Non-réglementé.
ANNEXE N° 1 – PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX BATIMENTS AGRICOLES
Dictés par un modèle agricole traditionnel, les granges, les étables, les communs et les habitations des paysans du passé formaient des ensembles architecturaux cohérents par leurs dimensions et leurs matériaux. Les techniques et les impératifs économiques d´aujourd´hui ont transformé les bâtiments d´exploitation agricole d´autrefois. Ils sont souvent plus grands et impactent davantage les paysages. Ils sont construits avec des matériaux industriels qui n´ont pas su renouveler l’identité de l’architecture traditionnelle.
Les bâtiments d´exploitation agricole contemporains ne doivent pas être une vague extrapolation du bâti existant. Ils doivent se distinguer par la simplicité de leur conception, une sobriété des matériaux et des couleurs tout en conservant une silhouette familière à notre région. Ils assurent leurs fonctions avec une écriture architecturale qui leur est propre.
- Choix du site d’implantation
Le choix du site d’implantation des constructions est déterminant pour assurer son intégration au contexte paysager. Un effort devra être réalisé pour l’insertion paysagère des constructions agricoles qui devront être accompagnées de plantations (haies champêtres et arbres de haut-jet, se référer à l’annexe n° 1). Par ailleurs, il conviendra d’éviter toute implantation sur les hauts reliefs, tels que les buttes ou les lignes de crêtes.
- Gestion des volumes
Les dimensions des constructions agricoles, souvent importantes par obligation technique et/ou fonctionnelle, nécessite la recherche d’une insertion en douceur des volumes dans le paysage. Ces bâtiments doivent être constitués de formes simples. On privilégiera une uniformité des façades qui doivent s’élever à partir d'un plan rectangulaire, sans irrégularité. Les toitures devront présenter de préférence un seul faîtage, munies de deux versants égaux ou non.
- Choix de matériaux
On recherchera à valoriser les matériaux traditionnels, tel que la pierre, la tuile, le bois brut. Le bois est le matériau qui répond le mieux à l’intégration. Sa couleur varie en fonction de la couleur de la terre et de la lumière.
Les bardages bois nécessitent un entretien qui varie selon l’essence, l’exposition et l’usage. L’épicéa, le douglas et le pin sylvestre sont les essences les plus couramment employées.
Les avantages du bois sont nombreux : sur le chantier, le bois représente un gain de temps car il est facile à mettre en œuvre. En cas d’incendie, contrairement aux idées reçues, le bois résiste mieux que d’autres matériaux car toute la structure n’est pas emportée par la chaleur de la combustion. De plus, le bois se prête facilement aux aménagements : il est toujours possible de démonter pour procéder à une extension. Pour les bâtiments d’élevage, les propriétés isolantes du bois assurent un confort thermique élevé. L’aération est meilleure, la condensation réduite et les bruits sont absorbés.
L’usage de matériaux contemporains, tels que la fibre ciment et le parpaing de ciment brut, doivent s’accompagner d’un travail de composition architecturale de qualité (vieillissement, teinte, aspect). Il conviendra de proscrire l’emploi de ces matériaux à nu et de prévoir un revêtement adapté au contexte architectural et paysager du bâtiment. Il conviendra notamment de se rapprocher des aspects de maçonneries et couvertures traditionnelles.
En outre, deux catégories de matériaux sont à distinguer, dont les matériaux brillants et les matériaux mats. Ces derniers sont à privilégier, de par leur moindre incidence sur les paysages. L’usage de la tôle galvanisée peut être accepté, car ce matériau se patine et se matit avec le temps, favorisant son insertion et son moindre impact dans le paysage. Tout matériau dont la brillance est permanente est vivement déconseillé.
Les couvertures peuvent être en plaques de fibresciment, tôle ou bac acier. La tôle translucide, très pratique pour l’apport de lumière, doit être utilisée avec précaution dans les régions ensoleillées pour ne pas provoquer d’effet de serre.
