N.2.1.1. Implantation des constructions par rapport aux voies* ou emprises publiques ou privées, existantes ou projetées, ouvertes à la circulation
Les constructions nouvelles, lorsqu’elles sont autorisées, doivent être implantées :
- en recul* de 5 mètres minimum par rapport à l’alignement* des voies* ou emprises publiques ou privées existantes ou projetées ;
- en recul* de 10m minimum par rapport aux mares identifiées au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme, ainsi qu’aux berges des cours d’eau identifiés au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme.
Dispositions particulières applicables dans la zone N :
- Sous réserve d’une justification d’intégration au site urbain ou de contraintes fonctionnelles ou de sécurité, des implantations autres que celles définies précédemment peuvent également être requises dans les cas suivants :
o lorsqu’il s’agit de travaux d’extension* ou d’amélioration de constructions existantes, à la date d’approbation du PLU, implantées différemment de la règle. Dans ce cas, l’extension* peut être autorisée dans le prolongement des murs de la construction existante ;
o lorsqu’une construction voisine est implantée différemment de la règle fixée ci-dessus, la construction peut être implantée en harmonie avec ladite construction voisine ;
o lorsqu’il s’agit d’équipements techniques liés à la sécurité, à un service public, à la gestion des eaux, à la production et à la distribution d’énergie ;
o pour les équipements d’intérêt collectif et services publics autorisés dans la zone.
N.2.1.2. Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives*
Dispositions générales :
Les constructions nouvelles doivent s’implanter dans le respect de leur environnement. Lorsque la limite séparative* constitue une limite avec une zone UA, UB, A, Ap et 1AUX, les constructions nouvelles doivent s’implanter en retrait* de 10 mètres minimum par rapport à ladite limite. Un retrait* de 10 mètres minimum est également obligatoire par rapport aux mares et cours d’eau identifiés au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme.
Dispositions particulières :
- Sous réserve d’une justification d’intégration au site urbain ou de contraintes fonctionnelles ou de sécurité, des implantations autres que celles définies précédemment peuvent également être requises dans les cas suivants :
o lorsque les projets de construction assurent l’harmonie ou la continuité de volume avec les constructions voisines existantes ;
o dans le cas d’une surélévation ou d’une extension* d’une construction existante. Dans ce cas, un retrait* moindre est admis, sans toutefois :
▪ rapprocher davantage la construction de la limite séparative* du terrain en accentuant son écart à la règle définie ci-dessus ;
▪ créer une surélévation par rapport à la construction existante dans la partie du terrain qui, en application des dispositions ci-dessus, n'aurait pas été constructible ;
o dans le cas de locaux techniques et annexes* qui nécessitent, pour le fonctionnement des services collectifs, un accès* direct à la voirie (locaux container, poubelles, tri sélectif, transformateur EDF, etc.) ;
o pour les équipements d’intérêt collectif et services publics autorisés dans la zone.
N.2.1.3. Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété
Non réglementé.
Le pétitionnaire doit s’appuyer sur les fiches architecturales réalisées par le CAUE et le Pays Drouais et reprises dans le Titre 13 du présent règlement.
Toute extension* ou surélévation d’une construction doit être conçue dans la volumétrie et la composition générale d’une construction afin de conserver l’harmonie de ses proportions.
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts est interdit.
Les annexes*, extensions* et dépendances doivent être traitées avec la même qualité d'aspect, de volumétrie que la construction principale*, Les garages seront de préférence accolés à la construction principale*.
- La construction doit s'adapter au terrain naturel* et non le contraire, - Les mouvements de terre et remblais sont interdits, - Les sous-sols sont interdits.
N.2.2.1.3. Façades*
Les couleurs des façades* doivent être en harmonie avec les constructions typiques de la région du Thymerais-Drouais et de la Normandie proche soit des teintes beige sable. Les teintes vives, ainsi que les gris et le blanc pur, sont interdits. Une même façade* ne peut recevoir plus de deux teintes de camaïeux différentes d’enduit. Toute couleur vive est prohibée.
Les appareils de climatisation, les prises, conduits et rejets d’air type « ventouse » doivent être intégrés dans le volume de la construction ou dans le pan de façade* sans saillie*. Toutefois, ils sont tolérés dans les allèges, les appuis, ou les linteaux des ouvertures existantes, dans les vitrines pour les constructions à vocation de commerces et activités de service.
