Rubrique NL 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Dans les secteurs exposés aux risques, les prescriptions définies aux articles 1 du sous-titre II « Prescriptions applicables aux projets nouveaux » du Titre II « Dispositions liées aux risques naturels et applicables à toutes les zones » sont opposables à toute occupation ou utilisation du sol.
Une trame « salubrité » représentée au plan graphique identifie les secteurs ayant une insuffisance des équipements collectifs d’assainissement, au titre de l’article L.151-24 et R.151-49 du Code de l’Urbanisme, et où toutes nouvelles constructions sont interdites.
1. Usage et affectation du sol En secteur N
- Les usages, affectations des sols et types d’activités non liés et nécessaires à l’activité agricole ou forestière,
- Les usages, affectations des sols et types d’activités non nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif,
- Les usages, affectations des sols et types d’activités non liés à la mise en valeur des espaces naturels et agricole.
En secteur Nrb
- Les usages affectations des sols et types d’activités non nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif,
- Les usages, affectations des sols et types d’activités non liés à la mise en valeur des espaces naturels et agricoles.
En secteur Neq Les usages affectations des sols et types d’activités non nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.
En secteur NL
- Les usages affectations des sols et types d’activités non nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif,
- les aménagements et constructions autres que d’initiative publique en lien avec une activité sportive ou de loisirs.
2. Destinations et sous-destinations interdites En secteur N
- L’exploitation agricole ou forestière, sauf exceptions mentionnées en sous-section 1.2 ;
- L’habitation, sauf exceptions mentionnées en sous-section 1.2 ;
- Le commerce et activité de service ;
- Les autres activités des secteurs secondaires et tertiaires.
En secteur Nrb, Neq et NL
- L’exploitation agricole et forestière ;
- L’habitation ;
- Le commerce et activité de service ;
- Les autres activités des secteurs secondaires et tertiaires.
Dans les secteurs exposés aux risques, les prescriptions définies aux articles 2 du sous-titre II « Prescriptions applicables aux projets nouveaux » du Titre II « Dispositions liées aux risques naturels et applicables à toutes les zones » sont opposables à toute occupation ou utilisation du sol.
Durant toute la durée de validité de la trame « salubrité », seules les annexes fonctionnelles liées aux bâtiments existants, ainsi que les extensions ne créant pas de nouveaux logements sont autorisées sur les secteurs concernés La levée de la trame « salubrité » sera conditionnée à la mise en conformité du système d’assainissement comprenant le réseau de collecte et la station de traitement, acté par l’ordre de mise en service de commencer les travaux. Une fois la mise en conformité actée, et sur les autres secteurs, les prescriptions suivantes s’appliquent :
Sur tous les secteurs Les constructions, aménagements et installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou équipements d’intérêt collectif peuvent être admis s’ils ne compromettent pas l’exploitation agricole ou forestière, s'ils n'ont pas d'incidences négatives sur la valeur agronomique des terres ou sur la qualité d’un espace naturel,
- Les affouillements et exhaussements du sol sont admis à condition qu'ils ne portent pas atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux, au site et au paysage naturel ou bâti et qu’ils soient uniquement en lien avec l’activité agricole ou avec les équipements, constructions, installations et infrastructures strictement nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif,
- Les piscines seront limitées à un bassin d’une emprise maximum de 40 m².
- Les extensions et annexes adjointes à un bâtiment ancien remarquable (notamment les architectures en pierre) devront être réalisées dans la même harmonie que la construction existante en termes de couleur et de caractéristiques volumétriques.
En secteur N
- Les bâtiments d’habitation nouveaux nécessaires à l’activité des exploitations agricoles auront une surface de plancher maximale de 170 m²,
- L’emprise au sol des bâtiments d’exploitation agricole et forestière limité à 100 m²,
- Les affouillements et exhaussements du sol sont admis à condition qu'ils ne portent pas atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux, au site et au paysage naturel ou bâti et qu’ils soient uniquement en lien avec l’activité agricole,
- L’aménagement et l’extension des constructions existantes à usage d’habitation sont autorisés. Les extensions sont limitées à une augmentation de l’emprise au sol de 30% par rapport à l’emprise au sol existante à la date d’approbation du PLU, dans la limite d’une emprise au sol maximale de 200 m², à condition de ne pas être incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et ne pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages,
- Les annexes fonctionnelles à une construction à usage d’habitation ainsi que les piscines sont autorisées sous réserve qu’elles soient implantées à moins de 20 m du bâtiment principal. Les annexes sont limitées à 30 m2 d’emprise au sol (ne s’applique aux piscines). La distance est mesurée horizontalement de tout point des murs externes du bâtiment au point de l’annexe qui en est le plus proche. Elles ne devront pas être incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et ne pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
En secteur Nrb
- Les constructions, aménagements et installations destinées à la mise en valeur, protection et restauration du site naturel protégé,
- les constructions temporaires pour la valorisation du site naturel protégé, à condition qu’elles soient construites avec des matériaux naturels (bois, pierre, etc),
- L’aménagement et l’extension des constructions existantes à usage d’habitation sont autorisés. Les extensions sont limitées à une augmentation de l’emprise au sol de 30% par rapport à l’emprise au sol existante à la date d’approbation du PLU, dans la limite d’une emprise au sol maximale de 200 m², à condition de ne pas être incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et ne pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages,
- Les annexes fonctionnelles à une construction à usage d’habitation ainsi que les piscines sont autorisées sous réserve qu’elles soient implantées à moins de 5 m du bâtiment principal. Les annexes sont limitées à 30 m2 d’emprise au sol (ne s’applique aux piscines). La distance est mesurée horizontalement de tout point des murs externes du bâtiment au point de l’annexe qui en est le plus proche, Elles ne devront pas être incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et ne pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages,
- Aucune surélévation des constructions existantes à usage d’habitation ne seront autorisées,
- Les extensions et annexes fonctionnelles des constructions existantes à usage d’habitation ne pourront dépasser la hauteur de ladite construction existante en son point le plus haut.