- Choix de couleurs
Le mimétisme des couleurs constitue l’une des meilleures solutions d´insertion de la construction dans son contexte paysager. Il convient ainsi de privilégier des couleurs apparentées aux matériaux en pierre de moellons de pays ou en pierre de taille traditionnelle, notamment dans la palette suivante : ardoise, brun rouge, beige, gris silex, brun lauze, gris beige, vert foncé, vert sapin.
Toutefois, les couleurs trop brillantes, ou trop vives telles que les rouges « tuile », sont à proscrire, car elles génèrent une incidence forte sur le paysage.
Les teintes sombres sont à privilégier car elles s’avèrent plus discrètes dans le paysage, de même que les couleurs apparentées aux matériaux traditionnels soumis au vieillissement naturel (bois pierre sèche…). Les couleurs sombres et neutres permettront de diminuer et d’affiner les masses bâties au sein du paysage.
Source : STAP 17, CAUE 17, ministère de l’agriculture, illustrations URBAN HYMNS
ANNEXE N° 2 – PRESCRIPTIONS RELATIVES A LA PLANTATION DE HAIES
La haie se conjugue sur différents modes pour établir un vocabulaire paysager varié qui doit s’adapter à chaque situation. Il convient de distinguer la haie d’ornement, composée d’essences horticoles adaptées à des contextes urbains, de la haie champêtre, composée d’essences rustiques adaptées à un contexte de campagne. La haie champêtre est généralement composée d’espèces que l’on retrouve spontanément dans la région. Le contexte paysager de la haie sera donc déterminant pour le choix des essences les mieux adaptées. Selon le rôle attendu de la haie et son contexte d’implantation, on choisira donc un parti-pris de plantation cohérent et des essences adaptés.
Les critères esthétiques ou fonctionnels ne suffisent toutefois pas à la sélection des essences pour la composition d’une haie. Il convient de tenir compte des qualités naturelles du substrat, des caractéristiques du climat et des apports en eau. Préguillac se situe dans une région à climat tempéré océanique. La commune se localise sur un substrat à dominante calcaire et sédimentaire. Chaque site d’implantation sera toutefois étudié avec soin afin de déterminer exactement les essences à planter. Il conviendra donc d’éviter les essences exotiques, sensibles au gel, et de préférer des essences locales et rustiques, plus résistantes. Afin de lutter contre les maladies, il conviendra de composer les haies avec plusieurs essences en proscrivant les haies à caractère monospécifique. Les plantations de haies composées d’essences sensibles aux maladies et peu adaptées au contexte local seront proscrites, tel que le Thuya, le Cyprès de Leyland ou le Laurier palme. L’idéal est de mélanger des essences adaptées au contexte naturel local et variées selon leur type de feuillage (persistant, marcescent, caduque).
La haie est également capitale dans l’appréhension des « lisières » urbaines, permettant d’établir des transitions « douces » entre les espaces urbanisés et leur contexte agricole et naturel. La haie est donc fortement préconisée en fond de jardin. Des essences champêtres sont préconisées, tel que Carpinus betulus, au feuillage marcescent, et Acer campestre dont les couleurs du feuillage rythment les saisons.
Au sein des espaces urbanisés et notamment dans les nouvelles opérations d’habitat, la haie d’ornement se compose d’essences à floraison abondante, telles que Corilus avellana, Cormus Mas, Viburnum lantana, Spiera sp, Syringa vulgaris, Lonicera nitida. La haie constitue un habitat pour de nombreux animaux auxiliaires de jardin.
La haie champêtre doit être préférentiellement plantée entre novembre et février. Le choix du site d’implantation devra privilégier les ruptures de pente afin que la haie puisse remplir son rôle hydraulique et antiérosif. La plantation d’une haie pluristratifiée nécessite un espace d’une largeur de 3 à 5 mètres. La plantation doit être réalisée préférentiellement en quinconce sur deux lignes. Le pralinage des racines et le paillage végétal sont vivement recommandés afin de créer un milieu favorable à la croissance des jeunes plants.