Les coffrets, compteurs et autres dispositifs liés à la desserte par les réseaux doivent être intégrés de dans l’épaisseur ou la composition de la façade*, ou de la clôture* sauf en cas d’impossibilité technique.
Les antennes paraboliques sont interdites sur les façades* vues depuis l’espace public.
N.2.2.1.4. Ouvertures
Les ouvertures traditionnelles doivent être conservées.
L’éclairement des combles* doit être assuré soit par :
- des ouvertures en pignon ; - des châssis vitrés posés dans le pan de toit, sans saillie*. Les stores ou volets roulants dont le
caisson est extérieur sont interdits s’ils sont visibles depuis la voie* publique. Les châssis de toit devront s’harmoniser à la composition de la façade* et être encastrés dans la toiture*. Leur teinte doit être de tonalité sombre en accord avec celle de la couverture ; - des lucarnes plus hautes que larges.
Les volets doivent être prioritairement de type battant.
Les volets roulants sont cependant admis dès lors que le coffre se situe à l’intérieur de la construction pour les constructions neuves ou à l’extérieur de la construction à condition qu’il soit intégré au linteau ou protégé d’un cache pour les constructions existantes. En cas de volets roulants solaires, seul le capteur solaire doit être apparent.
N.2.2.1.5. Toitures*
Les toitures* des constructions doivent être : - à deux ou quatre rampants pour les constructions principales à vocation d’habitation, annexes* et extensions*, - à un, deux ou quatre rampants pour les toitures* des constructions annexes* et des extensions*.
La pente de toiture* doit être comprise entre 40 et 50 degrés. Des pentes différentes sont autorisées pour les toitures* d'appentis, de vérandas, d’annexes* ou de constructions destinées à l’exploitation agricole, non implantées à l’alignement* des voies* publiques, dès lors que leur volumétrie est en harmonie avec la construction principale*.
Les toitures* sont, de façon générale, couvertes de matériaux reprenant l’aspect, l’assemblage (20 à 30tuiles au m²) et les teintes de la tuile plate de pays (teinte brun rouge foncé et nuancé). Ces dispositions ne s’appliquent pas aux vérandas ni aux annexes* non visibles depuis l’espace public, ni aux constructions destinées à l’exploitation agricole.
Les toitures* végétalisées sont autorisées pour les annexes* et les extensions* à condition de respecter la composition architecturale d’origine de la construction, ainsi que pour les constructions destinées à l’exploitation agricole.
N.2.2.1.6. Clôtures* et portails
Dans la zone naturelle N, ainsi que dans les espaces forestiers des différents sous-secteurs, Les clôtures situées à plus de 150 mètres des habitations ne peuvent être ni vulnérantes ni constituer des pièges pour la faune. Les clôtures électrifiées et barbelées sont ainsi interdites sauf sous réserve d’une justification fournie par le demandeur dans le cadre d'une activité agricole ou forestière nécessitant leur usage. Les clôtures* doivent permettre la libre circulation des animaux sauvages. Elles sont posées à 30 centimètres au-dessus de la surface du sol, leur hauteur est limitée à 1,20 mètre. Elles ne peuvent ni être vulnérantes ni constituer des pièges pour la faune.
Dans tous les autres cas, les clôtures* implantées en limites séparatives* latérales et de fond de parcelle doivent permettre ponctuellement le passage de la petite faune, en présentant a minima une ouverture ponctuelle en bas de clôture* de format 11 x 11 cm, par tranche entamée de 15 mètres de linéaire de clôture*, avec au minimum un passage lorsque le linéaire de clôture* est inférieur à 15 mètres.
Dans toute la zone N, quel que soit le secteur, les clôtures* sont en matériaux naturels ou traditionnels.
N.2.2.1.6. Dispositions particulières applicables dans la zone N et son secteur Ne :
D’autres dispositions peuvent être retenues pour les équipements d’intérêt collectif et les services publics au regard de besoins particuliers et motivés liés au fonctionnement et à la sécurité, à partir d’une étude architecturale et d’intégration à l’environnement.
