Intitulé du document : SECTEURS DE PATRIMOINE BATI IDENTIFIES AU TITRE DE L’ARTICLE L151-19 DU CODE DE L’URBANISME
L’article L151-19 du code de l’urbanisme stipule que : « Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation leur conservation ou leur restauration. »
Légende au graphique
règlement
A ce titre, des éléments patrimoniaux ont été identifiés et les règles suivantes s’appliquent à eux afin d’assurer leur préservation :
L’intérêt patrimonial, architectural et historique de ces éléments justifie leur identification. Le principe général est celui de la préservation et de la valorisation dans le respect des caractéristiques originelles du dit élément. Il s’agit de conserver l’ordonnancement, les débords de toiture ainsi que les matériaux de façades.
La démolition complète est interdite sauf pour des raisons d’ordre sanitaire ou sécuritaire qui doivent être justifiées.
La démolition partielle est autorisée de façon justifiée, si elle a pour objet de : supprimer des éléments inesthétiques, supprimer des éléments surajoutés par rapport au bâti/élément originel, améliorer l’aspect architectural, améliorer la conservation de l’aspect originel et traditionnel de la construction/élément de patrimoine.
Toute démolition est soumise au permis de démolir.
Dans tous les cas, tous travaux, installations, aménagements concernant les éléments identifiés sont soumis à déclaration préalable au titre de l’article R421-23 h du code de l’urbanisme.
n° au règlement graphique°
1 2
3 4
5 6
7
8
9 10
Liste des patrimoines bâtis identifiés par une étoile rose au plan de zonage Patrimoine bâti n°1 : Maison forte de Cernilles Patrimoine bâti n°2 : Maison forts de Beaudinet Patrimoine bâti n°3 : Colombier Patrimoine bâti n°4 : Maison forte centre-bourg Patrimoine bâti n°5 : Chateau dit de Reynaud Patrimoine bâti n°6 : Bâtiment - parcelle cadastrée G n°782
Patrimoine bâti n°7 : Bâtiment - parcelle cadastre AC n°97
Patrimoine bâti n°8 : Bâtiment le "Moulin Rosé" - parcelle cadastrée B02 n°134 Patrimoine bâti n°9 : Maison forte de l'Arsenal Patrimoine bâti n°10 : Moulin - parcelle cadastrée B01 n°271
Règles d’urbanisme associées aux patrimoines identifiés en application de l’article L 151-19 du CU.
Type d’élément repéré Principes à respecter
Démolition : Toute démolition devra être clairement justifiée, par des motifs techniques, ou de sécurité. La démolition partielle est autorisée à condition d’être justifiée par des motifs techniques ou de sécurité et à condition de préserver les grands volumes initiaux.
Travaux :
Les travaux doivent être conçus en évitant toute dénaturation des caractéristiques conférant leur intérêt (urbain, architectural, paysager, situation, historique, ensemble). Ils doivent permettre de continuer à identifier la typologie originelle du bâti (maison rurale, bâtie agricole, maison de village, maison de maitre, édifice religieux, bâtiment industriel, éco, etc.).
Dispositions applicables à toutes les constructions à préserver au titre du patrimoine
Pour cela, les détails architecturaux caractéristiques et témoignant de l’histoire des édifices seront préservés : décors de toiture et de façade (notamment les encadrements et pierres d’angle saillantes ou dessinées, les génoises), autres éléments de décors (décors de façades, charpente, etc.). Les ravalements doivent se faire dans le respect de l’architecture, de la mise en valeur des façades et des décors d’origine.
La mise en valeur d’ouvrages ou parties d’ouvrages en pierre de taille (arcs, meneaux, linteaux, etc.) pourra être exigée, même s’il s’agit d’éléments mis à jour après le décrépissage d’une façade précédemment enduite.
Dans le cas ou des témoins archéologiques apparaissent, ils doivent être soit restitués dans le dessin d’origine, si la composition de la façade le permet, soit répertoriés puis recouverts d’un enduit.
