Dispositions relatives à la gestion et à la réduction du ruissellement urbain
Afin de maîtriser les conditions d’écoulement des eaux pluviales, toute imperméabilisation nouvelle est soumise à la création d’ouvrages spécifiques de ralentissement, de rétention et/ou d’infiltration des eaux pluviales.
Les clôtures pleines et les murs bahuts ne doivent pas faire obstacle à l’écoulement des eaux pluviales ; des ouvertures (barbacanes) doivent être prévues à cet effet. Pour les demandes d'autorisation d'urbanisme inférieures à 20 m² d’emprise au sol, Il n'est exigé qu'un dispositif de récupération des eaux à partir des gouttières.
Pour toute construction supérieure à 20 m² d’emprise au sol, la réalisation des ouvrages de rétention pluviale exigée lors de la demande d'autorisation d'urbanisme doit couvrir la rétention pluviale de l'imperméabilisation réalisée.
L’aménagement devra comporter :
- un système de collecte des eaux (collecteurs enterrés, caniveaux, rigoles, ...), - un ou plusieurs ouvrages de rétention/infiltration, dont l’implantation devra permettre de
collecter la totalité des surfaces imperméabilisées de l’unité foncière. - des réservoirs de stockage puis un dispositif d’évacuation par déversement dans les fossés
ou réseaux pluviaux, infiltration, ou épandage sur la parcelle ; la solution adoptée étant liée aux caractéristiques locales et à l’importance des débits de rejet.
La conception de ces dispositifs sera du ressort du maître d’ouvrage, qui sera tenu à une obligation de résultats, et sera responsable du fonctionnement de ses ouvrages.
Afin que les dispositifs contribuent efficacement à la prévention du ruissellement, la capacité de rétention sera égale au volume d’eau ruisselant sur les surfaces imperméabilisées (Sim, exprimées en m²) alimentant le dispositif pour un évènement pluvieux de 100 mm par heure soit un coefficient de 0,1 m3/m² imperméabilisé (100 litres par m² imperméabilisé) conformément à la doctrine de la Mission Inter Service Eau du Var.
Les surfaces imperméabilisées (Sim) sont : l'emprise des bâtiments, les terrasses, les aires de stationnement et les accès s’ils ne sont pas perméables.
Le calcul du volume de rétention (Vr exprimé en m3) se fera alors comme suit :
Vr = Sim x 0,1
(volume de rétention = pour chaque m² de surface imperméabilisée = 100 litres de rétention)
Les projets soumis à la Loi sur l’eau devront respecter la doctrine MISEN (Mission Inter-Services de l’Eau et de la Nature) en vigueur au moment du dépôt de la demande d’autorisation (documents en vigueur consultable sur le site internet de la Préfecture du Var).
Le déversement d’eaux pluviales sur la voie publique est formellement interdit dès lors qu’il existe un réseau d’eaux pluviales. En cas de création de nouvelles surfaces imperméabilisées, lors de la
demande d'autorisation d'urbanisme, le pétitionnaire doit présenter les conditions de rétention et évacuation (volume de rétention, débit de fuite) des eaux pluviales de l'unité foncière.
En cas de non-conformité des conditions d'évacuation des eaux pluviales, la demande d'autorisation d'urbanisme sera refusée.
Les débits de fuite des ouvrages de rétention seront déterminés par les services techniques municipaux lorsqu'il existe un exutoire public (caniveau, vallon public), ou par une expertise dans les autres cas.
En l’absence d’exutoire, les eaux seront préférentiellement infiltrées sur l’unité foncière. Le dispositif d’infiltration sera adapté aux capacités des sols rencontrés sur le site. Une étude de sol devra alors être réalisée pour déterminer la perméabilité du sol et permettre ensuite de calculer le temps de vidange, qui doit être inférieur à 24h (même avec un débit de fuite). Le débit de fuite des ouvrages de rétention devra être compatible avec les capacités d’infiltration de ces dispositifs. En cas d’impossibilité d’infiltration, les modalités d’évacuation des eaux seront arrêtées au cas par cas avec les Services Techniques de la commune.
En présence d’un exutoire privé, s’il n’est pas propriétaire du fossé ou réseau récepteur, le pétitionnaire devra obtenir une autorisation de raccordement du propriétaire privé (attestation notariée ou conventionnelle à fournir au service gestionnaire lors de la demande de raccordement). Lorsque le fossé ou le réseau pluvial privé présente un intérêt général (écoulement d’eaux pluviales provenant du domaine public), les caractéristiques du raccordement seront validées avec les Services Techniques de la commune.
Les ouvrages de déversement des eaux devront être construits de manière à permettre un écoulement conforme au débit de fuite préconisé par la Mission Inter Service Eau du Var (MISEN 83).
Le raccordement direct à l'exutoire est interdit, les eaux pluviales doivent être d'abord dirigées vers l'ouvrage de rétention. Le rejet se fera dans des boites de branchement pour les réseaux enterrés et les fossés. Le raccordement gravitaire d’une surface collectée dont l’altimétrie est inférieure à celle du tampon du regard de branchement sur le collecteur public est interdit.
Il convient de préciser que ces dispositions ne s’appliquent pas aux aménagements du réseau routier départemental, qui restent soumis à la loi sur l’eau.
En bordure d’une route départementale, les propriétaires riverains devront respecter les dispositions du règlement départemental de voirie en matière d’écoulement des eaux pluviales.
Marges de recul par rapport aux voies, canaux et cours d’eau