L’entretien de la haie consiste en une taille des ligneux et une fauche en pied de haie. Elle sera à privilégier sur la période novembre-février. Une taille « douce » des plus grosses branches est préconisée pour éviter les blessures sur les sujets, tandis qu’une taille au broyeur est adaptée pour de jeunes pousses inférieures à deux centimètres de diamètre, à réaliser tous les ans. L’emploi du broyeur sur des branches importantes et mâtures doit être proscrit afin de ne pas les éclater et ainsi menacer l’état sanitaire de la haie.
Les tailles par le sommet sont également à éviter comptetenu de l’intérêt négatif attendu sur le développement de la végétation. En effet, celles-ci engendrent la déstructuration
Source : Association PROM’HAIES, Poitou-Charentes
de la haie en l’exposant aux maladies et en retardant sa
repousse au printemps. Certains végétaux habituellement présents dans les haies, tel que le Lierre, le Chèvrefeuille,
la Ronce ou la Clématite, ne sont pas, contrairement aux idées reçues, néfastes au développement des ligneux.
Trois grands types de haies seront proposés selon les contextes et les attentes en matière esthétique, paysagère ou écologique.
1- La haie bocagère/champêtre
Il s’agit de plantations de moyenne envergure utiles pour marquer la limite d’un bourg, d’un village ou dessiner le contour d’un quartier. Leur emplacement sera privilégié sur les fonds de parcelles afin de conserver un retrait relatif des constructions.
Elles recouvrent une fonction de petit brise-vent plus ou moins efficace suivant son orientation. Elles se composent de plusieurs strates (arborée, arbustive, buissonnante et herbacée) et d’une association d’essences caduques et persistantes. Emprise nécessaire au sol comprise entre 2 à 5 mètres. Hauteur à maturité de 3 à 6 mètres.
Arbres de haute-tige : Fraxinus excelsior, Acer pseudoplatanus, Carpinus betulus, Tilia cordata, Sorbus aucuparia,
Arbustes : Acer campestre, Sambucus nigra, Corylus Avellana, Philadelphus coronarius, Euonymus europaeus Prunus avium, Prunus myrobolana, Cornus sanguineum, Prunus spinosa, Viburnum lantana, Viburnum opulus
2- La haie libre/fleurie
Il s’agit de plantations utiles à la définition de transitions entre l’espace public et l’espace privatif. Elles recouvrent une fonction ornementale, associent des arbustes caducs et persistants. Elles se composent d’essences locales ou horticoles à floraison et fructification échelonnée. Emprise nécessaire au sol comprise entre 1 et 3 mètres. Hauteur à maturité de1 à 3 mètres.
Arbustes fleur à feuilles caduques : Malus floribunda, Viburnum opulus, Viburnum mariesii, Deutzia sp, Spirea sp, Syringua sp.
Petits arbustes à feuilles persistantes : Ceanothus sp, Lonicera tatarica, Cotoneaster lacteus, Elaeagnus sp, Photinia sp, Lonicera nitida, Viburnume tinus
3- La haie taillée
Il s’agit de plantations utiles à la délimitation des parcelles privatives (haies-clôture). Elles associent des arbustes caducs et persistants supportant la taille. Emprise nécessaire au sol comprise entre 0,5 et 1 mètre. Hauteur à maturité de 1 à 2 mètres.
Arbustes caducs : Carpinus betulus, Viburnum lantana, Acer Campestre, Quercus robur
Arbustes à feuilles persistantes : Ligustrum vulgare, Hippophae rhamnoides, Lonicera, Buxus sp.
ANNEXE N° 3 – PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX COULEURS
1. Palette de couleurs relative aux menuiseries des habitations
Sur les habitations, il est recommandé que la couleur des menuiseries et fenêtres soit en général de ton assez neutre, du blanc cassé à une variété de gris clairs. Sans excès de couleurs vives, les volets peuvent être un peu plus colorés que les huisseries des fenêtres, sur la base de tons gris ou pastel. Dans tous les cas, il convient de ne pas laisser apparent le bois naturel, qui doit être peint.
