Principes Généraux :
L’autorisation d’utilisation du sol ou de bâtir pourra être refusée ou n’être accordée que sous réserve de prescriptions particulières, si l’opération en cause, par sa situation, ses dimensions, son architecture ou son aspect extérieur est de nature à porter atteinte :
- au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants
- aux sites
- aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales 11
L’aspect des constructions sera compatible avec la tenue générale de la zone et l’harmonie du paysage urbain existant. Tout pastiche d’une architecture archaïque ou étrangère à la région est interdit.
Les principes suivants doivent être respectés :
- simplicité des formes
- harmonie des volumes
- harmonie des couleurs
- intégration dans le site
La restauration du bâti ancien devra s’effectuer dans les règles de l’art qui ont présidé à son édification et respectera les caractéristiques de l’architecture traditionnelle (matériaux et forme de toitures, matériaux de façade, distribution et forme des percements, aspect des menuiseries ou fermetures extérieures).
L’expression d’une architecture innovante de qualité, parfaitement intégrée au contexte bâti, pourra être acceptée à condition de présenter des volumes simples, une économie de moyens, compatibles avec le caractère du site.
Les constructions dont les caractéristiques ne sont pas conformes aux règles édictées dans le présent règlement pourront être restaurées ou connaître une extension à l’identique (toitures et façades).
Les constructions, quelle qu’en soit leur destination, les terrains même s’ils sont utilisés pour des dépôts régulièrement autorisés, doivent être aménagés et entretenus de telle sorte que la propreté et l’aspect de la zone ne s’en trouve pas altérés.
Pour les constructions et installations techniques nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, les dispositions ci-dessous ne s’appliquent pas mais leur architecture et leur aspect extérieur devront assurer une bonne intégration dans le paysage naturel ou urbain environnant.
A - CONSTRUCTIONS A USAGE PRINCIPAL D’HABITATION, GARAGES,
Annexes et extensions#
1. Adaptation du terrain#
Les constructions doivent s’adapter à la topographie du site. Les formes initiales de terrain doivent être modifiées le moins possible.
Sur terrain en pente :
1. les mouvements de terres doivent s’effectuer en amont (déblai) et non en saillie (remblai).
Sur terrain plat :
1. les buttes de terre supérieures à 1m de hauteur par rapport au terrain naturel sont interdites.
2. les pentes de terre ne doivent pas excéder 15% en plus du terrain 12 naturel.
3. les exhaussements de sol prolongeant les habitations sont interdits à moins de 1m des limites séparatives : les pieds ou crêts de talus ne doivent pas être implantés à moins de 1 m des limites.
Limite
Séparative
1 m min#
2. Volumes#
Les formes et les volumes des constructions doivent résulter des contraintes liées à la parcelle (dimension, accès, situation…).
Le principe d’harmonie des volumes et des formes est à respecter.
3. Toitures#
- Les toitures des habitations seront à deux versants minimum dans le sens convexe au pourcentage de pente comprise entre 30 et 50 % avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension de la construction.
- Les toitures en zinc, les verrières, les vérandas, les étanchéités des annexes d'une superficie inférieure ou égale à 20 m², ainsi que d’autres dispositifs de couvrement pourront être autorisés sous conditions d’être intégrés dans un projet architectural.
Les toitures terrasses et à un pan seront admises dans les cas suivants :
‐ si elles représentent moins de 20% de la surface couverte existante pour des éléments de raccordement entre deux constructions
- pour les extensions et annexes adossées dans sa plus grande dimension au bâtiment principal ou à un mur de clôture existant d’une hauteur supérieure à la construction et dans ce cas limitées à une emprise au sol de 30 m²,
‐ ou sur la totalité de la surface couverte dans le cas de la mise en place d’une toiture végétalisée,
‐ ou sur la totalité de la surface couverte dans le cas de la mise en place de capteurs photovoltaïques ou thermiques, d’échangeurs thermiques mais à condition que ces équipements soient dissimulés par un acrotère d’une hauteur minimale de 0.8 m,
- ou que la toiture soit traitée comme une terrasse, avec garde-corps.
Pour les constructions neuves à l’exclusion des toitures terrasses décrites 13 ci avant ou des restaurations à l’identique de toitures existantes, les couvertures des bâtiments d’habitation et des bâtiments présentant une continuité du bâti avec eux, sont obligatoirement en tuiles de couleur rouge brique de teinte uniforme.
Les tuiles seront des tuiles mécaniques (plates ou canal).
Les dispositions concernant les couvertures ne s’appliquent pas aux vérandas, aux couvertures des piscines, aux dispositifs d’énergie renouvelable en toiture (panneaux solaires, toitures végétales) ou aux abris de jardin de moins de 20 m² d’emprise au sol.
