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Edifiable

Zone 1AURzone à urbaniser à vocation résidentielle

Zone à urbaniser résidentielle, partagée en deux secteurs : 10 m à l'égout et 16 m au total avec 40 % d'emprise au sol en secteur 1AURA, 8 m et 14 m avec 30 % d'emprise en secteur 1AURB ; recul d'au moins 6 m des voies ; retrait des limites séparatives d'au moins 3 m, ou implantation en limite ; coefficient de biotope de 50 % en 1AURA et de 60 % en 1AURB.

  • Zone

Les règles de la zone 1AUR

  • Usage

    Carrières interdites

    ce qui est interdit de construire

    4 cas particuliers
    Dépôts et réservoirs de substances polluantes interdits
    La phrase du règlement

    « Sont interdits : [...] • Les dépôts et réservoirs de substances susceptibles d'altérer la qualité de l'eau (déchets, produits toxiques, hydrocarbures, produits chimiques…), les dépôts de ferraille, matériaux et véhicules désaffectés et le stockage de véhicules de caravaning ; »

    Campings, caravaning et habitations légères de loisirs interdits
    La phrase du règlement

    « Sont interdits : [...] • L'ouverture de terrains de campings ou de caravaning ainsi que ceux affectés à l'implantation d'habitations légères de loisirs ; Sont autorisés sous conditions : • Les nouvelles installations classées pour la protection de l'environnement à conditions qu'elles correspondent à des besoins nécessaires à la vie et à la commodité des habitants et autres usagers de la zone, que soient mises en œuvre toutes les dispositions pour les ... »

    Nouvelles ICPE autorisées sous conditionssi elles correspondent aux besoins de la vie et de la commodité des habitants et sans nuisance pour le voisinage
    La phrase du règlement

    « Sont interdits : [...] • L'ouverture de terrains de campings ou de caravaning ainsi que ceux affectés à l'implantation d'habitations légères de loisirs ; Sont autorisés sous conditions : • Les nouvelles installations classées pour la protection de l'environnement à conditions qu'elles correspondent à des besoins nécessaires à la vie et à la commodité des habitants et autres usagers de la zone, que soient mises en œuvre toutes les dispositions pour les ... »

    Extension ou transformation des ICPE autorisée sous conditionssans aggravation des risques et nuisances liés au classement
    La phrase du règlement

    « • L'extension ou la transformation des installations classées pour la protection de l'environnement, à condition qu'il n'en résulte pas pour le voisinage une aggravation des risques et nuisances liés au classement et que toutes les dispositions utiles soient mises en œuvre pour l'intégration dans le milieu environnant. »

    La rubrique 1 du document est un tableau des destinations et sous-destinations ; il se lit dans l'article. La même rubrique porte par ailleurs, hors tableau, des limites chiffrées pour les constructions existantes - réhabilitation et extension des activités non autorisées et extension des constructions existantes dans la limite de 30 % de la superficie de la construction principale, annexes et piscines de 40 m² au plus, petites industries dans la limite de 100 m² de surface de plancher - qui se lisent aussi dans la rubrique.

    Article 1AUR 2 « INTERDICTION ET LIMITATION DE CERTAINS USAGES, AFFECTATIONS DES SOLS ET TYPES D’ACTIVITES »

  • Hauteur

    10 mètres à l'égout du toit

    en secteur 1AURA

    la hauteur à ne pas dépasser

    7 cas particuliers
    16 mètres au totalen secteur 1AURA
    La phrase du règlement

    « La hauteur totale est fixée à 16 mètres maximum. »

    8 mètres à l'égout du toiten secteur 1AURB
    La phrase du règlement

    « Dans les zones 1AURb : La hauteur à l'égout du toit est fixée à 8 mètres maximum. »

    14 mètres au totalen secteur 1AURB
    La phrase du règlement

    « La hauteur totale est fixée à 14 mètres maximum. »

    4 mètres à l'égout du toitsur limite séparative, en secteurs 1AURA et 1AURB
    La phrase du règlement

    « Dans les zones 1AURa et 1AURb : La hauteur à l'égout du toit sur limite séparative ne peut dépasser 4 mètres. »

    3,5 mètres à l'égout du toitpour les annexes
    La phrase du règlement

    « La hauteur des annexes est fixée à 3,5 mètres maximum à l'égout du toit. »

    Dérogation possiblepour les extensions faites dans le prolongement exact de la construction contigüe existante
    La phrase du règlement

    « Les extensions des constructions existantes peuvent déroger à cette règle si elles se font dans le prolongement exact de la construction contigüe existante. »

    Dérogation possiblepour les équipements publics ou d'intérêts collectifs, si leur insertion dans le tissu urbain est qualitative
    La phrase du règlement

    « Les équipements publics ou d'intérêts collectifs peuvent déroger à la règle de hauteur si leur insertion dans le tissu urbain est qualitative. »

    Le document écrit ces secteurs « 1AURa » et « 1AURb » ; le plan de zonage les code 1AURA et 1AURB.

    Article 1AUR 4 « VOLUMETRIE ET IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS 1/ »

  • Emprise au sol

    40% maximum de l'unité foncière

    en secteur 1AURA, hors réhabilitation d'un bâtiment existant

    la surface au sol que l'on peut bâtir

    2 cas particuliers
    30% maximum de l'unité foncièreen secteur 1AURB, hors réhabilitation d'un bâtiment existant
    La phrase du règlement

    « Dans les zones 1AURb : L'emprise au sol des constructions devra être de 30% maximum de la superficie de l'unité foncière. »

    Non applicableen cas de réhabilitation de bâtiment existant
    La phrase du règlement

    « Le Coefficient d'Emprise au Sol ne s'applique pas en cas de réhabilitation de bâtiment existant. »

    Article 1AUR 4 « VOLUMETRIE ET IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS 1/ »

  • Recul sur la rue

    6 mètres minimum de la limite des voies

    la distance à garder avec la rue

    5 cas particuliers
    Implantation entre zéro et trois mètres possiblesi la construction est d'une hauteur maximum de 4 mètres à l'égout du toit
    La phrase du règlement

    « Les constructions peuvent être implantées entre zéro et trois mètres si elles sont d'une hauteur maximum de 4 mètres à l'égout du toit. »

    Annexes autorisées dans le recul
    La phrase du règlement

    « L'implantation d'annexes est autorisée dans ce recul. »

