Intitulé du document : II - Caracteristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagere
La justification des prescriptions concernant les caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère sont exposées dans le rapport de présentation (pièce 1.1 – chapitre 2).
1 - Volumétrie et implantation des constructions#
1.1 La volumétrie des constructions
- L'emprise au sol des constructions Dans les limites des emprises au sol maximales définies par le PPRI, les extensions et annexes des constructions à usage d'habitation sont limitées à : - pour les extensions : 40% de l'emprise au sol existante ; - pour les annexes : 35 m² hors piscines pour les annexes.
- La hauteur des constructions Définition : La hauteur des constructions est mesurée à partir du sol naturel existant avant tout remaniement à l'aplomb du point de référence haut du bâtiment. Les ouvrages techniques et les éléments de superstructure (cheminées, …) ou de modénature, ne sont pas pris en compte dans le calcul de la hauteur. La hauteur maximale des constructions est celle qui permet de créer un (et un seul) niveau habitable audessus des plus hautes eaux connues. Au-delà de cette hauteur, la hauteur maximale des extensions est celle de la construction existante. Dans le cas de la réhabilitation de constructions anciennes une rehausse limitée à 1 mètre par rapport à l'existant est autorisée pour pouvoir respecter les prescriptions du PPRI. Dans le cas de la transformation d'une grange ou de la réhabilitation d'une construction protégée au titre de l'article L151-19 du code de l'urbanisme le volume existant doit être respecté. Il n'est pas fixé de hauteur maximale pour les constructions agricoles et celles nécessaires aux CUMA.
1.2 L'implantation des constructions ► Implantation des constructions par rapport aux voies et espaces publics ou privés, existants, ouverts à la circulation générale Définition : Le recul est défini par rapport aux voies et espaces, publics ou privés, existants, ouverts à la circulation générale. Il n'est pas fixé de recul minimal par rapport aux voies et espaces publics ou privés, existants, ouverts à la circulation générale.
REGLEMENT – ZONE Ai
- Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives Lorsqu'une construction (hors annexes de petite taille et constructions à usage agricole) n'est pas implantée en limite séparative, le recul par rapport à cette limite doit être au moins égal la demi hauteur du bâtiment avec un minimum de 3 mètres. Une implantation différente est admise pour permettre la surélévation ou l'extension de bâtiments existants. Il n'est pas fixé de règle pour les annexes de petite taille. Les constructions à usage agricole et celles nécessaires aux CUMA doivent être implantées avec un recul minimal de 6 mètres par rapport aux limites séparatives.
- Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété La distance entre les annexes et la construction principale est de 20 mètres maximum.
- Il n'est pas fixé de règles d'implantation pour les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés
2 - Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère#
2.1 Caractéristiques des constructions Toute construction ou installation doit être en cohérence avec le site dans lequel elle s'inscrit (terrain, constructions voisines …) et ne pas porter atteinte au caractère des lieux dans lesquels elle doit s'intégrer. Toute construction s'inspirant d'un style architectural traditionnel étranger à la région est interdite. La conception et la réalisation des bâtiments et des installations doivent être soignées et permettre un vieillissement correct de l’ouvrage. Il n'est pas fixé d'autres règles pour les équipements d'intérêt collectif et services publics. La démolition des éléments bâtis protégés au titre de l'article L151-19 du code de l'urbanisme est autorisée exceptionnellement lorsque leur état de vétusté ou des impératifs de sécurité le justifient. Les constructions à usage d'activité (y compris d'activité agricole) doivent par leur matériau, leur aspect et leur couleur s'intégrer dans leur environnement. Les matériaux de remplissage et ceux qui ne présentent pas par eux-mêmes une qualité suffisante doivent être enduits.
REGLEMENT – ZONE Ai
Pour les constructions principales neuves ou les constructions réhabilitées, les règles sont les suivantes :
Adaptation au sol
Façades
Toitures
Pavillons neufs et réhabilités et leurs extensions
Extension et réhabilitation de constructions anciennes (avant
1943)
La construction doit s'adapter à la topographie du terrain naturel.
Transformation de granges
Extension et réhabilitation de constructions protégées au titre de l'article L151-19 du code de l'urbanisme
Les mouvements de terre (remblais, terrasses artificielles …) visant à rattraper les différences de niveaux entre le terrain naturel et le plancher du rez-de-chaussée sont interdits. Ils ne peuvent être admis que pour des aménagements ponctuels ou pour répondre aux règles d'accessibilité.
Toutes les façades ainsi que leurs soubassements doivent être traités avec soin.
Les restaurations et extensions doivent se faire dans le respect de l'architecture ancienne : matériaux et modénatures.
Le bois peut être utilisé pour les annexes et les extensions.
L'aspect doit être celui d'un mur maçonné (enduit de couleur "tuffeau local").