N.2.2.2. Dispositions applicables aux constructions, travaux, installations et aménagements, en matière de performances énergétiques et environnementales
Dispositions générales
Les projets de constructions doivent être étudiés dans le but de privilégier l’utilisation de matériaux durables pour la construction, de même que l’installation de dispositifs de production d’énergie renouvelable pour l’approvisionnement énergétique des constructions (chaudière bois, eau chaude sanitaire solaire, pompes à chaleur, photovoltaïque, géothermie, réseaux de chaleur et de boucles tempérées…).
L’orientation et la conception des constructions doivent viser à limiter la consommation d’énergie.
Les nouvelles constructions doivent respecter la législation en vigueur concernant la performance énergétique pour assurer un confort d’habiter.
Des performances supérieures à la législation en vigueur doivent être recherchées chaque fois que possible.
Isolation Thermique Extérieure (ITE)
L'isolation rapportée par l'extérieur est autorisée, sous réserve d'être adaptée aux caractéristiques techniques et architecturales de la façade*, de ne pas porter atteinte à la qualité architecturale du bâtiment, à son insertion dans le cadre bâti environnant ni à sa bonne conservation. Elle doit notamment permettre de respecter les modénatures et reliefs présents sur la façade*.
L’isolation par l’extérieur est interdite lorsqu’elle est incompatible avec la sauvegarde des éléments d’architecture, notamment pour les façades* remarquables des constructions identifiées au titre de la préservation du patrimoine remarquable (cf. Titre 9 du présent règlement).
Les matériaux biosourcés doivent être privilégiés.
Les panneaux solaires en toiture* :
Les panneaux solaires doivent être intégrés dans la composition architecturale d’ensemble de la construction. Leur pose doit se faire dans le respect du Guide d’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires dans la région Centre-Val de Loire réalisé par la DRAC Centre-Val de Loire et les UDAP du Cher, de l’Eure-et-Loir, de l’Indre, de l’Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher et du Loiret, annexé au présent PLU.
Dans tous les cas, les panneaux solaires respectent les prescriptions suivantes :
- Ils suivent la pente du toit dans lequel ils s’inscrivent.
- Sur un même toit (à pente ou sur toiture* terrasse*), ils sont tous du même type.
- Les matériaux utilisés sont de préférence d'aspect similaire à ceux des matériaux de
couverture ; les capteurs sont de finition lisse et de teinte sombre uniforme, antiréfléchissante, avec un cadre de coloris sombre et de finition mate.
- Les panneaux à tubes, les effets de facettes ou les lignes argentées apparentes sont interdits.
- Afin d'éviter le mitage des couvertures, ils sont traités en verrière et regroupés en une seule
nappe rectangulaire, ou une bande horizontale ou verticale suivant le rythme de la façade* et l’architecture du toit.
- En présence de châssis de toit, les panneaux solaires sont composés avec eux de manière à ne
former qu’un seul ensemble homogène et harmonieux.
Les installations solaires au sol et l’agrivoltaïsme :
Les installations solaires au sol ne doivent pas affecter durablement les fonctions écologiques du sol, ainsi que son potentiel agronomique. Elles sont autorisées uniquement si elles sont compatibles avec l’exercice d’une activité agricole ou pastorale sur le terrain sur lequel elles sont implantées.
Les franges de ces installations doivent faire l’objet d’un traitement paysager favorisant leur intégration dans le grand paysage.
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FICHE CONSEIL
La démarche
Avant de construire une maison, il faut s’interroger sur le choix du terrain, sur sa situation par rapport au reste du village. Ensuite il faut implanter la construction de manière judicieuse sur le terrain pour dégager un maximum de surface utile, pour diminuer les déperditions thermiques, pour se protéger des vents dominants ... Quelle que soit la nature de la surface à créer, il faut connaître les possibilités de construction, les modes d’implantation par rapport aux limites de parcelles..., afin de s’y conformer. Ces règles sont définies par le règlement d’urbanisme en vigueur sur le lieu : Règlement National d’Urbanisme, Carte Communale, Plan Local d’Urbanisme, selon les cas.
Les caractéristiques de
l’implantation des constructions dans le Pays Drouais
Dans les centres bourgs, les maisons accolées forment un front bâti continu.
