I – Généralités
8.1. Les constructions de quelque nature qu'elles soient, doivent respecter le caractère de l'environnement et être compatibles avec les constructions avoisinantes sans exclure les architectures contemporaines de qualité.
8.2. Tout pastiche d'une architecture archaïque ou étrangère à la région est interdit.
8.3. En cas de transformation ou d'agrandissement de bâtiments existants, ou de construction d'annexes, ceux-ci doivent respecter ou restituer le caractère de l'ensemble.
8.4. Les citernes de gaz liquéfié ou de mazout ainsi que les installations similaires doivent être placées en des lieux peu visibles de la voie publique, ou être masquées par un écran de verdure.
II – Adaptation au sol
8.5. Les constructions doivent être adaptées par leur type ou leur conception à la topographie du sol.
8.6. La côte du rez-de-chaussée sur les terrains plats ne doit pas dépasser 0,50 mètre audessus du terrain naturel, mesurée en tout point de la construction. Cette disposition n’est pas applicable à l’intérieur l’enveloppe des zones inondées par une crue de la Varenne.
Principes d’adaptation au sol sur les terrains en pente et les terrains plats
III – Aspect
8.7. Sont interdits les enduits imitant des matériaux tels que faux moellons, fausses briques (sauf dispositions contraires d’origine sur les bâtiments anciens), ainsi que l'emploi en parements extérieurs de matériaux d'aspect médiocre, notamment de parpaings, briques creuses non revêtus d'enduit.
Exemple de parements non conformes à la règle (parpaings nus / faux moellons)
8.8. Tant sur les habitations et les bâtiments à usage artisanal, commercial, bureau ou entrepôts que sur leurs clôtures, les maçonneries doivent présenter des teintes en harmonie avec celles des matériaux rencontrés sur les bâtiments anciens (ce qui exclut le blanc).
8.9. Les enduits et les joints des habitations et des bâtiments à usage artisanal, commercial, bureau ou entrepôts devront présenter des teintes dans la gamme des ocres ou terres naturelles (chromatiques en harmonie avec les torchis ou les mélanges traditionnels sable et chaux). Des couleurs vives pourront être admises, en petites touches (sans dépasser 10% de la surface totale de la façade, baies comprises), pour souligner la volumétrie. On pourra se référer à la palette chromatique insérée en fin du règlement pour des conseils au choix de la teinte des enduits et des joints des maçonneries.
8.10. L'emploi de matériaux brillants est interdit.
8.11. Les remplissages en enduit entre les colombages de bois devront présenter une teinte dans la gamme des ocres ou terres naturelles (chromatiques en harmonie avec les torchis ou les mélanges traditionnels sable et chaux). On pourra se référer à la palette chromatique (insérée en fin du règlement) pour des conseils au choix de la teinte des enduits.
Bons exemples de chromatiques ocres et terres naturelles
Exemples de couleurs non conformes à la règle (absence contraste enduit / maçonnerie)
8.12. Les bardages en bois des habitations et des bâtiments à usage artisanal, commercial, bureau ou entrepôts seront laissés naturels ou seront peints d’une teinte claire, proche des ocres ou des terres naturelles, ou selon une teinte soutenue mais toujours en harmonie avec les matériaux traditionnels. Les couleurs vives, le blanc pur, le gris anthracite et le noir sont interdits. Les bardages composites sont autorisés à condition de présenter un aspect et une texture identiques à celle du bois naturel.
8.13. Les constructions agricoles devront présenter des couleurs en harmonie avec l’environnement (par exemple, dans la gamme des ocres ou terres naturelles ou dans la gamme des verts pastel). Des couleurs vives pourront être admises, en petites touches, pour souligner la volumétrie.
8.14. Sur les constructions identifiées au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme :
Les colombages devront rester apparents.
Les maçonneries en bon état de conservation ne pourront pas être enduites.
Les maçonneries anciennes ayant été enduites doivent être piquées afin de les restaurer, sauf si celles-ci sont dégradées ou n’ont pas été prévues pour rester apparentes.
Les enduits et les joints seront pratiqués à la chaux ou au mortier bâtard.
Des matériaux traditionnels (brique, grès, enduits à la chaux, bois …) doivent être utilisés en cas de travaux de reconstruction ou d’éventuelle extension.
8.15. Les menuiseries des habitations et des bâtiments à usage artisanal, commercial, bureau ou entrepôts seront soit en camaïeu avec la façade, soit d’une couleur plus sombre contrastant avec celle-ci, ou à défaut d’un blanc. Sur une même façade, elles seront toutes de même teinte ou en déclinaison de tons (plus clair pour les fenêtres, plus soutenu pour les volets et les portes). On pourra se référer à la palette chromatique (insérée en fin du règlement) pour des conseils au choix de la teinte des menuiseries.
8.16. Sur les constructions identifiées au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme, les volets d’origine devront être conservés ou remplacés à l’identique. Ils pourront être doublés par des volets roulants, dont les caissons devront être posés à l’intérieur du bâtiment.