Adaptations : Les adaptations (interventions légères et réversibles) sont sobres et respectueuses des principales caractéristiques du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée, en excluant tout pastiche et toute adjonction de détails se référant à des architectures caractéristiques d’autres régions.
Les installations techniques et éléments extérieurs tels que coffrets, climatiseurs, pompes à chaleur, systèmes de ventilation, ventouses, etc., doivent être intégrés dans le volume
de la construction (sauf impossibilité technique) et être de teinte similaire à l’élément de construction sur lequel il est fixé.
Transformations, : Les transformations effectuées sur tout ou partie d’un élément repéré sont autorisées, dans le but de faire évoluer les bâtiments en cohérence la destination autorisée dans la zone, mais en respectant et en gardant la mémoire de son usage d’origine.
Matériaux : Les matériaux employés doivent être compatibles avec les supports et avec les matériaux d’origine (par exemple, les enduits respirant sur maçonnerie en pierres). L’utilisation de matériaux naturels sera privilégiée.
Extensions : Pour les extensions, les volumes simples doivent être privilégiés et réalisés dans le respect de l’architecture d’origine. Les volumes complexes ou à pans coupés, ainsi que les ajouts volumétriques multiples, sont à éviter
Dispositions spécifiques
applicables
aux
constructions de ce type
situées en secteur ABF
A ce titre, des prescriptions complémentaires aux règles de la zone pourront être émises : volumétrie, matériaux de toiture, panneaux solaires, etc.
Sont identifiés : les murs et murets anciens et les clôtures en béton moulé des années 1920-1930.
Les travaux doivent être conçus en évitant toute dénaturation des caractéristiques conférant leur intérêt (urbain, architectural, paysager, situation, historique, ensemble). Ils doivent permettre de continuer à identifier la typologie originelle du mur ou de la clôture.
Murs et murets
Les clôtures, murs et murets identifiés devront être restaurés pour conserver leur aspect d’origine.
Lors de la création d’un accès (portail, porte piétonne), il doit être intégré sans rupture de matériau, de préférence en partant d’une ouverture existante par démolition partielle et déplacement de pilier.
La surélévation doit être réalisée dans le même matériau, sans effet de surépaisseur, avec la remise en place de la couvertine le cas échéant et ne doit pas excéder la hauteur autorisée dans la zone.
SECTEURS DE PATRIMOINE ENVIRONNEMENTAL IDENTIFIES AU TITRE DE L’ARTICLE L151-23 DU CODE DE L’URBANISME
L’OAP trame verte et bleue vient compléter le règlement écrit.
Les éléments patrimoniaux à préserver sont identifiés selon l’article L151-23 du code de l’urbanisme : « Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation.
Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L. 421-4 pour les coupes et abattages d'arbres.
Il peut localiser, dans les zones urbaines, les terrains cultivés et les espaces non bâtis nécessaires au maintien des continuités écologiques à protéger et inconstructibles quels que soient les équipements qui, le cas échéant, les desservent. »
A ce titre, des éléments végétaux et écologiques ont été identifiés et les règles suivantes s’appliquent à eux afin d’assurer leur préservation :
Type d’élément repéré
Principe règlementaire
Tous les éléments
identifiés
en
application
de
l’article L 151-23 du
CU.
L’intérêt végétal et/ou écologique de ces éléments justifie leur identification. Le principe général est celui de la préservation et de la valorisation.
Dans tous les cas, tous travaux, installations, aménagements concernant les éléments identifiés sont soumis à déclaration préalable au titre de l’article R421-23 h du code de l’urbanisme.
Corridors écologiques
et
Réservoir biodiversité
En zone A et N seuls sont autorisés, et sous réserve de ne pas porter atteinte à la sauvegarde des paysages et des fonctionnalités écologiques des espaces naturels et agricoles, ni d’entraîner leur fragmentation, et de conserver la fonctionnalité des Espaces de Bon Fonctionnement des cours d’eau :
- Les constructions, aménagements, travaux nécessaires à des équipements d’intérêt public et collectif dès lors qu’un impératif technique se justifie et que les mesures sont prises pour l’intégration au paysage et pour un impact minimisé au réservoir de biodiversité.