La reproduction de la palette de couleurs ci-contre est donnée à titre indicatif. Les références attachées à chaque couleur facilitent leur acquisition auprès d’un fournisseur.
2. Couleurs de la maison saintongeaise traditionnelle
La maison traditionnelle de Saintonge constitue un élément de patrimoine architectural incontournable en Pays de Saintonge romane. Il convient donc d’attacher une réelle importance à l’intégrité de ce patrimoine architectural.
La couleur des ouvertures participe à l’élégance et la qualité des maisons traditionnelles de Saintonge. Les façades offrent une grande simplicité de composition. Celles-ci sont rythmées par le jeu des percements soulignés par leur modénature en pierre de taille. Les ouvertures se caractérisent par leur proportion et leur aspect vertical, accentué par des vitrages à carreaux réguliers. Les menuiseries sont généralement peintes en blanc, crème ou gris clair. Les volets sont en bois peint de couleur claire.
Les portes d’entrée sont généralement pleines, en planches de bois jointives ou en panneaux menuisés. Les grandes hauteurs autorisent la présence d’une imposte vitrée parfois ouvragée. Les portes des bâtiments annexes sont pleines, leurs dimensions sont adaptées aux besoins et à la nature des annexes. Elles sont peintes de couleur sombre. Il convient de respecter cet esprit architectural pour tout nouveau projet d’aménagement, et notamment pour la réhabilitation du bâti ancien.
3. Palette de couleurs relative aux devantures commerciales
Les bâtiments à usage commercial peuvent adopter une variété de colorations, en raison de la diversité des devantures. Toutefois, il convient d’éviter les tons bleu ou jaune vif, qui ne s’harmonisent pas avec les façades en pierre naturelle.
De façon générale, il conviendra d’harmoniser les peintures avec l’ensemble des couleurs présentes sur la façade du bâtiment. De même, les couleurs des bâtiments voisins doivent être appréciées et prises en compte.
La reproduction de la palette de couleurs ci-contre est donnée à titre indicatif. Les références attachées à chaque couleur facilitent leur acquisition auprès d’un fournisseur.
Source : STAP 17, CAUE 17
ANNEXE N° 4 – PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX CLÔTURES
1. Les caractéristiques de la clôture ancienne
Les clôtures ont un rôle à la fois physique et symbolique au sein de l’espace urbanisé : elle marque la différence entre l’espace public et l’espace privatif. Elles exercent une forte emprise dans les paysages urbains en tant qu’élément d’organisation de l’espace.
Schéma de principe de la clôture de claire-voie
Dans les bourgs et villages anciens du Pays de Saintonge Romane, la clôture prend traditionnellement la forme de murs de clos en pierre de taille ou en moellons calcaires de pays, établis à hauteur d’homme.
On relève également de nombreuses clôtures à claire-voie, constituées d’un muret maçonné surmonté d’une grille métallique, d’éléments ajourés en bois ou d’éléments de ciment peint à but décoratif. Il s'agit de clôtures généralement caractéristiques des propriétés bourgeoises.
La hauteur se mesure à partir du sol de l’emprise publique qui la jouxte ou du sol sur son emprise pour les clôtures en limites séparatives, avant tout remaniement de terrain.
De même que la construction à usage d’habitation, c’est la clôture qui doit s’adapter au relief et non l’inverse.
Des dérogations ponctuelles de hauteur pourront être accordées si le relief naturel le justifie. Dans tous les cas, les effets de redents sont à proscrire (à l’exception éventuelle des piliers de portails). La clôture doit s’adapter au terrain qui l’environne et notamment à son relief.
Cette adaptation suppose que le terrain de la propriété ne fasse pas l’objet d’un remaniement hors de proportion avec le relief naturel. Dans le cas de clôture en pierre, l’épaisseur des murs ne doit pas être inférieure à 30 centimètres afin que la clôture puisse jouer son rôle de délimitation de l’espace.