Quelle que soit la taille des villes, bourgs ou villages et leur site d’insertion vallée, plaine ouverte ou accompagnée de bosquets, la caractéristique qui leur est commune est de présenter un paysage urbain rassemblé. Les bourgs sont constitués de rues formées par des bâtiments à l’alignement de la voie et par des murs de clôture. Les jardins sont positionnés en arrière de parcelle. Les constructions anciennes se sont groupées, formant au fil du temps et des constructions successives, un centre bourg ou centre ville organisé autour de l’espace minéral qu’est la place de l’église. L’urbanisation récente est diffuse. Elle s’est réalisée sur les franges des bourgs et villages d'origine, en contradiction avec leur profil compact.
Les qualités
• Les constructions du Pays Drouais sont regroupées à l’alignement de la voie. Elles sont mitoyennes.
En l’absence de mitoyenneté, de hauts murs de clôture en maçonnerie maintiennent la continuité du front bâti.
Attention
• Les constructions diffuses sont à éviter.
L’implantation des nouvelles constructions dans le bourg ou le village
L’implantation des nouvelles constructions dans les bourgs respectera ces caractéristiques de regroupement. Dans la mesure du possible, les maisons s’accoleront les unes aux autres. Elles seront mitoyennes. Cette disposition contribue à la qualité des espaces publics que sont les rues, places ou placettes. La mitoyenneté permet également une économie d’énergie, en protégeant les pignons des vents dominants et de l’ensoleillement direct. Les habitants diminuent leurs charges (climatologiques, construction et entretien des clôtures, murs mitoyens sans ravalement). Les nuisances sonores dans les jardins sont identiques que les maisons soient mitoyennes ou situées à 10 ou 20 m. Par rapport aux vues, la maison mitoyenne ou accolée n’est pas sous le regard de tous les voisins. Les vues ne sont pas directes mais en biais. La place libérée sur la parcelle par l’implantation en limite est alors plus grande.
Remarque La création de surface habitable dans une construction doit faire l’objet d’un projet architectural ainsi que d’une autorisation administrative auprès de la mairie : déclaration de travaux ou permis de construire le cas échéant. Il est vivement conseillé de s’adresser à un architecte compétent.
En pratique
Pour en savoir plus, consultez : • les fiches thématiques 5, 6, 7. • les fiches conseil 1, 5, 6, 9.
Pour tous renseignements administratifs, consulter la mairie. Pour tous renseignements concernant l’architecture, l’urbanisme ou le paysage, consulter le CAUE ou le Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine.
Faites vous conseiller par des professionnels (cf. liste des contacts sur la couverture). Les règles d’urbanisme doivent être consultées en mairie.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31 6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
www.caue28.org
Si la nouvelle construction ne peut être réalisée en mitoyenneté de part et d’autre, il faut toutefois maintenir l’implantation sur l’une des deux limites séparatives de propriété et si le règlement d’urbanisme en vigueur le permet (carte communale, PLU), l’implantation à l’alignement de la voie. Sinon, l’alignement sur rue est assuré par l’édification d’un mur de clôture en maçonnerie.
Les constructions doivent s’adapter à la configuration du terrain. Pour cela, il faut d’abord en identifier les caractéristiques : bois, arbre isolé, mare, points de vue, pente et orientation... Elles sont à prendre en compte et à intégrer dans la composition du projet. En particulier, ce sont les nouvelles constructions qui doivent s’adapter au terrain et non l’inverse. En cas de terrain en pente, les décrochements de volumes accompagneront la déclivité. Les terrassements et les affouillements sont vivement déconseillés.
Vents dominants
Soleil En plaine, les vents dominants sont puissants. Les maisons isolées ne peuvent s’en protéger en s’accolant les unes aux autres comme dans les villages. Dans ce cas leur implantation est guidée par l’orientation des vents dominants. La façade principale est à l’abri des vents, elle s’ouvre pour profiter du soleil. La façade opposée est peu ou pas perçée...
Formes et qualité environnementale
En milieu ouvert, l’implantation des maisons tenait compte des vents dominants pour s’en protéger. Les ouvertures principales étaient dirigées vers le sud. L’orientation des nouvelles constructions, devra prendre en compte les dispositions existantes dans le voisinage. Au sud, la façade peut être largement ouverte. Elle abritera de préférence les pièces de vie. Au nord, les ouvertures doivent être plus petites et moins nombreuses pour éviter que le froid ne pénètre. La volumétrie entre aussi en compte dans les déperditions thermiques. Les volumes les plus ramassés et simples, tels les volumes des maisons traditionnelles du Pays, limitent les surfaces en contact avec l’extérieur (sols, murs, toitures), ce qui permet de diminuer les pertes ou les apports de chaleur. Pour un même volume, une même surface et avec les mêmes matériaux, une maison compacte consomme moins d’énergie qu’une maison présentant des volumes fragmentés.
