Les constructions, travaux, installations et aménagements réalisés dans la zone devront permettre aux futures constructions qui y sont liées de bénéficier d’un raccordement aux infrastructures et réseaux de communications électroniques existants à̀ proximité. Lorsque qu’une nouvelle voie est créée, il sera laissé en attente des fourreaux permettant un raccordement ultérieur aux infrastructures et réseaux de communications électroniques dont le déploiement est prévu ou envisagé à l’horizon de 15 ans à̀ compter de la date de création de la voie.
TITRE V – ASPECT EXTÉRIEUR DES CONSTRUCTIONS (article 11)
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Article 1 - PRESCRIPTIONS GÉNÉRALES APPLICABLES À TOUTES LES CONSTRUCTIONS
L’article R.111-27 du Code de l’urbanisme est applicable : Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte :
- au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, - aux sites, - aux paysages naturels ou urbains, - à la conservation des perspectives monumentales.
ASPECT DES CONSTRUCTIONS L'aspect et l'implantation des constructions (y compris les piscines et vérandas) doivent être en harmonie avec le paysage naturel ou bâti existant.
Les constructions dont l’aspect général ou certains détails sont d’un type régional affirmé étranger à la région sont interdites.
Dans le secteur Ace et Nrb : les constructions s’assureront d’une bonne intégration environnementale (plantation et haie adaptées aux continuités écologiques) et devront produire peu de nuisances sonores, lumineuses et visuelles (bruit, lumière la nuit, éclat des bâtiments le jour, etc)
ENDUITS ET COULEURS DES FAÇADES Les enduits et couleurs des façades devront être conformes au nuancier déposé en mairie.
Doivent être recouverts d'un enduit, tous les matériaux qui par leur nature et par l'usage de la région, sont destinés à l'être, tels le béton grossier, les briques, les parpaings agglomérés, etc. Les façades arrières et latérales de chaque bâtiment seront enduites et traitées comme la façade principale ou en harmonie avec elle.
Les imitations peintes de matériaux sont rigoureusement interdites, notamment les fausses briques, les faux pans de bois, les fausses pierres.
MOUVEMENTS DE SOLS ET TALUS, ET IMPLANTATION DES BÂTIMENTS Les constructions doivent s’adapter à la pente et au terrain naturel, par conséquent sont interdits :
• les exhaussements de sol sans lien avec des constructions ou des aménagements susceptibles de s'intégrer dans le paysage naturel ou bâti (exemple : buttes de terres interdites),
• les exhaussements de sol liés à la construction d'un bâtiment (construction sur buttes de terre apportées par exemple) mais susceptibles de porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux, au site et au paysage naturel ou bâti ou de gêner l'écoulement des eaux.
Les terrasses et murs en pierres traditionnels existants sont à conserver et à intégrer dans le projet.
Composition des talus : La topographie du terrain naturel devra être respectée. Les niveaux de sol devront s’implanter le plus près possible du terrain naturel. Seuls les accès aux garages en sous-sol pourront faire l’objet de dispositions particulières. Les talus doivent être plantés.
Insertion paysagère dans les sites en pentes : Les constructions ne devront pas s’implanter en ligne de crête, mais sous la ligne de crête de façon à ce que le point le plus haut de la construction ne dépasse pas la ligne de crête.
CLÔTURES Pour les murs et murets traditionnels existants (traditionnel s’entend ici pour les murs en en pierre) :
Les murs et murets traditionnels doivent être conservés et restaurés dans le respect de l’aspect d’origine. La hauteur d’origine de ces murs sera maintenue en cas de travaux. Cette protection autorise néanmoins la création d’ouvertures dans ces murs pour la création d’accès aux parcelles.
Si pour des raisons techniques un mur était détruit, il devra être reconstitué à proximité de son emplacement initial.
Pour les clôtures nouvelles :
Elles doivent êtres édifiés à l’alignement des voies et sur les limites séparatives. Il est rappelé que leur hauteur totale est limitée à 1.60 mètres dans toutes les zones sauf dans la zone Ui où la hauteur totale peut être portée à 2 mètres.
Dans tous les cas, l’emploi de matériaux hétéroclites ou disparates est interdit.
1. Pour les constructions à usage d’habitation et pour les constructions à usage d’activités non agricoles situées en dehors des zones Ui :
- Les clôtures ajourées, doublées de plantations seront préférées aux clôtures pleines. - Les clôtures grillagées toute hauteur sont interdites sur l’alignement des voies et
emprises publiques.
- Les murs et murets doivent être traités soit en matériaux naturels (bois, pierre…), soit comme la façade principale de l’habitation ou de son soubassement.