- L’évolution de l’habitat isolé existant, présentant une surface de plancher supérieure ou égale à 50 m², sous réserve de bénéficier d’une desserte suffisante en réseaux et voirie, en respectant les règles ci-après :
• la réfection, la réhabilitation et l’aménagement,
• dans le cas de la présence d’un corridor écologique ou d’un réservoir de
biodiversité, l’extension dans la limite de 15 % de la surface de plancher
existante et de 30 m² de surface de plancher pour les réservoirs de
biodiversité
• l’extension du bâti existant est interdite dans le cas d’un réservoir de
biodiversité prioritaire,
• la réalisation d’annexes dans la limite de 2 et de 40 m² d’emprise au sol au
total, et devant s’implanter à moins de 10 mètres d’un point de la construction
principale,
de
• de la réalisation de piscines devant s’implanter à moins de 10 mètres d’un
point de la construction principale et dans la limite de 40 m² (margelle
comprise).
- Les travaux d’entretien et d’exploitation agricole, ou d’entretien et de restauration
d’habitats naturels propices à la biodiversité et à la dynamique écologique,
- Les travaux et installations légères nécessaires à une exploitation agricole existante (pas de possibilité pour une nouvelle exploitation), à condition qu’il soit justifié du caractère indispensable de cette localisation
- Les clôtures de type agricole, perméables à la faune,
- Les coupes, abattages d’arbres, défrichements, sous réserve qu’ils soient nécessaires au maintien ou à la restauration des fonctionnalités écologiques du secteur et dans le cadre de plan de gestion
- Les travaux, constructions et installations nécessaires à la préservation contre les risques naturels
- Les travaux d’entretien et de réparation des voies, chemins, fossés et réseaux divers existants (en particulier réseau de drainage et d’assainissement), dans le respect de leurs caractéristiques actuelles
- Les travaux de réseaux enterrés, à condition d’une restauration des habitats naturels et des profils de terrain présents avant les travaux
En zone U du PLU, les constructions, travaux et aménagement sont autorisées sous réserve de :
• Majorer le coefficient d’espace perméable de 10% par rapport aux prescriptions de la zone concernée.
• Les clôtures pleines sont interdites. • Les clôtures doivent être ajourées et doublées de plantations dont les essences
locales sont imposées par la palette végétale de l’OAP thématique trame verte et bleue. • La mise en place de clôtures grillagées toute hauteur sur les espaces publics ou sur l’alignement des voies entrant dans le champ d’application de l’article 6, est interdites.
Zones humides
A/Dans les secteurs de zones humides identifiés par le PLU (hors secteur du contournement de Chirens cf. point de conflit n°4 de l’OAP trame verte et bleue) sont interdits toutes occupations et utilisations du sol susceptibles de détruire ou modifier les zones qui seront qualifiées d’humides au sens de de l’annexe 1 de l’arrêté du 1er octobre 2009 et de l’annexe 2 de l’arrêté ministériel du 24 juin 2008.
Seuls sont autorisés les travaux ci-dessous dans la mesure où ils ont vocation à préserver ou restaurer le caractère de zone humide et le cas échéant les espèces protégées qui s’y développent :
- Les travaux qui s’avèrent indispensable à une bonne gestion de la zone humide, dans le sens du maintien de sa biodiversité et de ses fonctionnalités,
- Les travaux d’entretien ou d’exploitation agricole ou d’entretien et de restauration d’habitats naturels favorables à la biodiversité et la dynamique écologique des milieux humides,
- Les travaux d’entretien et de réparation des voies, chemins, fossés et réseaux divers existants (en particulier réseau de drainage et d’assainissement), dans le respect de leurs caractéristiques actuelles
- La réalisation d’aménagements légers, sans soubassement, à vocation pédagogique et/ou de conservation des habitats naturels et des espèces sauvages
B/Règles spécifiques concernant le projet de contournement de Chirens :
Sont autorisés :
- Les constructions, aménagements, travaux nécessaires à des équipements d’intérêt public et collectif dès lors que :
• l’absence d’emplacement alternatif possible est démontrée et que le périmètre impacté soit limité au strict nécessaire,
• toutes les dispositions sont prises pour réduire les impacts induits par ledit projet
• toutes les dispositions sont prises pour préserver la fonctionnalité de la zone humide et que sont mises en œuvre des mesures de compensation proportionnées au projet en faveur de l’intégration au paysage, de la réhabilitation d’habitat naturel dégradé,
• le projet applique les prescriptions spécifiques inscrites dans l’OAP trame verte et bleue.
