U 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : U.I.2 - Interdiction de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Sont interdits :
- les constructions destinées aux exploitations agricoles et forestières, y compris les extensions des bâtiments existants
- les carrières ou exploitations de sol
- pour les constructions destinées aux activités des secteurs secondaires ou tertiaires, celles relevant de la sous-destination industrie
- les terrains de camping, de caravanage et d’habitations légères de loisirs
- le stationnement hors garage (habitation permanente de ses utilisateurs) supérieur à 3 mois par an (consécutifs ou non) de caravanes isolées
- les dépôts sauvages de déchets ou matériaux
- dans le secteur Ue, les nouvelles constructions et installations autres que celles mentionnées cidessous
- dans les secteurs Up et Uep, les puisards absorbants sauf contrainte technique.
U.I.3 - Limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Sont soumis à conditions particulières :
- Sont autorisés les constructions et installations nécessaires à des équipements d’intérêt collectifs dès lors qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des paysages.
- La reconstruction d'un bâtiment est admise dans l'enveloppe du volume ancien, sans qu'il ne soit fait application des autres règles de la zone dans laquelle il se situe, à condition que :
- le sinistre ne résulte pas d'un aléa, naturel ou technologique, susceptible de se reproduire à nouveau et remettant en cause la localisation du bâtiment sinistré.
- sa destination au moment du sinistre soit conservée ou soit conforme aux occupations et utilisations du sol admises dans la zone considérée.
- la capacité des réseaux qui la desservent soit suffisante.
- la reconstruction respecte les caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère édictées ci-après.
- son implantation ne constitue pas une gêne notamment pour la circulation.
- Les affouillements, écrêtements et exhaussements de sol, inférieurs à 1,5 mètre, sont admis s’ils sont nécessaires aux constructions ou aux aménagements compatibles avec la vocation de la zone, ou lorsqu’ils sont réalisés pour lutter contre les eaux de ruissellement et pluviales.
- Dans les secteurs Ue et Uep, sont admis :
- les constructions destinées à des équipements d’intérêt collectif et services publics comprenant les 6 sous-destinations suivantes :
- les locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés
- les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés
- les établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale
- les salles d’art et de spectacles
- les équipements sportifs
- les autres équipements recevant du public.
- les aires de jeux et de sports ouvertes au public
- les aménagements et installations pour manifestations publiques
- les espaces de stationnement liés aux activités de la zone
- les ouvrages techniques nécessaires au bon fonctionnement des constructions et installations autorisées
Ils ne sont pas imposés pour les annexes type abris de jardin et les vérandas.
- Les éléments bioclimatiques doivent être implantés en harmonie avec l’ensemble des constructions et de telle façon que les nuisances soient limitées au maximum.
Eléments de surface :
- Les enduits, les ouvertures, les menuiseries et huisseries extérieures doivent être déterminés en tenant compte de leur environnement. Pour les enduits, le blanc et les teintes agressives sont interdits.
- L'emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d'un enduit ou d'un autre type de revêtement est interdit. Les bâtiments doivent présenter dès achèvement des travaux un aspect fini et propre.
- Les pastiches d’une architecture archaïque sont interdits (imitations).
Clôtures :
- Les clôtures ne sont pas obligatoires.
- Lorsqu’elles sont envisagées, elles doivent être d'aspect sobre, en concordance avec le paysage environnant et les usages locaux : couleur et matériaux.
- Elles peuvent être constituées :
- d’un simple grillage
- d’un simple grillage posé sur un muret (ou bahut) de soubassement
- ou de panneaux en dur (bois, composite, métal) ou en bois naturel (panneaux en noisetier …) pouvant être posés sur un mur dans les mêmes conditions que le muret (bahut)
- ou d’un mur plein.
- Les brises-vues et les bâches sont interdits excepté les kits d’occultation pour grillage rigide.
- Lorsqu’il s’agit de murs de clôture le long d’une rue, leur hauteur et leur teinte extérieures pourront être imposées pour être en harmonie avec les murs de clôtures voisins.
- Dans le cadre d’une opération d’ensemble, les clôtures devront avoir le même aspect et la même teinte pour toutes les constructions.
- La hauteur totale des ouvrages de clôture ne doit pas dépasser 1,80 mètre.
- La hauteur des clôtures peut être adaptée ou imposée par l'autorité compétente en fonction de la nature particulière de l'installation ou de la topographie des lieux, et selon des critères de sécurité, de salubrité et de bonne ordonnance en usage.
- Les clôtures intérieures peuvent être doublées d’une haie avec des essences régionales variées (voir le code civil pour les hauteurs autorisées).
- Dans le cas d’une plantation côté voirie publique, la haie paysagère végétale avec des essences régionales variées sera la règle (voir le code civil pour les hauteurs autorisées).
