines (U) et à urbaniser (AU) est soumis au Droit de Préemption Urbain conformément à l’article R.211.1 et suivants du Code de l’urbanisme.
• L’édification des clôtures est soumise à déclaration préalable dans les cas prévus à l’article R.421 -12 du Code de l’urbanisme et sur le reste du territoire communal.
• Les travaux de ravalement de façade sont soumis à autorisation, conformément à l’article R 421-171 du Code de l’Urbanisme.
• Les démolitions sont soumises à permis de démolir conformément aux articles L 421-3 et L421-6, R.421-26 et suivants du Code de l’Urbanisme.
• Pour être constructible, tout terrain doit être couvert par des moyens de défense incendie adaptés et
conformes à la réglementation en vigueur.
20.
Archéologie
• Découvertes fortuites à caractère archéologique (article L.531-14 et suivants du Code du patrimoine) :
« Lorsque, par suite de travaux ou d'un fait quelconque, des monuments, des ruines, substructions, mosaïques, éléments de canalisation antique, vestiges d'habitation ou sépultures anciennes, des inscriptions ou généralement des objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art, l'archéologie ou la numismatique sont mis à jour, l'inventeur de ces vestiges ou objets et le propriétaire de l'immeuble où ils ont été découverts sont tenus d'en faire la déclaration immédiate au Maire de la Commune, qui doit les transmettre sans délai au Préfet. »
• Archéologie préventive (législation archéologique) :
▪ Article R.523-1 Code du Patrimoine : « Les opérations d'aménagement, de construction d'ouvrages ou de travaux qui, en raison de leur localisation, de leur nature ou de leur importance, affectent ou sont susceptibles d'affecter des éléments du patrimoine archéologique ne peuvent pas être entreprises que dans le respect des mesures de détection et, le cas échéant, de conservation et de sauvegarde par l'étude scientifique ainsi que des demandes de modification de la consistance des opérations d'aménagement. »
▪ Article R.111-4 Code de l'Urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d'un site ou de vestiges archéologiques. »
Par ailleurs, le territoire communal est concerné par 3 zones de présomption de prescription archéologique (ou zonage archéologique), en vertu de l’arrêté préfectoral n° 28-2021-397 et en application de l’article R.5236 du Code de l’Urbanisme. Ces éléments sont précisés dans les annexes du PLU relatives aux servitudes d’utilité Publique.
21.
Installations classées (ICPE)
Toute exploitation susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains, est une installation classée. Les activités relevant de la législation des installations classées sont énumérées dans une nomenclature qui les soumet à un régime d’autorisation, d’enregistrement ou de déclaration en fonction de l’importance des risques ou des inconvénients qui peuvent être engendrés.
• Déclaration : pour les activités les moins polluantes et les moins dangereuses. Une simple déclaration en préfecture est nécessaire.
• Enregistrement : pour les secteurs dont les mesures techniques pour prévenir les inconvénients sont bien connues (stations-service, entrepôts...).
• Autorisation : pour les installations présentant les risques ou pollutions les plus importants. L’exploitant doit faire une demande d’autorisation avant toute mise en service, démontrant l’acceptabilité du risque. Le préfet peut autoriser ou refuser le fonctionnement.
La législation des installations classées confère à l’Etat (Inspection des Installations Classées) des pouvoirs d’autorisation ou de refus d’autorisation de fonctionnement d’une installation ; de réglementation (imposer le respect de certaines dispositions techniques, autoriser ou refuser le fonctionnement d’une installation) ; de contrôle et de sanction.
22.
Participation des constructeurs
Il est rappelé que les bénéficiaires d’autorisations de construire seront soumis au paiement des taxes et autres participations énoncées au chapitre du Livre III du Code de l’urbanisme.
Dans les Zones d’Aménagement Concertés, l’acte qui créée la zone mentionne le régime applicable au regard de la part communale de la taxe d’aménagement.
23.