Espace Sensible d’Ainan
Seuls sont autorisés les travaux ci-dessous dans la mesure où ils ont vocation à préserver ou restaurer le caractère de zone humide et le cas échéant les espèces protégées qui s’y développent :
Naturel du Val
- Les travaux qui s’avèrent indispensable à une bonne gestion de la zone humide, dans le sens du maintien de sa biodiversité et de ses fonctionnalités,
- Les travaux d’entretien ou d’exploitation agricole ou d’entretien et de restauration d’habitats naturels favorables à la biodiversité et la dynamique écologique des milieux humides,
- Les travaux d’entretien et de réparation des voies, chemins, fossés et réseaux divers existants (en particulier réseau de drainage et d’assainissement), dans le respect de leurs caractéristiques actuelles,
- La réalisation d’aménagements légers, sans soubassement, à vocation pédagogique et/ou de conservation des habitats naturels et des espèces sauvages.
Patrimoine végétal paysager « ordinaires »
LES PATRIMOINES VEGETAUX PAYSAGERS « ORDINAIRES » repérés aux documents graphiques et identifiés pour leur qualité paysagère ou écologique : ces espaces sont à préserver, à requalifier ou à mettre en valeur. Tout projet devra tenir compte de leur rôle dans la structuration paysagère ou écologique à l'échelle de la commune : Les surfaces vertes ou boisées doivent être conservées sur au moins 90% de leur surface. Les coupes et abattages d'un ou plusieurs de ces arbres sont soumis à autorisation préalable sauf dans les cas suivants :
- pour assurer la sécurité des biens et des personnes,
- pour éviter les risques sanitaires (allergie par exemple),
- pour garantir la qualité phytosanitaire des arbres,
- pour la réalisation d'un projet d'ensemble reconstituant le boisement avec qualité. La localisation pourra être réétudiée en fonction des contraintes environnementales et du projet,
- pour la gestion du risque d'inondation.
EMPLACEMENTS RESERVES AU TITRE DE L’ARTICLE L151-41 DU CODE DE L’URBANISME
Légende au graphique
règlement
Conformément à l’article L151-41 du code de l’urbanisme, le règlement du PLU délimite « des terrains sur lesquels sont institués : 1° Des emplacements réservés aux voies et ouvrages publics dont il précise la localisation et les caractéristiques ; 2° Des emplacements réservés aux installations d'intérêt général à créer ou à modifier ; 3° Des emplacements réservés aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques ; 4° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des emplacements réservés en vue de la réalisation, dans le respect des objectifs de mixité sociale, de programmes de logements qu'il définit. » Le tableau présent sur le plan de zonage définit les objets des emplacements réservés délimités.
n° Intitulé 1 Aménagement des abords de voirie
L'article R111-27 du Code de l'Urbanisme reste applicable. Pour information : La commune a délibéré favorablement pour s'attacher les services d'un architecte conseil du CAUE. Il est souhaitable de le consulter le plus tôt possible dans l'avancement du projet. La commune se réserve le droit de soumettre les projets à l’architecte conseil pour avis. • Les matériaux fabriqués en vue d'être recouverts d'un parement ou d'un enduit, tels que carreaux de plâtre, moellons, briques creuses... ne peuvent être employés à nu en parement extérieur des constructions. • Les teintes des matériaux se référeront au nuancier disponible en mairie.