2 – Spécificités pour l’ilot et les éléments ponctuels identifiés sur le plan de zonage au titre de l’article L 151-19 du code de l’urbanisme :
- Lors d’aménagements ou d’extensions des constructions, au-delà des prescriptions prévues pour l’ensemble de la zone U, les éléments caractéristiques de l’architecture locale et l’unité urbaine des rues identifiés doivent être préservés et mis en valeur.
- La réhabilitation, l’aménagement, l’extension des constructions, doivent conserver une continuité de style et modifier au minimum les composantes d’origine encore visibles : toitures, proportions, ouvertures, enduits, spécificités architecturales ou morphologiques, décors …
- Les constructions et les aménagements doivent respecter les continuités de façades existantes : orientations et niveaux de faîtage, ouvertures, alignements bâtis ...
- Les nouvelles constructions admises doivent respecter les caractéristiques architecturales de l’ensemble du bâti identifié, et ne pas altérer la qualité du bâtiment identifié.
- Pour le petit patrimoine vernaculaire (fours, lavoirs, croix, fontaines …) repéré par le biais de cet article du code de l’urbanisme : Il doit faire l’objet d’une préservation et d’une mise en valeur et donc d’un entretien. Pour cela, il convient de maintenir une simplicité de traitement donc choisir des matériaux naturels harmonisés avec l'environnement bâti, et de s’inspirer le plus possible de l’aspect initial.
3 – Réhabilitation des bâtiments anciens existants
Dans le cadre de la réhabilitation de bâtiments anciens, l’aspect original devra être conservé.
Couvertures : Les toitures doivent être couvertes de tuiles aspect canale, romanes (13 u/m²) ou losangées ou à côte centrale (12 u/m²) (aspect terre cuite). Pour les vérandas, il n'y a pas d'obligation.
Les matériaux doivent présenter un aspect analogue à celui de la terre cuite.
Pour les bâtiments existants, lorsque la tuile canale est présente sur l'immeuble, ce mode de couverture sera obligatoirement reconduit.
Elle sera alors réalisée en tuiles aspect tuile canale aspect terre cuite de teinte rouge/brun nuancé avec en chapeau, des tuiles de réemploi ou des tuiles neuves d'aspect vieilli.
Murs et enduits : Tous les matériaux qui par leur nature ou leur usage dans la région sont destinés à être enduits ne pourront rester apparents. Les maçonneries en pierres de taille ou moellons de pierre soigneusement montés pourront rester apparent à pierre-vue.
Tous les tons utilisés en façade devront être choisis dans des tons de beige pisé, ocre clair.
Les gaines de cheminées en saillie, en pignon ou en façade sont interdites, sauf impératif technique. Dans ce cas, elles seront enduites dans la même tonalité que la façade.
Des encadrements de baies d'une largeur de 15 cm pourront être réalisés, peints d'un ton de blanccassé.
Les pierres d'encadrement, moulures et autres bandeaux peuvent rester apparents, mais l'enduit devra dessiner un encadrement rectangulaire. Les enduits auront l’aspect de la chaux talochée.
Ouvertures : Les ouvertures anciennes participant au caractère de la façade doivent être conservées et restaurées.
Les ouvertures à créer : les baies des fenêtres nouvelles ou modifiées respecteront les proportions, les dimensions et l'aspect des percements anciens de l'immeuble.
Les baies des pièces principales seront de proportion verticale rectangulaire, 2/3 (90/135 environ) ou ½ (85/175 environ). Les baies d'une largeur maximale de 60 cm auront un format carré (60/60) ou légèrement vertical 3/4 (60/80 environ).
Les baies de proportions horizontales seront interdites et remplacées par deux baies de format vertical jumelées, séparées par un jambage d'environ 20 cm de largeur.
Sur les élévations non visibles ou en retrait du domaine public, il pourra être autorisé des baies plus grandes ou le remplacement de portes de grange par des ensembles menuisés d'un dessin plus contemporain.
Menuiseries : Les menuiseries (fenêtres, volets, portes...) auront un aspect de bois peint et seront dans des teintes neutres à l'exception du blanc ou teinte claire approchante. Sont autorisés par exemple les gris, gris bleu, gris vert, mastic, ocres, bordeaux. Les vernis et lasures sont à proscrire.
Les menuiseries seront implantées en feuillure à 20 cm maximum du nu extérieur de la façade.
Les menuiseries extérieures actuelles de grandes qualités constructives seront conservées et restaurées.
Les menuiseries nouvelles devront s'inspirer des fenêtres traditionnelles. Suivant les proportions de la baie, elles seront à 6 ou 8 carreaux (3 à 4 carreaux par vantail) ou à 4 carreaux si la baie est créée. Les carreaux seront de format carré ou légèrement plus haut que large. Les petits bois seront collés à l'extérieur du double vitrage. La pose entre les deux vitrages est proscrite.