2. Soigner l’aspect des clôtures dans les projets d’aménagement
L’aspect de la clôture doit correspondre à son site d’implantation, aux caractéristiques de l’espace délimité et aux constructions qui lui sont associées.
Ce principe est bien souvent non respecté dans les opérations d’habitat contemporain, marquées par la confusion des formes et des matériaux employés. A minima, les plaques béton, les végétaux artificiels et l’emploi brut en parement extérieur de matériaux fabriqués en vue d’être recouverts d’un enduit sont interdits.
Une attention particulière doit donc être apportée dans la conception et la réalisation de ces clôtures, en tenant compte du bâti et du site environnants ainsi que des clôtures adjacentes, en recherchant la simplicité des formes et des structures et en évitant la multiplicité des matériaux.
Il conviendra de rechercher une cohérence d’ensemble entre clôtures contemporaines et clôtures « traditionnelles ». Les coffrets de comptage, boîtes à lettres, etc. doivent être soigneusement intégrés à ces clôtures.
Dans les opérations d’aménagement d’ensemble (lotissements, groupes d’habitations…), le traitement des clôtures devra faire l’objet de prescriptions précises intégrées dans le règlement de lotissement, en vue de favoriser l’homogénéité de l’opération.
Enfin, il conviendra de favoriser les bonnes conditions de l’entretien des haies végétales lorsqu’elles sont doublées d’une clôture. A cet effet, on retiendra une distance minimale de 1 mètre entre la clôture et la haie.
A titre d’approfondissement, quelques ouvrages et sources institutionnelles sont à retenir, dont le Guide de la maison saintongeaise (Syndicat Mixte du Pays de Saintonge Romane), le Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine de Poitou-Charentes et le Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement de Charente-Maritime.
ANNEXE N° 5 – RECOMMANDATIONS SUR L’ECO-CONSTRUCTION
1. Les caractéristiques de la clôture ancienne
La recherche d’économie d’énergies dans l’habitat est une question mobilisée à chaque étape du projet d’aménagement, et ce dès l’octroi de l’autorisation de construire qui doit être conforme à la Réglementation Thermique 2012 généralisée depuis le 1er janvier 2013. La Réglementation Thermique 2012 relève d’un engagement fort de la loi du 3 août 2009 relative au « Grenelle de l’Environnement ».
L’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) assure un rôle de conseil auprès des collectivités territoriales, des acteurs économiques et des particuliers afin de promouvoir les principes d’un habitat plus économe en énergie.
Au préalable, l’implantation du bâti sur la parcelle doit être réfléchie et optimisée. Il doit être agencé selon les usages : les dépendances et annexes, ainsi que les pièces les moins sensibles aux intempéries seront exposées au nord ou à l’ouest, alors que les pièces de vie seront orientées préférentiellement au sud et à l’est, de même que l’espace de jardin.
Il convient également d’anticiper l’implantation de l’habitat par rapport au relief et aux vents dominants. La façade la plus exposée doit être protégée, à travers une haie végétale par exemple, et doit être abaissée dans la mesure du possible. Une parcelle en légère pente vers le sud permettra d’implanter l’habitat en exposant les pièces de vie au sud tout en protégeant la partie exposée au nord. La plantation d’un arbre à feuillage caduc en façade sud permettra de créer de l’ombrage en été tout en ménageant la bonne exposition solaire en hiver.
L’habitat bioclimatique, schéma de principe (Source : ADEME, Conseil Régional Poitou-Charentes)
Au niveau du l’habitation en elle-même, il convient d’encourager la construction d’un bâtiment compact afin de limiter les transferts de chaleur et ainsi réduire la déperdition d’énergie. Les décrochements et extensions s’avèrent généralement fortement consommateurs en énergie, à la différence d’un étage.
La mitoyenneté est une source importante d’économie d’énergie !