Tout projet pourra être refusé si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. La qualité architecturale satisfaisante ne résulte pas uniquement de dispositions réglementaires. Tous les éléments réalisés avec des types de matériaux d'imitation grossière ou étrangers aux caractéristiques de l'architecture régionale sont à proscrire. Il est demandé de composer des volumes et des façades dont les proportions ne soient pas en rupture avec celles des constructions traditionnelles existantes. Les extensions et les annexes sont conçues en cohérence avec le bâti existant.
UB_2.4.1_ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS
ASPECT DES FAÇADES
Les façades présenteront une expression architecturale qui reprend les ordonnancements locaux et en respecte bien les proportions. Elles doivent par leur composition, leurs matériaux et leurs teintes s’accorder avec leur environnement bâti. Une composition des ouvertures est attendue pour chaque façade, ainsi qu’une cohérence d’ensemble des menuiseries (matériaux, teintes, harmonie des dispositifs). La somme des percements doit laisser prédominer les surfaces pleines de la façade. L'emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d'un enduit ou d'un autre type de revêtement est interdit. Les coffres de volets roulants en saillie sont interdits. Les extensions et les annexes doivent présenter un aspect (matériaux et couleurs), en harmonie avec la construction existante. Le choix de l’aspect et des teintes employées en façade doit s’harmoniser avec les enduits et couleurs des constructions alentours en cohérence avec l’ambiance du secteur et les teintes doivent être choisies au sein du nuancier disponible en mairie.
Les couleurs vives (sauf pour les éléments de menuiserie) et le blanc pur sont interdits.
OUVERTURES ET MENUISERIES
Une harmonie des teintes, des matériaux et des ouvertures est obligatoire sur la totalité de la construction (entrée, garage, volet, fenêtres, rive). La dimension des ouvertures principales du bâtiment doit s’inscrire en cohérence avec l’environnement immédiat. Le recours à une multiplicité de formes d’ouvertures doit être évité.
MODIFICATIONS DE CONSTRUCTIONS EXISTANTES
Les constructions ou ouvrages en pierres de taille ou pierre à vue existants doivent être conservés. S'ils sont restaurés, ils doivent conserver leur caractère d'origine et ne pas être recouverts. Les teintes : Les teintes en façade et pour les éléments secondaires (encadrements de fenêtres, volets, portes, …) utilisées en cas de réhabilitation, extension, doivent s’apparenter soit à la teinte originelle soit être sélectionnée dans le nuancier disponible en mairie, et doivent respecter l'ambiance chromatique de la rue. Les ouvertures : Les nouvelles ouvertures doivent présenter une unité en termes d’aspect d’encadrement (matériau et couleur). L’aspect des matériaux utilisés lors de nouvelles ouvertures doit s’apparenter à celui des ouvertures existantes. Même en cas d’installation de volets roulants, les volets à battants doivent être conservés s’ils existent. Lors de la réhabilitation d’une porte de type grange, il est interdit de murer entièrement l’ouverture existante et il est obligatoire de conserver l’encadrement originel.
UB_ 2.4.2_ASPECT EXTERIEUR DES TOITURES
La couverture des toitures à pans doit être d’aspect tuile de couleur choisie parmi les camaïeux de rouges à bruns. L’utilisation de matériaux d’aspect brillant ou réfléchissant est interdite. En cas de toitures à pans, la toiture de la construction principale devra comporter deux pans minimum, avec une pente minimale de 50%. Pour les nouvelles constructions (hors couvertures de piscine, véranda, pergolas, dalles supérieures des parcs de stationnement souterrains ou semi-enterrés) :
les types de toiture autorisés sont : à deux pans, à quatre pans, à croupes.
les types de toiture interdits sont tous ceux qui ne sont pas autorisés ci-dessus et notamment : un pan, trois pans, à la mansart, pyramidal …
FORMES ET VOLUME DES TOITURES
Les toitures à un pan ne sont autorisées que dans le cas d’une extension d’un volume inférieur à la construction principale à laquelle elle se rattache. Le couronnement des immeubles devra toujours être traité de manière à intégrer harmonieusement les éléments de superstructure tels que la souche de cheminée et de ventilation, les cages d'ascenseur et d'accès aux toitures, les locaux techniques, les panneaux solaires, etc.
