Généralités Les constructions qui représentent le patrimoine de l'architecture locale traditionnelle telles que : les habitations, les garages et leurs annexes ainsi que tous les éléments de construction qui en font le caractère comme les jeux de toitures et auvents, les lucarnes, les escaliers extérieurs et perrons, les murs en pierres apparentes, les encadrements des ouvertures, les murs et murettes de clôtures en pierre, les portails, etc. doivent être conservés et leur restauration s'effectuer en respectant autant que faire se peut les modes de constructions de l'époque à laquelle elles ont été édifiées. Les saillies, marches d'escaliers, perrons et murettes existantes en emprise sur le domaine public s'ils doivent être conservés seront entretenus en bon état. Par leur aspect extérieur, les constructions et aménagements insérés au domaine bâti traditionnel, y compris les vérandas, ne devront pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, au site et aux paysages naturels ou bâtis. Ils devront s'intégrer au bâti traditionnel par les proportions des volumes et des ouvertures, par le choix des matériaux, par leur mise en œuvre et par les couleurs. Pour ce qui concerne la construction neuve ou un projet global de recomposition de façade que la situation au l'aspect aura rendu possible, l'expression d'une architecture contemporaine de qualité, parfaitement intégrée au domaine bâti pourra être acceptée à condition de présenter des volumes simples, une économie de moyens, compatibles avec le caractère du site. Des adaptations aux règles ci-dessous pourront être acceptées ou imposées pour des motifs précis d'architecture et d'urbanisme si le contexte bâti ou le respect du site le justifient, et en fonction des conditions de visibilité de l'immeuble depuis les espaces publics. Sont interdits : - L'emploi de tons criards ou incompatibles avec l'aspect général de l'environnement, - La réalisation d’architecture étrangère à la région. Les constructions doivent être conçues de façon à tenir compte de la topographie originelle du terrain et s’y adapter
Volumétrie des constructions à destination d’habitation En raison du caractère argileux du sol, les sous-sols et les caves seront à éviter. Les sous-sols semi-enterrés sont interdits. Il sera préféré une volumétrie basse et allongée afin de permettre à la nouvelle construction de s’implanter dans le tissu existant. Les constructions devront être, autant que possible, orientées dans une logique climatique. Les constructions seront adaptées à l’environnement et au terrain.
Aspect architectural Toitures - Les bâtiments à destination agricole :
Les toitures des bâtiments agricoles doivent comporter une pente minimum de 20%. Les toitures devront présenter une couleur rouge ou une teinte en accord avec la façade. Cette disposition ne s’applique pas aux silos ainsi que pour les tunnels nécessaires pour abriter les animaux.
- Les constructions à destination d’habitation : Les toitures des bâtiments principaux seront à 2 pans ou à 4 pans. La ligne de faîtage sera orientée sensiblement Nord/Sud. La pente de toiture sera au moins de 30°. Une pente moins importante est admise pour les coyaux, et les toitures des extensions et des bâtiments annexes, celles-ci devront présenter une pente d’au minimum 15°. Les toitures à un pan sont tolérées pour les constructions annexes de moins de 20 m² : appentis, vérandas, abris de jardin, garages et pergolas. Dans tous ces cas, la pente minimale de toiture ne s'applique pas à ces constructions. Les couvertures des constructions d’habitation seront réalisées en tuile de teinte nuancée, de rouge à brun. Cette disposition ne s’applique pas aux capteurs solaires et aux panneaux photovoltaïques.
Type de tuile autorisé
Type de tuile autorisé
Illustration des types de couvertures admises en A
Type de tuile autorisé
La nature des matériaux de couverture sera autant que possible en concordance avec l'époque de construction de l'immeuble.
- Éclairage des combles des constructions à destination d’habitation Les châssis, les lucarnes ne doivent pas, par leurs dimensions, proportions et nombres, déséquilibrer l'harmonie de la toiture ni former un contraste marqué par rapport aux mêmes éléments des constructions voisines. La réalisation de lucarnes traditionnelles est autorisée à condition que leur composition architecturale soit proportionnelle à la toiture. Pour les ouvertures en toitures, les tabatières, les verrières, les fenêtres de toit encastrées au pan de toitures sans saillie sont autorisées à condition que ces dispositifs soient composés avec l'architecture des façades (couleur, style, etc.). Les outeaux, les chiens assis et les lucarnes rampantes et tous autres modèles inadaptés au bâti existant sont interdits.
- Façades - Les bâtiments à destination agricole :
Les façades des bâtiments devront présenter une teinte sombre ou en accord avec l’environnement. - Les constructions à destination d’habitation :
Les matériaux, les enduits et les teintes employés doivent s'harmoniser avec le bâti environnant ou traditionnel local. Les différents murs d'une construction, qu'ils soient visibles ou non de la voie publique, doivent présenter un aspect fini de qualité et donner des garanties de pérennité et de bon vieillissement. En cas de réhabilitation, les éléments architecturaux remarquables ou typiques seront à conserver et à mettre en valeur.
- Ouvertures des constructions à destination d’habitation Le modèle et la nature des matériaux des fenêtres et des volets devront être adaptés à l'architecture du bâtiment qui les supporte. Les portes d’entrées et de garage seront assorties en nature et en couleur aux autres menuiseries.
Autres équipements Les coffrets liés à la desserte par les réseaux devront être dissimulés. Les boites aux lettres devront être intégrées à l’architecture du bâtiment. Les ouvrages techniques (chauffage, dispositifs de climatisation, chauffe-eau solaires, éléments de compteurs) ainsi que les équipements de type bac à compost, récupérateur d’eau pluviales, devront – si possible – ne pas être visibles depuis le domaine public, être discrets et s’intégrer dans les volumes et l’architecture du bâtiment qui les supporte.
Les clôtures La hauteur maximale des clôtures est limitée à 2,00 mètres.
- Les clôtures nouvelles Les murs pleins et les clôtures non ajourées sont interdits, à l’exception des clôtures en gabions et en pierre jointées. Tant en bordure des voies qu’entre les propriétés, les clôtures (murs, haie végétale) doivent être conçues de manière à s’harmoniser (hauteur, couleur…) entre elles, avec la rue, les constructions existantes sur la propriété et dans le voisinage. Les clôtures à proximité immédiate des accès des établissements et carrefours des voies ouvertes à la circulation doivent être établies de telle sorte qu’elles ne créent pas de gêne pour la circulation publique, notamment en diminuant la visibilité.
- Les clôtures anciennes Seuls les murs de clôture en pierre existants conçus dès l'origine pour ne pas recevoir d'enduit pourront recevoir un enduit dit à pierre vue ou être simplement rejointoyés. Le traitement des joints de pierre devra faire l'objet d'une attention particulière (mortier respirant à fleurs des pierres dans un ton se rapprochant de celui de la pierre).
- Les clôtures des bâtiments agricoles Elles ne sont pas soumises au présent règlement.
- Sont interdites :
- Les clôtures constituées avec des moyens de fortune
- L'emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts : carreaux de plâtre, agglomérés, parpaings...
Les dispositifs de production d’énergie renouvelable Panneaux solaires et cellules photovoltaïques
Ces dispositifs doivent faire l’objet d’une mise en place esthétique réfléchie autant que peut l’être celle d’une composition de façade. Les panneaux solaires intégrés sans saillie par rapport au pan de toiture sont autorisés, à condition que l'ensemble du dispositif soit de teinte sombre ou de teinte apparentée à celle de la toiture, sans facettes ni filets.
En cas d’implantation, sur des toitures terrasses, de panneaux solaires ou photovoltaïques, celle-ci devra être intégrée sans dépassement de l’acrotère.
- Éoliennes Seules les éoliennes domestiques par turbine sont autorisées, dans les conditions cumulées que :
- la hauteur maximale du mât support de l’éolienne ne dépasse pas de plus de 5 mètres la hauteur maximale autorisée à l’égout du toit des constructions dans la zone ;
- ces installations s’intègrent dans un projet architectural ou urbain sans créer de nuisance dans leur environnement.
Élément de paysage remarquable Dans le cas d’un élément identifié en application de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme, reporté au règlement graphique (pièce 4_ du PLU), à moins qu’il ne s’agisse de restituer une des composantes d’origine dudit élément ou d’être nécessaire à son fonctionnement, sont interdites :
- Les modifications et/ou suppressions :
- Des dimensions, formes et positions des percements
- De la hiérarchie des niveaux de façade et de sa ponctuation par la modénature
- Des éléments en saillie ou en retrait
- La suppression des éléments de décoration ou d’ornementation qui caractérisent ledit élément Les menuiseries ou ferronneries d’un élément identifié en application de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme, reporté au règlement graphique (pièce 4_ du PLU), ne pouvant être restaurées doivent être remplacées en respectant au mieux les dimensions, profil, décomposition et formes des menuiseries ou ferronneries d’origine ou de ceux existant à proximité sur des constructions de même type ou de même époque. Annexes Les constructions annexes et en particulier les garages, seront de préférence réalisées dans le même esprit que les bâtiments principaux (formes, matériaux, couleurs...). Il est recommandé dans la mesure du possible de favoriser une implantation en prolongement de l'habitation principale et de regrouper les annexes afin d'en éviter la dissémination sur le terrain.