Les portes de garage auront un aspect de bois peint ou naturel à double battants. Les portes de garage basculantes seront habillées en lames larges horizontales ou verticales (sans caissons). Des ensembles menuisés d'un dessin plus contemporain peuvent être autorisés sur une restauration complète d'un bâtiment.
Volets extérieurs : Les baies des pièces principales seront équipées de volets battants extérieurs en bois peints dans une teinte neutre. Ils seront à « panneaux », à lames croisées ou à lames verticales sur barres horizontales. Les coffres des volets roulants devront être à l’intérieur ou dissimulés par un lambrequin. Ils seront non visibles depuis l’espace public.
Éléments techniques : Les antennes paraboliques et autres éléments techniques (climatiseurs) ne doivent pas être visibles depuis l’espace public.
Un projet architectural conciliant rénovation et architecture moderne pourra s’affranchir d’une partie des règles tout en respectant le volume et l’aspect principal du bâtiment.
4 - Espaces libres communs :
Les opérations d’au moins 4 logements (neufs ou par réhabilitations) doivent disposer d'espaces libres communs (espaces de convivialité) non compris les aires de stationnement, voies de desserte, cheminements, pistes cyclables, dont la superficie doit être au moins égale à 5 % de la surface totale du tènement sans être inférieure à 200 m². Les bas-côtés d’une opération ne peuvent constituer cet espace libre commun. Ces espaces libres communs doivent être végétalisés pour 50% (bosquets, arbres à hautes tiges).
- Insertion et qualité environnementale des constructions :
Obligations imposées en matière de performances énergétiques et environnementales :
- Sous réserve d’une bonne intégration dans l’environnement bâti, le PLU encourage l’utilisation des dispositifs, matériaux ou procédés suivants :
1° Les bois, végétaux et matériaux biosourcés utilisés en façade ou en toiture. 2°Les systèmes de production d'énergie à partir de sources renouvelables. Les éoliennes devront faire l’objet d’une étude d’impact sonore et visuel. 3° Les équipements de récupération des eaux de pluie. 4° Les pompes à chaleur. 5° Les brise-soleil.
- L’usage de revêtements perméables est à privilégier, notamment pour les voies d’accès et les surfaces de stationnement. A l’intérieur de chaque tènement, les revêtements choisis devront assurer la perméabilité des sols : surfaces alvéolées perméables, sable, gazon, gravier …
- Maîtrise des sources de pollution lumineuse :
- L’éclairage nocturne est proscrit en dehors des plages horaires fixées par la Collectivité.
- Dans les plages horaires d’éclairage, des dispositifs d’éclairage économiques seront mis en place.
- Les dispositifs seront équipés de faisceaux lumineux dirigés vers le bas.
- Dans les nouvelles opérations, l’implantation des sources de pollution lumineuse est interdite en périphérie des secteurs.
U.II.3 - Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
- Espaces boisés classés (arbres isolés ou espaces) : Les espaces boisés classés à conserver ou à créer, tels qu'ils figurent au document graphique sont soumis aux dispositions de l'article L 113-1 du Code de l'Urbanisme.
- Préservation des éléments boisés identifiés sur le plan de zonage au titre de l’article L 151-23 du code de l’urbanisme :
Ils sont soumis aux dispositions de cet article et doivent être protégés.
En cas de coupe d’éléments boisés (aménagement d’une voie, état sanitaire des arbres, sécurité des personnes et des biens), il faudra procéder à la replantation dans le projet, sur la même surface, de façon à reconstituer les continuités végétales à valeur écologique équivalente.
- Coefficient de biotope : Pour toute opération, la surface d’espaces verts en pleine terre doit représenter au minimum 40% de la surface totale du tènement, les voiries et chemins d’accès ne pouvant être comptés dans le pourcentage.
- Les espaces de stationnement collectifs doivent prévoir 1 arbre pour 4 places de manière à créer un ombrage pour les utilisateurs.
- Pour les plantations nouvelles et celles qui doivent être remplacées, le choix doit se porter sur des essences locales et peu consommatrices en eau.
- Les essences végétales connues pour être fortement allergènes sont interdites.
- Des haies peuvent être imposées pour masquer certains bâtiments ou installations.
- Un soin particulier doit être apporté à l'aménagement des espaces libres situés en limite d'une zone naturelle ou agricole afin de garantir une transition paysagère qualitative notamment par le choix des plantations qui y sont réalisées ou le maintien et la mise en valeur d'éléments traditionnels existants, tels que les murs, les haies, les alignements d'arbres. En outre, cet aménagement, par la plantation d’une haie par exemple, peut limiter la propagation des produits de traitement (impact des traitements phytosanitaires des zones agricoles vis-à-vis des habitations).
PLU Charnoz-sur-Ain - Règlement écrit – A. Dally-Martin Etudes d’Urbanisme