Dans le cas de toitures à pans, les dépassées de toiture sont obligatoires sur l'ensemble de la toiture. Elles seront d'au moins 0,60 m mesuré horizontalement depuis le nu extérieur de chaque mur sauf en cas de constructions accolées.
Les toitures doivent couvrir l'intégralité des éléments bâtis ou adjacents aux volumes sans induire de saillie spécifique (balcon, escalier...).
Dans le cas de réalisation de toitures terrasses, des revêtements de type jardins (dallage, gazon, plantations ...) seront privilégiés sauf en cas d'implantation de panneaux solaires.
Les toitures terrasses non végétalisées ne sont autorisées que dans la limite de 15% maximum de la surface au sol du bâtiment.
ANNEXES - FORMES ET VOLUMES
La pente de toiture est libre pour les annexes d’une emprise au sol inférieure ou égale à 10 m². Au-delà, c’est la règle
concernant les constructions principales qui s’applique.
Les annexes à toiture plate sont autorisées dans les cas suivants :
soit pour les annexes d’une emprise au sol inférieure ou égale à 20 m²,
soit lorsqu’il s’agit d’une toiture végétalisée.
OUVERTURES DES TOITURES :
Les lucarnes sont autorisées sous réserve que leur nombre et leurs dimensions soient en rapport de proportion avec la construction. Leur largeur hors murs devra être limitée à 1.20 mètres et leur forme sera en bâtière (à peux pans) ou en croupe (à trois pans) avec des joues plaines.
Lucarne en bâtière dite jacobine à deux pans et lucarne à croupe en trois pans La création de lucarnes n’est pas considérée comme une création de volumes.
MODIFICATIONS DE CONSTRUCTIONS EXISTANTES
La forme de tuile et la couleur utilisées lors de réhabilitation, extension, doivent avoir l’aspect des matériaux traditionnels utilisés pour la construction existante. Réfection des toitures pour les constructions existantes :
• Lors de réfections de toitures ces dernières seront conservées dans leurs caractéristiques d’origine, les changements de pentes et de formes trop importantes ne seront pas autorisés.
• En cas de surélévation, la pente de toit sera égale par rapport à la construction d’origine.
UB_2.4.3_ELEMENTS TECHNIQUES
Les installations techniques telles que les antenne-relais de téléphonie mobile, éoliennes domestiques, antennes paraboliques, citernes à combustible, cellules de production photovoltaïque ou tout autre dispositif similaire ainsi qu’accessoire d'exploitation ou de maintenance et équipement technique associé, … Doivent être implantées avec la meilleure intégration possible au regard de l’architecture du bâtiment mais aussi des vues depuis les espaces environnants. Les éléments techniques doivent être intégrés à l’enveloppe des constructions en évitant l’effet de superstructures surajoutées, ils doivent être implantés de façon à limiter leur visibilité depuis l’espace public. Panneaux solaires : Les panneaux solaires doivent faire partie de la composition globale du projet architectural et paysager, et favoriser une inscription harmonieuse à la construction ou au tènement. Les panneaux solaires au sol doivent être installés de telle sorte qu’ils ne soient le moins perceptible depuis le domaine public et le grand paysage.