    Second rideau obligatoirepour les piscines, sauf impossibilité technique due à la configuration de la parcelle ou à la topographie
    La phrase du règlement

    « Les piscines doivent être implantées obligatoirement en second rideau. »

    Implantation différente admisepour l'extension d'une construction existante ne respectant pas la règle générale, dans le prolongement de l'existant
    La phrase du règlement

    « Une implantation différente peut être admise : [...] • Pour l'extension d'une construction existante ne respectant pas la règle générale à condition d'être dans le prolongement de l'existant ; »

    Implantation différente admisepour les annexes et pour les ouvrages techniques nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif
    La phrase du règlement

    « Une implantation différente peut être admise : [...] • Pour les annexes ; • Pour les ouvrages techniques et constructions nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif. 2/ Implantation par rapport aux limites séparatives »

    Les OAP sectorielles couvrant les zones 1AUR peuvent venir préciser ces dispositions ; leur contenu n'est pas dans ce règlement.

    Article 1AUR 4 « VOLUMETRIE ET IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS 1/ »

  • Limites

    10 mètres inconstructibles

    la distance à garder avec les voisins

    7 cas particuliers
    Retrait égal à la moitié de la différence de hauteur, ou implantation en limite
    La phrase du règlement

    « • Soit en retrait d'une distance comptée horizontalement de tout point à l'égout du toit d'une construction au point le plus proche de la limite séparative doit être au moins égal à la moitié de la différence de hauteur entre ces deux points, sachant que le retrait doit être de 3 mètres minimum ; »

    3 mètres minimumen cas d'implantation en retrait
    La phrase du règlement

    « ... plus proche de la limite séparative doit être au moins égal à la moitié de la différence de hauteur entre ces deux points, sachant que le retrait doit être de 3 mètres minimum ; »

    5 mètres minimum des limites séparativespour les abris pour animaux
    La phrase du règlement

    « Les abris pour animaux devront observer un retrait d'au moins 5 mètres par rapport aux limites séparatives. 3/ Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même unité foncière Non règlementé. 4/ Emprise au sol Dans les zones 1AURa : L'emprise au sol des constructions devra être de 40% maximum de la superficie de l'unité foncière. »

    10 mètres inconstructiblesde part et d'autre du merlon, en cas de berges artificialisées
    La phrase du règlement

    « Les espaces à proximité des cours d'eau doivent rester inconstructibles selon les distances suivantes : [...] - 10 mètres de part et d'autre du merlon en cas de berges artificialisées ; »

    5 mètres inconstructiblesde part et d'autre des fossés
    La phrase du règlement

    « Les espaces à proximité des cours d'eau doivent rester inconstructibles selon les distances suivantes : [...] - 5 mètres de part et d'autre des fossés. »

    Implantation différente admisepour les ouvrages techniques nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif, et au regard de la qualité de l'ensoleillement naturel
    La phrase du règlement

    « Une implantation différente peut être admise : • Pour les ouvrages techniques et constructions nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif. • Au regard de la qualité de l'ensoleillement naturel du bâtiment à construire et/ou des bâtiments existants. »

    2 mètres d'écart de hauteur au plusen cas d'implantation en limite, lorsqu'un bâtiment est déjà implanté en limite sur une unité foncière contiguë
    La phrase du règlement

    « La différence de hauteur entre les deux bâtiments ne peut excéder 2 mètres ; Lorsque sur les deux unités foncières contiguës au terrain d'assiette du projet il existe des bâtiments implantés en limite, la nouvelle construction doit être implantée sur au moins une des deux limites séparatives latérales en privilégiant la limite sur laquelle la construction existante respecte les règles de recul par rapport aux voies et emprises publiques. »

    Article 1AUR 4 « VOLUMETRIE ET IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS 1/ »

  • Stationnement

    10% des places voitures en stationnements motos

    les places de voiture à prévoir

    16 cas particuliers
    2 places par logement minimumpour les opérations de 1 et 2 logements
    La phrase du règlement

    « Tout projet nécessitant la création de plus de 10 places de stationnement : ... de stationnement Logements Habitation Hébergement Pour les opérations de 1 et 2 logements : minimum 2 places de stationnement par logement »

    1,5 place par logement minimumpour les opérations de plus de 2 logements
    La phrase du règlement

    « Tout projet nécessitant la création de plus de 10 places de stationnement : ... de stationnement par logement Pour les opérations de plus de 2 logements : 1,5 place par logement minimum. »

    1 place par chambre minimumpour l'hébergement
    La phrase du règlement

    « Minimum 1 place de stationnement par chambre Stationnement visiteur Commerce s et activités de services Autres hébergements touristiques 1 place par tranche de 30m² de surface de plancher totale. »

    Sur le terrain d'assiette du projet
    La phrase du règlement

    « Les besoins générés par le projet doivent être préférentiellement satisfaits sur le terrain d'assiette du projet. »

    100 mètres autour du projeten cas d'impossibilité technique ou de stationnements mutualisés
    La phrase du règlement

    « En cas d'impossibilité technique ou de stationnements mutualisés, les besoins en stationnement peuvent être réalisés dans un périmètre de 100 mètres autour du projet. »

    Places non exigéesen cas d'extension ou de réhabilitation, si les places existantes sont maintenues et sans création de logements
    La phrase du règlement

    « Il peut ne pas être exigé de places de stationnement dans les cas suivants : • Extension ou réhabilitation de constructions à condition de maintenir les places de stationnement existantes et à condition que les travaux n'aient pas pour objet de changer la destination ou de créer des logements supplémentaires ; • Lorsque la création de places de stationnement n'est techniquement pas réalisable, ni dans l'assiette du projet, ni dans un rayon de 100 mètres ... »

    Places accessibles par d'autres places interdites
    La phrase du règlement

    « Les obligations seront arrondies à l'entier supérieur. 1/ Stationnement pour véhicules motorisés Les places accessibles par d'autres places de stationnement sont interdites. »

    5% sur les 5 premiers mètrespour les rampes d'accès à forte pente vers les aires de stationnement en sous-sol
    La phrase du règlement

    « De plus elles doivent être au maximum de 5% sur les 5 premiers mètres des rampes à forte pente (+ de 15%), en haut comme en bas de pente. »