Enfin, prendre en compte la qualité environnementale consiste à : - étudier le mode de chauffage, de ventilation et d’isolation le plus économe et le
moins polluant, et si possible préférer les techniques de production d’énergie renouvelable (énergie solaire, bois...), - tirer parti des apports naturels (eau pluviale, énergie solaire...), - choisir des matériaux naturels recyclables et non de synthèse (bois, torchis, terre cuite...), - exiger un chantier “propre” et une collecte sélective des déchets de chantier (matériaux, emballages...), - utiliser judicieusement les plantations pour créer des ombrages et protéger du vent.
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
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Façade sud avec ouvertures.
Façade nord plus fermée.
AMÉNAGER LE PAYSAGE DE PROXIMITÉ
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FICHE CONSEIL
Alternance des constructions, des clôtures minérales et végétales et des arbres de hautes tiges. Rouvres.
Accompagnement végétal des constructions aux abords de la mare.
La démarche
Les abords des constructions sont constitués par des espaces dédiés à divers usages : cour d’entrée, espace de circulation, espace de travail pour les anciennes exploitations agricoles, jardin d’agrément, verger... De ces usages dépend la nature des aménagements. Avant d’entreprendre des aménagements, il est souhaitable de comprendre l’organisation initiale. Pour aménager les abords il faudra, en premier lieu, respecter la logique d’organisation des bourgs et des villages. Ensuite, les vues à conserver ou à dissimuler depuis l’intérieur de la maison et depuis les espaces extérieurs seront repérées. De la même façon, les vues depuis l’espace public seront analysées. La vocation des espaces à aménager, les végétaux existants à conserver ou à supprimer, les plantations et les cheminements à réaliser seront étudiés en plan et en volume.
A la périphérie des villages
La végétation arborescente des jardins d’agrément ou potagers, situés à l’arrière des parcelles, crée un écrin végétal à la périphérie des villages. Ces plantations doivent être conservées et reconduites dans le cas d’extension de village. Les espèces locales adaptées au sol et au climat seront choisies : feuillus en port libre tels chênes, frênes, hêtres, charmes ou bouleaux ; le cas échéant en milieu humide : saules blanc ou marsault, bouleaux.... Isolés, en bosquet, ou en alignement, ils apportent de l’ombre et créent des écrans de protection contre le vent. Pour les arbustes on privilégiera des espèces telles que : noisetier, aubépine, prunellier, fusain d’europe, cornouiller sanguin, viorne lantane, troène sauvage, sureau...
Les vergers et potagers
Les vergers seront plantés d’arbres alignés ou en quinconce. Leur sol sera enherbé. Il est préférable de choisir des espèces anciennes, de pommiers, poiriers, cerisiers.... dont les fruits sont résistants et parfumés. Les potagers seront positionnés de préférence à l’abri du vent, par exemple, abrités par les ouches, derrière le verger ou par un haut mur maçonné. Ils peuvent être aménagés selon des carrés de différentes cultures et fleurs. Ils peuvent être accompagnés de quelques arbres. Les allées du potager sont elles-aussi enherbées.
Le jardin d’agrément
Souvent situé à l’arrière de la maison, le jardin d’agrément peut présenter différents traitements de sols qui seront toujours perméables : allées empierrées, engravillonnées, avec des dalles, enherbées avec ou non des dalles en pas japonais. Les autres parties sont enherbées. Comme dans les cours, des bosquets, des arbustes décoratifs, ainsi que des plantes grimpantes et des vivaces sont plantés pour animer le jardin : noyer, merisier, sorbier, buis, osmanthe, filaria, cortaderia, chèvrefeuille, vigne, glycine, clématite, rosiers, hortensias, par exemple.
Les cours
Elles permettent de desservir différents espaces : habitation, garage, bâtiment d’activité agricole, accès au jardin d’agrément... Elles sont situées, dans la plupart des cas, à l’avant de la parcelle. Leur pratique induit un traitement de sol robuste et drainant comme un sol stabilisé, sablé, empierré ou gravillonné. Les revêtements étanches comme les dalles en béton ou le bitume sont à proscrire, car en cas d’orage violent, les eaux s’écoulent difficilement. Des débordements se produisent, pouvant aller jusqu’à l’éclatement de la conduite. Les inondations sont alors favorisées.
