Dans le périmètre de protection établi au titre des monuments historiques, périmètre à l’intérieur duquel les demandes d’autorisation sont soumises à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, des prescriptions architecturales spécifiques, pouvant le cas échéant être plus contraignantes que celles énoncées ci-après, pourront être imposées.
Toute architecture étrangère à la région est interdite.
Les constructions nouvelles ou aménagées doivent avoir, par leurs dimensions, leur architecture et la nature des matériaux, un aspect compatible avec le caractère des lieux avoisinants afin de préserver l'intérêt du secteur.
Les modifications ou extensions des constructions existantes doivent avoir, par leurs dimensions, leur architecture et la nature des matériaux, un aspect similaire au bâtiment objet de la demande afin d'en préserver le caractère. En particulier, toute réfection ou extension d'une construction ancienne traditionnelle devra être réalisée en respectant l'emploi des matériaux locaux (brique, pierre, enduits anciens, etc.). Ces règles ne s’appliquent ni aux vérandas, ni aux modifications poursuivant un objectif de réduction de la consommation énergétique des bâtiments.
Façades
Lorsque les maçonneries sont faites de briques apparentes, celles-ci seront constituées de brique en terre cuite (pleine ou de parement) de teinte rouge ; les joints seront exécutés au mortier de chaux grasse naturelle.
Lorsque les matériaux (brique creuse, parpaing,…) sont recouverts d’enduits, ceux-ci doivent être lisses ou talochés de teinte rappelant les enduits anciens au mortier bâtard ou à la chaux, à l'exclusion du blanc pur.
Lorsque la construction est édifiée avec des matériaux destinés à être recouverts d’enduits, l’uniformité des façades devra être rompue par des éléments d’architecture de type encadrements d’ouvertures, chaînages d’angles, bandeau, corniche,…, réalisés en brique en terre cuite (pleine ou de parement) de teinte rouge.
Les enduits sur les constructions existantes en brique ou en pierre ne sont pas admis.
Les volets roulants ne sont admis que si le coffre est intégré au linteau ou placé à l’intérieur de la construction. Lorsque les volets roulants sont posés sur des constructions existantes, le coffre, s’il est apparent, devra être masqué par un lambrequin, et les volets battants devront être conservés.
Toitures
A l’exception des vérandas, des toitures-terrasses végétalisées, et des annexes dont l’emprise au sol est inférieure à 30 m2, la pente des toitures des habitations ne doit pas être inférieure à 40° sur l’horizontale ; cette disposition n’est pas obligatoire pour les constructions édifiées sur plusieurs niveaux (R + 1 + C) pour lesquelles la pente est de 30° minimum sur l’horizontale.
A l’exception des vérandas, des toitures-terrasses végétalisées, et des annexes dont l’emprise au sol est inférieure à 30 m2, les couvertures des constructions à usage d’habitation seront constituées de petites tuiles plates en terre cuite, de tuiles mécaniques de teinte brune sans côtes verticales apparentes, ou d’ardoises.
Les panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques peuvent être toutefois autorisés. Cependant, lorsqu’ils sont visibles de la voie publique, les panneaux devront être posés au nu du plan de couverture et présenter les tonalités rappelant les matériaux utilisés sur la construction concernée.
Clôtures
Les clôtures sur rue seront soit minérales, soit végétales. Les clôtures minérales seront constituées soit de murs pleins, soit de murets surmontés d’une grille ou d’un barreaudage. Les clôtures végétales seront de type haies bocagères, et seront constituées d’essences locales ; les thuyas et espèces assimilées sont interdits.
Les clôtures sur rue n’excèderont pas une hauteur de 2,00 m.
Pour les murs situés dans le prolongement d’un mur existant dont la hauteur est supérieure à celle fixée ci-avant, la hauteur pourra être identique à celle du mur existant.
Les murs et murets seront traités en harmonie avec les façades des constructions. Lorsque les maçonneries sont faites de briques apparentes, celles-ci seront constituées de brique en terre cuite (pleine ou de parement) de teinte rouge ; les joints seront exécutés au mortier de chaux grasse naturelle. Lorsque les matériaux (brique creuse, parpaing,…) sont recouverts d’enduits, ceux-ci doivent être lisses ou talochés de teinte rappelant les enduits anciens au mortier bâtard ou à la chaux, à l'exclusion du blanc pur.
Les murs identifiés au règlement graphique sont protégés au titre de l’article L. 151-19 du Code de l’Urbanisme ; seules les réparations ou restaurations sont autorisées, les enduits ne sont pas admis. La démolition partielle est toutefois admise pour permettre la réalisation d’un accès à un espace public ou à une construction nouvelle (portail, portillon,…) ; l’ouverture autorisée devra alors présenter un aspect compatible avec le caractère du mur.
Les clôtures réalisées en plaques de béton armé entre poteaux sont interdites sur rue, et en limites séparatives lorsque celles-ci sont contigües à une zone agricole (A) ou à une zone naturelle (N). Pour les autres limites séparatives, elles ne sont tolérées que si elles sont matricées et teintées dans la masse.
Les clôtures en limites séparatives n’excèderont pas une hauteur de 2,00 m.
Performances énergétiques et environnementales Les constructions doivent être conformes à la réglementation en vigueur.
Protections particulières
Les calvaires identifiés au règlement graphique sont protégés au titre de l’article L. 151-19 du Code de l’Urbanisme ; seules les restaurations sont autorisées.
Certains bâtiments repérés au règlement graphique sont protégés au titre de l’article L. 151-19 du Code de l’Urbanisme ; ils sont identifiés en annexe 2 du présent règlement « dispositions particulières au titre de la protection du patrimoine bâti ».
Seules les restaurations sont autorisées, et ce dans le respect du maintien :
- de l’ordonnancement de la construction : rythmes horizontaux (soubassement, bandeau intermédiaire, corniche), et travées verticales,
- des ouvertures existantes : symétries, proportions,…, - des matériaux (brique, pierre,…), et des éléments de modénature éventuels, - des murs et porches éventuels.
Les châssis de toit basculants sont toutefois autorisés.
Les enduits (autres que ceux déjà existants), de même que l’isolation par l’extérieur, ne sont pas admis.
Il pourra être dérogé aux dispositions ci-dessus uniquement lorsque l’évolution envisagée renforce le caractère de la construction (réouverture d’une fenêtre aujourd’hui murée, harmonisation de l’aspect sur une partie hétéroclite,…).
Par ailleurs, un périmètre identifié au règlement graphique est concerné par des « Orientations d’Aménagement et de Programmation » (voir document n°4) ; les principes qui y sont énoncés devront être respectés.