    10% des places avec recharge électriquepour tout projet créant plus de 10 places de stationnement
    La phrase du règlement

    « Tout projet nécessitant la création de plus de 10 places de stationnement : • 10% d'entre elles, au minimum, doivent comporter un dispositif de recharge d'un véhicule électrique ; »

    Stationnements mutualisés obligatoirespour les opérations d'aménagement d'ensemble de plus de 5 logements
    La phrase du règlement

    « Les opérations d'aménagement d'ensemble de plus de 5 logements : • Doivent prévoir des espaces de stationnement mutualisés pour les constructions ; • Doivent prévoir des matériaux de revêtement perméables ou semi-perméables au sol, à l'exception des projets situés dans les secteurs dont la pente excède 20%. »

    Revêtement perméable ou semi-perméablepour les aires de stationnement de véhicules légers, sauf contrainte technique avérée
    La phrase du règlement

    « Les aires de stationnement accueillant des véhicules légers doivent être réalisées en revêtement semi-perméable ou perméable pour l'infiltration des eaux pluviales sauf en cas de contraintes techniques avérées. »

    4,5 m² minimumpour chaque local ou emplacement clos et couvert de stationnement des deux-roues non motorisés
    La phrase du règlement

    « La surface de chaque local ou emplacement clos et couvert ne peut être inférieure à 4,5 m². »

    20 m de l'entrée du bâtiment au plussi l'emplacement vélos est dissocié de la construction principale
    La phrase du règlement

    « Si l'emplacement est dissocié de la construction principale, il ne doit pas se trouver à plus de 20 m de l'entrée du bâtiment. »

    Dispositions vélos non applicablespour les constructions existantes, en cas d'impossibilité technique ou architecturale
    La phrase du règlement

    « • Aux constructions existantes dans le cas d'impossibilité technique ou architecturale ; »

    Dispositions vélos non applicables jusqu'à 25 m² de plancherpour les changements de destination, transformations et extensions des constructions existantes
    La phrase du règlement

    « • Aux changements de destination ni aux transformations et extensions des constructions existantes dans une limite de 25 m² de plancher. »

    Places non exigéeslorsque la création de places n'est techniquement pas réalisable, ni dans l'assiette du projet ni dans un rayon de 100 mètres
    La phrase du règlement

    « Il peut ne pas être exigé de places de stationnement dans les cas suivants : [...] • Lorsque la création de places de stationnement n'est techniquement pas réalisable, ni dans l'assiette du projet, ni dans un rayon de 100 mètres autour de l'assiette du projet. 2/ Stationnement pour véhicules non motorisés »

    Les deux tableaux de normes de la rubrique, dont celui des surfaces de local vélos (0,75 et 1,5 m² par logement), se lisent dans l'article. Les obligations sont arrondies à l'entier supérieur et, lorsqu'un bâtiment comporte plusieurs affectations, appliquées au prorata des surfaces de plancher.

    Article 1AUR 7 « OBLIGATIONS EN MATIERE DE STATIONNEMENT »

  • Espaces verts

    50% minimum de coefficient de biotope

    en secteur 1AURA

    le terrain à laisser en pleine terre

    7 cas particuliers
    60% minimum de coefficient de biotopeen secteur 1AURB
    La phrase du règlement

    « Dans les zones 1AURb, un coefficient de biotope de 60% minimum de l'unité foncière est fixé pour tous les projets. 2/ Qualité des espaces libres Les espaces libres doivent faire l'objet d'un traitement paysager qualitatif à dominante végétale. »

    Traitement paysager à dominante végétalepour les espaces libres
    La phrase du règlement

    « Dans les zones 1AURb, un coefficient de biotope de 60% minimum de l'unité foncière est fixé pour tous les projets. 2/ Qualité des espaces libres Les espaces libres doivent faire l'objet d'un traitement paysager qualitatif à dominante végétale. »

    Arbres à haute tige conservés ou remplacés
    La phrase du règlement

    « Afin de conserver les caractéristiques paysagères du territoire ou de la commune, les arbres à haute tige doivent être conservés ou remplacés. »

    Haies monospécifiques interdites
    La phrase du règlement

    « La plantation de haies mono spécifiques est interdite. »

    Marges d'isolement plantées d'arbresen cas d'activités entraînant des nuisances visuelles ou acoustiques
    La phrase du règlement

    « En cas d'activités susceptibles d'entraîner des nuisances visuelles et/ou acoustiques (en particulier les dépôts et stockage extérieurs, sites industriels), il est imposé que les marges d'isolement par rapport aux limites séparatives soient plantées d'arbres formant un écran visuel et/ou acoustique. »

    Parcs de stationnement plantés d'éléments arborés
    La phrase du règlement

    « Les parcs de stationnement doivent faire l'objet d'un traitement paysager de qualité et doivent être plantés d'éléments arborés. »

    32% des consommations d'énergie primaire en énergies renouvelablespour les constructions neuves d'au moins 250m² de surface de plancher, hors constructions exclues par la Règlementation Thermique en vigueur
    La phrase du règlement

    « Dans les opérations d'ensemble, [...] Pour les constructions neuves d'une surface de plancher supérieure ou égale à 250m², il est imposé une couverture de 32% des consommations d'énergie primaire par les énergies UT renouvelables, exceptées pour les constructions exclues par la Règlementation Thermique en vigueur. »

    Article 1AUR 6 « TRAITEMENT ENVIRONNEMENTAL ET PAYSAGER DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS 1/ »

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Et quand le règlement ne dit rien ?

Une case vide ne veut pas dire « tout est permis », et ne veut pas dire non plus que la loi prend le relais. Cela veut dire que ce plan-là ne réglemente pas ce point. D'autres textes s'appliquent quand même, et il faut satisfaire tous ceux qui portent sur le même objet, donc en pratique le plus contraignant.

1. La loi ne vient pas combler le silence du plan

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, là où un plan local existe, l'article R.111-1 du code de l'urbanisme écarte les articles R.111-3, R.111-5 à R.111-19 et R.111-28 à R.111-30, c'est-à-dire ceux qui donneraient un chiffre :

  • R.111-16 le recul par rapport à la voie ;
  • R.111-17 3 mètres, ou la moitié du dénivelé, aux limites séparatives ;
  • R.111-18 le gabarit des constructions.

