Intitulé du document : Traitement des espaces non bâtis et abords des constructions
La totalité des espaces non bâtis doit être aménagée et entretenue de façon à garantir le bon aspect des lieux.
6.1 Espace Boisé Classé à protéger ou à créer Les espaces boisés classés existants ou à créer sont repérés aux documents graphiques. La surface minimale de protection à prendre en compte correspond à la projection au sol du houppier.
6.2 Secteurs contribuant au maintien ou à la remise en état des continuités écologiques#
Tout fossé et cours d’eau existant doit être conservé et entretenu au droit de chaque unité foncière par le propriétaire.
Sauf dispositions contraires figurant aux documents graphiques du règlement, toute construction ou installation doit être édifiée à une distance au moins égale à 6 m mesurés par rapport aux berges des cours d'eau, fossés et plans d'eau. Cette disposition ne s’applique pas aux noues de collecte des eaux pluviales.
6.3 Part minimale de surfaces favorables à la nature (coefficient de biotope)#
Modalités de calcul
L’aménagement des terrains doit comprendre une part minimale de surfaces favorables à la nature. Les surfaces favorables à la nature prises en compte par le règlement et leur pondération sont présentées dans le tableau suivant :
Types de surfaces favorables à la nature
Coefficient pondérateur
Exemple de surface
planté, champ, etc.
Espaces traités avec des matériaux
Type 2 perméables pour l’air et l’eau avec infiltration#
0.7
Mélange terre/pierre, graviers d’eau de pluie
Surfaces imperméables recouvertes de terre
Type 3 végétale d’une épaisseur égale ou supérieure#
0.5
Espace vert sur dalle
à 0,20 m
Type 4 Toiture végétalisée#
0.4
Toiture végétalisée
Pièce écrite du règlement | ZONE US | 37
Dispositions applicables dans la zone US :
L’aménagement des terrains doit préserver une part minimale de surfaces favorables à la nature dans certains secteurs de zone :
Dans les secteurs USac, USad
Dans le secteur USk
Dans le secteur USj
Dans le reste de la zone US
Part minimale de surfaces favorables à la nature
20% dont 15% minimum de la surface du terrain en pleine terre
30% dont 25% minimum de la surface du terrain en pleine terre
90% dont 85% minimum de la surface du terrain en pleine terre
Non réglementée
6.4 Aménagement paysager et plantations#
Secteur de plantations a proteger ou a creer#
Les linéaires repérés aux documents graphiques du règlement sous la mention « Secteur de plantations à protéger ou à créer » doivent être conservés ou plantés. Leur entretien doit être assuré et le dessouchage n’est toléré qu’en cas de remplacement par une végétation comparable. A titre exceptionnel, et sous réserve d'être justifié, l'arrachage partielle d'une haie peut être autorisé à conditions d'être compensé. Les haies sont plantées ou replantées en respectant les dispositions suivantes :
> Un mètre de haie est planté pour un mètre de haie arraché. > L’emprise nécessaire pour la haie à créer représente une largeur moyenne de 3 mètres. > Les plantations à réaliser combinent une strate herbacée, une strate arbustive et une strate arborée (haie pluri-strates). > Les essences locales utilisées pour la réalisation des plantations sont variées et composées parmi trois espèces différentes minimum dans la strate arborée et la strate arbustive. > Les thuyas, cyprès et laurier cerise sont interdits.
38 | Zone us | caracteristiques urbaines, architecturales, naturelles et paysageres#
Les plantations réalisées seront préférentiellement composées d’essences régionales, particulièrement les haies implantées en limite de parcelle, qui combineront plusieurs essences différentes. Les conifères utilisés en haie taillée sont interdits. Les espaces verts doivent comporter au moins un arbre de moyen développement par 100 m² d’espace vert.
