Dispositions générales
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Sommaire
Règlement Commune de DOUE
LEXIQUE .................................................................................................................................5
TITRE 1 : DISPOSITIONS GENERALES ....................................................................9 Champs d’application territoriale du plan.....................................12 Portées respectives du règlement à l’égard des autres législations ...12 Divisions du territoire en zones ..................................................12 Mentions graphiques ................................................................14 Orientations d’Aménagement et de Programmation ........................14 Dispositions particulières concernant les éléments du patrimoine bâti et naturel identifiés au titre du L151-19 et du L151-23 du code de l’urbanisme ............................................................................14
TITRE 2 : DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES URBAINES........... 17
C H A P I T R E 1 : Z O N E U A ................................................................... 19 C H A P I T R E 2 : Z O N E U B .................................................................... 37 C H A P I T R E 3 : Z O N E U C .................................................................... 54
TITRE 3 : DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES AGRICOLES........ 71
C H A P I T R E U N I Q U E : Z O N E A ....................................................... 73
TITRE 4 : DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES NATURELLES .... 87
C H A P I T R E U N I Q U E : Z O N E N ....................................................... 89
ANNEXES ......................................................................................................................... 100
ANNEXE 1 - Liste des espèces végétales recommandées ........................................ 102 ANNEXE 2 - Liste des espèces végétales invasives .................................................. 108
Aux fins du présent règlement, on entend par :
Règlement Commune de DOUE
Lexique
Voirie et accès Voie publique : s’entend comme l’espace ouvert à la circulation publique, qui comprend la partie de la chaussée ouverte à la circulation des véhicules motorisés, les itinéraires cyclables, l’emprise réservée au passage des piétons, et les fossés et talus la bordant. L’emprise publique correspond aux espaces extérieurs ouverts au public qui ne répondent pas à la notion de voie ni d’équipement public.
Voie privée : une voie privée est en général une voie appartenant à une personne privée, mais il peut s’agir également du domaine privé communal, tels les chemins ruraux. Pour être considérée comme une voie de desserte, elle doit être utilisable par plusieurs propriétés et donc être «ouverte au public » ce qui suppose l’accord exprès ou tacite du ou des propriétaires. Par exemple, est considérée comme « ouverte à la circulation du public » une voie privée en impasse desservant six propriétés dès lors qu’aucun panneau ne signale son caractère privé et n’en limite l’accès.
Accès : l’accès correspond, au sein du terrain privé, à l’ouverture en façade donnant sur la voie de desserte (portail, porche) et au cheminement y conduisant.
Alignement : C'est la limite entre une propriété privée et une voie ouverte à la circulation publique ou privée. Elle correspond généralement à la ligne d'implantation des clôtures sur rue.
Extensions L’extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L’extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou agrandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.
Construction annexe : Une annexe est une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d’usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale avec qui elle entretient un lien fonctionnel, sans disposer d’accès direct depuis la construction principale (expl : garage, abri de jardin, piscine, abri à vélo,...).
Faitage Ligne de jonction supérieure de 2 pans de toiture, inclinés suivant des pentes opposées. (cf la hauteur de construction).
Hauteur La hauteur totale d’une construction, d’une façade, ou d’une installation correspond à la différence de niveau entre son point le plus haut et son point le plus bas situé à sa verticale. Elle s’apprécie par rapport au niveau du terrain existant avant travaux, à la date de dépôt de la demande. Le point le plus haut à prendre comme référence correspond au faîtage de la construction, ou au sommet de l’acrotère, dans le cas de toitures-terrasses ou de terrasses en attique. Les installations techniques sont exclues du calcul de la hauteur.
Emprise au sol L’emprise au sol correspond à la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.
Limite séparative Les limites séparatives correspondent aux limites entre le terrain d’assiette de la construction, constitué d’une ou plusieurs unités foncières, et le ou les terrains contigus. Elles peuvent être distinguées en deux types : les limites latérales et les limites de fond de terrain. En sont exclues les limites de l’unité foncière par rapport aux voies et emprises publiques.