Si le plan ne fixe pas de hauteur, aucune règle nationale ne la fixe à sa place : le plan a choisi de ne pas réglementer ce point. Une commune sans plan local applique au contraire ces articles en entier, et sa page les cite.

2. Les règles nationales qui restent sont des motifs de refus

Les autres articles du règlement national continuent, eux, de s'appliquer. Ils ne donnent pas de valeur à respecter : ils permettent de refuser le permis, ou de l'assortir de prescriptions.

  • R.111-2 atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique ;
  • R.111-4 atteinte à un site ou à des vestiges archéologiques ;
  • R.111-26 non-respect des préoccupations d'environnement ;
  • R.111-27 atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages ;
  • R.111-25 des places de stationnement hors voie publique peuvent être imposées, en rapport avec le projet.

3. Le chapitre de la zone n'est pas tout le règlement

Un règlement s'ouvre le plus souvent sur des dispositions générales, valables dans toutes les zones. Quand le chapitre d'une zone écrit « non réglementé », il dit que ce chapitre n'ajoute rien ; une règle commune peut s'appliquer quand même. La disposition commune s'affiche alors, signalée comme telle.

4. Les servitudes s'ajoutent au plan, elles ne le remplacent pas

Plan de prévention des risques, abords d'un monument historique, protection d'un captage d'eau : ces servitudes d'utilité publique sont annexées au PLU et s'appliquent en plus de lui. Quand le plan autorise et que la servitude interdit, la servitude l'emporte. Un plan de prévention approuvé vaut servitude (L.562-4 du code de l'environnement) ; un plan seulement prescrit ne s'impose pas encore, sauf les dispositions que le préfet rend opposables par anticipation (L.562-2).

5. Sur le littoral et en montagne, la loi s'applique directement

Dans une commune littorale, l'urbanisation s'étend en continuité des agglomérations et villages existants (L.121-8), et rien ne se construit dans la bande des 100 mètres hors des espaces urbanisés (L.121-16). En zone de montagne, l'urbanisation se fait en continuité des bourgs, villages et hameaux (L.122-5). Ces règles s'imposent au permis quoi que le plan de zonage classe ; la page de la commune dit si elle est littorale ou classée en zone de montagne, d'après les listes nationales.

6. En zone protégée, le document du site règle le bâti

Dans un site patrimonial remarquable, le plan de sauvegarde et de mise en valeur ou le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine tient lieu de règlement sur son périmètre, et l'accord de l'architecte des Bâtiments de France est requis. La fiche de la parcelle signale la servitude quand elle la touche, mais ne lit pas ce document, qui est distinct du PLU. De même, un cœur de parc national, une réserve naturelle, un site classé ou un site Natura 2000 ajoutent leur autorisation ou leur évaluation au permis, et le plan d'exposition au bruit d'un aérodrome limite le logement neuf dans ses zones A, B et C : la fiche de la parcelle et la page de la voie les relèvent au point.

7. Le seul document qui engage la mairie

Le certificat d'urbanisme, délivré gratuitement par la mairie, dit ce qui s'applique à une parcelle précise. Les pages citent le règlement ; elles ne délivrent aucune autorisation et ne remplacent pas ce certificat.

Le texte du règlement de la zone 1AUR, 9 articles
Sommaire

Le règlement de la zone 1AUR, article par article

Le règlement entier, 108 articles

Article 1AUR 1Destinations et sous destinations destinations sous-destinations

Le même sujet dans les 12 zones

Interdit

Exploitation agricole et exploitation agricole forestière

exploitation forestière

Habitation

Logement hébergement artisanat et commerce de détail

Restauration

Commerce et activités de

service

commerce de gros activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle

Autorisé

hôtels

autres

hébergements

touristiques

Equipements collectif et publics cinéma locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés locaux techniques et

industriels

des

administrations publiques et

d'intérêt assimilés

services établissements

d'enseignement, de santé et

d'action sociale

salles d'art et de spectacles

équipements sportifs

autres équipements recevant du public

industrie

Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire entrepôt bureau centre de congrès et d'exposition

De type chambres d’hôte et gîtes

Les petites industries ne générant pas de nuisances et compatibles avec l’habitat, dans une limite de 100m² de surface de plancher

Pour les constructions existantes, sont autorisées sous conditions :

  • La réhabilitation et l’extension des activités non autorisées, dans la limite de 30% maximum de la superficie de la construction principale et sous conditions qu’elle ne génère pas de nuisances (sonores, olfactives, visuelles…) incompatibles avec la vocation résidentielle et fonctionnelle de la zone ;
  • Les annexes d’une superficie maximale de 40m² de surface de plancher ;
  • Les piscines (bassin), d’une surface maximale de 40 m² ;
  • L’extension des constructions existantes, dans la limite de 30% maximum de la superficie de la construction principale.

Les abris pour animaux sont autorisés dans la zone et constituent des annexes, dès lors qu’il ne s’agit pas de constructions dont la vocation est principalement agricole.

Article 1AUR 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : INTERDICTION ET LIMITATION DE CERTAINS USAGES, AFFECTATIONS DES SOLS ET TYPES D’ACTIVITES

Le même sujet dans les 12 zones

Sont interdits :

  • Les carrières ;
  • Les dépôts et réservoirs de substances susceptibles d’altérer la qualité de l’eau (déchets, produits toxiques, hydrocarbures, produits chimiques…), les dépôts de ferraille, matériaux et véhicules désaffectés et le stockage de véhicules de caravaning ;
  • L’ouverture de terrains de campings ou de caravaning ainsi que ceux affectés à l’implantation d’habitations légères de loisirs ;

Sont autorisés sous conditions :

  • Les nouvelles installations classées pour la protection de l’environnement à conditions qu’elles correspondent à des besoins nécessaires à la vie et à la commodité des habitants et autres usagers de la zone, que soient mises en œuvre toutes les dispositions pour les rendre compatibles avec l’habitat environnant et qu’il n’en résulte pas pour le voisinage des nuisances ou des risques (bruit, circulation, etc.) ;
  • L’extension ou la transformation des installations classées pour la protection de l’environnement, à condition qu’il n’en résulte pas pour le voisinage une aggravation des risques et nuisances liés au classement et que toutes les dispositions utiles soient mises en œuvre pour l’intégration dans le milieu environnant.