Les vérandas sont un élément accessoire de la construction, elles doivent avoir une largeur inférieure à celle de la façade sur laquelle elles s'appuient.
La pente des toitures doit présenter un angle d'au moins 40°.
La couverture doit être soit en ardoise, soit en tuile, soit dans un matériau d'aspect semblable. Les formes et tailles traditionnelles à la région doivent être respectées.
Les vérandas sont un élément accessoire de la construction, elles doivent avoir une largeur inférieure à celle de la façade sur laquelle elles s'appuient.
Dans le cas de la réhabilitation d'une construction protégée au titre de l'article L15119 du code de l'urbanisme, les extensions des constructions principales doivent être implantées soit en pignon, soit sur la façade arrière.
La pente existante doit être conservée.
La couverture doit être réalisée avec des matériaux de qualité, ardoises ou tuiles. Les formes et tailles traditionnelles à la région doivent être respectées.
Lorsque la toiture est traditionnelle : - la pente existante doit être conservée ; - les matériaux traditionnels doivent être conservés.
REGLEMENT – ZONE Ai
Pavillons neufs et réhabilités et leurs extensions
Extension et réhabilitation de constructions anciennes (avant 1943)
Transformation de granges
Extension et réhabilitation de constructions protégées au titre de l'article L151-19 du code de l'urbanisme
Les baies doivent avoir la forme d'un rectangle plus haut que large. Les baies qui ne respectent pas ces proportions doivent être divisées en vantaux qui soient plus hauts que larges.
Les lucarnes rampantes et les lucarnes dites en "chien assis" sont interdites.
Les châssis de toit doivent être encastrés dans le pan de la toiture.
Percements
Les éventuelles nouvelles baies et celles des extensions doivent reprendre les proportions (hauteur /largeur) des ouvertures existantes.
Dans le cas de la transformation d'une grange, l'esprit de la porte existante doit être préservé (parois menuisée éventuellement percée d'une porte pleine du même matériau, maçonnerie traditionnelle cohérente avec le bâtiment existant, verrière …). Les battants seront autant que possible gardés. Pour ces derniers, si leur vétusté nécessite leur changement, un matériau neuf semblable peut être utilisé.
L'organisation de la façade existante doit être préservée.
Dans le cas où il serait nécessaire de créer de nouveaux percements, ceux-ci doivent s'inscrire dans les proportions (hauteur/largeur) et le rythme existants.
Le nombre de baies doit être limité et réparti sur différentes façades. Elles doivent respecter une proportion hauteur/largeur de 1,5/1.
REGLEMENT – ZONE Ai
Pour les autres éléments, les règles sont les suivantes : - Les clôtures Les clôtures éventuelles doivent, par leurs matériaux et leurs proportions, s'intégrer convenablement à l'environnement. La hauteur maximale de la clôture est de 1,50 mètre. Dans les secteurs classés au titre de l'article L151-19 du code de l'urbanisme, les murs ou les vestiges de murs traditionnels en moellons de calcaire ou en pierres de taille doivent être restaurés ou restitués selon les moyens et modes de faire traditionnels (matériaux anciens, enduits à la chaux aérienne, etc.). - Les annexes et les extensions Les annexes disjointes de petite taille (cf. article 2 : hauteur maximale de 2 mètres à l'égout de toiture ou à l'acrotère et emprise au sol maximale de 12m²) doivent avoir une qualité de matériaux suffisante. Sont exclus les parpaings non enduits, le béton brut, la tôle ondulée, … Elles doivent être d'une couleur qui permette leur intégration dans le site (ton sombre). Elles doivent être intégrées de manière à être le moins visibles possible depuis l'espace public. Les autres annexes et les extensions doivent avoir un aspect qui s'harmonise avec celui de la construction principale. Dans les secteurs protégés au titre de l'article L151-19 du code de l'urbanisme, elles ne doivent pas empiéter en emprise sur les cours intérieures formées par les bâtiments. - Les locaux de collecte des déchets ménagers Les abris de stockage des conteneurs de déchets ménagers doivent s'intégrer dans le bâtiment principal ou dans une annexe. Les aires de présentation des poubelles doivent être intégrées avec discrétion dans l'aménagement du terrain. - Les éléments techniques Les divers équipements techniques (climatiseurs, pompes à chaleur, compteurs, …) doivent être correctement intégrés de façon à réduire leurs impacts (visuels, sonores, …), notamment lorsqu'ils sont vus depuis les voies ou espaces publics. Les capteurs solaires doivent être implantés de façon à minimiser leur impact visuel. En particulier, lorsqu'ils sont installés sur un toit en pente, ils doivent être encastrés dans le pan du toit. Les postes de transformation et autres locaux techniques doivent être intégrés de façon à minimiser leur impact visuel (implantation, aspect extérieur, plantations …).