- Les murs pleins des clôtures ne doivent pas dépasser 1 mètre de hauteur, sauf dans le cas d’une continuité avec un mur existant, ou d’une reconstruction d’un mur existant. Dans le cas d’une construction implantée en limite séparative, un mur attenant à l’habitation d’une hauteur maximale de 2 mètres et d’une longueur maximale de 5 mètres peut être accepté pour créer une zone privative sans vis-à-vis.
- Les portails et portillons seront aussi simples que possible et en harmonie avec les constructions et les éventuelles clôtures.
- Les clôtures végétales, ou les murs ou grillages doublés de plantations, seront d’essences locales.
2. Pour les bâtiments d’activités situés en zone Ui et les bâtiments agricoles :
- Les clôtures seront constituées : - soit d’un grillage noyé dans une haie d’une hauteur maximale de 2 mètres, - soit d’un mur enduit d’une hauteur maximum de 2 mètres, - soit d’un muret surmonté d’un système à claire voie, dont la hauteur totale n’excédera pas 2 mètres.
- Les haies seront composées d’essences locales.
Dans les secteurs A et Ap et N : - Les clôtures de type agricole sont à privilégier (barbelés, filet mouton, fil électrique). - Dans les autres cas, les clôtures seront constituées par des haies vives, éventuellement doublées par un grillage à large maille, assurant le passage de la végétation ou un dispositif à claire-voie simple. - La hauteur totale des clôtures non végétales ne doit pas dépasser 1,80 mètres.
Dans les secteurs Ace et Nrb : Les clôtures devront être perméables afin de permettre la libre circulation de la faune. Elles devront être implantées avec un retrait de 1 mètre par rapport aux fossés et ruisseaux afin de permettre leur entretien et respecter les corridors écologiques. Afin de permettre aux animaux de s’abreuver il pourra être autorisé d’aménager un point d’accès ponctuel aux cours d’eau et sur une largeur maximale de 2 mètres.
BÂTIMENTS ANNEXES AUX HABITATIONS (CONSTRUITS INDÉPENDAMMENT DU BÂTIMENT PRINCIPAL) (GARAGES, ATELIERS, ABRIS DE JARDIN, ABRIS POUR ANIMAUX, ETC.)
NOTA : ces prescriptions ne s’appliquent pas aux couvertures de piscine en matériaux légers.
Les bâtiments annexes devront être édifiés en harmonie avec le bâtiment principal. Les matériaux et les couleurs utilisés pour les façades seront en harmonie avec ceux et celles du bâtiment principal.
D’une manière générale, les toitures doivent avoir deux pans par volume dans le sens convexe. Les pentes de toiture seront identiques à celles des toitures des constructions principales. Les toitures à une seule pente sont autorisées pour tout type de bâtiment annexe indépendant des habitations dont la plus petite dimension horizontale est inférieure à 3,50 mètres. L’inclinaison des différents pans doit être identique. Leur pente doit être comprise entre 20 et 40 % ou identique à celle de la construction principale.
Les couvertures sont soumises aux mêmes règles que celles régissant les habitations.
ELÉMENTS TECHNIQUES ET DISPOSITIFS LIÉS AUX NOUVELLES TECHNOLOGIES ET À L’EXPLOITATION DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les ouvrages et petites constructions techniques doivent être prévus dès la conception et être intégrés de manière satisfaisante dans la construction. Aucun élément ne devra être saillants sur l’emprise publique.
Éléments relatifs à l’exploitation des énergies renouvelables : Les capteurs solaires, les éoliennes domestiques, les antennes paraboliques et autres dispositifs similaires devront être implantés le plus discrètement possible, de préférence à l’arrière des bâtiments et localisés de la manière la plus harmonieuse possible. Leurs styles et leurs couleurs devront être choisis pour s’intégrer au mieux dans leur contexte.
L’implantation de panneaux solaires devra être privilégiée :
• En toiture, ces panneaux seront intégrés dans la pente de la toiture et de préférence dans son épaisseur. Ils doivent être posés parallèlement à la pente du toit de sorte à s’apparenter à un châssis de toit. Le matériau devra être anti-réfléchissant et non éblouissant. Une harmonie avec les ouvertures en façade sera recherchée.
• Au sol, ils pourront s’adosser à un élément d’architecture (mur, façade), à un talus ou tout autre élément de paysage susceptible de les mettre en scène ou de les dissimuler.
Les climatiseurs et les pompes à chaleur devront être implantés sur les espaces privatifs (cours, jardins,…), le plus discrets possibles depuis le domaine public. Dans le cas où ils seraient disposés en façade donnant sur l’espace public, ils devront être dissimulés ou intégrés à la façade.