Article 1AUR 3Mixite sociale et mixite fonctionnelle 1/

Le même sujet dans les 12 zones

Mixité sociale Non règlementé. 2/ Mixité fonctionnelle Non règlementé.

Caracteristiques urbaines, architecturales, environnementales et paysageres

Article 1AUR 4Volumetrie et implantation des constructions 1/

Le même sujet dans les 12 zones

Implantation par rapport aux voies publiques et privées et aux emprises publiques

UT

Les constructions doivent observer un recul d’au moins 6 mètres à compter de la limite des voies.

Les OAP sectorielles couvrant les zones 1AUR peuvent venir préciser ces dispositions.

Les constructions peuvent être implantées entre zéro et trois mètres si elles sont d’une hauteur maximum de 4 mètres à l’égout du toit.

L’implantation d’annexes est autorisée dans ce recul.

Les piscines doivent être implantées obligatoirement en second rideau. Une implantation différente des piscines peut être admise en cas d’impossibilité technique due à la configuration de la parcelle ou à la topographie.

L’isolation par l’extérieur peut se faire dans les bandes de recul et en surplomb du domaine public.

Une implantation différente peut être admise :

  • En cas d’impossibilité technique due à la configuration de la parcelle ou à la topographie ;
  • Afin d’assurer la cohérence architecturale ou urbaine avec les bâtiments voisins ou pour assurer la protection d’une plantation d’alignement ou d’un arbre isolé ;
  • Pour l’extension d’une construction existante ne respectant pas la règle générale à condition d’être dans le prolongement de l’existant ;
  • Pour les annexes ;
  • Pour les ouvrages techniques et constructions nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif.

2/ Implantation par rapport aux limites séparatives

Les nouvelles constructions doivent être implantées :

  • Soit en retrait d’une distance comptée horizontalement de tout point à l’égout du toit d’une construction au point le plus proche de la limite séparative doit être au moins égal à la moitié de la différence de hauteur entre ces deux points, sachant que le retrait doit être de 3 mètres minimum ;
  • Soit en limite.

Lorsque la ou les constructions existantes implantées en limite ne respectent pas les règles de recul par rapport aux voies et emprises publiques, la nouvelle construction doit appliquer la règle d’implantation en retrait par rapport aux limites séparatives.

En cas d’implantation en limite : 1. Lorsque sur les deux unités foncières contiguës au terrain d’assiette du projet il n’existe aucun bâtiment implanté en limite, la nouvelle construction doit être implantée sur au moins une limite séparative latérale ;

2. Lorsque sur une unité foncière contiguë au terrain d’assiette du projet, il existe un bâtiment implanté en limite, la nouvelle construction doit être implantée sur cette limite séparative latérale. La différence de hauteur entre les deux bâtiments ne peut excéder 2 mètres ;

Lorsque sur les deux unités foncières contiguës au terrain d’assiette du projet il existe des bâtiments implantés en limite, la nouvelle construction doit être implantée sur au moins une des deux limites séparatives latérales en privilégiant la limite sur laquelle la construction existante respecte les règles de recul par rapport aux voies et emprises publiques. La hauteur de la construction doit être au minimum égale à la hauteur de la construction déjà implantée en mitoyenneté, si celle-ci respecte les règles de hauteurs prescrites dans le présent règlement. La différence de hauteur entre les deux bâtiments ne peut excéder 2 mètres. 158

Retrait par rapport aux voies et emprises publiques : 6m minimum

UT

3. Lorsque la mitoyenneté entre les constructions n’est pas possible, un retrait par rapport à la limite séparative du projet devra être marqué.

Une implantation différente peut être admise :

  • Pour les ouvrages techniques et constructions nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif.
  • Au regard de la qualité de l’ensoleillement naturel du bâtiment à construire et/ou des bâtiments existants.

Les espaces à proximité des cours d’eau doivent rester inconstructibles selon les distances suivantes :

  • 10 mètres de part et d’autre du sommet des berges naturelles ; - 10 mètres de part et d’autre du merlon en cas de berges artificialisées ; - 5 mètres de part et d’autre des fossés. Une attention particulière doit être portée aux plantations en bordure de limites séparatives, les dispositions vis-à-vis du traitement paysager et végétal de ces espaces figurent dans les articles 1AUR5 (clôtures) et 1AUR6 (qualité des espaces libres). Les abris pour animaux devront observer un retrait d’au moins 5 mètres par rapport aux limites séparatives. 3/ Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même unité foncière Non règlementé.

4/ Emprise au sol

Dans les zones 1AURa : L’emprise au sol des constructions devra être de 40% maximum de la superficie de l’unité foncière. Dans les zones 1AURb : L’emprise au sol des constructions devra être de 30% maximum de la superficie de l’unité foncière. Le Coefficient d’Emprise au Sol ne s’applique pas en cas de réhabilitation de bâtiment existant. La réhabilitation peut porter sur l’intégralité du volume existant. 5/ Hauteur

Dans les zones 1AURa : La hauteur à l’égout du toit est fixée à 10 mètres maximum. La hauteur totale est fixée à 16 mètres maximum. Dans les zones 1AURb : La hauteur à l’égout du toit est fixée à 8 mètres maximum. La hauteur totale est fixée à 14 mètres maximum. Dans les zones 1AURa et 1AURb : La hauteur à l’égout du toit sur limite séparative ne peut dépasser 4 mètres. Les extensions des constructions existantes peuvent déroger à cette règle si elles se font dans le prolongement exact de la construction contigüe existante. Les équipements publics ou d’intérêts collectifs peuvent déroger à la règle de hauteur si leur insertion dans le tissu urbain est qualitative. La hauteur des annexes est fixée à 3,5 mètres maximum à l’égout du toit. Les installations produisant des énergies renouvelables ou participant à l’amélioration de la performance énergétique du bâtiment ne sont pas prises en compte dans le calcul de la hauteur des constructions. Elles doivent toutefois s’intégrer en harmonie avec le paysage urbain alentour.

Article 1AUR 5Qualite urbaine, architecturale, environnementale et paysagere 1/

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Découpage parcellaire

Le découpage des parcelles doit être préférentiellement de forme simple.

Dans le cas d’une parcelle en drapeau, la part de foncier assurant une fonction de desserte ne doit pas dépasser 20% de la surface de la parcelle et ne doit pas faire plus de 40 mètres de long.