REGLEMENT – ZONE Ai
2.2 Prescriptions en matière énergétique et environnementale Dans le cas d'une construction ancienne (avant 1943) ou classée au titre de l'article L151-19 et de la transformation d'une grange : - les matériaux utilisés doivent avoir les mêmes performances bioclimatiques qu'un enduit traditionnel à la chaux ; - les éoliennes de toit sont interdites ; - les panneaux photovoltaïques sont interdits sur la couverture du volume principal.
3 - Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions#
Les terrains ou parties de terrains libres de toute construction doivent être convenablement aménagés et entretenus pour ne pas nuire à l'environnement des lieux. Dans les secteurs protégés au titre de l'article L151-19 du code de l'urbanisme, les matériaux de revêtement au sol des espaces privatifs (cours, reculs par rapport à l'espace public, jardins …), à l'exception des aménagements ponctuels (seuil de porte, terrasse …), doivent contribuer à l'ambiance rurale des hameaux. Ils doivent permettre l'écoulement naturel des eaux (grave calcaire, stabilisé calcaire, terre de jardin etc.). Les terrains doivent être végétalisés et plantés d'essences non allergènes. Les arbres existants doivent être autant que possible conservés ou être remplacés par des plantations équivalentes. Pour les haies, les essences locales sont à privilégier. Une composition variée est demandée (exemples de végétaux dans le rapport de présentation). En particulier, les haies comportant exclusivement des plantes à feuillage persistant sont à éviter. Les haies protégées au titre de l'article L151-23 du code de l'urbanisme doivent être préservées. Leur ouverture n'est autorisée qu'en cas de nécessité et notamment d'accessibilité des terrains. Le comblement des mares, boires et fossés protégés au titre de l'article L151-23 du code de l'urbanisme est interdit et la végétation associée protégée. Est de plus interdit le comblement des zones humides et des fossés (sauf pour des raisons techniques dûment justifiées). Des boisements sont classés en Espaces Boisés Classés (EBC).
4 - Stationnement#
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REGLEMENT – ZONE Ai
III - Équipement et reseaux#
La justification des prescriptions concernant les équipements et réseaux sont exposées dans le rapport de présentation (pièce 1.1 – chapitre 2).
1 - Desserte par les voies publiques ou privées#
1.1 Accès Définition : c'est le passage aménagé en limite du terrain pour accéder à celui-ci depuis la voie. Pour être constructible, tout terrain doit disposer d'un accès, sur une voie publique ou privée, correspondant à son importance et à sa destination, à moins que son propriétaire n'obtienne un passage, sur les fonds de ses voisins, constitué dans les conditions fixées par l'article 682 du Code Civil. Les accès doivent être aménagés de façon à ne pas entraîner de risques pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu notamment de la position des accès, de leur configuration, ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. Le nombre des accès sur les voies publiques peut être limité dans l’intérêt de la sécurité. En particulier lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions peuvent être autorisées sous réserve que l’accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre.
1.2 Voirie Les voies publiques ou privées doivent être adaptées à la nature et à l’importance des usages qu’elles supportent et des opérations qu’elles desservent mais aussi permettre le passage des véhicules de sécurité. Les voies en impasse doivent être aménagées afin de permettre aux véhicules privés et à ceux des services publics (lutte contre l'incendie, enlèvement des déchets ménagers, …), de faire aisément demi-tour.
2 - Desserte par les réseaux#
2.1 Eau potable Toute construction ou installation requérant une alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau public de distribution d'eau potable. Une disconnexion totale des réseaux d'eau potable avec ceux présentant un risque chimique ou bactériologique doit être mise en place.
REGLEMENT – ZONE Ai
2.2 Eaux usées Le traitement de toutes les eaux usées est obligatoire et doit être réalisé par un système conforme à la législation en vigueur.
2.3 Les eaux résiduaires d'activités Les installations ne doivent rejeter au réseau public d’assainissement que des effluents préépurés dans les conditions fixées par la réglementation en vigueur.
2.4 Les eaux des piscines L'eau de vidange des piscines sera déversée vers le milieu naturel par le réseau d'eaux pluviales si le réseau est de type séparatif, sinon par infiltration sur le terrain. Les eaux ainsi rejetées dans le milieu naturel doivent répondre quantitativement et qualitativement aux normes en vigueur (neutralisation des excès de produit de traitement notamment). Les eaux de lavage des filtres doivent être rejetées au réseau public d’assainissement des eaux usées s’il existe ou vers l’installation d’assainissement autonome ou un autre système adapté.
2.5 Eaux pluviales Si un réseau public est réalisé, le raccordement est obligatoire. Si le réseau public n'existe pas, ou est insuffisant, les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux pluviales doivent être réalisés sur le terrain et répondre aux caractéristiques du terrain ainsi qu'à l'opération projetée.
2.6 Autres réseaux L'enfouissement des réseaux et des branchements est obligatoire.
REGLEMENT – ZONE Ai
PLU#
REGLEMENT – ZONE Ni