Autres éléments techniques : Les paraboles et antennes de toit soumises à déclaration préalable devront être discrètes et le moins perceptibles depuis l’espace public. Elles seront implantées sur le toit et près d’une cheminée, si elle existe. Leur implantation en façade est interdite. Il est rappelé que des systèmes d’antennes collectives sont obligatoires pour les ensembles d’habitation collective.
Les coffrets électriques, et les boîtes aux lettres devront être, dans la mesure du possible, encastrés dans les façades ou les murs de clôture. Pour toute construction neuve ou réhabilitation, les raccordements aux réseaux électriques et de télécommunication, ainsi que les descentes d’eaux usées doivent être dissimulées ou intégrées au bâti.
Les containers à déchets et les citernes de récupération des eaux pluviales ne doivent pas, dans la mesure du possible, être visibles depuis l’espace public.
Article 2 - PRESCRIPTIONS APPLICABLES AUX CONSTRUCTIONS À USAGE D’HABITATION
Toutes les prescriptions de l’article 1 sont applicables.
FAÇADES Les éléments d’architecture non issus de l’architecture locale traditionnelle (tels que les frontons, colonnes, chapiteaux, arcades, linteaux cintrés, etc) sont interdits.
VÉRANDAS Les vérandas sur le domaine public en rez-de-chaussée ou en saillie sur les étages sont strictement interdites.
Les vérandas devront composer avec le style et la volumétrie des façades, de manière harmonieuse.
TOITURES (pentes) Les toitures doivent être de disposition simple et présenter deux pans uniformes par volume. Leur pente doit être comprise entre 30 et 40 % avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension de la construction.
Toutefois, des pentes inférieures peuvent être admises pour les vérandas.
Les toitures terrasse (ou toits plats) sont également autorisées.
Les toitures à une pente sont autorisées pour les volumes annexes. Toutefois, elles doivent être de même nature que celles de la construction principale.
L'inclinaison des différents pans doit être identique et présenter une face plane pour chaque pan, sauf impératif technique.
En cas de restauration et d’extension limitée, la toiture nouvelle doit être réalisée conformément à l'ancienne et les corniches en débord de toiture doivent être conservées.
TYPE DE COUVERTURE Les toitures des bâtiments principaux doivent être couvertes de tuiles bombées (style canal).
OUVERTURE DANS LES TOITURES Les ouvertures non intégrées à la pente du toit sont interdites (chiens assis, jacobines, etc.).
CHEMINÉES Les gaines de cheminées en saillie, en pignon ou en façade sur rue et sur cour sont interdites, sauf impératif technique.
Article 3 - PRESCRIPTIONS APPLICABLES AUX BÂTIMENTS AGRICOLES ET À USAGE D’ACTIVITÉ Toutes les prescriptions de l’article 1 sont applicables.
TOITURES La couverture totale en panneaux photovoltaïque est autorisée sur les bâtiments agricoles et à usage d’activité en zone Ui. BARDAGES L’utilisation de bardages doit s’inscrire dans un projet architectural de qualité. Leurs couleurs devront s’intégrer dans l’environnement immédiat et obligatoirement figurer à la demande de permis de construire, elles doivent être conformes au nuancier déposé en mairie.
Article 4 - DISPOSITIONS PARTICULIÈRES APPLICABLES AUX BÂTIMENTS ANCIENS
Un bâtiment est considéré de type ancien lorsqu’il a été construit avant 1948 (selon la définition règlementaire liée à l’énergétique dans les bâtiments), ce sont des bâtiments construits avec un savoir faire et l’utilisation de matériaux locaux.
Toutes les prescriptions de l’article 1 sont applicables.
RESTAURATION DU BATI EXISTANT La restauration des maisons anciennes devra respecter les dispositions originelles en conservant autant que possible les éléments de décor architecturaux traditionnels. Les modifications envisagées pourront être traitées dans un esprit contemporain à la condition qu'elles aient pour effet de mettre en valeur ou de protéger les éléments ou le volume général du bâti existant.
ADJONCTIONS ET EXTENSIONS Les adjonctions, extensions, surélévations devront présenter des volumes tels que l'aspect initial de la construction puisse transparaître après les travaux, et respecter les règles de l'architecture originelle.
Les nouveaux percements, s'ils sont nécessaires, devront respecter l'ordonnancement de la façade et être en harmonie de proportion avec les percements existants. De vastes ouvertures seront autorisées si elles s’intègrent dans un projet architectural cohérent avec le bâti ancien.
Dans le cas de fermeture des volumes ouverts, l’aspect originel devra être préservé (piliers, charpentes, transperce du volume, etc.). On privilégiera les fermetures en arrières de piliers, ainsi que les éléments vitrées laissant apparaître la structure architecturale.