6.5 Traitement des espaces affectés au stationnement Le traitement des espaces affectés au stationnement, des voiries, des constructions semi-enterrées et des accès doit être soigné. Suivant le contexte urbain et paysager, le recours à des matériaux perméables et la gestion des eaux pluviales de manière extensive et aérienne sont à privilégier. Les aires de stationnement et leurs voies de desserte doivent recevoir un traitement paysager en harmonie avec l'ensemble du traitement du projet. Elles doivent notamment être conçues de manière à permettre un cheminement facile, sûr et de qualité pour les piétons et les cyclistes. Il sera imposé la plantation d’un arbre par tranche de 4 places de stationnement extérieur. Les plantations réalisées seront préférentiellement composées d’essences régionales.
6.6 Espaces extérieurs affectés au stockage Les aires de stockage et de dépôt doivent être dissimulées sur leur périphérie par des palissades de taille proportionnelle au stockage. Si ces palissades ne sont pas végétales, leur aspect sera en harmonie avec le bâtiment principal. Les palissades végétales présenteront un aspect de buissons, mélangeant des arbustes et des arbres d'essences locales, suffisamment denses pour être opaque, persistants ou marcescents (végétaux dont le feuillage se fane mais tombe difficilement, comme le chêne pubescent par exemple).
6.7. Traitement des coffrets techniques L’ensemble des éléments de type coffrets de comptage, boîtes aux lettres, doit être soigneusement intégré au nu de la façade ou de la clôture bâtie.
6.8. Collecte des déchets et assimilés Une ou plusieurs aire(s) de présentation des déchets ménagers doivent être prévues en limite de la voie publique. Elles devront être adaptées à l’opération, intégrées dans le paysage, et être conformes aux modalités et conditions de collecte du gestionnaire des déchets.
Pièce écrite du règlement | ZONE US | 39 planté, champ, etc.
Espaces traités avec des matériaux
Type 2 perméables pour l’air et l’eau avec infiltration#
0.7
Mélange terre/pierre, graviers d’eau de pluie
Surfaces imperméables recouvertes de terre
Espace vert sur dalle avec capacité de
Type 3 végétale d’une épaisseur égale ou supérieure#
0.5
stockage,
à 0,20 m
Type 4 Toiture végétalisée#
0.4
Toiture végétalisée avec capacité de stockage
52 | Zone us | lexique#
Le coefficient de biotope se calcule selon la formule suivante :
(superficie de type 1 x coefficient de pondération type 1) + (superficie de type 2 x coefficient de pondération type 2) + …
- (superficie de type 3 x coefficient de pondération type 3)
Surface de la parcelle.
Les dispositions relatives au coefficient de biotope s'appliquent à chaque terrain issu d'une division foncière en propriété ou en jouissance. Des exigences spécifiques aux opérations d’aménagement d’une certaine taille sont également prévues par le règlement Les surfaces imperméables (surfaces goudronnées, bétonnées, carrelées...) ne sont pas pris en compte dans le calcul du coefficient de biotope.
Clôture Constitue une clôture toute édification d’un ouvrage visant à clore un terrain, sur les limites donnant sur les voies et emprises publiques ou en retrait de celles-ci, et/ou sur les limites séparatives. Il s’agit notamment des murs, des portes de clôture, des clôtures à claire voie, grilles (destinées à fermer un passage ou un espace).
Clôture à claire voie Clôture ou élément de clôture ajourée, formée soit de barreaux espacés et laissant du jour entre eux (grille en fer forgé), soit constituée de matériaux présentant des pleins et des vides permettant de laisser passer la lumière (treillage, claustra, grillage, palissade, etc…).
Comble : Un comble est l'ensemble constitué par la charpente et la couverture de la toiture d’une construction. Il désigne par extension, le volume intérieur délimité par les versants de toiture et le plancher haut du dernier niveau droit de la construction.
Construction : Une construction est un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l’Homme en sous-sol ou en surface.
Construction existante : Une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.
Construction principale : Voir la définition de l’annexe.
Coupe d’entretien : Les coupes désignent des prélèvements d’arbres programmés et réguliers. Elles rentrent dans le cadre de la gestion à long terme d’un patrimoine boisé.
Démolition : Travaux de destruction partielle ou totale d’une construction.
Pièce écrite du règlement | ZONE US | 53
Destinations et sous destination :
Il existe cinq destinations : exploitation agricole et forestière, habitation, commerces et activités de service, équipements d’intérêt collectif et services publics, autres activités des secteurs secondaires ou tertiaire.
Chacune comprend les sous-destinations détaillées dans le tableau suivant.
Destinations et sous-destinations de constructions pouvant être réglementées par le PLU
Destinations
Sous-destinations
Exploitation agricole Habitation
Commerces et activités de service
Equipement d'intérêt collectif et services publics
Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
Exploitation agricole Exploitation forestière Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle Hébergement hôtelier et touristique Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Etablissements d'enseignements, de santé et d'action sociale Salles d'art et de spectacles Equipements sportifs Autres équipements recevant du publics Industrie Entrepôt Bureau Centre des congrès
Emplacement réservé :
Il correspond à une emprise foncière délimitée aux documents graphiques du règlement, réservée pour la mise en œuvre d’un projet d’intérêt général, destiné à créer ou élargir une voie publique, créer une aire public de stationnement, un espace vert ou un ouvrage public, voire des programmes de logements. Les emplacements réservés sont numérotés et figure dans une liste insérée dans le règlement qui indique notamment la destination et le bénéficiaire de l’emplacement. L’existence d’un emplacement réservé délimité sur un terrain, interdit au propriétaire de construire sur la partie du terrain concerné. De même, le calcul des droits à construire exclut la surface de terrain couverte par la réserve d’emprise. Les emplacements réservés sont déduits de la superficie prise en compte pour le calcul des possibilités de construction. Les règles du présent règlement s’appliquent donc sur l’unité foncière telle que résultant après cession éventuelle de la partie couverte par l’emplacement réservé
Emprise au sol :
L’emprise au sol correspond à la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.
54 | Zone us | lexique#
Modalités de calcul de l’emprise au sol : Sont exclus du calcul de l’emprise au sol : - Les constructions enterrées telles que les sous-sols, les dalles ne dépassant pas le niveau du sol. - Les terrasses, les piscines non couvertes - Les éléments d’isolation par l’extérieur ajoutés aux constructions existantes dans une limite de 0,50 m d’épaisseur. Les annexes (à l’exception des piscines non couvertes) de type pergolas, carport , etc. entrent dans le calcul de l’emprise au sol.
Espace planté : Les espaces plantés sont constitués par des terrains aménagés sur terre végétale ou substrat. La surface de ces terrains doit recevoir des plantations herbacées, arbustives ou arborées. Les arbres existants, conservés, transplantés ou remplacés sont comptabilisés dans cet espace planté.
Espace libre : Les espaces libres sont constitués des surfaces hors emprise au sol des constructions. Ils comprennent les espaces aménagés autour des constructions ainsi que les espaces plantés, et/ou laissés en pleine terre (jardins, pelouses, haies, bosquets, etc.). Les accès et les surfaces de stationnement, les terrasses imperméables et les piscines ne sont pas compris dans les espaces libres.
Espace vert protégé (EVP) : Un espace vert protégé est un ensemble paysager existant sur un ou plusieurs terrains, que le PLU protège, pour son rôle dans le maintien des équilibres écologiques, sa qualité végétale ou arboricole, ainsi que son rôle positif pour le cadre de vie des des tissus bâtis.
Extension : L’extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L’extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou agrandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.
Façade : Les façades d’un bâtiment ou d’une construction correspondent à l’ensemble de ses parois extérieures hors toiture. Elles intègrent tous les éléments structurels, tels que les murs, les baies, les bardages, les ouvertures, l’isolation extérieure et les éléments de modénature et les balcons.
Faîtage : Ligne de jonction supérieure d’un ou de plusieurs pans de toiture, inclinés suivant des pentes opposées.
Foisonnement du stationnement : Voir la définition de mutualisation.
Fossé : Les fossés sont des ouvrages artificiels destinés à l’écoulement des eaux. Ils sont destinés à assurer des fonctions d’intérêt privé ou d’intérêt collectif :
- drainer des parcelles, par l’écoulement de l’eau retenue en excès dans les terres, notamment pour améliorer les usages des sols tels que les cultures agricoles et les productions forestières ;
- évacuer des eaux de ruissellement présentes sur les chemins, rues, routes et autoroutes pour la sécurité des usagers.
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Une noue de gestion des eaux pluviales n’est pas considérée comme un fossé. Grille ouvragée : Assemblage de barreaux verticaux métalliques de section ronde ou carré maintenus par deux traverses horizontales (haute et basse), pouvant comporter une frise au-dessus de la traverse haute.
Hauteur : La hauteur totale d’une construction, d’une façade, ou d’une installation correspond à la différence de niveau entre son point le plus haut et son point le plus bas situé à sa verticale. Elle s’apprécie par rapport au niveau moyen du terrain naturel existant avant travaux, à la date de dépôt de la demande. Le point le plus haut à prendre comme référence correspond à l’égout de la construction, ou au sommet de l’acrotère. Dans les secteurs concernés par le risque de submersion marine ou d’inondation par ruissellement d’eau pluviale, la hauteur est mesurée par rapport à la côte des plus hautes eaux connue et non celle du terrain naturel.
Modalités de calcul : les installations techniques tels que souches de cheminées et de ventilation, antennes, machineries d’ascenseur, locaux techniques, panneaux photovoltaïque et d’eau chaude solaire, etc., sont exclues du calcul de la hauteur.
Jardin familial ou jardins familiaux : Ensemble d’unités cultivées géré par une association déclarée ou reconnue d’utilité publique conformément à la loi du 1er juillet 1901.
Limite d’emprise de la voie : Ce terme désigne la limite entre les voies et les propriétés riveraines.
Voir la définition « Voies et emprises publiques ».
Limites séparatives : Les limites séparatives correspondent aux limites entre le terrain d’assiette de la construction, constitué d’une ou plusieurs unités foncières, et le ou les terrains contigus. Elles peuvent être distinguées en deux types : les limites latérales et les limites de fond de terrain. En sont exclues les limites de l’unité foncière par rapport aux voies et emprises publiques.
Modalités de calcul : La marge de recul imposée par rapport aux limites séparatives correspond à la distance mesurée perpendiculairement entre la construction et le point le plus proche de la limite séparative.
Sont pris en compte dans le calcul du retrait : - les balcons et les terrasses accessibles d’une largeur supérieure à 0,80m et ne disposant pas d’un mur écran d’une hauteur minimum de 1,90 mètre - tout élément de construction d’une hauteur supérieure à 0,60 mètre au-dessus du niveau du sol existant avant travaux.
Ne sont pas comptés pour le calcul du retrait : - les éléments de modénature - les débords de toiture dont l'empiétement sur la marge de recul ne dépasse pas 0,50 mètre. - les auvents des portes d'entrée des bâtiments dont l'empiétement sur la marge de recul n'excède pas 1 mètre. - les dispositifs de protections solaires externes des constructions et des vitrages - les parties enterrées des constructions.
Lorsque la règle définit une marge de recul proportionnelle à la hauteur de la construction, la hauteur est calculée à compter du sol existant avant travaux en tout point de la construction, jusqu’au point le plus haut de la
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façade, non compris les ouvrages tels que souches de cheminées et de ventilation, antennes, machineries d’ascenseur, locaux techniques, panneaux photovoltaïque et eau chaude, etc.
Les règles faisant référence à l'expression "limites séparatives" s'appliquent à l’ensemble des limites séparatives, qu’elles soient latérales ou de fond de terrain.
Lorsque des règles différentes sont édictées, le règlement précise d’une part, les marges de retrait applicables aux limites séparatives latérales et d’autres part, celles applicables à la limite séparative de fond de terrain.
L’application du présent règlement retient une ou plusieurs limites séparatives de fond de terrain en fonction de la configuration de l’unité foncière (exemple ci-dessous).
Unité foncière
Unité foncière Voie
Limites séparatives latérales Limites séparatives de fond de parcelle
Unité foncière
Voie
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Loggia :
Espace extérieur ouvert et couvert aménagé en retrait par rapport au nu de la façade. Il peut être ouvert ou fermé sur l’extérieur. Voir la définition de balcon.
Maintenance :
Opération qui permet de conserver en état de fonctionnement et/ou d’esthétique une construction.
Mutualisation et foisonnement du stationnement :