L’emprise au sol des annexes est limitée à 50 m² maximum par bâtiment. Pour les abris de jardin, cette surface est réduite à 20 m² par bâtiment. Le nombre des annexes est limité à trois bâtiments par unité foncière avec une emprise au sol totale de 70 m² maximum. Elles ne devront pas être transformées en nouveau logement.
Les extensions des constructions existantes à usage d’habitation seront limitées à 50% de la surface de plancher du bâtiment existant sans dépasser 250 m² de surface de plancher totale. Quand la surface de plancher de la construction existante est inférieure à 100 m², la surface de plancher de l’ensemble peut être portée jusqu’à 150 m² maximum.
Dans le secteur Ah, l’emprise au sol maximale des constructions sera égale à 30% de l’unité foncière incluse dans le périmètre de la zone. Cette règle ne s’applique pas au secteur de plan masse.
10.2.2 Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère des constructions Dans le périmètre de protection des Monuments Historiques délimité sur le plan des servitudes, toute construction, démolition, transformation ou modification d’aspect extérieur ou tout déboisement, doit être soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
Les constructions doivent s’insérer dans le paysage naturel et bâti, par leur implantation, leur volume et leurs couleurs extérieures.
Cette intégration doit respecter la végétation existante, le site bâti ou non et le relief naturel du terrain. La construction tiendra compte de la pente éventuelle du terrain: les remblais et les décaissements de terrain doivent être limités à l’emprise de la construction et à ses proches abords. Les remblais type « taupinière » sont interdits sur terrain plat.
Le permis de construire peut-être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou ruraux ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
La restauration et l’aménagement des constructions traditionnelles représentatives du patrimoine rural se feront dans l’objectif de maintenir ou de rétablir des dispositions d’origine, en ce qui concerne les éléments d’architecture, les matériaux, les couleurs et la mise en œuvre.
Les dispositions édictées par le présent article pourront ne pas être imposées s’il s’agit de projets d’architecture contemporaine ou utilisant des technologies nouvelles (constructions solaires, architecture bioclimatique, etc...) sous réserve toutefois que l’intégration dans le paysage rural soit particulièrement étudiée.
Sont interdites toutes constructions se référant à un modèle architectural traditionnelle propre à une autre région : architecture de type provençale, …
Les chalets et les fustes sont interdits en zone Ah.
1. Caractéristiques des façades#
Règle générale : Les couleurs des façades et revêtements devront être de teintes discrètes, dans les tons des façades traditionnelles locales. Les teintes vives et intenses qui peuvent générer un contraste important dans le paysage et menacer la cohérence avec les bâtiments environnant sont proscrites.
Une harmonie des teintes, aspects des matériaux et ouvertures est obligatoire sur la totalité de la construction et des bâtiments annexes.
Les matériaux choisis doivent garantir une bonne tenue dans le temps. Les matériaux apparents, en particulier doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre leur permette de conserver, de façon permanente, un aspect satisfaisant et respectueux du caractère des lieux.
Par ailleurs l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts d’un parement ou d’un enduit est interdit (parpaings, carreaux de plâtre, briques creuses…).
Cas des constructions à usage agricole : Les bardages autorisés seront soit en bois traité de couleur naturelle non verni, soit en claires-voies (bois) ou soit en bardage métallique, au moins sur les façades visibles depuis le domaine public.
Les teintes des bardages métalliques seront dans les teintes RAL suivantes : 6003, 6009, 6013, 6014, 6015, 6022, 7006, 7013, 7022, 8014 et 8028 (cf Annexe n°2).
Cas des constructions à usage d’habitation neuves : Le bardage bois est admis, à condition d’être de teinte naturelle et non verni.
Cas de la restauration des constructions anciennes traditionnelles à vocation d’habitation : Les enduits seront réalisés à la chaux naturelle, avec des teintes en harmonie avec le bâti environnant.
Les parties en pierre de taille peuvent rester apparentes.