2/ Adaptation au terrain naturel

Les constructions doivent s’adapter au profil du terrain naturel, en limitant au maximum les mouvements de terres :

  • les mouvements de terres (déblais, remblais) nécessaires à l’implantation de la construction doivent être limités aux stricts besoins techniques ;
  • ils ne doivent pas conduire à une émergence de la construction dans le paysage.

Les rez-de-chaussée devront être implantés autant que possible à hauteur de voirie pour limiter les risques d’inondation en période de crues et de fortes intempéries.

Dans le cas d’un terrain en pente ou situé en fort contrebas par rapport à l’accès principal, des dérogations aux dispositions précédentes pourront être accordées.

Les constructions devront prendre en compte les écoulements naturels à l’échelle parcellaire afin de préserver les axes d’écoulements des eaux de ruissellement ainsi que les zones d’accumulation de ces eaux.

3/ Aspects des constructions

D’une manière générale, les constructions de type traditionnel doivent respecter les caractéristiques de l’architecture locale. Les projets d’architecture contemporaine peuvent s’en exonérer à condition que la qualité des projets et leur insertion dans le site soient justifiées.

Les constructions dans le style traditionnel des autres régions sont interdites.

Volumes

Les constructions projetées doivent présenter une simplicité des volumes et les gabarits et doivent être, dans la mesure du possible, adaptées aux formes des constructions existantes.

En cas d’extension, la simplicité des formes d’origine doit être conservée.

En cas de grande longueur, le bâtiment doit être fractionné en plusieurs volumes.

Les installations produisant des énergies renouvelables ou participant à l’amélioration de la performance énergétique du bâtiment ne sont pas prises en compte dans le calcul du volume des constructions. Elles doivent toutefois s’intégrer en harmonie avec le paysage urbain alentour.

Façades

La composition des façades doit prendre en compte le rythme des constructions avoisinantes à l’échelle de la rue ou à l’échelle du projet.

Les façades commerciales doivent être réalisées en harmonie avec les caractéristiques architecturales de la construction dans laquelle elles sont situées.

En cas de réhabilitation, les façades caractéristiques de l’architecture locale doivent être conservées.

Ouvertures et systèmes d’occultation Les ouvertures en façade doivent présenter une harmonie quant à leur ordonnancement et leurs dimensions. En cas de réhabilitation, il est recommandé de maintenir dans leur disposition d’origine les percements existants et de ne pas modifier leur système. Les systèmes d’occultation doivent s’harmoniser à l’époque et au style du bâtiment. Ils doivent présenter une unité de traitement au niveau du bâtiment et respecter la composition des façades. Les volets roulants et leurs dispositifs ne doivent pas être en saillie.

Matériaux et couleurs Les matériaux et les couleurs doivent s’intégrer en harmonie avec le style architectural du bâtiment. Les teintes trop vives et les éléments brillants et/ou réfléchissants sont interdits. L’emploi à nu des éléments destinés à être enduits ou protégés est à éviter. L’emploi de matériaux bruts est autorisé à condition que leur mise en œuvre concoure à la qualité architecturale de la construction et que cela ne soit pas de nature à compromettre l’insertion du projet dans le site.

Toitures La toiture des constructions principales (hors extensions et annexes) doit comporter 2 pans principaux maximum. Le nombre de pans de toit peut être limité dans l’intérêt de la simplification et de l’allègement de la composition des façades. Les toitures terrasses sont autorisées si elles s’intègrent dans le tissu architectural existant. La toiture des volumes secondaires et des constructions annexes accolées à la construction peut être constituée d’un seul pan ou d’un toit terrasse. Les toitures de la construction principale dont la pente est inférieure à 30% devront être végétalisées (avec une épaisseur de substrat d'au moins 10cm) ou être équipées de dispositifs d'énergie renouvelable. Pente : La pente des toitures doit être comprise entre 60% minimum et 90% maximum. Teinte : Les toitures des constructions à usage d’habitation doivent respecter le style local et privilégier les couvertures de référence annexées au présent règlement. Pour les constructions neuves, les éléments de surface posés en toiture (type dispositifs solaires, fenêtres de toit…) doivent être intégrés à la toiture ou apposés harmonieusement sur la toiture (en évitant les saillies trop importantes).

Autres éléments Les installations techniques (antennes, paraboles, climatiseurs, panneaux photovoltaïques, etc) peuvent être soumises à des prescriptions destinées à réduire leur impact visuel. Elles doivent être aussi peu visibles que possible du domaine public et seront de préférence positionnées de façon discrète sur les toitures ou sur le sol. Les antennes collectives sont conseillées sur les bâtiments à usage de logements collectifs. Lorsqu’une antenne collective existe, les antennes individuelles sont interdites.

4/ Clôtures

Il n’est pas obligatoire de clôturer son terrain. Une harmonie doit être recherchée avec la construction et les clôtures des unités foncières voisines en termes de hauteur et de type de dispositif. Les clôtures doivent être d’une hauteur maximale de :

  • 2 mètres s’il s’agit de haies. Cette hauteur sera abaissée à 1 mètre en cas de carrefour ;
  • 1,20 mètres s’il s’agit de murs pleins. La hauteur des clôtures est calculée à partir de la voie ou de l’emprise publique ou de la limite séparative sur laquelle elles s’implantent. Les clôtures s’adapteront à la pente du terrain naturel. Peuvent déroger aux règles de hauteur les clôtures des équipements d’intérêt collectif et des services publics, si leur nature ou fonction le nécessite.

Les murs en pierres sèches existants seront conservés et restaurés. Ils seront reconstruits avec le même matériau dans la mesure du possible et pourront être reconstruits à l’identique. Les clôtures doivent être composées d’un mur bahut sur lequel est fixée une grille (barreaudage en ferronnerie de couleur sombre), d’un matériau type bois non opaque, ou une haie non opaque, plurispécifique, composée d'essences végétales locales et non invasives assurant une transparence visuelle. Le rapport entre le mur bahut et la grille doit être de 1/3, 2/3 ;

Ces éléments peuvent être associés à des haies vives composées d'essences végétales locales et non invasives. De même, les clôtures uniquement végétales sont autorisées. En revanche, les clôtures de haies monospécifiques sont interdites.

L’exception à cette règle pourra être admise dans le cas du prolongement d’un mur voisin ayant d’autres caractéristiques et si la clôture s’intègre qualitativement dans les paysages et le tissu environnant.