Les ouvertures non intégrées à la pente du toit sont interdites (chien assis).
Par contre, les frontons et lucarnes à fronton et jacobines sont admis.
4. Couleurs/matériaux#
Tous les matériaux qui par leur nature ou leur usage sont destinés à être enduits (béton grossier, briques qui ne sont pas de parement, les parpaings agglomérés…) doivent être recouverts d’un revêtement.
Lorsque ces bâtiments ne sont pas réalisés en matériaux naturels tels que la pierre ou le bois, leurs enduits de façades doivent être de couleur "sable de pays" rappelant les nuances du bâti ancien pour lequel était utilisé le sable de gore. Une gamme de tons « chauds », de la palette des blancs jusqu’au blanc naturel et des gris est autorisée. Sont interdits les enduits de couleur blanc brillant ainsi que toutes les couleurs vives.
Les couleurs chaudes sont admises pour les bâtiments communaux, l’habitat groupé et les actions spécifiques dans le cœur de bourg. Elles devront respecter les prescriptions du nuancier communal.
Les enduits et rejointoiements seront confectionnés de préférence à base de chaux claire. Les mortiers seront lissés ou grattés et non en relief et devront respectés les couleurs traditionnelles à la région.
Les constructions en bois sont autorisées et les teintes d’aspect naturel du bois seront privilégiées.
- Locaux annexes, extensions :
Les bâtiments annexes et les extensions des bâtiments existants devront être traités de préférence dans les mêmes matériaux et couleurs que 14 les bâtiments principaux.
Les bâtiments annexes en tôle ou fibrociment sont interdits.
Dans un objectif d’intégration, les portes et fenêtres qui sont traditionnellement verticales et alignées seront plus hautes que larges, sauf pour des dispositifs climatiques ou techniques spécifiques, dont les baies vitrées orientées au sud dans une recherche de captage de calories.
Les menuiseries devront exclure le blanc brillant, elles privilégieront les teintes claires, ou les couleurs traditionnelles.
Par harmonie, les volets, menuiseries, porte de garage seront de même teinte. Les volets roulants sont autorisés à condition d’être dans des coffrets intégrés ou masqués par un lambrequin décoratif.
6. Clôtures#
Les clôtures sont facultatives. Les clôtures en plaque de fibrociment, tôle ondulée et tous matériaux ne présentant pas une tenue et un aspect satisfaisant sont interdits ;
Les clôtures devront être traitées avec le même soin que les façades des bâtiments et ne pas constituer, par leurs matériaux, leur aspect ou leur couleur, des dissonances architecturales avec le cadre environnant. Les clôtures devront exclure le blanc brillant.
En aucun cas des matériaux bruts tels que briques ordinaires, parpaings, carreaux de plâtre etc… ne pourront rester apparents.
Trois types de clôtures sont conseillés :
- clôture par grillage thermo-soudé de 1,80 m en secteur résidentiel et 2 m en secteur d’activités économiques (zone UF et AUF) doublé obligatoirement d’une haie composée de végétaux d’essences variées, au moins de même hauteur.
- mur bas de 0,5 mètre, traité comme les façades des bâtiments, surmonté ou non d’un grillage ou garde-corps de 1 m maximum.
- mur haut de 1,80 mètre traité comme les façades des bâtiments, surmonté ou non d’une couvertine en tuiles. La réception des eaux pluviales dépendant de cette construction devra s’effectuer à l’intérieure de la propriété privée.
Les murs seront constitués soit de pierres apparentes, de préférence locales, soit paysagés pour les murs de soutènement (éléments modulaires permettant une végétalisation, enrochement, etc..), soit enduits.
La hauteur de clôture sur un mur de soutènement ne peut excéder 2 m (soutènement + clôture). Les remblais exogènes sont limités à une hauteur maximale de 1,20m.
Ces dispositions ne s’appliquent pas aux bâtiments agricoles. 15
Murs de soutènement
Un mur de soutènement retient la terre ou matériaux existants et non ceux rapportés.
Les murs de soutènement auront une hauteur correspondant au niveau du terrain existant ou dit naturel sans excéder une hauteur totale de 2 m y compris garde-corps. S’ils n’excèdent pas la hauteur maximale, Ils pourront être surmontés d’une clôture (garde-corps, grillage thermo soudé,) sans dépasser cette hauteur maximale de 2 m correspondant à la hauteur de soutènement et au garde-corps ou clôture éventuelle.
7. Pare-vues et brise-vues#
Dans les opérations d’habitat intermédiaire ou groupé des murs ou pare-vues seront implantés en limite séparative et en continuité du bâti. Leur dimension sera limitée à 1,80 m de hauteur et leur longueur ne pourra dépasser 4 m. Ils constitueront obligatoirement un support aux plantations grimpantes.
