Article 1 - promotion de la transition energetique#
1. Utilisation de matériaux et énergies renouvelables#
Conformément aux articles L111-16 et L111-17 du Code de l’Urbanisme, les matériaux renouvelables, les procédés de construction permettant d'éviter l'émission de gaz à effet de serre et l'installation de dispositifs favorisant la production d’énergie renouvelable correspondant aux besoins de la consommation domestique sont autorisés dans le PLUiH à l’exception de la zone Uaca, sous réserve que :
- les équipements liés aux énergies renouvelables (capteurs solaires, photovoltaïques, vérandas, serres et autres éléments d’architecture bioclimatique) soient intégrés et adaptés à la logique architecturale des constructions et à leur environnement patrimonial et paysager. Ils doivent être intégrés à l’enveloppe des constructions en évitant l’effet de superstructures surajoutées et de mitage. Pour les constructions neuves, ces équipements feront partie du projet architectural global du bâtiment qui sera apprécié en tant que tel ;
- pour le bâti ancien, ces équipements, entre autres les capteurs solaires, ne devront pas apparaître comme des éléments rapportés ou en contradiction avec l’harmonie générale du bâti et plus particulièrement des toitures. Il sera recherché une implantation non perceptible depuis l’espace public (par exemple toiture donnant sur cour, masqué par le bâti ou des masses végétales proches, capteurs posés au sol, etc.)
Pour toutes les constructions nouvelles et existantes, les groupes de climatisation et les pompes à chaleur seront implantés dans le corps du bâtiment ou en pied de façade et dissimulés dans un coffret adapté afin de réduire les nuisances visuelles et sonores.
Des règles spécifiques plus contraignantes peuvent néanmoins s’appliquer à l'intérieur des sites inscrits et classés de la commune. Il en est de même pour les immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou adossés à un immeuble classé. Les règles de ces documents ou l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France seront nécessaires pour permettre l’utilisation de ces matériaux et énergies renouvelables.
2. Dispositions supplémentaires pour l'engagement de la transition énergétique#
Tous les bâtiments neufs devront développer des principes concourant au déploiement des énergies renouvelables.
3. Dispositions supplémentaires applicables à toute opération d'aménagement d'ensemble ou construction de plus de 500 m² de Surface de Plancher
Toute opération d'aménagement d'ensemble ou construction de plus de 500 m² de Surface de Plancher doit :
- être développée à partir de principes de construction qui prennent en considération les éléments suivants : droit au soleil, ventilation naturelle, chauffage et rafraichissement par des dispositifs sobres en consommation énergétique ;
- comprendre au moins deux tiers de logements à double orientation ; - être développée selon une logique d’ensemble, en prévoyant des espaces ou aménagements communs de qualités (jeux pour enfants, voiries partagés, espaces paysagers d’entées ou de bord de voirie…) et non simplement comme l’accumulation de divers lots ; - prévoir la pose de panneaux photovoltaïques en toiture.
Contexte L'article L.151-19 du Code de l’Urbanisme permet au règlement « d'identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation."
En application de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme, sont localisés ou délimités aux plans de zonage les éléments ou ensembles cohérents patrimoniaux identifiés pour leurs qualités d'ordre culturel, historique architectural ou paysager. A ce titre, au-delà des dispositions générales du titre 2 et des dispositions applicables à la (aux) zone(s) concernée(s) contenues dans les titres 3, 4 et 5 du règlement, certains édifices ou sites remarquables sont soumis à des mesures de protection spécifiques.
Règles générales Tous travaux ayant pour effet de détruire ou modifier un élément de patrimoine identifié en application du Code de l’urbanisme et non soumis à un régime d’autorisation, doivent faire l’objet d’une autorisation préalable.