En secteur Neq
- Les installations classées liées aux constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif à condition que soient mises en œuvre toutes dispositions permettant d’éviter les dangers et nuisances pour le voisinage.
Les constructions doivent s’adapter à la pente et au terrain nature.l, par conséquent sont interdits :
- les exhaussements de sol sans lien avec des constructions ou des aménagements susceptibles de s'intégrer dans le paysage naturel ou bâti (exemple : buttes de terres interdites),
- les exhaussements de sol liés à la construction d'un bâtiment (construction sur buttes de terre apportées par exemple) mais susceptibles de porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux, au site et au paysage naturel ou bâti ou de gêner l'écoulement des eaux.
Les mouvements de sols, exhaussements et affouillements sont limités à 0,60 m en remblai et en déblai cumulés à l’exception de ceux nécessaires aux équipements et installations d’infrastructures ainsi qu’au bassin d’agrément. La pente du terrain sera utilisée pour accéder aux différents niveaux de la construction.
Composition des talus La topographie du terrain naturel devra être respectée. Les niveaux de sol devront s’implanter le plus près possible du terrain naturel. Seuls les accès aux garages en sous-sol pourront faire l’objet de dispositions particulières. Les talus doivent être plantés.
2. Clôtures et murs séparatifs Dans le cas où un espace libre en front de rue est créé, il doit être traité et entretenu. De plus, si les constructions ne présentent pas un front bâti continu, il doit être édifié à l'alignement, un mur, une grille ou toute autre réalisation ou aménagement, qui par sa taille, et le matériau utilisé, permette de préserver la continuité architecturale de la rue.
Pour les murs et murets traditionnels existants (traditionnel s’entend ici pour les murs en pierre) Les murs et murets traditionnels doivent être conservés et restaurés dans le respect de l’aspect d’origine. La hauteur d’origine de ces murs sera maintenue en cas de travaux. Cette protection autorise néanmoins la création d’ouvertures dans ces murs pour la création d’accès aux parcelles. Si pour des raisons techniques un mur était détruit, il devra être reconstitué à proximité de son emplacement initial.
Pour les clôtures et murs séparatifs nouveaux Elles doivent être édifiées à l’alignement des voies ou sur les limites séparatives. La hauteur totale (murs, muret et végétation, végétation seule, etc) des clôtures sur rue n’excède pas 1,60 m et 2 m sur les limites séparatives.
Elles doivent respecter les principes suivants : - Les clôtures ajourées, doublées de plantations seront préférées aux clôtures pleines. - Les clôtures grillagées toute hauteur sont interdites sur l’alignement des voies et emprises publiques. - Les murs et murets doivent être traités soit en matériaux naturels (bois, pierre…), soit comme la façade principale de l’habitation ou de son soubassement. - Les murs pleins des clôtures ne doivent pas dépasser 1 m de hauteur, sauf dans le cas d’une continuité avec un mur existant, ou d’une reconstruction d’un mur existant. - Les portails et portillons seront aussi simples que possible et en harmonie avec les constructions et les éventuelles clôtures. - Les clôtures végétales, ou les murs ou grillages doublés de plantations, seront d’essences locales.
En limite latérale, sont recommandées les clôtures végétales qui peuvent être constituées d'un muret d'une hauteur maximale de 0,60 m surmonté d'un grillage doublé de plantations d'essences forestières locales. Dans le cas d’une construction implantée en limite séparative, un mur, construit sur une limite séparative, attenant à l’habitation d’une hauteur maximale de 2,50 m et d’une longueur maximale de 4 m peut être accepté pour créer une zone privative sans vis-à-vis. Dans tous les cas, l’emploi de matériaux hétéroclites ou disparates est interdit.
En secteur Nrb Les clôtures devront être perméables afin de permettre la libre circulation de la faune. Elles devront être implantées avec un retrait de 1 m par rapport aux fossés et ruisseaux afin de permettre leur entretien et respecter les corridors écologiques. Afin de permettre aux animaux de s’abreuver il pourra être autorisé d’aménager un point d’accès ponctuel aux cours d’eau et sur une largeur maximale de 2 m.
3. Espaces libres, plantés et plantations Les surfaces non imperméabilisées doivent représenter au minimum 40% de la surface totale du terrain. Les espaces libres après implantation des constructions doivent faire l’objet d’une composition paysagère (minérale ou végétale). Les plantations seront obligatoirement d’essences locales, mêlant essences caduques et persistantes. Les dépôts et stockages doivent faire l’objet d’un aménagement et d’un entretien de telle sorte qu’ils ne soient pas visibles depuis la rue ou que la propreté et l’aspect de la rue ne s’en trouvent pas altérés.