Il convient également de privilégier l’usage de matériaux et isolants à forte inertie thermique, désignant leur bonne capacité à stocker la chaleur ou la fraîcheur en freinant les variations de température au sein du logement.
2. Accorder une place plus importante aux énergies renouvelables dans l’habitat
Par opposition aux énergies fossiles, coûteuses et épuisables, les énergies renouvelables sont issues de ressources naturelles inépuisables telle que l’énergie éolienne et solaire, la géothermie, ou encore les bioénergies obtenues à partir de la biomasse. L’enjeu est de concourir à la lutte contre le changement climatique à travers le logement.
Dans le cadre des nouveaux projets de construction de logements, il convient d’opérer le bon choix de la source d’énergie selon les besoins, les ressources disponibles dans l’environnement du site d’aménagement et les coûts financiers attendus. Les énergies renouvelables doivent être appréhendées dans une logique de complémentarité entre différentes sources, et d’autre part, entre les apports actifs et passifs.
Le solaire passif constitue certainement le moyen le plus simple de profiter des bienfaits des énergies renouvelables dans l’habitat. Il repose sur le principe d’une optimisation de l’orientation solaire de l’habitat et des ouvertures exposées à la lumière solaire. Le solaire actif désigne la production d’énergie solaire par panneaux de captage disposés sur les toitures ou façades de l’habitation. La géothermie consiste à récupérer la chaleur du sol par un réseau de capteurs enterrés, couplés avec une pompe à chaleur.
Le bois peut être utilisé comme combustible sous différentes formes (bûches, copeaux, granulés), exploités par le biais de chaudières à bois (utilisés préférentiellement par des logements ou équipements collectifs) ou de cheminées, inserts et poêles, ces derniers offrant un rendement particulièrement efficace. Enfin, l’éolien domestique consiste à exploiter l’énergie du vent, mais demeure encore marginal.
3. Prévoir une implantation cohérente des équipements d’énergies renouvelables
De plus en plus de constructions neuves ou existantes reçoivent des équipements d’énergies renouvelables qui sont plus ou moins bien intégrés à leur contexte paysager et architectural selon les cas. L’enjeu est donc de garantir la bonne intégration de ce type d’installation aux logements neufs ou existants. L’architecture traditionnelle rurale est particulièrement sensible à l’implantation de ces dispositifs de conception moderne. Les deux types d’installation classiquement retrouvés sont les capteurs solaires et les pompes à chaleur.
L’implantation des capteurs solaires
Les capteurs solaires sont généralement des installations volumineuses au fort impact paysager, nécessitant un véritable travail de composition architecturale sur l’habitat afin de garantir leur intégration. Une implantation sur les toitures sera privilégiée, à l’exception d’un travail architectural particulier qui autorisera une implantation sur des façades de constructions neuves ou dans le cas d’une construction d’architecture moderne « bioclimatique ». Les annexes seront également privilégiées pour l’implantation de ces supports.
Il conviendra d’étudier la proportion satisfaisante à établir entre la surface du pan de toiture et celle des capteurs, ainsi qu’une cohérence dans la forme. Une implantation des capteurs en continuité des ouvertures, et dans une symétrie, sera recherchée. Les coloris et éléments techniques seront également harmonisés avec la couleur de la toiture. Les capteurs au sol seront adossés à un autre élément de type mur ou talus. De même, ils seront positionnés en cohérence avec le bâtiment, ses ouvertures et ses volumes.
L’implantation des pompes à chaleur
Les pompes à chaleur sont particulièrement difficiles à intégrer à une construction et font généralement l’objet d’artifices pour en cacher la vue. Il convient donc d’anticiper l’impact généré par ces équipements sur la composition architecturale du bâtiment sur lequel ils sont implantés.
L’installation de pompes à chaleur sur les façades sur rue, de même que sur une ouverture est à proscrire. On recherchera une installation la plus discrète possible depuis le domaine public et les espaces communs, en façade latérale ou arrière, de préférence au sol. On préconisera également l’association de l’équipement à des végétaux présents au contact du bâtiment.