Règles relatives au patrimoine bâti à préserver
Catégories
Représentation
Prescriptions
Les éléments bâtis remarquables repérés présentent un intérêt patrimonial. Ils sont donc à conserver ou à restaurer. Les prescriptions suivantes s’appliquent :
Bâti remarquable
a. Sont interdits tous travaux ayant pour effet de détruire ou modifier un élément du patrimoine identifié, y compris ceux non soumis à un régime d’autorisation. Toute évolution apportée au patrimoine doit faire l’objet d’une autorisation préalable et d’un projet respectant la composition d’origine des façades, les volumétries et implantations existantes et la qualité des matériaux traditionnels. Les nouveaux percements ne sont autorisés que sur les façades non visibles de l’espace public, sauf s’ils complètent une composition existante ou restituent un état antérieur attesté. Une démolition partielle peut être autorisée si l’état du bâti et la qualité du projet le justifient.
b. La surélévation du bâti remarquable est interdite. c. Les travaux d'aménagement ne sont autorisés que s'ils sont conçus dans le sens d'une préservation des caractéristiques esthétiques ou historiques, ou lorsqu'ils sont rendus nécessaires pour assurer la sécurité des usagers ou la salubrité publique : - les éléments architecturaux et les formes urbaines traditionnelles doivent être conservés et restaurés, leur démolition ne peut être autorisée que dans des cas exceptionnels liés à des impératifs de sécurité. - les travaux réalisés sur les éléments architecturaux ou sur un ou des bâtiments remarquables doivent :
- respecter et mettre en valeur les caractéristiques structurelles et architecturales du ou des bâtiments, en lien avec sa typologie d’origine, y compris en cas d’amélioration des conditions d'accessibilité, d'habitabilité et de sécurité;
- privilégier l’utilisation de matériaux de qualité et la mise en œuvre des techniques traditionnelles permettant de conserver ou de restituer l'aspect d'origine du ou des bâtiments ou de l’élément architectural ;
- traiter l’insertion des installations techniques de manière à ne pas altérer la qualité patrimoniale du bâti ;
- proscrire la pose d'éléments extérieurs qui seraient incompatibles avec le
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Représentation
Prescriptions caractère de l’élément architectural ou du bâtiment, et notamment les supports publicitaires ; o assurer aux espaces libres situés aux abords immédiats du ou des bâtiments un traitement de qualité, approprié à la mise en valeur des caractéristiques architecturales et patrimoniales du bâti. - Si le ou les bâtiments ont fait l'objet de transformations postérieures à sa construction, il convient de respecter les modifications ou ajouts d'éléments dignes d'intérêt et de remédier aux altérations subies.
Tous les projets de nouvelles constructions édifiées dans des secteurs de covisibilité avec les bâtiments remarquables repérés peuvent être refusés ou n’être acceptés que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leur dimension ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
Petit patrimoine (croix, lavoirs, fontaines, vierges, oratoires…)
Ensembles cohérents patrimoniaux
La démolition des éléments du petit patrimoine bâti repérés est interdite. Leur déplacement à proximité peut néanmoins être autorisé pour des raisons de sécurité ou d’aménagement d’utilité publique.
Pour les murs protégés, le percement est possible pour permettre l’accès si l’espace démoli ne représente pas plus de 20% du linéaire du mur.
Tout projet s’inscrivant à proximité de ces éléments doit rechercher leur mise en valeur.
Il convient de préserver et d'entretenir les constructions en tant que tel et leur ordonnancement ainsi que l'équilibre entre espaces bâtis et espaces libres. Cette préservation intègre à la fois la conservation de l’élément et la prise en compte de son contexte. Le traitement de ses abords doit participer à sa mise en valeur. Il importe donc de conserver, de protéger, de transformer éventuellement et si nécessaire de démolir les parties sans intérêt des constructions afin de contribuer à pérenniser le patrimoine dans son ensemble.