Les clôtures doivent assurer la transparence hydraulique et écologique de la parcelle pour permettre la libre circulation des eaux et de la petite faune. Des ouvertures devront être aménagées à la base des clôtures.

5/ Patrimoine bâti

Voir dispositions générales sur les inscriptions graphiques présentes au règlement graphique, et leur portée.

Article 1AUR 6Traitement environnemental et paysager des espaces non batis et abords des constructions 1/

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Coefficient de biotope (CBS) et de pleine terre

Dans les zones 1AURa, un coefficient de biotope de 50% minimum de l’unité foncière est fixé pour tous les projets. Dans les zones 1AURb, un coefficient de biotope de 60% minimum de l’unité foncière est fixé pour tous les projets.

2/ Qualité des espaces libres Les espaces libres doivent faire l'objet d'un traitement paysager qualitatif à dominante végétale. Ils doivent être majoritairement d’un seul tenant. Afin de conserver les caractéristiques paysagères du territoire ou de la commune, les arbres à haute tige doivent être conservés ou remplacés. Les aménagements paysagers doivent valoriser autant que possible les matériaux, les espèces et les essences locales (cf palette végétale dans les dispositions générales). La plantation de haies mono spécifiques est interdite. En cas d’activités susceptibles d’entraîner des nuisances visuelles et/ou acoustiques (en particulier les dépôts et stockage extérieurs, sites industriels), il est imposé que les marges d’isolement par rapport aux limites séparatives soient plantées d’arbres formant un écran visuel et/ou acoustique. Ces prescriptions doivent être respectées sauf en cas d’impossibilité avérée et justifiée. Les parcs de stationnement doivent faire l’objet d’un traitement paysager de qualité et doivent être plantés d’éléments arborés. Les arbres seront plantés au sein de l’espace de stationnement des véhicules, sauf pour les stationnements couverts de type ombrières. La partie de terrain libre résultant d’un recul par rapport à l’alignement doit également faire l’objet d’un traitement paysager (traitement des accès, plantations…) cohérent et en harmonie avec son environnement. Ces espaces pourront participer aux dispositifs de gestion intégrée des eaux pluviales. Dans les opérations d'ensemble, les ouvrages techniques de gestion de l'eau communs à ces opérations (tels de noues, bassins, de rétention ou d'infiltration, …) doivent, sous réserve de contraintes techniques spécifiques, faire l'objet d'un aménagement paysager à dominante végétale contribuant à leur insertion paysagère dans l'environnement.

3/ Les éléments de paysage

Voir dispositions générales sur les inscriptions graphiques présentes au règlement graphique, et leur portée.

4/ Performance énergétique

Pour les constructions neuves d’une surface de plancher supérieure ou égale à 250m², il est imposé une couverture de 32% des consommations d’énergie primaire par les énergies

UT renouvelables, exceptées pour les constructions exclues par la Règlementation Thermique en vigueur.

Les constructions neuves faisant preuve d'exemplarité énergétique et/ou environnementale et/ou à énergie positive sanctionnée par une labellisation ou une certification, peuvent bénéficier d’une bonification de leurs droits à construire (article R. 111-21 du Code de la construction et de l'habitation) dans une limite de 30% de la surface de plancher à condition que le projet, en dérogeant aux règles de hauteur et de gabarit, respecte toutefois une insertion en harmonie avec les formes urbaines et les paysages environnants.

Les réhabilitations ainsi que les travaux de démolition/reconstruction de bâtiment, quel qu’en soit la destination, ont obligation de répondre à des critères de performances énergétiques correspondant à un label d’exemplarité énergétique et/ou environnementale. Cette exigence doit être justifiée par une attestation délivrée par un maitre d‘œuvre en charge de la conception de l’opération, conformément à l’article R. 431-18 du CU.

Il est possible de déroger à l’ensemble de ces règles en cas d’impossibilité technique dûment justifiée.

Article 1AUR 7Obligations en matiere de stationnement

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Les besoins générés par le projet doivent être préférentiellement satisfaits sur le terrain d’assiette du projet. En cas d’impossibilité technique ou de stationnements mutualisés, les besoins en stationnement peuvent être réalisés dans un périmètre de 100 mètres autour du projet.

Les aires de stationnement et leurs zones de manœuvre doivent être réalisées en dehors des voies de circulation.

Les aires de stationnement accueillant des véhicules légers doivent être réalisées en revêtement semi-perméable ou perméable pour l’infiltration des eaux pluviales sauf en cas de contraintes techniques avérées.

La conception d’accès ne devra pas permettre les arrivées d’eaux de ruissellement sur les surfaces de stationnement.

Lorsqu’un bâtiment comporte plusieurs affectations, les normes afférentes à chacune d’elles sont appliquées au prorata de la surface de plancher qu’elles occupent.

Le calcul du stationnement est réalisé sur l’ensemble du projet immobilier, suivant les règles définies dans le tableau ci-dessous. Les obligations en matière de places visiteurs s’appliquent également aux opérations de lotissement. Les obligations seront arrondies à l’entier supérieur.

1/ Stationnement pour véhicules motorisés

Les places accessibles par d’autres places de stationnement sont interdites.

Les rampes d’accès aux aires de stationnement en sous-sol ne doivent pas entraîner de modification du niveau de l’espace public sur lequel cette rampe est connectée. De plus elles doivent être au maximum de 5% sur les 5 premiers mètres des rampes à forte pente (+ de 15%), en haut comme en bas de pente.

Les opérations d’aménagement d’ensemble de plus de 5 logements :

  • Doivent prévoir des espaces de stationnement mutualisés pour les constructions ;
  • Doivent prévoir des matériaux de revêtement perméables ou semi-perméables au sol, à l’exception des projets situés dans les secteurs dont la pente excède 20%.

Tout projet nécessitant la création de plus de 10 places de stationnement :

  • 10% d’entre elles, au minimum, doivent comporter un dispositif de recharge d’un véhicule électrique ;
  • Doit prévoir la mise en place d’équipements dédiés aux dispositifs d’exploitation de l’énergie photovoltaïque sauf en cas d’impossibilité technique ou d’une performance d’exploitation trop faible dûment justifiée (en cas d’ombre portée impactant le bon fonctionnement des dispositifs par ex) ;

Au minimum :

Destination Sous destination

Norme de stationnement

Logements Habitation

Hébergement

Pour les opérations de 1 et 2 logements : minimum 2 places de stationnement par logement

Pour les opérations de plus de 2 logements : 1,5 place par logement minimum.