8.17. Les câbles de toute nature (électricité, téléphone, télévision...) et les éléments techniques divers (descentes d’eau, caissons de volets roulants, pompes à chaleur, paraboles
...), lorsqu’ils sont installés sur les façades des habitations et des bâtiments à usage artisanal, commercial, bureau ou entrepôts, doivent être masqués ou intégrés à celles-ci de façon discrète et harmonieuse. Toutes dispositions doivent être prises pour éviter les nuisances dues au fonctionnement des équipements techniques (bruit des pompes à chaleur par exemple).
Mauvaise intégration des câbles électriques et des caissons de volets roulants
8.18. Sur les constructions identifiées au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme, les détails architecturaux ou constructifs d’origine de qualité devront être conservés (bandeaux, harpages, décoration et modénatures, portes, porches, balcons, garde-corps, gratte-pieds, soupirail …).
Exemples de détails architecturaux à conserver
8.19. Sur les constructions identifiées au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme, les nouveaux percements devront respecter les trames et la symétrie générale. Les baies devront être plus hautes que larges, de dimensions comparables avec les anciennes baies, sauf architecture contemporaine de qualité en harmonie avec le bâtiment et le site.
Trames à
respecter
Respect des trames et de la symétrie générale des immeubles classiques
8.20. D’une manière générale, les dispositions architecturales contemporaines sont autorisées, mais devront rester sobres et respectueuses des principales caractéristiques du bâtiment. Des matériaux contemporains pourront être utilisés.
IV – Toitures
8.21. Les pentes des toitures principales (la toiture principale correspond généralement à la partie la plus élevée de la construction – cette notion s’oppose aux toitures secondaires couvrant de petits volumes en extension de moins de 50 m² ou des petites annexes de moins de 40 m² d’emprise au sol) des habitations et des bâtiments à usage artisanal, commercial, bureau ou entrepôts devront être égales ou supérieures à 40° sur l'horizontale, sauf dans le cas d’une architecture contemporaine de qualité où les toitures cintrées et les toituresterrasses pourront être acceptées.
8.22. Les terrasses et les toitures monopentes sont admises :
Les bâtiments annexes n'ouvrant pas sur rue ;
Les pergolas ;
Les carports de moins de 30 m² d’emprise au sol.
8.23. Les toitures des bâtiments adossés aux habitations et aux bâtiments à usage artisanal, commercial, bureau ou entrepôts pourront présenter un seul versant de faible pente, à condition d’être entièrement inscrit sous le niveau de l’égout de toiture du bâtiment principal.
Sur les bâtiments adossés à une construction identifiée au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme, elles devront être couvertes du même matériau que le bâtiment auquel ils sont adossés.
8.24. Les toitures des habitations et des bâtiments à usage artisanal, commercial, bureau ou entrepôts de pentes égales ou supérieures à 40° devront présenter des débords de 30 cm au minimum, sauf implantation en limite séparative.
8.25. Les couvertures des habitations et des bâtiments à usage artisanal, commercial, bureau ou entrepôts des pentes égales ou supérieures à 40° devront avoir l'aspect d'ardoises naturelles, sauf dispositions contraire d’origine.
8.26. Les matériaux de couverture d'aspect brillant est interdit.
8.27. Les constructions identifiées au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme seront couvertes en ardoises naturelles ou en matériau d’aspect similaire, au format 22x32 ou 25x35 cm, sauf dispositions contraire d’origine.
8.28. Sur les constructions identifiées au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme, les lucarnes devront être implantées à l’alignement des baies de la façade.
8.29. Sur les constructions identifiées au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme, les châssis de toit devront être implantés à l’alignement des baies de la façade, dans les 2/3 inférieurs de la couverture. Le nombre de châssis de toit par pan de toiture doit être inférieur ou égal à la moitié du nombre de lucarnes sur les pans de toit donnant sur rue.
Trames à respecter
Respect des trames et de la symétrie générale des immeubles classiques
8.30. Sur les constructions identifiées au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme, les détails architecturaux ou constructifs d’origine de qualité devront être conservés (épis de faîtage, souches de cheminée, lambrequins …).
Exemples de détails architecturaux à conserver
8.31. D’une manière générale, les dispositions architecturales contemporaines sont autorisées, mais devront rester sobres et respectueuses des principales caractéristiques du bâtiment. Des matériaux contemporains pourront être utilisés.
8.32. Les constructions existantes dont les toitures ne respectent pas les règles précédentes pourront faire l’objet de transformations ou d’extensions dans le respect de la volumétrie et de l’aspect de la toiture existante.
V – Clôtures
8.33. Les nouvelles clôtures seront formées par des haies végétales exclusivement composées d’un mélange d’au moins trois essences locales ou régionales (confer guide des plantations). Elles pourront être doublées d'un grillage avec des poteaux bois ou métalliques.
Les lames de soubassement et les grillages à mailles fines constituant des obstacles à la circulation de la petite faune sont interdits.
8.34. La reconstruction de clôtures existantes présentant des rythmes et des matières intéressantes (briques, pierres, moellons, silex ...) est autorisée.