Surface de plancher La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction :
‐ Des surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
‐ Des vides et des trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs ; ‐ Des surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre ; ‐ Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres ;
‐ Des surfaces de plancher des combles non aménageables pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial ;
‐ Des surfaces de plancher des locaux techniques nécessaires au fonctionnement d'un groupe de bâtiments ou d'un immeuble autre qu'une maison individuelle au sens de l'Article L. 231-1 du code de la construction et de l'habitation, y compris les locaux de stockage des déchets ;
‐ Des surfaces de plancher des caves ou des celliers, annexes à des logements, dès lors que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune ;
‐ D'une surface égale à 10 % des surfaces de plancher affectées à l'habitation telles qu'elles résultent le cas échéant de l'application des alinéas précédents, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures.
Titre 1 : Dispositions Générales
Le présent règlement de PLU est établi en vertu des articles L.151-8 à L.151-42 ainsi que R.151-9 à R.151-55.
Champs d’application territoriale du plan Le présent règlement s'applique au territoire de la commune de DOUE.
Portées respectives du règlement à l’égard des autres législations Sont et demeurent applicables au territoire communal les articles suivants :
R.111.2 : refus ou prescriptions spéciales pour les constructions de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique.
R.111.4. : refus ou prescriptions spéciales pour les constructions de nature à compromettre la conservation ou la mise en valeur d'un site ou de vestiges archéologiques.
R.111.26. : le projet peut être refusé ou accepté sous conditions, s’il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l’environnement.
R.111.27 : refus ou prescriptions spéciales pour les constructions de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
Divisions du territoire en zones Les documents graphiques font apparaître des zones à l'intérieur desquelles s'appliquent les règles définies par le présent texte :
LES ZONES URBAINES : Les zones urbaines sont dites « zones U ». Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter (Article R.151-18 du code de l’urbanisme).
Sur le territoire de DOUE, on distingue : La zone UA : Cette zone urbaine correspond au centre bourg de DOUE, dans laquelle les capacités des équipements publics existants permettent d’admettre immédiatement des constructions. Elle comporte principalement du bâti dense avec des constructions à vocation d’habitat, de services, de commerces et d’équipements publics.
La zone UB qui correspond à un tissu urbain moins dense que le centre ancien, implanté en ordre discontinu ou groupé. Cette zone comporte principalement des constructions à vocation d’habitat. Elle est desservie par le réseau d’assainissement collectif.
La zone UC qui correspond à des hameaux denses dispersés sur le territoire le long de grands axes de circulation. Cette zone comporte principalement des constructions à destination d’habitat et d’activités agricoles. L’assainissement y est individuel.
LES ZONES À URBANISER : Les zones à urbaniser sont dites « zones AU ». Peuvent être classés en zone à urbaniser, les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation (Article R.151-20 du code de l’urbanisme).
LES ZONES AGRICOLES : Les zones agricoles sont dites « zones A ». Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles (Article R.151-22 du code de l’urbanisme). La zone agricole comporte un secteur :
- Le secteur Ap, est un secteur inconstructible identifié au sud-est de la butte de DOUE afin de préserver les vues depuis l’église.
LES ZONES DE RICHESSES NATURELLES A PROTEGER : Les zones naturelles et forestières sont dites « zones N ». Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison :
‐ Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ;
‐ Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; ‐ Soit de leur caractère d'espaces naturels ; ‐ Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; ‐ Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues
(Article R.151-24 du code de l’urbanisme).
La zone Naturelle comporte deux secteurs : Le secteur Nj correspondant aux jardins de centre bourg ; Le secteur Ns réservé aux équipements publics liés aux activités de loisirs et de plein air.
Mentions graphiques Les plans de zonage comportent des représentations graphiques :
‐ Les Espaces Boisés Classés à conserver ou à créer, classés en application de l'Article L.113-1 du Code de l'Urbanisme et repérés par un quadrillage de lignes verticales et horizontales ;
‐ Les bâtiments d’élevage soumis à périmètres d’isolement ; ‐ Les Emplacements Réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d'intérêt général et aux espaces verts repérés par des hachures croisées perpendiculaires et un numéro d'ordre ; ‐ Les bâtiments agricoles pouvant faire l’objet d’un changement de destination, dans le respect de l’Article L.151-11 du code de l’urbanisme ; ‐ Les éléments de paysage et du patrimoine identifiés en application de l’Article L 151-19 et L151-23 du code de l’urbanisme. Les prescriptions figurent dans le règlement.
Orientations d’Aménagement et de Programmation Outre le présent règlement, les actions ou opérations devront être compatibles avec les Orientations d’Aménagement et de Programmation (Document n°3). Les zones à urbaniser sont soumises à des Orientations d’Aménagement qui doivent être respectées.
Dispositions particulières concernant les éléments du patrimoine bâti et naturel identifiés au titre du L151-19 et du L151-23 du code de l’urbanisme Plusieurs éléments du patrimoine bâti et paysager ont été identifiés au PLU dans l’objectif de préserver et mettre en valeur le patrimoine local :
Ces éléments sont les suivants : 1. Lavoir à l’entrée ouest du bourg 2. Puit – Le Croupet 3. Puit – La Loge
4. Puit – Le Petit Saussoy 5. Puit artésien - Les mares réparties sur le territoire - Les zones humides de classe 1 et 2 issues des études de la DRIEE et les secteurs à enjeux zones humides identifiés par le SAGE.
Les dispositions applicables aux éléments de patrimoine identifiés au PLU sont les suivantes :
La démolition ou la suppression des éléments de patrimoine identifiés au PLU est interdite.
Les travaux d’aménagement, de restauration ou d’extension effectués sur tout ou partie d’un élément de patrimoine bâti à protéger sont autorisés à condition qu’ils permettent la préservation et la mise en valeur des dispositions d’origine du bâtiment à sa construction (proportions, formes, volumétries, matériaux), ou leur retour en cas de dégradations déjà réalisées antérieurement. On insistera notamment sur la préservation et la restauration de tous les éléments de décor et des modénatures de façade.
Tous les travaux sont conçus en évitant la dénaturation des caractéristiques architecturales, esthétiques ou historiques conférant l’intérêt desdites constructions et en respectant les matériaux traditionnels utilisés (pierre de taille, moellon, brique, bois…).
Les éléments paysagers identifiés au PLU doivent être préservés et si possible mis en valeur.
Les mares identifiées au plan de zonage doivent être préservées (pas de modification du régime d’alimentation, pas de remblaiement ou d’exhaussement injustifiés). Seuls les travaux d’entretien sont autorisés.
La réglementation sur les zones humides identifiées au plan de zonage est reportée aux articles 1 et 2 de chaque zone concernée.
Rappel sur la prise en compte des zones humides non identifiées au PLU La commune de Doue abrite de nombreuses zones humides de classe B (étude des enveloppes d’alertes réalisée par la DRIEE – cf. carte présentée dans le rapport de présentation). Ces zones correspondent aux zones pour lesquelles les informations existantes laissent présager une forte probabilité de présence d’une zone humide, qui reste à vérifier et dont les limites sont à préciser. Pour cette raison, le PLU ne les identifie pas de manière règlementaire sur le plan de zonage. Toutefois, il est rappelé aux porteurs de projets qui seraient concernés par ces zones (classe B), de vérifier le caractère humide ou non des terrains avant d’entamer des travaux pouvant engendrer des modifications sur la nature des sols et de ce fait sur le fonctionnement hydraulique des zones humides.
Titre 2 : Dispositions applicables aux zones urbaines