En prolongement des murs mitoyens entre deux habitations, un mur plein ou brise vue est exigé sur une longueur de 3 m à partir du nu de la façade. La hauteur n’excèdera pas 1,80 m.
Les dispositifs brise-vues devront être limités et adaptés au contexte environnant, dimensions des clôtures, aspect, pérennité, couleur (nuancier).
8. Eléments techniques#
Les coffrets gaz / électricité et les boites aux lettres seront
intégrés soit dans les haies,
soit dans les façades ou murs
de clôture, tout en restant
accessibles aux services
concernés. La réduction de
l’impact visuel des éléments
techniques sera prioritaire.
Les « blocs réseaux » doivent
être regroupés et réalisés
selon les principes
recommandés dans le schéma
joint. Si la façade est à
l’alignement, il est intégré dans la clôture ou dans la construction principale implantée au droit de l’emprise publique.
Un espace réservé aux conteneurs de déchets est obligatoire pour les ensembles d’habitation : il sera aménagé hors du domaine public et à proximité de la voie publique et sera habillé de façon à préserver les vues depuis la rue. 16
9. Energies renouvelables#
Les installations et ouvrages nécessaires à la promotion des énergies renouvelables sont autorisés à condition de s’intégrer au mieux aux couleurs et volumes des constructions, que ce soit en façade ou en toiture.
Ils peuvent donc conduire à l’utilisation de couleurs des façades, de toitures et de pentes de toitures différentes de celles précisées précédemment.
L’intégration des pompes à chaleur doit se faire dans le respect de l’environnement, avec un impact visuel limité depuis l’espace public.
B - autres constructions#
Les constructions doivent présenter une simplicité de volume et une unité d’aspect et de matériaux présentant une bonne intégration dans le paysage.
Les toits à faible pente sont autorisés avec une pente minimum de 15%.
Les teintes employées doivent s’harmoniser entre elles, et le cas échéant avec le paysage bâti environnant.
Les toitures terrasses sont admises pour les bâtiments d’activités économiques à condition d’être de couleur neutre (exclusion du blanc et des couleurs vives).
Les toitures des bâtiments agricoles, présenteront un aspect mat et une couleur pérenne (rouge couleur terre cuite de pays ou vert paysager).
Les conduits de fumée devront être regroupés à proximité du faîtage pour éviter la multiplication des souches de cheminée.
Les toitures en zinc, les verrières, les vérandas, les étanchéités des annexes de moins de 20 m², ainsi que d’autres dispositifs de couvrement pourront être autorisées sous conditions d’être intégrées dans un projet architectural.
Pour les pentes de toitures concernant les annexes et extensions, il est autorisé :
- Annexes : Des adaptations pourront être autorisées pour des annexes de surface de plancher inférieure à 20 m².
- Extensions : Les faibles pentes jusqu’à 10% peuvent être autorisées, à condition qu’elles soient masquées en façade par un bandeau.
- La pose de capteurs solaires doit être particulièrement étudiée, notamment au regard de la trame des ouvertures de la façade et d’une intégration dans le pan de la toiture et dans son environnement proche et lointains.
Les parois verticales devront être préférentiellement en bardage bois ou 17 métal ou en matériau enduit dans la teinte des enduits traditionnels.
Les matériaux translucides sont autorisés en façade et couverture pour les bâtiments d’activités économiques et agricoles.
C- Vegetaux#
Les feuillus et essences locales seront privilégiés afin de respecter le caractère bocager de la campagne avoisinante. C’est pourquoi les végétaux suivants peuvent être retenus au titre des essences conseillées :
Acacia, Aulne, Bouleau, Catalpa, Charme, Chêne, Cerisier à fleurs, Erable plane, Erable sycomore, Frêne, Hêtre, Liquidambar, Marronnier, Mûrier,
Noyer, Orme, Peuplier, Platane, Pommier à fleurs, Prunier fleurs, Sorbier,
Tilleul, Saule, Poirier à fleurs…
- Arbustes buissonnants ou intermédiaires
Charmille, Noisetier, Aubépine, Prunellier, Cornouiller...
Afin de ne pas créer de rupture d’échelle avec le pavillon ou la parcelle, les essences d’arbres de petit développement (< à 10 mètres de hauteur) seront favorisées.
Les haies d’essences variées sont recommandées.
Les règles d’implantation des arbres et arbustes en limite de propriété sont édictées dans le Code Civil (article 671).
Les essences allergisantes devront être limitées en s’appuyant sur le guide vegetation-en-ville.org et en évitant la propagation de l’ambroisie.