Prescriptions relatives à l’ensemble du périmètre :
Parti d’aménagement :
- Le parti d’origine en termes de composition et d’architecture de l’ensemble ainsi que le paysage urbain doivent être préservés (équilibre entre espaces libres, définition des gabarits en cohérence avec l’environnement existant).
Prescriptions relatives aux éléments bâtis :
- Travaux interdits : pour les constructions concernées par une protection patrimoniale sont interdites : les démolitions complètes (sauf en cas où la construction fait l’objet d’une procédure d’insalubrité et/ou de périls irrémédiables) ; les démolitions partielles (sauf dans le cadre d’un
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Représentation
Prescriptions projet d’ensemble de réhabilitation et/ou réutilisation) ; les surélévations. - Travaux sous conditions : dans la mesure où il n’est pas porté atteinte à la qualité de l’espace existant, tant d’un point de vue culturel, paysager, écologique, historique et ou architectural, qu’au niveau de la cohérence de la séquence urbaine ou paysagère, sont autorisées : les extensions, les modifications de façade et les constructions nouvelles. - Aspect extérieur des constructions : les caractéristiques principales des constructions doivent être conservées, restaurées et mises en valeur, tout projet doit respecter le parti architectural initial de l’édifice. - Les modifications de l’aspect extérieur des constructions sont autorisées dans la mesure où elles respectent et mettent en valeur : les éléments existants de la construction, les règles de composition de la façade et les proportions dominantes, la modénature et les éléments de décor qui participent à la qualité de la façade. Les éléments de décors (menuiserie, boiserie) doivent respecter le principe général de composition de la façade. - Les dispositifs d’occultation, les teintes et matériaux seront en accord avec la construction d’origine. Les réalisations développant une architecture contemporaine doivent mettre en valeur les éléments de compositions préexistants.
Baies et percements : en cas de modification de la hauteur des niveaux existants, la redivisions des baies de proportion d’origine est interdite. La modification de percements et/ou la création de nouveaux percements peut être interdite dès lors qu’elle porte atteinte à la composition générale de la façade.
En cas de création de porte de garage, les nouvelles portes doivent s’inscrire dans la composition de la façade existante, en tenant compte de la dimension verticale des baies existantes et de la couleur des huisseries des autres baies.
Tous les éléments rapportés de type caissons de volets roulants, rideaux de fer, climatiseurs doivent être intégrés discrètement à l’architecture sans dénaturer la qualité des façades.
Prescriptions relatives aux espaces libres :
Aménagement des abords : le traitement des espaces extérieurs doit participer à la mise en valeur des constructions concernées par la protection patrimoniale : matériaux, plantations, clôtures, composition.
Prescriptions spécifiques relatives aux clôtures/haies : le traitement des clôtures visibles depuis la rue doit privilégier une mise en œuvre transparente.
Article 3 – protection du patrimoine végétal, naturel et paysager#
Les articles L151-19 et L151-23 du Code de l’Urbanisme permettent, dans le cadre du PLUiH : - « d’identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. » - « d’identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. »
A ce titre, le patrimoine végétal, naturel et paysager est soumis à des mesures de protection et de mise en valeur spécifiques traduites sous forme de prescriptions particulières, détaillées ci-dessous.
Patrimoine végétal, naturel et paysager identifié sur les documents graphiques
Tous travaux ayant pour effet de détruire, modifier ou supprimer un élément de patrimoine végétal identifié au document graphique, et non soumis à un régime d'autorisation, doivent faire l'objet d'une autorisation préalable. La suppression partielle de ces éléments, pour des motifs de sécurité (risque avéré pour la sécurité des personnes ou de nature à causer, de manière directe, des dommages sérieux et avérés aux biens existants sur le terrain (risque de chute notamment)), doit être compensée par des plantations de niveau équivalent. Les arbres de hautes tiges abattus, après autorisation, doivent être remplacés à raison de 1 pour 1 par des arbres de hautes tiges.