Sécurité – salubrité - nuisances
Quelles que soient les règles applicables dans le présent PLU, la connaissance d’un risque non répertorié, peut faire l’objet d’un refus d’autorisation ou d’autorisation avec prescriptions en s’appuyant sur l’article R.111-2 du Code de l’urbanisme indiquant que le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales s’il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d’autres installations.
24.
Illustrations du règlement
Les illustrations du présent règlement ont une fonction pédagogique et explicative.
En cas de doute sur l’interprétation d’une disposition, le texte prévaut sur l’illustration.
LEXIQUE ET DEFINITIONS APPLICABLES DANS LE REGLEMENT DU PLU
Abri de jardin
Il s’agit d’un bâtiment destiné à protéger des intempéries le matériel de jardinage/maraichage, les outils, les machines, le mobilier de jardin, les bicyclettes... Il peut être démontable ou non, avec ou sans fondations d’une hauteur maximum de 2,5 m et d’une emprise au sol limitée à 20 m². Il est inhabitable et ne peut constituer une dépendance dotée de pièces à vivre.
La notion de « bande de x m comptés perpendiculairement depuis l’alignement » s’applique également aux terrains implantés le long d’une voie en impasse, publique ou privée, et ouverte à la circulation automobile.
Abri pour animaux
Il s’agit d’un bâtiment destiné à protéger les animaux des intempéries. Il peut être démontable ou non, avec ou sans fondations d’une hauteur maximum de 2,5 m et d’une emprise au sol limitée à 30 m². Il est inhabitable et ne peut constituer une dépendance dotée de pièces à vivre.
Accès
L’accès est un point de passage aménagé en limite de terrain pour accéder à celui-ci depuis la voie ouverte à la circulation générale, que celle-ci soit publique ou privée.
L’accès doit permettre notamment aux véhicules de pénétrer sur le terrain et d’en sortir en toute sécurité.
Acrotère
Désigne la partie supérieure d’une façade, masquant un toit plat ou à faible pente ou une terrasse. L’acrotère est donc situé au-dessus du niveau de la toiture ou de la terrasse et il en constitue un rebord ou un garde-corps plein ou à clairevoie.
Affouillement - exhaussement
L’affouillement est un creusement volontaire du sol naturel, au contraire de l’exhaussement qui est une élévation volontaire du sol. À moins qu'ils ne soient nécessaires à l'exécution d'un permis de construire tous deux sont soumis à autorisation si leur superficie est supérieure à 100 m² et leur hauteur ou profondeur excède 2 m.
Alignement (construction implantée à l’)
Désigne la limite entre une parcelle privée et une voie ouverte à la circulation ou une emprise publique (hors sente, espace vert ou équipement public). Il peut correspondre à l’alignement existant ou projeté (en cas d’emplacement réservé pour élargissement de voirie, de plan d’alignement).
En cas de terrain bordé par plusieurs voies, il est possible de choisir l’alignement sur une ou plusieurs voies.
Annexe
Sont considérés comme annexes, les constructions
de faibles dimensions ayant un caractère
accessoire/secondaire/complémentaire
aux
fonctionnalités de la construction principale (tels
que remises, garages non professionnels, remise à
bois, locaux vélos, celliers…).
Elles peuvent être accolées ou non à la construction principale.
Dans le cas où elle est accolée, l’annexe ne doit pas disposer d’un accès direct à la construction principale.
Elles doivent être implantées selon un éloignement restreint vis-à-vis des autres constructions afin de marquer un lien d’usage.
En lien avec le bâti existant, les annexes sont limitées à une hauteur de 3,5 m et à une emprise au sol de 50 m². Toute construction d’une taille supérieure se verra appliquer le régime général des constructions principales.
On distingue les annexes des abris de jardins, abris pour animaux et des vérandas.
Attique
Étage placé au sommet ou au milieu d'un édifice, de proportions moindres que les étages supérieurs ou inférieurs, séparé par une corniche du reste de la construction. Il présente ainsi une autonomie de volume et un retrait minimum de 1,5 m vis-à-vis d’une façade sur voie.