Les qualités
• Les haies abritent une faune et une diversité d’espèces végétales qui contribuent à l’équilibre écologique du Pays Drouais.
Attention
• Pour éviter l’emploi de désherbant chimique, recouvrir le sol de paille, d’écorce ou d’un film plastique opaque.
• Les sols ne doivent pas être étanches : les revêtements bitume et béton sont proscrits.
• L’aulne, arbre typique des vallées du Pays Drouais, est atteint par le phytophthora de l'aulne. Il faut nettoyer les outils de coupe et brûler les déchets d’abattage pour éviter de disséminer la maladie.
En pratique
Pour en savoir plus, consultez : • la fiche thématique 6. • les fiches conseil 2, 3, 6.
Faites vous conseiller par des professionnels (cf. liste des contacts sur la couverture). Les règles d’urbanisme doivent être consultées en mairie.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31 6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
www.caue28.org
Dans tous les cas, il faudra étudier l’implantation au regard du fonctionnement de l’exploitation, de l’orientation du parcellaire existant, du relief, de la végétation à conserver ou à créer, des éventuels mouvements de terrain à réaliser (déblais ou remblais)... Ensuite, le choix du site d’implantation devra, si possible, respecter les dispositions suivantes :
• S’implanter au plus près des constructions existantes pour former une continuité avec le village ou la ferme, et éviter ainsi la dispersion du bâti dans le paysage. Toutefois, les règles en vigueur, concernant les distances minimales par rapport aux habitations pour certains types de bâtiments d’exploitation doivent être respectées.
• Eviter l’implantation en ligne de crête, ou ligne de rupture de pente, qui expose le bâtiment au vent et renforce son impact visuel dans le paysage.
• Préférer les implantations sur un terrain plat, ou lorsque le cas se présente adossées contre un léger relief. Si la construction en terrain plat ou adossée contre un relief n’est pas possible, éviter une implantation perpendiculaire aux courbes de niveaux qui implique des remblais importants.
• Permettre des évolutions ultérieures Le site choisi doit permettre une éventuelle extension ultérieure.
Bâtiments d’activité en prolongement des implantations bâties.
Le traitement des abords
Un plan de paysagement devra être réalisé. Il intégrera différentes composantes : haies brise-vent, arbres en bosquet et haies libres. Cet aménagement devra être à l’échelle de la construction projetée. Il ne s’agira pas de masquer la construction à venir, mais plutôt de l’intégrer à un paysage végétal aménagé pour l’occasion.
• Planter des arbres et des arbustes en bosquet La plantation d’arbres de haute-tige et d’arbustes en bosquet devra être suffisante pour minimiser l’impact visuel du bâtiment de grandes dimensions.
• Planter des haies brise vent Les haies brise-vent comporteront des arbustes, des arbres pouvant être conduits soit en cépées (plusieurs troncs) soit en haut jet (tronc unique). Ils pourront à terme dépasser les 15 mètres de haut. Merisier, orme résistant, châtaignier, érable plane, chêne pédonculé, sont des arbres de haut-jet adaptés au Pays de Beauce. Pour la plantation des arbres en bosquet, il faudra choisir des essences locales : chênes, frênes, charmes, bouleaux...
Attention
• Eviter les implantations sur les lignes de crête ou de rupture de pente, et perpendiculaires aux courbes de niveaux.
• Les matériaux brillants et réfléchissants sont à proscrire comme la couleur blanche.
En pratique
Pour en savoir plus, consultez : • les fiches thématiques 3, 5. • la fiche conseil 9.
Toute nouvelle construction doit faire l’objet d’un projet architectural ainsi que d’une autorisation administrative auprès de la mairie : déclaration de travaux ou permis de construire le cas échéant. Il est vivement conseillé de s’adresser à un architecte compétent. Pour tous renseignements administratifs, consulter la mairie. Pour tous renseignements concernant l’architecture, l’urbanisme ou le paysage, consulter le CAUE ou le Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine.
Faites vous conseiller par des professionnels (cf. liste des contacts sur la couverture). Les règles d’urbanisme doivent être consultées en mairie.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31 6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
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