Dans le cas d’installation en toiture à pans : les panneaux devront respecter la pente de toiture. Dans le cas d’installation en toiture terrasse : les panneaux devront être soit dissimulés par l’acrotère, soit implantés à plat. L’inclinaison doit respecter un angle maximum de 30°. Citernes : Les citernes d’hydrocarbures ou permettant le stockage des sources d’énergie renouvelable (bioéthanol, …) doivent être enterrées ou intégrées au bâtiment. Cuves de récupération des eaux de pluie : Les cuves de récupération des eaux de pluie doivent être soient, enterrées, soient installées à l’intérieur des bâtiments (cave, garage, etc.) ou bien masquées depuis l’espace public par un aménagement paysager. Le trop plein doit être raccordé. Boîtiers et coffrets : Les boîtiers et coffrets de toute nature (boîtes aux lettres, Telecom, EDF …) doivent être intégrés dans les façades ou les éléments de clôtures lorsqu’ils existent, et dans tous les cas, ils doivent être implantés en limite du domaine public, et être regroupés. Le cas échéant, un muret dont les caractéristiques sont identiques aux murs de clôtures doit être édifié pour les accueillir. Leur localisation doit être choisie de manière à limiter, au maximum, l’incidence sur le caractère des constructions et être facilement accessibles. Sources de production : Les sources de production électrique ou thermique individuelle ou collective (panneaux photovoltaïques, capteurs solaires) sont autorisées en toiture, lorsque le bâtiment est conçu pour en favoriser l'exploitation et l'intégration (architecture, orientation, accès…). Gaines de cheminées : Les types de matériaux réfléchissant et brillants sont interdits lorsque les gaines de cheminées sont posées en saillie, en pignon ou en façade . Antennes ou paraboles : Le nombre d’antennes ou paraboles individuelles et collectives de toute nature doit être limité à une par propriété ou copropriété. Lorsqu’elles sont installées sur des toitures à pans, elles ne doivent pas dépasser la ligne de faîtage. Elles doivent être intérieures ou incorporées dans le volume des combles chaque fois que les conditions de réception le permettent. Dans le cas contraire, elles doivent être dissimulées de façon à être le moins visibles de l’espace public. Elles ne peuvent être installées en façade, ni sur un balcon, visibles depuis l’espace public.
UB_2.4.4_NIVEAU DE PERFORMANCES ENERGETIQUES DES BATIMENTS
Les nouvelles constructions doivent respecter la règlementation énergétique en vigueur. Le projet doit favoriser la compacité dans la forme de bâti permettant de réduire les pertes thermiques de l’enveloppe du bâtiment. Le projet doit pouvoir profiter au maximum des caractéristiques bioclimatiques du terrain. La conception des constructions à destination d’habitation privilégie la création de logements bénéficiant d’une double orientation. L’organisation des pièces de vie au sud est recherchée.
L'article R111-27 du Code de l'Urbanisme reste applicable. Pour information : La commune a délibéré favorablement pour s'attacher les services d'un architecte conseil du CAUE. Il est souhaitable de le consulter le plus tôt possible dans l'avancement du projet. La commune se réserve le droit de soumettre les projets à l’architecte conseil pour avis. • Les matériaux fabriqués en vue d'être recouverts d'un parement ou d'un enduit, tels que carreaux de plâtre, moellons, briques creuses... ne peuvent être employés à nu en parement extérieur des constructions. • Les teintes des matériaux se référeront au nuancier disponible en mairie.
Tout projet pourra être refusé si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. La qualité architecturale satisfaisante ne résulte pas uniquement de dispositions réglementaires. Tous les éléments réalisés avec des types de matériaux d'imitation grossière ou étrangers aux caractéristiques de l'architecture régionale sont à proscrire. Il est demandé de composer des volumes et des façades dont les proportions ne soient pas en rupture avec celles des constructions traditionnelles existantes. Les extensions et les annexes sont conçues en cohérence avec le bâti existant.
UC_2.4.1_ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS
ASPECT DES FAÇADES
Les façades présenteront une expression architecturale qui reprend les ordonnancements locaux et en respecte bien les proportions. Elles doivent par leur composition, leurs matériaux et leurs teintes s’accorder avec leur environnement bâti. Une composition des ouvertures est attendue pour chaque façade, ainsi qu’une cohérence d’ensemble des menuiseries (matériaux, teintes, harmonie des dispositifs). La somme des percements doit laisser prédominer les surfaces pleines de la façade. L'emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d'un enduit ou d'un autre type de