Auvent Toit en surplomb, en saillie sur un mur, soutenu ou non par des poteaux.
Baie Il s’agit d’une ouverture fermée ou non d'une façade (arcade, fenêtre, porte). Ne sont pas considérées comme une baie, au titre du présent règlement :
• Une ouverture dans une toiture en pente, dont l’appui est situé au moins à 1,90 m au-dessus du plancher de la pièce éclairée, hauteur minimale portée à 2,60 m dans le cas d’une construction à rez-de-chaussée ;
• Une ouverture à châssis fixe et à vitrage translucide.
• Les pavés de verre • Les portes opaques ou aveugles
Bardage Eléments de bois, métallique ou autre, rapportés sur la façade d’une construction en la recouvrant.
Bâtiment Un bâtiment est une construction couverte et close.
Caravane Véhicule ou l’élément de véhicule qui, équipé pour le séjour ou l’exercice d’une activité, conserve en permanence des moyens de mobilité lui permettant de se déplacer par lui-même ou être déplacé par simple traction.
Changement de destination Le changement de destination consiste à modifier l'affectation de tout ou partie d'un bâtiment ; par exemple, la transformation d’un commerce en habitation ou inversement. Avant de faire un changement de destination, il est nécessaire de déposer une demande d'autorisation d'urbanisme (cf. « Destination des construction » en page 1516).
Chemin Voie de terre carrossable (ou non) usuellement empruntée par les agriculteurs ou sylviculteurs pour accéder à leurs exploitations, et pouvant le cas échéant être utilisé par des randonneurs à pied ou à vélo ou à cheval le cas échéant.
Clôture Elle constitue une “barrière” construite ou végétale, qui délimite une parcelle vis-à-vis d’une propriété mitoyenne ou de l’espace public, lorsque leur séparation n’est pas assurée par un bâtiment. Son édification, sa construction ou sa modification est soumise à autorisation administrative.
La clôture comprend différents éléments tels que mur, muret, grillage, panneaux, portail, portillon, pilastres maintenant le portail. Elle comporte des parties pleines et des parties ajourées.
Combles Il s’agit de l'espace situé sous la toiture d’une construction, pouvant constituer un volume délimité
par les versants de toiture et le dernier plancher. Ce volume peut être aménagé en espace habitable.
Comble mansardé Le comble mansardé est un comble se situant sous une toiture caractérisée par deux pentes sur un même versant, dont le brisis a un angle minimum de 70° par rapport au dernier plancher. Les deux pans de cette toiture ont deux noms distincts, le brisis et le terrasson.
Pour respecter les proportions traditionnelles, ce type de toiture se développe à partir de 6 m de hauteur et à l’alignement de la façade principale (recul et attiques non autorisés).
Les combles mansardés peuvent comporter des ouvertures, y compris des lucarnes.
Construction Une construction est un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l’Homme en sous-sol ou en surface.
Construction existante Une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.
Est également considérée comme existante une construction pour laquelle l’autorisation a été accordée avant l’approbation du PLU, si l’autorisation n’est pas caduque, même si les travaux ne sont pas commencés.
Construction principale Une construction est considérée comme principale lorsqu’elle représente le volume bâti le plus important sur un terrain, en référence à son emprise au sol et sa surface de plancher cumulées.
Sont également considérées comme des constructions principales, pour l’application du présent règlement, les constructions qui présentent une hauteur et/ou une emprise au sol supérieure à celles des annexes.
Egout du toit
Contiguë Est contiguë une construction qui touche, qui est accolée à une limite de propriété (construction contiguë à une limite) ou à une autre construction (construction contiguë).
Destination des constructions
Conformément aux articles R.151-27 et 28 du code de l’urbanisme, le règlement peut distinguer 5 destinations et 23 sous-destinations.
DESTINATIONS
SOUS DESTINATIONS
Exploitation agricole et forestière
Exploitation agricole
Exploitatio