Le traitement des parements sera apprécié en fonction de la composition et de la technique de constructions des façades.
Des ouvertures supplémentaires peuvent être créées à condition que leurs proportions et leurs dimensions soient similaires à celles employées traditionnellement dans l’architecture locale.
2. Caractéristiques des toitures#
Règle générale : La couleur et la forme des toitures devront s’harmoniser avec le bâti environnant. Les toitures des constructions principales, des annexes, des extensions devront s’intégrer dans leur environnement proche et présenter une harmonie d’ensemble sur l’unité foncière.
Les éléments des dispositifs de production d’énergie solaire (panneaux, tuiles, …), doivent s’inscrire dans la composition d’ensemble du projet et être parfaitement intégrés aux constructions. Ils devront respecter la pente de la toiture et être intégrés dans l’épaisseur de la toiture. Le cadre du châssis des panneaux solaires/photovoltaïques sera noir.
Cas des constructions à usage agricole : Les coloris de toiture seront de teinte gris ardoise.
Cas des constructions à usage d’habitation neuves : La pente des toitures sera égale à 35° (70%) minimum.
Elles seront réalisées en ardoise ou autres matériaux de teinte et d’aspect similaires à l’ardoise.
Les toitures des annexes ou extensions pourront avoir une pente plus faible que la construction principale (toiture terrasse comprise), sous réserve d’une bonne intégration dans le contexte bâti environnant. Les coloris de toiture devront être similaires à ceux utilisés pour la construction principale.
Les cheminées devront être placées le plus près possible du faîtage et les conduits regroupés afin de former les souches les plus épaisses possibles.
L’éclairage des parties sous comble, sera réalisé soit au moyen de lucarnes (jacobine ou capucine) soit de fenêtre de toit.
Lucarne Jacobine
Lucarne Capucine
Fenêtre de toit
Cas de la restauration des constructions anciennes traditionnelles à vocation d’habitation : La forme originelle des toitures (nombre de pans, pentes) sera conservée.
Le maintien et la réfection des couvertures existantes en tuiles plates ou losangées sont autorisés.
Il est recommandé que les lucarnes traditionnelles soient maintenues dans leurs matériaux, leur forme et leurs proportions initiales.
Des ouvertures supplémentaires peuvent être créées à condition que leurs proportions et leurs dimensions soient similaires à celles employées traditionnellement dans l’architecture locale.
Règle générale : Les teintes des menuiseries ne seront pas de couleur criarde ou réfléchissante. Le blanc pur est interdit.
Un seul modèle de menuiserie (couleur comprise) sera répété sur l’ensemble des baies des façades ordonnancées.
Le matériau type PVC blanc est interdit.
Cas de la restauration des constructions anciennes traditionnelles à vocation d’habitation : Les baies anciennes (portes et fenêtres) doivent être maintenues ou restituées suivant leurs proportions et dimensions d’origine.
Le caisson des volets roulants devra être dissimulé.
4. Les clôtures#
Les clôtures existantes formées de murs à "l'ancienne" devront être maintenues ou restaurées dans leur aspect original.
Les clôtures neuves devront être en cohérence d’aspect avec les clôtures anciennes environnantes. Le blanc pur est interdit. Le matériau type PVC blanc est interdit.
Elles devront être perméables au passage de la petite faune et pourront être composées soit : - d’un mur bahut d’une hauteur maximale de 0,80 mètre, surmonté ou non d’une grille ou d’un grillage de couleur sombre. Le tout ne dépassant pas 2 mètres. - D’une grille ou d’un grillage sobre de couleur sombre, d’une hauteur maximale de 2 mètres, doublée ou non d’une haie vive d’essences locales (cf Annexe : plaquette du CAUE « Osez les haies variées en Corrèze »). - D’une haie vive, d’essences locales (cf Annexe : plaquette du CAUE « Osez les haies variées en Corrèze »).
Les portails doivent rester de forme simple et leur teinte devra être en cohérence avec la clôture.