Catégories Représentation
Prescriptions
Espaces Boisés Classés
Les espaces boisés classés figurant au document graphique sont soumis aux dispositions de l’article L.130-1 et suivants du Code de l’Urbanisme concernant les coupes et abattages d'arbres.
Les défrichements sont soumis à autorisation dans les espaces boisés non classés conformément à l'article L.311-1 du Code Forestier.
Toute construction doit être implantée à une distance minimum de 2 mètres par rapport à la limite des Espaces Boisés Classés identifiés sur les plans de zonage du PLUiH.
Bois et Bosquets
Dans ces espaces, la coupe d’arbre est autorisée à condition d’être diffuse et partielle afin de permettre au couvert forestier de se renouveler progressivement et de maintenir la forme du bois et du bosquet intacte dans son ensemble.
Aucune construction n’y est autorisée.
Catégories Représentation
Prescriptions
Espaces remarquables du paysage
Ripisylves
Zones humides potentielles
Il s’agit des espaces représentant un intérêt particulier pour le paysage, le maintien et la perméabilité des sols et la fonctionnalité écologique du site. Ils doivent conserver leur aspect naturel et végétal prédominant :
- leur superficie doit être maintenus en espaces libres perméables, espaces verts ou liaisons douces non imperméabilisées ;
- un maximum de 20 % de leur superficie peut faire l'objet d'une minéralisation (cheminement piétonnier, piscines, terrasses, escaliers, allées, clôtures, etc.) ;
- les aménagements et constructions en lien avec l’usage du site et/ou sa mise en valeur touristique sont autorisés dans une limite de 3,50m de hauteur à l’égout ;
- les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou répondant à un intérêt collectif ;
- en cas de destruction, la surface perdue devra être compensée dans un ratio de 1 pour 1.
Dans les ripisylves identifiées dans le règlement graphique, toutes les constructions et aménagements nouveaux sont interdits, à l’exception de celles liés et nécessaires à l’entretien, à la traversée et à la valorisation des cours d’eau.
Les plantations doivent être conservées pour valoriser la qualité écologique des milieux.
Les clôtures sont autorisées à condition d’être perméable et de laisser passer la faune.
Les espaces repérés au règlement graphique sont des zones humides potentielles très fortes issues de l’inventaire du SAGE Cher Amont. Elles répondent à la réglementation édictée cidessous.
Dans les espaces de zones humides sont interdits : - toute nouvelle construction, extension de construction existante et imperméabilisation; - tout exhaussement et affouillement de sol; - tout aménagement de sous-sols et opération d’ancrage ; - tout nouvel aménagement conduisant au drainage des sols; - tout aménagement de dispositif d’assainissement même végétalisé ; - tout aménagement susceptible d'altérer le fonctionnement et l’alimentation de la zone humide.
Sont admis sous conditions : - les aménagements légers et démontables de valorisation écologique, paysagère et pédagogique des milieux ; - l'adaptation et la réfection des constructions existantes à condition que cela n'entraîne pas une augmentation de l'emprise au sol du bâtiment.
Par ailleurs, la végétation existante devra être maintenue, exceptée dans les cas avérés d'espèces invasives.
Dans les autres zones humides potentielles, En cas de projet, une étude complémentaire répondant à l’arrêt du Conseil d’État
Catégories
Représentation
Prescriptions n°386325 du 22 février 2017 (précisé par la note technique de 26 Juin 2017) est requise. Si la zone humide est confortée, la réglementation préalablement exposée s’applique.
Dans le cas où la dégradation ou la destruction d’une zone humide est inévitable, des mesures de restauration et/ou de compensation correspondant aux dispositions fixées par les documents en vigueur devront être réalisées.
Mares
Haies
et
alignements
d’arbres
Alignements d’arbres et haies
Arbres remarquables
Les mares identifiées sont strictement protégées, ainsi que leurs abords dans un rayon de 50m à partir du bord de la mare. Les affouillements et exhaussements sont strictement interdits au sein de ces espaces. Tout imperméabilisation ou artificialisation des mares et de leurs abords sont interdites. Le comblement des mares est interdit. En cas de besoin, les mares peuvent être déplacées sous réserve que cela soit au sein de la même unité foncière et dans les mêmes proportions. Les berges des mares doivent être maintenues le plus naturellement possible, avec au moins une berge
L’entretien et la gestion des mares sont autorisés.
Les alignements d’arbres et les haies repérés au plan de zonage structurent les paysages ouverts et sont des supports pour le déplacement de la faune. En bordure de voirie, ils rythment les cheminements et qualifient les entrées de bourgs et de villages. Ces alignements végétaux sont à conserver, à compléter ou à créer.
- le percement est possible pour permettre l’accès si l’abattage ne représente pas plus de 10 % du linéaire de la haie ;
- les alignements peuvent être déplacés et doivent être remplacés en cas de destruction dans un ratio de 1 pour 1.
Les arbres remarquables marquent le paysage et l’ambiance du quotidien des usagers du territoire. Implantés dans les espaces verts, les parcs privés ou publics, ils ont un intérêt particulier d’un point de vue écologique et paysager. Ils doivent être préservés. Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à déclaration préalable et doivent être motivés par une intervention en cas d’entretien phytosanitaire et/ou de sécurisation des biens et personnes.
TITRE 3 : DISPOSITIONS RELATIVES AUX ZONES URBAINES MIXTES ET D’HABITAT ET A URBANISER A VOCATION URBAINE MIXTE ET D’HABITAT (U-M-H-AU)
Préambule
Les dispositions règlementaires suivantes concernent les zones urbaines Ua, Uacv, Uaca, Ubd, Ubp, Uc, Uf, Uh et AU du territoire :
- la zone Ua, zone urbaine de centralité - la zone Uacv, zone urbaine de centre-ville de Montluçon - la zone Uaca, zone urbaine de centre ancien de Montluçon - la zone Ubd, zone urbaine d’habitat individuel dense majoritaire - la zone Ubp, zone urbaine d’habitat pavillonnaire majoritaire - la zone Uc, zone urbaine d’habitat collectif majoritaire - la zone Uf, zone urbaine de faubourg - la zone Uh, zone urbaine relative aux hameaux - la zone AU, zone à urbaniser à vocation résidentielle faisant l’objet d’Orientation d’Aménagement et de Programmation Ces dispositions complètent les dispositions générales, édictées dans le titre 2 du présent règlement, relatives notamment à l’aménagement, la prise en compte des risques, de l’environnement, au développement de la mixité sociale et à la préservation du patrimoine. Ce sont toujours les dispositions les plus strictes qui s’appliquent.
Environnementale et paysagere#
1. Dispositions générales#
Au titre de l’article R.111-21 du Code de l’urbanisme, les constructions à édifier ou à modifier ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Elles doivent présenter une unité d'aspect compatible avec la bonne économie de la construction et la tenue générale de l'agglomération. Ainsi, la conception des constructions devra assurer une continuité harmonieuse avec les bâtiments existants (aspect des matériaux et modénature de façades notamment), essentiellement dans le cas de bâtiments accolés. Les architectures extra-régionales (néo-provençale par exemple) sont interdites.
Le permis de construire peut-être refusé si les travaux projetés sont de nature à rompre l'harmonie de l'ensemble.
Les constructions annexes et aménagements extérieurs (clôtures, murs de soutènement, rampes d’accès, etc.) doivent être conçus de manière à épouser au maximum le terrain naturel et privilégier l’utilisation des mêmes matériaux et avec le même soin que les constructions principales.
- Le traitement des façades
Dans les zones Ua, Uaca, Uacv, Ubd, Uf et Uh les constructions existantes qualitatives et représentatives d’une époque (avant 1950) doivent préserver leurs caractéristiques architecturales témoignant de leur typologie, de leur époque de construction et des mises en œuvre traditionnelles anciennes :
- L’architecture spécifique des années 1920/1930 (« Art Déco ») est particulièrement préservée et mise en valeur (voir annexe du présent règlement).
- Les façades commerciales doivent être réalisées en harmonie avec les caractéristiques architecturales de l'immeuble dans lequel elles sont situées.
Dans les zones Ubp et AU : la composition des façades doit prendre en compte le rythme des façades des constructions avoisinantes à l’échelle de la rue ou à l’échelle du projet. Dans les zones Uc : les balcons, terrasses, loggias contribuent par leurs caractéristiques à la composition, rythme et qualité architecturale de la façade. La conception du projet limite la création de murs pignons aveugles, visibles dans la perspective des voies, afin d’en réduire l’impact visuel.
Les constructions nouvelles respecteront la simplicité du traitement des façades du bâti ancien environnant.
- La volumétrie et l’ordonnancement du bâti Dans les zones Ua, Uaca, Uacv, Ubd, Uf et Uh les constructions existantes qualitatives et représentatives d’une époque (avant 1950) doivent préserver leurs caractéristiques architecturales témoignant de leur typologie, de leur époque de construction et des mises en œuvre traditionnelles anciennes :
- Les volumétries et la forme d’origine des constructions seront préservées.
- Les surélévations respecteront les trames architecturales existantes et s’inscriront en cohérence avec la volumétrie globale de l’ensemble bâti et avec la composition de la façade concernée. En cas d'extension, le projet doit s’inscrire en cohérence avec la volumétrie d’origine : respect des niveaux, des hauteurs, des trames architecturales (pleins et vides, composition en travées régulières…). L’extension ne devra pas dépasser la hauteur du bâtiment principal d’origine. Les constructions nouvelles respecteront la simplicité des volumétries du bâti ancien environnant.
Dans les zones Ubp et AU : les volumétries doivent être adaptées à l’échelle générale des constructions avoisinantes, à l’exception des équipements d’intérêt collectif et des services publics.
Dans la zone Uc : Les volumétries ainsi que l'ordonnancement des constructions sont guidés par la composition urbaine et paysagère du site.
Dans les zones Ua, Uaca, Uacv, Ubd, Uf et Uh les constructions existantes qualitatives et représentatives d’une époque (avant 1950) doivent préserver leurs caractéristiques architecturales témoignant de leur typologie, de leur époque de construction et des mises en œuvre traditionnelles anciennes :
- La conservation des matériaux d'origine : pierre de taille laissée apparente, moellon enduit ou non, brique, bois, béton doivent dans la mesure du possible être conservées ou restituées. L'ensemble des façades sera traité avec le même soin et de façon homogène.
- La grande majorité des façades anciennes sont enduites avec un enduit couvrant, notamment pour les constructions urbaines ou bourgeoises mais aussi en milieu rural. Afin d’assurer la qualité esthétique des façades mais aussi la pérennité des structures, ces enduits seront restaurés avec un soin particulier quant à la composition du mortier à employer en fonction du support. Ils respecteront la qualité des matériaux, des mises en œuvre et des finitions d’origine.
- Dans le cas de certaines constructions (dépendances, maisons rurales, parties de constructions très anciennes…), les façades peuvent être restaurées « à pierre vue » c’est-à-dire en laissant affleurer la pierre à travers l’enduit.
- Les enduits présenteront une finition lissée, talochée éponge, légèrement frotassée ou grattée fin.
- Les enduits au ciment sont autorisés pour les constructions qui en comportaient à l’origine, notamment les villas et édifices du début du XXe siècle. Les finitions à la tyrolienne et les couleurs parfois vives caractéristiques de cette époque seront restaurées.
- Au niveau des encadrements de baie, l’enduit viendra mourir au nu de la pierre et sera appliqué de façon régulière, droite et homogène sur l’ensemble de la façade. Le détourage irrégulier et arrondi des maçonneries d’encadrement ou de chaînage d’angle est interdit.
- Les baguettes d’angle sont déconseillées.
- Le bardage des façades, pignons et souches de cheminées est interdit, sauf si la construction a été conçue à l'origine pour recevoir ce type d'habillage.
Dans les zones Ubp et AU : L’emploi à nu des éléments destinés à être enduits ou protégés est interdit. L’emploi de matériaux bruts est autorisé à condition que leur mise en œuvre concoure à la qualité architecturale de la construction et que cela ne soit pas de nature à compromettre l’insertion du projet dans le site. Dans la zone Uc : Les matériaux et les couleurs employés doivent s’intégrer en harmonie avec le style architectural du bâtiment. Les éléments brillants et/ou réfléchissants sont interdits.
Dans les zones Ua, Uaca, Uacv, Ubd, Uf et Uh les constructions existantes qualitatives et représentatives d’une époque (avant 1950) doivent préserver leurs caractéristiques architecturales témoignant de leur typologie, de leur époque de construction et des mises en œuvre traditionnelles anciennes :
- Les baies et ouvertures d’origine des constructions seront maintenues.
- Si les ouvertures anciennes ont été altérées (élargies ou en partie bouchées par exemples), elles peuvent être modifiées afin de retrouver leurs dispositions d’origine (proportions, modénature).
- Hormis pour le bâti patrimonial remarquable, les ouvertures d’origine peuvent être modifiées sur les façades non visibles de l’espace public, si elles ne portent pas atteinte à la composition et à l’intérêt architectural de la construction.
- Les baies récentes nuisant à l’équilibre architectural de la façade seront reprises ou rebouchées à l’occasion d’un ravalement afin de remettre en valeur l’ensemble de la construction.
- Les nouveaux percements devront s’inscrire dans la composition et les trames architecturales de la façade concernée (travées, équilibre pleins et vides, types d’ouverture en fonction des niveaux et des usages, etc.).
- Ils respecteront la taille, les proportions, l’implantation dans la façade et le rythme des ouvertures existantes ainsi que les principes et la qualité de mise en œuvre de leurs détails architecturaux (matériau et dessin de l’encadrement de baie, appui, qualité du linteau…).
- Les percements en pignon sont envisageables, s’ils sont en nombre et de dimensions réduits et de proportions verticales.
- Pour les constructions nouvelles, la composition des façades, l’organisation et les proportions des ouvertures seront dessinées en fonction du contexte de la construction (centre urbain, faubourg, lotissement années 1930, rural) et des typologies patrimoniales environnantes (maisons de ville à façade régulière, villas Art Déco, maisons rurales…) afin de respecter les trames architecturales dans lesquelles elles s’insèrent.
- Les menuiseries seront réalisées de façon à conserver le dessin et le style des menuiseries d’origine.
- Les coffrets de volets roulants doivent être implantés à l’intérieur des bâtiments sauf impossibilité technique. Dans ce cas, ils doivent être intégrés au nu de la façade, recouvert d’un habillage.
- L'ouverture de nouvelles vitrines dans les bâtiments existants sera réalisée de préférence dans les percements existants.
Dans les zones Ubp et AU : Les ouvertures en façades doivent présenter une harmonie quant à leur ordonnancement et leurs dimensions.
Lors d’une réhabilitation, il est obligatoire de maintenir dans leur disposition d’origine les percements existants et de ne pas modifier leur rythme.
Les volets roulants et leurs dispositifs ne doivent pas être en saillie de la façade.
- Le traitement des toitures
Dans les zones Ua, Uaca, Uacv, Ubd, Uf et Uh les constructions existantes qualitatives et représentatives d’une époque (avant 1950) doivent préserver leurs caractéristiques architecturales témoignant de leur typologie, de leur époque de construction et des mi