Minimum 1 place de stationnement par chambre

Stationnement visiteur

Commerce s et

activités de services

Autres hébergements touristiques

1 place par tranche de 30m² de surface de plancher totale.

Destination Sous destination

Norme de stationnement

Activités des

secteurs secondaire

s et tertiaires

Industrie

En fonction des besoins

Equipements et services publics

En fonction des besoins

Stationnement visiteur

UT En fonction des besoins

Les stationnements motos doivent représenter 10% des places voitures.

Il peut ne pas être exigé de places de stationnement dans les cas suivants :

  • Extension ou réhabilitation de constructions à condition de maintenir les places de stationnement existantes et à condition que les travaux n’aient pas pour objet de changer la destination ou de créer des logements supplémentaires ;
  • Lorsque la création de places de stationnement n’est techniquement pas réalisable, ni dans l’assiette du projet, ni dans un rayon de 100 mètres autour de l’assiette du projet.

2/ Stationnement pour véhicules non motorisés

Mis à part pour le logement, où seules les constructions d’habitat intermédiaire et collectif sont concernées, les constructions liées aux destinations autorisées dans la zone doivent prévoir :

  • Soit un ou plusieurs locaux spécifiques, ou un ou plusieurs emplacements clos et couverts, réservé au stationnement des deux-roues non motorisés. La surface de chaque local ou emplacement clos et couvert ne peut être inférieure à 4,5 m².

Ce local ou emplacement doit être :

  • Bien identifiable et signalé ;
  • Sécurisé ;
  • De préférence au rez-de-chaussée, proche de l’entrée, ou au premier sous-sol (les projets d’aménagements innovants en matière de stationnement vélos pourront être étudiés) ;
  • Accessible et fonctionnel (circulation aisée et facilitée dans le bâtiment…)
  • Eclairé et équipé de mobiliers fixes permettant l’attache des cadres (type arceaux par exemple).

Si l’emplacement est dissocié de la construction principale, il ne doit pas se trouver à plus de 20 m de l’entrée du bâtiment.

  • Soit disposer de places (arceaux) en libre-accès destinées aux visiteurs, aux clients et au public. Ces places devront être visibles, accessibles facilement depuis l’espace public et proches de l’entrée. Elles peuvent de plus être couvertes afin d’apporter un service supplémentaire à l’usager.

Dans le cas de la création d’un local vélo, les opérations devront prévoir, au minimum :

Destination

Habitation

Type

Chambres, studios et T2

T3 et au-delà

Surface minimale du local vélo

0,75 m²/logement 1,5 m²/logement

Industrie

1,5 m² par tranche de 15% de l'effectif total de salariés accueillis simultanément dans les bâtiments

Services publics

Local dimensionné pour accueillir un nombre de places de vélos correspondant à 15% de l’effectif d’agents ou usagers du service public accueillis simultanément dans les bâtiments

Les dispositions précédentes ne s’appliquent pas :

  • Aux constructions existantes dans le cas d’impossibilité technique ou architecturale ;
  • Aux changements de destination ni aux transformations et extensions des constructions existantes dans une limite de 25 m² de plancher.

Equipements et reseaux

Article 1AUR 8Conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privees et d’acces aux voies ouvertes au public

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1/ Conditions d’accès aux voies Au niveau des nouveaux accès, les aménagements devront intégrer un dispositif de gestion alternative des eaux pluviales, soit par l’utilisation d’un revêtement semi-perméable sur les tronçons réalisés, soit par un traitement végétalisé des abords des accès nouvellement crées. Pour être constructible, une unité foncière doit être desservie par un accès à une voie publique ou privée. Le nombre des accès sur les voies publiques peut-être limité dans l’intérêt de la sécurité. En particulier, lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions ne peuvent être autorisées que sous réserve que l’accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre.

La mutualisation des accès entre plusieurs opérations nouvelles ou existante doit être privilégiée.

Les accès débouchant sur les voies publiques doivent être aménagés en fonction de l’importance du trafic desdites voies, de façon à éviter toute contrainte et tout danger pour la circulation générale. Leur localisation doit en outre être choisie en tenant compte des

UT plantations existantes, de l’éclairage public ou de tout autre mobilier urbain sur l’emprise publique.

Les accès doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l’incendie et de la protection civile et être adaptés à l’opération future.

Les accès (véhicules et piétons) doivent s’adapter aux seuils des aménagements actuels ou projetés de la voirie publique ou privée sur laquelle ils se positionnent.

2/ Voirie

La destination et l'importance des constructions ou installations doivent être compatibles avec la capacité de la voirie publique ou privée qui les dessert.

Les constructions et installations doivent être desservies par des voies ouvertes à la circulation publique ou privée dont les caractéristiques permettent notamment l’approche des moyens de lutte contre l’incendie et de protection civile.

Le nivellement et les raccordements de surface au domaine public seront traités de manière à interdire les écoulements des eaux de ruissellement en provenance du domaine public vers le domaine privé.

Les voies en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de façon à permettre l’accès et le demi-tour des véhicules de secours et des services publics (notamment les véhicules de ramassage des ordures ménagères).

Les nouvelles voiries devront cumulativement :

  • Avoir des caractéristiques répondant à l’importance ou à la destination de la construction ou de l’ensemble des constructions envisagées sur la ou les unités foncières desservies ;
  • Etre conçues de façon à assurer la sécurité des déplacements des modes actifs (piétons, vélos, etc) ;
  • Etre plantées et paysagées de façon à s’intégrer dans leur environnement urbain ;

Article 1AUR 9Conditions de desserte des terrains par les reseaux publics d’eau, d’electricite, d’assainissement et de telecommunication

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Les règles relatives aux conditions de desserte des terrains par les réseaux publics d’eau, d’électricité, d’assainissement et de télécommunication sont énoncées à l’article 5 des dispositions applicables à l’ensemble des zones (Titre 1).

Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones

Les 11 autres zones de Gendrey

Fichiers à télécharger et sources

PLUi de Gendrey, approuvé le 21/10/2025, 9 articles pour la zone 1AUR.

Secteurs du plan : 1AURA, 1AURB.

Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles.