Rappel : dans les zones soumises à un risque inondation, la hauteur se mesure à partir du niveau de plancher autorisé.
• Les hauteurs des constructions ne peuvent excéder 6,5 mètres à l’égout du toit, mesurées à partir du niveau de plancher autorisé et 8,5 mètres au faîtage par rapport au terrain naturel.
• Les demandes de dépassement de ces hauteurs, imposées par les éléments fonctionnels des constructions ou par la topographie, seront instruites, conformément aux dispositions de l'article 4 a) titre I du présent règlement.
• Dans la bande des 3 mètres, comptée à partir de la limite parcellaire, la construction ne doit pas excéder 5 mètres mesurés à partir du niveau de plancher autorisé. Cette limitation de n’applique pas en cas d’adossement à un bâtiment mitoyen ayant une hauteur égale ou supérieure à celui projeté.
Conformément à l'article R. 111-21 (R. 111-27 nouveau) du Code de l’Urbanisme : " Le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leur dimension ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi, qu'à la conservation des perspectives monumentales".
• Tous les travaux exécutés sur un bâtiment faisant l'objet d'une protection au titre de l'article L 123-1-5 III 2° (L. 151-19 nouveau) du Code de l’Urbanisme, sont conçus en évitant toute dénaturation des caractéristiques constituant leurs intérêts. En outre, les projets situés à proximité immédiate des bâtiments ainsi repérés sont élaborés dans la perspective d'une mise en valeur de ce patrimoine.
• Lors des travaux de restructuration de bâtiments, ou de ravalement de façade, si la façade comporte des éléments patrimoniaux caractéristiques (décor ou ordonnancement, génoises, encadrements en maçonnerie ou en pierre, balcons et gardes corps ferronés, bandeaux ou appuis de baie en pierre, menuiseries anciennes, disposition en loggia...), ils doivent être conservés.
• Les murs de clôture ou de soutènement en pierre sèche sont conservés. Lors d'un projet de construction sur une parcelle comportant de tels ouvrages seul le passage strictement nécessaire à un véhicule peut y être ménagé.
• Un projet contemporain de qualité et respectant les
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caractéristiques environnementales, architecturales et patrimoniales et du lieu et du bâti existant peut être envisagé, avec l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. Le recours à des matériaux contemporains peut être autorisé.
a) Implantation des bâtiments, mouvements de sol et talus • Les constructions doivent s’adapter au terrain naturel, par
conséquent sont interdits : les exhaussements susceptibles de dégrader les vues paysagères remarquables, ou susceptibles de porter atteinte à la qualité patrimoniale du site, à l’écoulement des eaux, au maintien ou restauration des trames vertes et bleues… Une coupe d’implantation de la construction par rapport au terrain naturel sera demandée. • Dans les pentes, les constructions devront s’adapter à la pente selon les modes d’implantation suivants : - En accompagnant la pente (étagement en cascade). - Composition des talus : La topographie du terrain naturel devra
être respectée. Les niveaux de sol devront s’implanter le plus près possible du terrain naturel. - Les terrassements en plate-forme sont strictement interdits, hormis les aménagements de terrasses limités à des exhaussements en relation avec le niveau du 1er plancher ne dépassant pas 0,80 mètres. En zone inondable, à condition que la terrasse ne présente pas un obstacle à l’écoulement des eaux : o son plancher pourra être supérieur en fonction du plancher
imposé par la cote de PHE, o la surface d'emprise au sol correspondante sera intégrée
dans la compensation d'imperméabilisation pour les eaux pluviales.
b) Toitures Compte tenu de leur visibilité depuis les immeubles voisins et depuis
les hauteurs avoisinantes, les toitures doivent être conçues comme une "cinquième façade" et recevoir un traitement soigné. L’aspect et les matériaux de couverture s’harmoniseront avec le type dominant dans l’environnement du projet. La réalisation ou la reconstitution de couvertures en fibrociment ou tôles ondulées est interdite.
- Privilégier la toiture deux pentes avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension de la construction. Toutefois, des pentes inférieures peuvent être admises pour les vérandas, sauf dans le cas d’une continuité avec un toit où elles auront la même pente ou seront traitées en toitures terrasses partielles.
- Les créations de toitures terrasses isolées ou partielles sont autorisées à condition qu’elles trouvent une signification technique et architecturale (rupture de volume, liaisons, accompagnement de volumes, etc.) et qu'elles correspondent à des projets de qualité et respectant les caractéristiques environnementales, architecturales et patrimoniales et du lieu et du bâti existant.
- Les génoises sont conservées, restaurées ou restituées. En cas de constructions nouvelles, une génoise, une corniche ou une passée de toit en voliges de bois doit être installée. Les éléments préfabriqués ou peints sont interdits.
- Les couvertures sont de type tuiles creuses /tuiles canal en terre cuite, de coloris naturel et d’aspect patiné. Toutefois, en cas de nécessité technique justifiée (extension modérée d'une toiture existante par exemple), l'utilisation d'un matériau identique à celui de la toiture existante pourra être admise. En cas d’extension d’une construction les tuiles devront être de même nature que celles du bâtiment existant (sauf contrainte technique ou parti pris architectural).
- Aucune partie des éventuelles plaques support de tuiles ne doit être apparente aux rives, pignons et égouts.
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- Les installations en toiture (antenne, cheminée, souche, panneaux solaires, ...) sont implantées aux endroits les moins visibles, de manière à ne pas nuire à l'esthétique générale ni à la silhouette du centre ancien en vue lointaine. Leurs coloris sont proches des couleurs des toitures et des façades et les matériaux brillants ou blancs sont interdits.
- Les étanchéités de type aluminé sont interdites.
c) Ouvrages en saillie - Les boîtiers, climatiseurs et coffrets de toutes sortes doivent être
entièrement encastrés, de dimensions réduites et inscrits dans la composition de la façade. - Les réseaux doivent être intégrés à la modénature de façon la plus discrète possible.
d) Matériaux de façades et revêtements : • La façade est enduite ou en pierre apparente. La couleur des
façades est plus soutenue que le ton de la pierre (se reporter à la palette de couleurs disponible en mairie) • Pour la rénovation de façade, les matériaux correspondant à l'époque de construction du bâtiment, ou des matériaux d'aspect similaire, pourront être autorisés ou imposés. • Les murs existants dont les pierres apparentes sont de mauvaise qualité sont enduits ou sinon rejointoyés ou beurrés dans le ton d'ensemble.
e) Clôtures Sauf prescriptions particulières sur les risques d'inondation et par rapport aux cours d'eau et canaux : - L’absence de clôture ou les clôtures uniquement constituées de
haies sont autorisées. - Les murs et murets traditionnels doivent être conservés et
restaurés dans le respect de l’aspect d’origine.
- En bordure de voirie, les clôtures sont constituées de mur bahut de 1 m surmonté d’une ferronnerie ou éventuellement d’un grillage. Les clôtures sont doublées de haies vives d'essences végétales locales.
- Les clôtures et portails, quand ils sont pleins, opaques et en limite, ont une hauteur visible maximum de 2 mètres.
- Les clôtures maçonnées sont soumises aux mêmes règles que les façades (revêtements, couleurs).
- Les murs "bahut", s'ils ne sont pas réalisés avec des matériaux appareillés destinés à rester apparents, sont enduits. Ils sont soumis aux mêmes règles que les façades.
- Les maçonneries d'agglomérés de ciment sont enduites deux faces.
Sont interdits sur la voirie : • Les clôtures constituées de plaques de toutes natures. • Les clôtures en bois ou en matières plastiques. • Les éléments en béton moulé fantaisistes.
Rappel : Dans les zones soumises au risque inondation, cf. règlements inondation du titre III.
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